Vittorio Emanuele Orlando

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Vittorio Emanuele Orlando
Illustration.
Portrait de Vittorio Emanuele Orlando.
Fonctions
Président de la Chambre des députés

(1 an, 2 mois et 10 jours)
Législature XXXe
Prédécesseur Dino Grandi
Successeur Carlo Sforza

(6 mois et 24 jours)
Législature XXVe
Prédécesseur Giuseppe Marcora
Successeur Enrico De Nicola
Président du Conseil des ministres d'Italie

(1 an, 7 mois et 25 jours)
Monarque Victor-Emmanuel III
Gouvernement Orlando
Législature XXIVe
Prédécesseur Paolo Boselli
Successeur Francesco Saverio Nitti
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Palerme (Royaume des
Deux-Siciles
)
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Rome (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Parti libéral italien

Vittorio Emanuele Orlando
Président du Conseil du Royaume d'Italie

Vittorio Emanuele Orlando, né à Palerme le et mort à Rome le , est un homme d'État italien.

Président italien de la victoire des forces de l'Entente, dont l'Italie fait partie dès 1915, face aux Empires centraux, il représente l'Italie à la Conférence de paix de Paris de 1919 avec son ministre des affaires étrangères, Sidney Sonnino. Orlando est ensuite membre et président de l'Assemblée constituante italienne (1946-1948) qui change le régime politique italien en une république.

Outre son rôle proéminent pour la politique de l'Italie, il est connu pour ses écrits, dont plus de cent travaux sur le thème de la justice, et a travaillé comme professeur de droit[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Juriste, Vittorio Emanuele Orlando acquiert, dès 1885, une grande renommée par ses publications scientifiques.

Député libéral modéré de Partinico de 1897 à 1924, soutenu par le parrain Frank Coppola (it)[3], il occupe une position de premier plan à la Chambre et collabore avec Giolitti, qui en fait son ministre de l'Instruction publique (de 1903 à 1905) puis de la Justice (de 1907 à 1909).

Il détient également ce dernier portefeuille dans le gouvernement Salandra (de 1914 à 1916). Son rôle historique commence en 1917, au lendemain de la défaite de Caporetto : Orlando devient président du Conseil, à la tête d'une formation d'union nationale, dont le mot d'ordre est « Résister, résister, résister ! » Avec beaucoup d'énergie, il s'emploie à rétablir les forces militaires et morales du pays, à développer l'économie de guerre et à conduire sa nation à la victoire.

Vittorio Emanuele Orlando est nommé président du Conseil le , après l'humiliante défaite de Caporetto.

Au traité de Versailles, il représente l'Italie avec son ministre des Affaires étrangères Sidney Sonnino. Il demande aux Alliés d'honorer le pacte de Londres (1915), pour que l'Italie récupère les terres irrédentes. Devant le refus de Wilson de céder ces territoires à l'Italie, il sanglote et quitte temporairement la conférence[4], ce qui lui vaut le surnom de « Pleureur » de Clemenceau[3]. Sa position s'en trouve fragilisée et l'après-guerre est marquée en Italie par l'agitation nationaliste.

Il soutient la montée de Mussolini, et est réélu en 1924 sur une liste fasciste. Il ne prend ses distances qu'après la confirmation de l'implication du Duce dans la mort de Giacomo Matteotti[3].

En 1925, il déclare au Sénat :

« Si l'on entend par le mot "mafia" un sens de l'honneur poussé à l'extrême ; un refus de la morgue ou de l'outrecuidance de quiconque [...] ; une générosité d'esprit qui, tout en combattant l'orgueil, est indulgente au faible et fait preuve de loyauté envers les amis [...]. Si de tels sentiments et un tel comportement sont bien ce que les gens entendent par "la mafia" [...], nous parlons alors des caractéristiques spéciales de l'âme sicilienne et je déclare que je suis un mafioso et fier d'en être un. »[3]

Œuvres[modifier | modifier le code]

La riforma elettorale, 1883
  • Della riforma elettorale, Milano, 1881
  • Le fratellanze artigiane in Italia, Firenze, 1884
  • Della resistenza politica individuale e collettiva, Torino, 1885
  • Principi di diritto costituzionale, Firenze, 1889
  • Principi di diritto amministrativo, Firenze, 1890
    • Principii di diritto amministrativo, Florence, G. Barbera, (lire en ligne)
  • Teoria giuridica delle guarentigie della libertà, Torino, 1890
  • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 1, Milan, Società Editrice Libraria,
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 2.2, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 2.3, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 3, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 4.1, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 4.2, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 5, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 6.1, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 10.1, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
    • Primo trattato completo di diritto amministrativo italiano, vol. 10.2, Milan, Società Editrice Libraria, (lire en ligne)
  • La giustizia amministrativa, Milano, 1901
  • Le régime parlamentaire en Italie, Parigi, 1907
  • Lo Stato e la realtà, Milano, 1911
  • Discorsi per la guerra, Roma, 1919
  • Crispi, Palermo, 1923
  • Discorsi per la guerra e per la pace, Foligno, 1923
  • Diritto pubblico generale e diritto pubblico positivo, Milano, 1924
  • Recenti indirizzi circa i rapporti fra diritto e Stato, Tivoli, 1926
  • L'opera storica di Michele Amari, Milano, 1928
  • Su alcuni miei rapporti di governo con la Santa Sede, Napoli, 1929
  • Immunità parlamentari e organi sovrani, Tivoli, 1933
  • Diritto pubblico generale, Milano, 1940
  • Scritti vari di diritto pubblico e scienza politica, Milano, 1940
  • Discorsi parlamentari, Bologna, 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Mario Fota, « Orlando, Vittorio Emanuele in "Il Contributo italiano alla storia del Pensiero: Diritto" », sur treccani.it (consulté le 31 janvier 2017).
  2. (it) « Orlando, Vittorio Emanuele nell'Enciclopedia Treccani », sur treccani.it (consulté le 31 janvier 2017).
  3. a b c et d John Julius Norwich (trad. de l'anglais), Histoire de la Sicile : de l'Antiquité à Cosa Nostra, Paris, Tallandier, , 477 p. (ISBN 979-10-210-2876-0), p. 418-419
  4. Jean-Baptiste Duroselle, Clemenceau, Fayard 1988 pp. 787-792

Liens externes[modifier | modifier le code]