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Portail de la politique en Italie

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Introduction
Hémicycle de la Chambre des députés.

L’Italie est une République (en italien : Repubblica Italiana) à régime parlementaire.

Le président de la République est le chef de l'État. Élu au suffrage indirect, il exerce une magistrature morale, au-dessus du jeu politique. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement, dont le président du Conseil des ministres est le chef. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, constitué de la Chambre des députés et du Sénat de la République, élus au suffrage universel pour cinq ans. La Cour suprême de cassation est la plus haute juridiction du pays tandis que la Cour constitutionnelle veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'actuelle Constitution a été approuvée par le Parlement le puis promulguée le . Elle est entrée en vigueur le et remplace le statut fondamental de qui définissait l'Italie comme une monarchie.

L'Italie est une démocratie multipartite sujette à une forte instabilité politique. De à , les deux principaux partis politiques sont la Démocratie chrétienne (DC) et le Parti communiste italien (PCI). La DC se maintient au pouvoir tout au long de cette période grâce à des alliances à géométrie variable, tandis que le PCI reste dans l'opposition. À la suite du tournant de Bologne et de l'opération Mains propres, ces deux grandes formations disparaissent au profit de coalitions de centre gauche — emmenée par le Parti démocrate de la gauche (PDS), puis les Démocrates de gauche (DS), L'Olivier et enfin le Parti démocrate (PD) — et de centre droit — dominée par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia puis par la Ligue du Nord. En , l'apparition du mouvement populiste antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S) bouleverse le jeu politique.

Scrutins récents
Dernière procédure électorale Prochaine procédure électorale
Fictional Emilia-Romagna Flag.svg
6 mois et 9 jours depuis les élections régionales en Émilie-Romagne. À définir.
Élections et partis politiques
Flag of Italy.svg 2 ans, 5 mois et 1 jour depuis les élections générales.

Les élections ont pour résultat deux chambres sans majorité, aucune des trois principales forces politiques n'étant parvenue à obtenir la majorité absolue. Le Mouvement 5 étoiles arrive en tête et devient le premier parti au Parlement avec près d'un tiers des sièges. Il est toutefois devancé par la somme des partis de la « coalition de centre droit », au sein de laquelle la Ligue s'impose face à Forza Italia, tandis que le Parti démocrate du président du Conseil sortant Paolo Gentiloni observe un net recul. Son chef Matteo Renzi annonçe le lendemain sa démission du secrétariat du parti.

Sièges à la Chambre des députés à l'issue des élections de 2018.
Drapeau de l'Italie Partis politiques nationaux
Drapeau de l’Union européenne Élections européennes (dernières élections en 2014)
Institutions


Citation
Left pointing double angle quotation mark sh3.svg
Ce gouvernement est comme la tour de Pise. Il penche, il penche, mais ne tombe jamais.
Right pointing double angle quotation mark sh3.svg Clemente Mastella, en .
Lumière sur une personnalité historique
Giuliano Amato - Festival Economia 2013.JPG

Giuliano Amato, né le à Turin, est un homme d'État et universitaire italien, membre du Parti démocrate (PD) et président du Conseil des ministres de 1992 à 1993 et de 2000 à 2001.

Auparavant membre du Parti socialiste italien, il siège à la Chambre des députés de 1983 à 1993. Nommé membre du gouvernement en 1983, il est désigné vice-président du Conseil, chargé du portefeuille du Trésor, en 1987. En 1992, il est nommé président du Conseil des ministres lorsque est menée la célèbre opération « Mains propres », une grande enquête judiciaire visant d'importants cadres des partis politiques italiens.

Ministre sans portefeuille, puis chargé du Trésor dans les gouvernements de Massimo D'Alema, il retrouve la présidence du Conseil en 2000, jusqu'à ce qu'il cède le pouvoir à Silvio Berlusconi, chef de file de la coalition de centre-droit victorieuse des élections générales suivantes, en 2001, puis part siéger au Sénat de la République.

Régulièrement cité dans la liste des prétendants à la présidence de la République, Amato est désigné ministre de l'Intérieur en 2006, dans le second gouvernement de Romano Prodi, portefeuille dont il est chargé jusqu'en 2008. Dépourvu de toute responsabilité politique depuis cette date, il siège à la Cour constitutionnelle depuis 2013.

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Des élections marquantes
Italian Parliament, 1924.svg

Les élections générales italiennes de 1924 se sont déroulées le , sur la base de la Loi Acerbo qui garantissait au parti arrivé en tête et ayant remporté plus de 25 % des voix une majorité des deux tiers des sièges du Parlement. La liste nationale conduite par Benito Mussolini utilisa des techniques intimidantes et obtint effectivement près de 35 % des voix exprimées. Ce furent les dernières élections libres en Italie jusqu'en 1946.

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