Lamberto Dini

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Lamberto Dini
Illustration.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères

(5 ans et 25 jours)
Président du Conseil Romano Prodi
Massimo D'Alema
Giuliano Amato
Gouvernement Prodi I
D'Alema I
D'Alema II
Prédécesseur Susanna Agnelli
Successeur Renato Ruggiero
Président du Conseil des ministres d'Italie

(1 an et 4 mois)
Président Oscar Luigi Scalfaro
Gouvernement Dini
Législature XIIe
Coalition PDS-PPI-LN
Prédécesseur Silvio Berlusconi
Successeur Romano Prodi
Ministre du Trésor

(2 ans et 7 jours)
Président du Conseil Silvio Berlusconi
Lui-même
Gouvernement Berlusconi I
Dini
Prédécesseur Piero Barucci
Successeur Carlo Azeglio Ciampi
Biographie
Date de naissance (87 ans)
Lieu de naissance Florence (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Peuple de la liberté

Lamberto Dini
Présidents du Conseil italiens

Lamberto Dini, né le à Florence, est un économiste et homme d'État italien. Il est président du Conseil des ministres entre et .

Économise italien réputé ayant travaillé au Fonds monétaire international (FMI) pendant 20 ans, il est nommé en directeur général de la Banque d'Italie et travaille sous l'autorité du gouverneur Carlo Azeglio Ciampi. En , il renonce à ses fonctions après que l'un de ses adjoints Antonio Fazio a été choisi pour succéder à Ciampi. Il devient alors ministre du Trésor du premier gouvernement de l'homme d'affaires Silvio Berlusconi.

En , il est investi président du Conseil des ministres par Oscar Luigi Scalfaro après la chute de Berlusconi. Pendant 14 mois, il mène un gouvernement de techniciens, le premier à ne pas être constitué de représentants désignés par les partis politiques.

Il se fait élire député aux élections anticipées de . S'étant rapproché du centre gauche, il est choisi par Romano Prodi comme ministre des Affaires étrangères et conserve cette fonction jusqu'à la fin de la législature, en . Il est alors élu sénateur et devient l'un des vice-présidents du Sénat. Après les élections de , il prend la présidence de la commission des Affaires étrangères.

Il retourne progressivement vers le centre droit, au point d'être réélu à la chambre haute sous les couleurs de Le Peuple de la liberté (PDL), la nouvelle formation de Berlusconi, en . Maintenu à la tête de la commission des Affaires étrangères, il renonce à la vie politique en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et ascension professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils d'un marchand de fruits et légumes, élève brillant d'un lycée professionnel de Florence, après sa maîtrise en économie et commerce à l'université de Florence en 1954 il fréquente l'université du Minnesota et du Michigan. Il entre au Fonds monétaire international (FMI) en 1959, il y restera jusqu'en 1979, gravissant tous les échelons pour devenir, en 1975, codirecteur central pour les affaires africaines, puis représentant de l'Italie dans le Comité exécutif, puis directeur exécutif.

Directeur général de la Banque d'Italie[modifier | modifier le code]

Considéré comme un des plus grands spécialistes italiens de l'économie et de la finance, il est nommé directeur général de la Banque d'Italie en . Pour le protocole, il est le numéro deux de l'institut après le gouverneur Carlo Azeglio Ciampi. Mais les relations entre les deux ne seront jamais excellentes, et durant les quinze ans de son mandat Dini préférera garder le profil bas. À cette époque, les deux plus hauts dirigeants de la banque centrale étaient choisis parmi des personnalités étrangères à la Démocratie chrétienne (DC), dont Lamberto Dini était pourtant considéré comme un proche.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Ministre de Berlusconi[modifier | modifier le code]

Il subit en une grande déception. Ciampi ayant démissionné pour devenir président du Conseil des ministres, il lui revient de désigner son successeur. Selon une tradition instaurée en , le poste de gouverneur revient au directeur général en fonction. Toutefois, le nouveau chef de l'exécutif choisit de nommer le vice-directeur général Tommaso Padoa-Schioppa, mais après un compromis avec le président de la République Oscar Luigi Scalfaro, il promeut l'autre vice-directeur Antonio Fazio.

Dini décide alors de quitter ses responsabilités le pour être nommé ministre du Trésor du premier gouvernement de l'homme d'affaires Silvio Berlusconi.

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

Le gouvernement démissionne le . Chargé par le chef de l'État Oscar Luigi Scalfaro de former un gouvernement de personnalités issues de la société civile, il est président du Conseil italien et ministre du Trésor du au . À la suite de la démission du garde des Sceaux, il est aussi ministre de la Justice du au .

Fin 1995, il prend ses distances avec Forza Italia, le parti de Berlusconi et crée son propre parti, le Renouveau italien qui ne connaîtra qu'un succès éphémère (4,3 % aux élections législatives de 1996).

Chef de la diplomatie du centre gauche[modifier | modifier le code]

Élu député en , il est ministre des Affaires étrangères du au dans le 1er gouvernements de Romano Prodi, le 1er et le 2e gouvernement de Massimo D'Alema et le 2e gouvernement de Giuliano Amato.

Élu sénateur en pour L'Olivier, le cartel des partis de centre-gauche, il est pour cinq ans vice-président du Sénat. Réélu en pour la Marguerite, éphémère parti de centre-gauche conflué ensuite dans les démocrates, il est jusqu'à la dissolution anticipée du parlement en le président de la commission Affaires étrangères du Sénat.

Retour au centre droit[modifier | modifier le code]

Ayant pris des distances du centre-gauche, en , il lance les Liberaldemocratici (libéraux-démocrates), éphémère mouvement centriste. En 2008, il quitte définitivement le centre-gauche pour adhérer au Peuple de la liberté (PDL), le parti né de la fusion de Forza Italia avec l'Alliance nationale. Réélu sénateur en 2008 pour ladite formation, il est depuis président de la commission Affaires étrangères. Il ne se représente pas aux élections du 24-25 février 2013.

Il a été jusqu'en 2004 l'un des 105 membres de la Convention sur l'avenir de l'Europe chargée de rédiger le traité établissant une Constitution pour l'Europe, en tant que membre du parlement italien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]