weev

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Andrew Auernheimer
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo de Andrew Auernheimer le 30 juin 2011.
Nom de naissance Andrew Alan Escher Auernheimer
Alias
weev
Naissance (34 ans)
Nationalité Drapeau des États-Unis américaine
Pays de résidence Liban
Profession
demandeur d'emploi
Autres activités

weev est le pseudonyme d'Andrew Alan Escher Auernheimer, hacker[1],[2] américain médiatisé pour son implication dans plusieurs attaques de sites sur internet, puis pour son activisme d'extrême droite. Il se décrit lui-même auprès des médias comme un « troller internet » en s'identifiant comme étant Escher Auernheimer, bien que la plupart des sources en question fournissent son véritable prénom, Andrew.

Il est également connu comme hacker « grey hat » de la communauté « Goatse Security ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrew Alan Escher Auernheimer naît le en Arkansas. D'après la mère d'Auernheimer, interviewée par le magazine Newsweek au sujet des activités néonazies de son fils, il aurait des origines diverses, notamment juives et amérindiennes[3]. Dans sa base de données des détenus, le Bureau fédéral des prisons le classe dans la catégorie raciale « Indien d'Amérique »[4].

Crack (informatique)[modifier | modifier le code]

Auernheimer a revendiqué sa responsabilité dans l'interruption des services d'Amazon en avril 2009 lorsque plusieurs livres relatifs à l'homosexualité ont été classés dans la catégorie pornographie[5],[6]. Amazon déclara qu'Auernheimer n'était pas responsable de cet incident[7]. Mais bien avant l'incident Amazon, son profil avait été publié par de nombreux journaux friands de ses polémiques ou intéressés par ses activités de crack, notamment le New York Times, dans lequel il prétendait être membre d'une organisation hacker appelée « the organization » et rapportant un revenu annuel de dix millions de dollars. Il a même prétendu être le propriétaire d'une Rolls-Royce Phantom[8],[9]. Après la publication de cet article, les commentaires de Auernheimer sur les histoires de hacking sont devenus une denrée recherchée par les journalistes. Gawker publia un article sur le piratage de l'email de Sarah Palin (en) et plaça le commentaire de Auernheimer dans le titre de l'article[10].

Violation du système d'information AT&T[modifier | modifier le code]

Auernheimer est membre du groupe d'experts en sécurité informatique connu sous le nom Goatse Security et responsable de la publication d'une faille de sécurité dans le système d'information d'AT&T ; son exploitation a permis le piratage de milliers d'adresses email d'utilisateurs d'iPad[11]. La communauté Goatse a révélé la faille à Gawker Media après en avoir informé AT&T et publié les données de 114 000 utilisateurs iPad, parmi lesquels des célébrités, le gouvernement américain et les forces armées des États-Unis. Les actions de ce groupe relancent le débat sur la divulgation des failles de sécurité[12]. Auernheimer assure que les pratiques utilisées par son groupe sont « monnaie courante » dans l'industrie, il déclare : « Nous avons essayé d'être de bons gars »[1],[12]. Jennifer Granick (en) (Electronic Frontier Foundation) a par ailleurs défendue la stratégie utilisée par Goatse Security[12].

Le FBI a alors ouvert une enquête sur l'incident[13]. Une plainte pénale a été officiellement déposée en [14].

Peu de temps après l'ouverture de l'enquête, la maison d'Auernheimer a été perquisitionnée par le FBI et la police locale. La perquisition du FBI était motivée par la violation du système d'information d'AT&T, mais Auernheimer fut arrêté pour détention de drogues[15]. Selon la police, Auernheimer aurait été trouvé en possession de cocaïne, d'ecstasy, de LSD, ainsi que des produits pharmaceutiques durant l'exécution du mandat de perquisition lié à AT&T[16]. Il sera ensuite libéré sous caution dans l'attente de son procès pour un montant de 3 160 dollars[17]. Après sa libération sous caution, il a enfreint son obligation de silence pour protester contre ce qu'il considère comme une atteinte à ses droits civiques. En particulier, il contesta la légalité de la perquisition et l'impossibilité de bénéficier de l'assistance juridique publique. Il a également fait un appel de dons via PayPal pour couvrir les frais de procédure[1],[18].

En , toutes les charges liées à la drogue retenues à son encontre ont été immédiatement abandonnées après son arrestation par les autorités fédérales. Le département de la justice annonça son inculpation pour crimes avec deux chefs d’accusation : complot dans le but d'accéder à un ordinateur sans autorisation et fraude[19]. Bien que son coaccusé, Daniel Spitler, ait été rapidement libéré sous caution, sa libération sous caution lui a tout d'abord été refusée en raison de sa situation de demandeur d'emploi et l'absence d'un soutien familial susceptible de l'héberger, avant finalement d'être fixée fin à 50 000 dollars[20]. weev sera incarcéré dans la prison fédérale (en) d'Oklahoma City en [4]. Il est libéré sous caution en , mais aucune mise en accusation n'a encore été déposée auprès du tribunal.

Procès et incarcération[modifier | modifier le code]

En , un tribunal fédéral du New Jersey déclare Auernheimer coupable d'usurpation d'identité et de complot dans le but d'accéder à un ordinateur sans autorisation[21]. En , il est condamné à 41 mois de réclusion[22]. En outre, lui et son coaccusé Daniel Spitler devront payer 73 000 dollars de compensation à AT&T[22]. Incarcéré à la prison fédérale d'Allenwood Low (en) en Pennsylvanie[23], Auernheimer fait appel.

Le procès et l'emprisonnement de celui qui est « considéré par certains comme le plus célèbre des trolls » (d'après CNN[24]) reçoivent une certaine médiatisation aux États-Unis, et il trouve le soutien de plusieurs personnalités, associations et médias du milieu de la technologie. Ainsi, un mouvement se met en place sur Internet pour demander sa libération, associé au slogan « Free weev » (soit « Libérez weev » en français) et un site Internet, freeweev.info[25],[26]. Il accorde des entretiens au site Internet HuffPost[27], à la chaîne de télévision australienne SBS[28] et au site Web d'actualités technologiques TechCrunch, qui lui décerne un « Crunchie Award » à titre honorifique[29]. Le rappeur Childish Gambino (alias Donald Glover) lui dédie un morceau, Life: The Biggest Troll [Andrew Auernheimer], en conclusion de son album Because the Internet[30]. Lors de son procès en appel, Auernheimer est assisté par l'Electronic Frontier Foundation, le professeur de droit Orin Kerr (en)[23], ainsi que la Mozilla Foundation[31] pour assurer sa défense.

Libération[modifier | modifier le code]

En , la cour d’appel des États-Unis pour le troisième circuit annule la condamnation d'Auernheimer[32]. En effet, la cour d'appel jugea que condamner Auernheimer, originaire de l'Arkansas, dans un tribunal fédéral du New Jersey, pour des faits concernant des données contenues dans les serveurs d'AT&T au Texas et en Géorgie, constituait un vice de forme. Auernheimer est immédiatement libéré[32].

Vie après la prison[modifier | modifier le code]

Quelque temps après sa sortie de prison, Auernheimer quitte les États-Unis[33]. Il aurait depuis vécu au Liban[34], en Ukraine[35] et en Transnistrie[36]. En , il publie un article sur The Daily Stormer, un site Internet lié au suprémacisme blanc, où il parle de son expérience en tant que détenu dans une prison fédérale[37]. Il y fait notamment part de ses opinions suprémacistes et néonazies, illustrant l'article par une photo de lui-même arborant un imposant svastika tatoué sur son torse[37].

En 2015, il fait parler de lui en dévoilant sur Twitter les informations personnelles et préférences sexuelles de plusieurs personnes (dont beaucoup de fonctionnaires américains) ces informations provenant de la fuite de la base de données du site de rencontres Adult FriendFinder (en)[38]. Auernheimer explique avoir ciblé en priorité les fonctionnaires américains « car ils ont l'air d'être les plus faciles à couvrir de honte »[38].

Peu à peu, il se rapproche de la mouvance d'extrême droite américaine alt-right, et renforce sa relation avec le Daily Stormer et son fondateur Andrew Anglin, devenant le webmestre et expert technique du site Internet[33]. Il publie lui-même plusieurs articles à caractère antisémite sur le site[37]. En 2016, il utilise ses talents de hacker pour pirater les télécopieurs et les imprimantes de plusieurs universités à travers les États-Unis, en faisant imprimer à distance des tracts publicitaires couverts de croix gammées pour faire la promotion du Daily Stormer[36],[37]. La même année, il participe à une campagne de harcèlement antisémite envers une journaliste juive[33].

Opinions politiques, critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Auernheimer en 2010.

Les actions de « weev » sont parfois décrites comme l'expression d'un hacktivisme. La commentatrice australienne Emma Jane (en) l'a qualifié de « célébrité hacktiviste »[39]. Auernheimer a défendu des positions impopulaires, même lorsqu'elles rencontraient une forte opposition. Il a soutenu la très satirique Encyclopedia Dramatica dans une interview au Ninemsn[40], laquelle fut citée comme « plutôt brillante » dans un article du Register à propos de la censure Internet en Australie[41].

Auernheimer a publié un certain nombre de podcasts et tient à jour un blog LiveJournal[8] dans lequel il aborde les questions raciales et culturelles. Sur Internet, il a été familier de tirades à caractère sexiste[26], raciste[42] et antisémite[43], longtemps interprétées dans le milieu comme des provocations teintées d'humour, ou trolling[44], comme Fox News le qualifiant de « provocateur et plein d'esprit »[45], et un rédacteur du magazine Forbes le comparant au « Puck » de Shakespeare[46]. Cette dernière interprétation fait l'objet d'un débat avec un auteur du mensuel Atlantic trouvant la qualification de « Puck » « curieusement généreuse »[43]. Aussi, dès 2010, alors que le milieu de la sécurité informatique s'émeut de l'arrestation d'Auernheimer par le FBI, Philip Elmer-DeWitt (en) le décrit comme « le plus horrible des hackers » dans une chronique rédigée pour le magazine Fortune[42], rappelant qu'Auernheimer fut l'auteur du podcast The iProphet, une série de « sermons » vidéo dans lesquels Auernheimer, dit « le i-Prophète », s'emportait contre les Noirs[42] et les « médias sionistes »[17]. Auernheimer se défendit alors de tout racisme ou antisémitisme, se justifiant au nom du trolling[47] ; d'après un membre de Goatse Security[17] et un portrait du site Gawker[48] il aurait affirmé être lui-même d'origine juive (cette affirmation sera réitérée par sa mère dans un entretien accordé au magazine Newsweek[3]).

En 2014, quelques mois après sa sortie de prison, il publie sur le site Internet suprémaciste The Daily Stormer un article où il affiche à nouveau des positions suprémacistes et antisémites, illustrant l'article par une photo de lui-même arborant un tatouage en forme de croix gammée[37],[44]. Son avocat Tor Ekeland estime que s'il affichait déjà autrefois des signes de convictions antisémites, c'est en prison qu'il se serait « radicalisé »[37]. Auernheimer publia ensuite d'autres articles sur le site The Daily Stormer (dont il est le webmestre[33]) appelant notamment au meurtre des Juifs[36],[37] et participa à des attaques informatiques à caractère politique d'extrême droite[37],[49]. Il a été depuis qualifié de « néonazi » dans des publications comme The Atlantic[36], Newsweek[3] ou Le Monde[49], ou encore par l'association antiraciste américaine Southern Poverty Law Center[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « AT&T iPad 'hacker' breaks gag order to rant at cops », The Register, 7 juillet 2010.
  2. Auernheimer sera poursuivi par le FBI dans l'affaire des milliers d'adresse e-mails d'utilisateurs d'iPad piratés.
  3. a b et c (en) Michael Hayden, « Neo-Nazi Who Calls for 'Slaughter' of Jewish Children Is of Jewish Descent, His Mom Says », sur newsweek.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  4. a et b (en) Andrew Allen Auernheimer, Federal Bureau of Prisons.
  5. (en) Owen Thomas, « Why It Makes Sense That a Hacker’s Behind Amazon’s Big Gay Outrage » « Copie archivée » (version du 23 juillet 2018 sur l'Internet Archive), Gawker Media, .
  6. (en) Geoffrey A. Fowler, « Did “Weev” Play a Role in Amazon “Error?” », The Wall Street Journal, .
  7. (en) Owen Thomas, « Amazon.com Says ‘Embarrassing’ Error, Not Hacker, Censored 57,310 Gay Books » « Copie archivée » (version du 23 juillet 2018 sur l'Internet Archive), Gawker Media, .
  8. a et b (en) Mattathias Schwartz, « The Trolls Among Us », The New York Times, .
  9. (en) « Journalists do it for the lulz », Gawker Media, .
  10. (en) Moe, « Hacker From That Times Story On Palin Emails: "I wish they’d done it properly” », Gawker Media, .
  11. (en) Spencer Ante et Ben Worthen, « FBI Opens Probe of iPad Breach », The Wall Street Journal, .
  12. a b et c (en) Ben Worthen et Spencer E. Ante, « Computer Experts Face Backlash », The Wall Street Journal, .
  13. (en) Ryan Tate, « Apple’s Worst Security Breach: 114,000 iPad Owners Exposed », Gawker Media, .
  14. (en) United States District Court - District Court of New Jersey, Docket: MAG 11-4022 (CCC), .
  15. (en) Andrew Dowell, « Programmer Detained After FBI Search », The Wall Street Journal, .
  16. (en) Elinor Mills, « Hacker in AT&T-iPad security case arrested on drug charges », CNET News, .
  17. a b et c (en) Jesse Emspak et Gabriel Perna, « Arrested Hacker's Web Site Reveals Extremist Views »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), International Business Times, .
  18. (en) weev, « Hypocrites and pharisees », Goatse Security, .
  19. (en) Robert McMillan et Joab Jackson, « Criminal charges filed against AT&T iPad attackers », Computer World, .
  20. (en) David Porter, « Suspect in iPad Data Theft Released on Bail in NJ », ABC News et Associated Press, .
  21. (en) Kim Zetter, « Hacker Found Guilty of Breaching AT&T Site to Obtain iPad Customer Data », sur wired.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  22. a et b (en) Kim Zetter, « AT&T Hacker 'Weev' Sentenced to 3.5 Years in Prison », sur wired.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  23. a et b (en) Megan Geuss, « Internet troll “weev” appeals 41-month sentence for AT&T/iPad hack », sur arstechnica.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  24. (en) [vidéo] CNN, Internet troll Andrew "Weev" Auernheimer sur YouTube.
  25. (en) Alex Pasternack, « No More Lulz: Should Weev, the World's Most Notorious Troll, Go to Jail for 'Hacking'? », Vice, (consulté le 6 janvier 2020)
  26. a et b (en) Greg Sandoval, « The end of kindness: weev and the cult of the angry young man », sur theverge.com, (consulté le 6 janvier 2020)
  27. (en) [vidéo] HuffPost Live, Hacker Andrew "Weev" Auernheimer On Conviction (Full Segment) sur YouTube.
  28. (en) [vidéo] Insight SBS, Weev on why he trolls sur YouTube.
  29. (en) Cyan Banister, « Speaking Of… Weev Wins an Honorary Crunchie Award », sur techcrunch.com, (consulté le 6 janvier 2020).
  30. (en) Alex Pasternack, « Rapping About Weev and 3D-Printed Guns, Childish Gambino Trolls Us Good », Vice, (consulté le 6 janvier 2020)
  31. (en) Karen McVeigh, « Hacker Andrew 'Weev' Auernheimer attempts to overturn conviction », The Guardian, (consulté le 6 janvier 2020).
  32. a et b (en) Kashmir Hill, « Weev Freed, But Court Punts On Bigger 'Hacking vs. Security Research' Question », sur forbes.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  33. a b c et d (en) Luke O’Brien, « The Making of an American Nazi », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2020)
  34. (en) Dan Raile, « 'weev' in Beirut: I can't go home until "most of the agents of the federal government are dead." », sur pando.com, (consulté le 6 janvier 2020)
  35. (en) Urizenus Sklar, « Interview with alt-right Pepemancer and Kek/Trump supporter, weev », sur alphavilleherald.com, (consulté le 6 janvier 2020)
  36. a b c et d (en) Rachel Gutman, « Who Is Weev, and Why Did He Derail a Journalist's Career? », The Atlantic, (consulté le 4 janvier 2020)
  37. a b c d e f g et h (en) Michael Kunzelman, « Notorious troll calls the online tactics ‘a national sport’ », sur apnews.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  38. a et b (en) David Goldman et Jose Pagliery, « Adult dating site hack exposes sexual secrets of millions », sur money.cnn.com, (consulté le 4 janvier 2020)
  39. (en) « Ugly trolls set internet freedom in flames », The Australian, .
  40. (en) Henri Paget, « Interview: Encyclopedia Dramatica moderator », ninemsn, .
  41. (en) John Oates,« Irate Aussies go after US website », The Register, .
  42. a b et c (en) Philip Elmer-DeWitt, « The ugliest computer hacker », CNN Money, .
  43. a et b (en) Niraj Chokshi, « Meet One of the Hackers Who Exposed the iPad Security Leak », The Atlantic, .
  44. a et b (en) Patrick O'Neill, « The fall of hacker-troll Andrew ‘weev’ Auernheimer », sur www.dailydot.com, (consulté le 6 janvier 2020)
  45. (en) « Hacker: I Was Behind Amazon Gay Book Delisting », Fox News, .
  46. (en) Taylor Buley, « Amazon: Caught In The Act », Forbes, .
  47. Sébastian Seibt, « Un hacker controversé raconte son incarcération en direct sur Twitter », sur www.france24.com, (consulté le 6 janvier 2020).
  48. (en) Adrian Chen, « The Internet's Best Terrible Person Goes to Jail: Can a Reviled Master Troll Become a Geek Hero? », sur gawker.com, (consulté le 6 janvier 2020).
  49. a et b Damien Leloup et Martin Untersinger, « « Macrongate » : quand des néonazis américains cherchaient à faire basculer la présidentielle française », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 16 juin 2019).
  50. « Andrew “weev” Auernheimer », sur splcenter.org (consulté le 6 janvier 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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