Jean Bouret

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Jean Bouret
Naissance [1].
Paris[1]
Décès (à 65 ans)[1]
Paris[1]
Activité principale
Écrivain
Journaliste
Distinctions
Prix Charles-Blanc (1973)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

1947 : Suzanne Valadon
1950 : Pablo Picasso : Dessins
1963 : Toulouse-Lautrec
1967 : Bonnard : Séductions
1972 : L’École de Barbizon et le Paysage français au XIXe siècle
1995 : Sept jours avec la peinture

Jean Bouret est un écrivain et critique d'art et résistant français, né le à Paris, et mort dans la même ville le .

Il est surtout connu pour avoir organisé le Manifeste de l'homme témoin et défendu un retour à la figuration en peinture[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Bouret est né le à Paris, dans le 14e arrondissement. Après des études à l'École normale d'instituteurs d'Évreux, à la faculté des lettres de Paris et à l'École pratique des hautes études, section ethnologie, il se marie en 1935 à Bagneux, et devient professeur au collège de Gisors où il enseigne de 1936 à 1940. Entré au Parti communiste à une date inconnue, engagé dans les Brigades internationales, il revient d'Espagne gravement blessé[3]. En 1941, il est attaché à l'Institut d'ethnologie et participe aux actions de l'un des premiers réseaux de Résistance, le Groupe du musée de l'Homme[3].

En 1946 et 1947, il dirige la revue Regards, organe du Parti communiste. Il quitte le Parti en 1948[3] et, en 1949, il est reçu membre de l'Association internationale des critiques d'art, émanation de l'Unesco. L'année suivante, il devient rédacteur à Arts et, en 1952, à Marco Polo, revue du Club français du livre. Il exerce ce dernier emploi jusqu'en 1957 et le précédent jusqu'en 1960. Il tient parallèlement la chronique des arts, de 1952 à 1956 à Franc-Tireur, ex-organe des MUR, et à partir de 1958 aux Lettres françaises jusqu'en 1972 et aux Nouvelles littéraires jusqu'à sa mort. Il est également chargé du commissariat des biennales de Venise et de Lubiana et il organise plusieurs expositions d'art contemporain. En 1973, il reçoit le prix Charles-Blanc, de l'Académie française, pour son ouvrage sur L’École de Barbizon et le Paysage français au XIXe siècle.

Jean Bouret est mort à Paris, à l'hôpital Laennec, le .

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Bouret se signale comme un des principaux acteurs de la polémique lancée par le premier Manifeste de l'homme témoin. Avec Bernard Lorjou, il est l'organisateur d'une exposition qui, le , réunit galerie du Bac, aux côtés de Lorjou et de sa compagne Yvonne Mottet, les peintres de la Ruche : Michel de Gallard, Paul Rebeyrolle et Michel Thompson. À cette occasion, Bouret, en prônant un retour à la figuration, incite les peintres à rompre avec les tendances de l'art contemporain. Un groupe de « l'homme témoin » se constitue alors, fondateur du mouvement connu par la suite sous le nom de « jeune peinture ».

Jean Bouret a défendu les peintres de l'École de Paris. Il a écrit une vingtaine d'ouvrages sur la peinture, parmi lesquels des livres consacrés à Picasso, Toulouse-Lautrec, Degas, Bonnard ou le douanier Rousseau. Il a collaboré avec Léopold Senghor, Lars Bo et de nombreux artistes (Raymond Moisset, par exemple). En 1964, Jean Bouret a publié un nouveau manifeste, intitulé Les pieds dans le plat !, en préface à la partie du catalogue du Salon Comparaisons consacrée à Maurice Boitel et au groupe d'artistes figuratifs invités par ce peintre[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1944 : Desnoyer dessins, Paris, Galerie Guiot 4 rue Volney, le 25 octobre 1944, .
  • 1947 : Suzanne Valadon, Paris, O. Pétridès, (avec le fac-similé du manuscrit d'un poème de Maurice Utrillo dédié à sa mère).
  • 1950 : Pablo Picasso : Dessins, Paris, éditions des deux Mondes, coll. « Dessins des grands maîtres » (no 2), , 96 p. (OCLC 494462462).
  • 1950 : Schwarz-Abrys - Peintures récentes: chevaux, Ménilmontant, rêves morbides, Éditions Galerie Allard, Paris, 1950.
  • 1950 : Emmanuel Bellini, Éditions Orféa, 1950.
  • 1953 : Fra Angelico, Paris, Amiot-Dumont, coll. « Bibliothèque des merveilles », (OCLC 490137883).
  • 1953 : Giotto : Église supérieure d'Assise : Fresques, Paris, Amiot-Dumont, coll. « Bibliothèque des merveilles », , 34 p. (OCLC 422137647).
  • 1957 : L'Art abstrait : Ses origines, ses luttes, sa présence, Paris, Club français du livre, , 108 p. (OCLC 3254996).
  • 1961 : Henri Rousseau, Neuchâtel, Ides et Calendes, , 267 p. (OCLC 801978302).
  • 1963 : Michelson : Le Peintre entre le réel et le rêve, Paris, Aimery Somogy, , 110 p. (OCLC 459597178, notice BnF no FRBNF32930698).
  • 1963 : Toulouse-Lautrec, Paris, Aimery Somogy, coll. « Les Plus Grands » (no 6), , 271 p. (OCLC 442799208).
  • 1965 : Degas, Paris, Aimery Somogy, coll. « Les Plus Grands » (no 8), , 272 p. (OCLC 604833107).
  • 1965 : José Palmeiro, co-écrit avec Manuel Mujica Láinez et Gérald Schurr, Éditions Soleil, Paris, 1965.
  • 1967 : Bonnard : Séductions, Paris, Bibliothèque des arts, coll. « Rythmes et couleurs / 2 » (no 1), 64 p. (OCLC 25589562).
  • 1970 : Pulga, Paris, Le Musée de poche, , 99 p. (OCLC 416345640, notice BnF no FRBNF35199105).
  • 1972 : L’École de Barbizon et le Paysage français au XIXe siècle, Neuchâtel et Paris, Ides et Calendes et La Bibliothèque des arts, , 272 p. (OCLC 635710914), iconographie et appendices par Joan Rosselet.
  • 1976 : Bardone, Neuchâtel et Paris, Ides et Calendes et La Bibliothèque des arts, , 192 p. (OCLC 419625755).
  • 1976 : Genis, Neuchâtel et Paris, Ides et Calendes et La Bibliothèque des arts, , 190 p. (OCLC 468957293, notice BnF no FRBNF37685756).

Sous le pseudonyme de Bifrons :

  • 1965 : 200 recettes secrètes de la cuisine française, Stock, (OCLC 459552944).

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Jean Bouret (1914-1979) », Catalogue général, BnF, (lire en ligne).
  2. Catalogue de la librairie-galerie Frédéric Dorbes (lire en ligne, consulté le 24 juillet 2012).
  3. a, b et c Le Maitron, 2008.
  4. Jean Bouret, « Les Pieds dans le plat ! », in Dix ans d'art actuel, [catalogue du 10e salon Comparaisons, musée d'art moderne de la ville de Paris], 29 février 1964 , p. 15.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Basset et Florence Condamine, Les Insoumis de l'art moderne : La Jeune Peinture, Paris 1948-1958, Flassans-sur-Issole, Un certain regard, , 286 p. (ISBN 978-2-9531498-0-7, OCLC 436342557)
  • Béatrice Wattel et Michel Wattel (en collaboration avec l'équipe rédactionnelle du Who's who in France), Qui était qui, XXe siècle : Dictionnaire biographique des Français disparus ayant marqué le XXe siècle, Levallois-Perret, J. Lafitte, , 2e éd., 1980 p. (notice BnF no FRBNF40029778)
  • « Notice : Bouret, Jean, Georges, Lucien », dans Le Maitron, (résumé).
  • « État civil : Jean Bouret », Le Monde,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]