José Palmeiro

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José Palmeiro
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Naissance
Décès
(à 80 ans)
Bergerac (France)
Nom de naissance
José Palmeiro Martínez
Nationalité
Drapeau : Espagne Espagnole
Activité
Mouvement

José Palmeiro Martínez est un artiste peintre et lithographe espagnol de l'École de Paris né à Madrid (Espagne) le 19 août 1903, mort à Bergerac (France) le 15 mars 1984.

Biographie[modifier | modifier le code]

De racines galiciennes, la naissance de José Palmeiro reste imprécise : si l'énoncé ci-dessus est le plus largement admis, certaines sources le disent né en 1901, de même qu'il est parfois dit natif de Betanzos (Galice). A 18 ans, il travaille dans les ateliers du journal El Sol où ses dessins sont remarqués et, pour certains, publiés. On dit aussi qu'il est un temps marin[1]. Après une période de vie de bohême à Barcelone, José Palmeiro arrive à Paris en 1925 où, s'installant dans le quartier du Montparnasse, il se lie d'amitié avec Celso Lagar par qui il entrera dans le groupe des peintres espagnols de l'École de Paris et se rapprochera notamment de Ginés Parra et d'Óscar Domínguez[2].

Après qu'il a été artiste permanent de la Galerie de l'Élysée, les années 1945-1946 sont pour José Palmeiro celles des importantes expositions des artistes espagnols de l'École de Paris (notamment au Cercle artistique Mánes de Prague), 1947 celle où il entame un séjour de dix années en Amérique du Sud. Le dictionnaire Bénézit et Gérald Schurr s'accordent à voir en 1948 l'année de la rupture où il cesse d'être le peintre des « jeunes filles espagnoles en fleur » pour s'orienter, dans un héritage post-impressionniste et post-cubiste, vers le paysage et la nature morte.

Avec son ami Ginés Parra, José Palmeiro fait partie de artistes d'Alba-la-Romaine, village de l'Ardèche sorti de l'oubli par André Lhote.

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie de l'Élysée, Paris, janvier 1943.
  • Musée d'art moderne de São Paulo, 1954.
  • Musée de La Plata, Buenos Aires, 1956[3].
  • Galerie René Drouet, Paris, 1958[1], 1959[4].
  • Club Urbis, Madrid, février-mars 1972.
  • Galerie Guigné, Paris, novembre 1976[5].
  • Galeries San Vicente, Valence (Espagne), 1978.
  • Galerie José Lorenzo, Saint-Jacques-de-Compostelle, avril 2008.
  • Expositions non datées : Londres, New York, Chicago, Barcelone.[6].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Il faut la technique affirmée de José Palmeiro pour rendre attachant et doux tout ce qui tout d'abord saisit par sa violence. Les couleurs sont dures, souvent ingrates, les bleus crus dominant l'ensemble. Pourtant, ces couleurs ne se heurtent jamais et à leur dureté s'opposent la finesse et la légèreté du dessin. À l'ardeur d'un peintre espagnol de naissance, au romantisme d'un ancien marin, José Palmeiro ajoute sa sensibilité. Toutes ces qualités mises au service de son art donnent à celui-ci une grande personnalité. » - Journal de l'amateur d'art[1]
  • « La nouvelle exposition de José Palmeiro est un véritable régal pour les yeux et les sens. Ses toiles, dont la plupart ont pour sujet la mer, les bateaux et les ports, sont comme un ruissellement de lumière qu'avec un art des plus solide et raffiné, il rend principalement par des gammes de bleus, éclairées de rares couleurs : jaunes surtout, mauves et rouges. Une œuvre forte, sans concession à la facilité, d'une profonde poésie humaine et charnelle. » - Henry Galy-Carles[4]
  • « Des accords sonores et audacieux, une sensualité tendre, un maniérisme baroque dans les arabesques. Des paysages bien charpentés baignés d'une lumière bleue, des nus rêveurs et solidement architecturés, des natures mortes brossées avec une sève généreuse : une peinture heureuse, spontanée et réfléchie qui montre l'aisance et le métier réfléchi de cet espagnol de l'École de Paris. » - Gérald Schurr[5]
  • « Un espagnol de Montparnasse qui eut le courage, au lendemain de la dernière guerre, de rompre avec une facilité de virtuose à succès s'exerçant jusque-là dans une gracieuse imagerie, toujours haute en couleur, de jeunes filles en fleur. Il renouvelle totalement sa vision dans une palette claire aux tons juxtaposés avec adresse, un lyrisme qui se déploie à partir de lignes de structure bien indiquées. » - Gérald Schurr[15]
  • « Dans ses œuvres, José Palmeiro réussit à libérer toute la sensualité nostalgique des effets de contrastes entre les tons chauds et froids. Coloriste doué et appliqué, ouvert à la poétique des formes, en particulier les effets d'un post-cubisme librement interprété, José Palmeiro, ainsi que l'écrit Raymond Cogniat, réalise un équilibre entre "l'intelligence et la sensibilité. » - Dictionnaire Bénézit[6]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c A.P., « José Palmeiro », Journal de l'amateur d'art, n°214, 25 juin 1958, pages 8-9.
  2. a et b Violeta Izquierdo, Artistes exilés en France : Paris et Toulouse, 23 mars 2010.
  3. Rafael Dieste, No limiar da pintura - José Palmeiro, Éditions du Musée de La Plata, Buenos Aires, 1947.
  4. a et b Henry Galy-Carles, « Palmeiro », Journal de l'amateur d'art, n°234, 25 juin 1959, page 8.
  5. a et b Gérald Schurr, « José Palmeiro », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°40, 19 novembre 1976, page 32.
  6. a, b et c Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 10, pages 521-522.
  7. a, b, c et d Miguel Cabañas Bravo, Rodríguez Luna, el pintor del exilio republicano español, Consejo superior de investigaciones científicas, Madrid, 2005.
  8. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992
  9. Revue de l'Association aragonnaise des critiques d'art, Art espagnol en exil, n°32, septembre 2015
  10. Musée Bonnat-Helleu, José Palmeiro dans les collections
  11. Francisco Pablos et Maria Luisa Llari Junquera, Catalogue de la collection d'art gallicien du Musée Quiñones de León, Éditions Concello de Vigo, 1995.
  12. Ignacio López-Chaves y Castro, José Ballesta de Diego et Francisco Pablos, Castrelos inéditos - Obras de Museo municipal Quiñones de León, Éditions Concello de Vigo, 2004.
  13. José Manuel B. López Vázquez, Francisco Pablos et Maria Luisa Llari Junquera, Collection Caixavido - Peintures, sculptures, dessins, Éditions Caixanova, Vigo, 1995.
  14. José Manuel García Iglesias, La pintura gallega de la colección Cortizo, Éditions Aluminios Cortizo S.A., 2003.
  15. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996, page 709.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rafael Dieste (es), No limiar da pintura - José Palmeiro, Éditions du Musée de La Plata, Buenos Aires, 1947.
  • Jean Giono et cinquante-six peintres témoins de leur temps, Routes et chemins, Presses artistiques de Paris, 1961. 56 planches dont José Palmeiro : Profils de maisons.
  • Jean Bouret, Manuel Mujica Láinez et Gérald Schurr, José Palmeiro, Éditions Soleil, Paris, 1965.
  • Ouvrage collectif, José Palmeiro, auto-édition de l'artiste, 1974.
  • Carlos Antonio Areán, Jean Bouret, Antonio Manuel Campoy (es), Raymond Cogniat et Manuel Mujica Láinez, José Palmeiro - Cincuenta años de pintura, Éditions Club Urbis, Madrid, 1979.
  • Gabriel Plaza, Arte en Galicia - La década del "boom" (1970-1980), Éditions Sada, 1981.
  • Fernando Mon, Pintura contemporánea en Galicia, Éditions Coruña, 1987.
  • Cien años de pintura en España y Portugal (1830-1930), tome 7, Éditions Antiquaria S.A., Madrid, 1991.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Lydia Harambourg, Index des peintres de l'École de Paris, dans L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  • José Manuel B. López Vázquez (gl), Francisco Pablos et Maria Luisa Llari Junquera, Collection Caixavigo - Peintures, sculptures, dessins, Éditions Caixanova, Vigo, 1995.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996.
  • Bénézit
  • Xosé Antonio Perozo (gl), Enciclopedia Gallega Universal (voir José Palmeiro dans le tome 13), Éditions Bieito Ledo Cabido, 1999.
  • Fernando Castro Flórez (es), Bibiana Martínez et Marisa Oropesa, Españoles en Paris : las Vanguardias, Éditions Caja de Ahorros, Grenade, 2002.
  • Ouvrage collectif, 75 obras por 75 años, Éditions de la ville de Pontevedra, 2003.
  • Francisco Pablos (gl), La pintura en Galicia, del siglo XVII a las ultimas tendencias, Éditions Nigra Trea, 2003.
  • Diccionario enciclopédico galellego en 60 tomos (voir José Palmeiro dans le tome 47), Éditions Bieito Ledo Cabido, 2003.
  • José Manuel García Iglesias (gl), La pintura gallega de la colección Cortizo, Éditions Aluminios Cortizo S.A., 2003.
  • Ignacio López-Chaves y Castro, José Ballesta de Diego et Francisco Flores, Castrelos ineditos - Obras de Museo municipal Quiñones de León, Éditions Concello de Vigo, 2004.
  • Miguel Cabañas Bravo (es), Rodríguez Luna, el pintor del exilio republicano español, Consejo superior de investigaciones científicas, Madrid, 2005.
  • Miguel Cabañas Bravo, Amelia López-Yarto Elizalde et Wifredo Rincón García, Arte en tiempos de guerra, Consejo superior de investigaciones científicas, Madrid, 2009.
  • Dolorès Fernandez Martinez, « Les artistes plasticiens espagnols et l'exil artistique en France », dans la revue Exils et migrations ibériques au XXe siècle, n°6, 2014 (en ligne le texte en langue espagnole).

Liens externes[modifier | modifier le code]