Albert-Marie Schmidt

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Albert-Marie Schmidt
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Albert-Marie Schmidt, né à Paris le 10 octobre 1901 et mort dans la même ville le 8 février 1966, est un universitaire français, traducteur et critique littéraire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant enseigné à l'université de Marbourg, Albert-Marie Schmidt soutint sa thèse en 1939[1].

Maître de conférences à l'université de Caen (1941-1944), puis maître de conférences et professeur à l'université de Lille (1945-1966), il fut l’un des meilleurs spécialistes du XVIe siècle et de la Renaissance. Ses travaux sur les Grands rhétoriqueurs font autorité. Membre de l'Église réformée, il cofonda en 1945 l'hebdomadaire calviniste Réforme, avec Albert Finet, et a publié deux études sur Jean Calvin.

Il est aussi un des membres fondateurs de l'Oulipo et à l’origine de l’acronyme Olipo, puis Oulipo, en proposant de renommer ainsi le Sélitex (Séminaire de littérature expérimentale).

Il est mort après avoir été renversé par une camionnette près de l'Odéon, à Paris. Pierre Reboul, doyen de l'université de Lille, assista à ses obsèques[1].

Son nom a été donné à la bibliothèque de l'UFR Lettres Modernes de l'Université de Lille III.

Il est le père de l'écrivain et historien Joël Schmidt.

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie
  • L’Amour noir, poèmes baroques, Éditions de Monaco, 1959 (rééd. 1982).
Essais
  • La Poésie scientifique en France au seizième siècle, Albin Michel, 1938.
Prix Saintour de l’Académie française en 1940
  • La Littérature symboliste, collection « Que sais-je ? », PUF, 1942.
  • Poètes et romanciers du Moyen Age, avec A. Pauphilet et R. Pernoud, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1952.
  • Poètes du XVIe siècle, la Pléiade, Gallimard, 1953.
  • Jean Calvin et la tradition calvinienne, Seuil, 1957 (coll. « Maîtres spirituels »).
  • La Mandragore, Flammarion, 1958.
  • Maupassant par lui-même, Seuil, 1962 (rééd. 1976).
  • Jean Calvin et la tradition calvinienne, le Cerf, 1964.
  • XIVe et XVe siècles français. Les sources de l’Humanisme, Seghers, 1964.
  • Études sur le XVIe siècle, Albin Michel, 1967.
  • Paracelse, ou la force qui va, Plon, 1967.
  • Le Roman de Renart transcrit dans le respect de sa verdeur originale pour la récréation des tristes et la tristesse des cafards par Albert-Marie-Schmidt, Albin Michel, 1963, édition bibliophilique illustrée par Yvette Alde aux Éditions Lacydon, 1964..

Une partie de la bibliothèque d'Albert-Marie Schmidt a été vendue les 20 et , à l'hôtel Drouot, sous le ministère de Mes Maurice Rheims - Laurin - Ph. Rheims, assistés de Mme J. Vidal-Mégret (299 lots) ; catalogue publié sous le titre Bibliothèque A.M.S. - Livres et Manuscrits.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugot (Christophe), « Albert-Marie Schmidt, esquisse d'une figure littéraire », Nord, 69, 2017, p. 97-128.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Hugot, « Il y a cinquante ans disparaissait Albert-Marie Schmidt », sur Insula, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]