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Portail de la politique en Italie

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Introduction
Hémicycle de la Chambre des députés.

L’Italie est une République (en italien : Repubblica Italiana) à régime parlementaire.

Le président de la République est le chef de l'État. Élu au suffrage indirect, il exerce une magistrature morale, au-dessus du jeu politique. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement, dont le président du Conseil des ministres est le chef. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, constitué de la Chambre des députés et du Sénat de la République, élus au suffrage universel pour cinq ans. La Cour suprême de cassation est la plus haute juridiction du pays tandis que la Cour constitutionnelle veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'actuelle Constitution a été approuvée par le Parlement le puis promulguée le . Elle est entrée en vigueur le et remplace le statut fondamental de qui définissait l'Italie comme une monarchie.

L'Italie est une démocratie multipartite sujette à une forte instabilité politique. De à , les deux principaux partis politiques sont la Démocratie chrétienne (DC) et le Parti communiste italien (PCI). La DC se maintient au pouvoir tout au long de cette période grâce à des alliances à géométrie variable, tandis que le PCI reste dans l'opposition. À la suite du tournant de Bologne et de l'opération Mains propres, ces deux grandes formations disparaissent au profit de coalitions de centre gauche — emmenée par le Parti démocrate de la gauche (PDS), puis les Démocrates de gauche (DS), L'Olivier et enfin le Parti démocrate (PD) — et de centre droit — dominée par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia puis par la Ligue du Nord. En , l'apparition du mouvement populiste antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S) bouleverse le jeu politique.

Scrutins récents
Dernière procédure électorale Prochaine procédure électorale
Flag of Europe.svg
30 jours depuis les élections européennes
et les élections municipales.
Au moins 129 jours avant les élections régionales en Calabre
et en Émilie-Romagne.
Élections et partis politiques
Flag of Italy.svg 1 an, 3 mois et 21 jours depuis les élections générales.

Les élections ont pour résultat deux chambres sans majorité, aucune des trois principales forces politiques n'étant parvenue à obtenir la majorité absolue. Le Mouvement 5 étoiles arrive en tête et devient le premier parti au Parlement avec près d'un tiers des sièges. Il est toutefois devancé par la somme des partis de la « coalition de centre droit », au sein de laquelle la Ligue s'impose face à Forza Italia, tandis que le Parti démocrate du président du Conseil sortant Paolo Gentiloni observe un net recul. Son chef Matteo Renzi annonçe le lendemain sa démission du secrétariat du parti.

Sièges à la Chambre des députés à l'issue des élections de 2018.
Drapeau de l'Italie Partis politiques nationaux 
Drapeau de l’Union européenne Élections européennes (dernières élections en 2014)
Institutions


Citation
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Il convient que les lois dans la période de la société cultivée soient écrites dans des codes immuables et non pas comprises uniquement dans les us et coutumes incertains, à l'interprétation arbitraire. Il faut aussi que les lois soient claires, générales, brèves, précises et ne soient pas sujettes à l'interprétation de magistrats tatillons.
Right pointing double angle quotation mark sh3.svg Francesco Mario Pagano, dans les années 1790.
Lumière sur une personnalité historique
Presidente Leone.jpg

Giovanni Leone, né le à Naples et mort le à Rome, est un avocat, juriste et homme d'État italien, président de la République italienne de 1971 à 1978.

Fréquentant la Fédération des universitaires catholiques italiens durant ses études à l'université de Naples, il adhère à la Démocratie chrétienne en 1942. Élu à la présidence de la Chambre des députés en 1955, il est appelé, par deux fois, à la présidence du Conseil des ministres, en 1963 et en 1968.

Nommé sénateur à vie par le président Giuseppe Saragat en 1967, il est élu président de la République italienne à l'issue de la plus longue élection présidentielle de l'histoire du pays, pour un mandat de sept ans, en 1971. Premier sénateur à vie appelé à la plus haute fonction de l'État italien, il est également le premier à avoir occupé trois des quatre plus importantes fonctions institutionnelles. Il s'applique, durant son mandat, à faire respecter rigoureusement la Constitution, se démarquant plus ou moins en cela de ses prédécesseurs et préférant adopter une conduite dite « notariale » de sa fonction présidentielle.

Soupçonné d'être impliqué dans une affaire de corruption, il affirme son innocence, mais doit démissionner quelques mois avant la fin de son septennat, en 1978. En sa qualité d'ancien président de la République, il redevient sénateur à vie jusqu'à sa mort, en 2001.

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Des élections marquantes
Parti en tête par province à la Chambre des députés.

Les élections générales italiennes de (en italien : Elezioni politiche italiane del 1983) se tiennent les dimanche et lundi , afin d'élire les 630 députés et les 315 sénateurs de la IXe législature de la Chambre des députés et du Sénat de la République.

Anticipé d'un an par rapport au terme de la VIIIe législature, ce scrutin est la conséquence de la chute du cinquième gouvernement d'Amintore Fanfani, contraint à la démission après le retrait du Parti socialiste italien (PSI).

Les élections se tiennent tout juste deux ans après que la Démocratie chrétienne (DC) avait dû céder la présidence du Conseil des ministres au secrétaire du Parti républicain italien (PRI) Giovanni Spadolini, premier laïc à accéder au pouvoir après 35 ans de pouvoir ininterrompu des démocrates chrétiens.

La DC sort une nouvelle fois vainqueur de ces élections générales, mais avec un score fortement diminué, passant pour la première fois sous les 35 % des exprimés, tandis que le PCI stagne. Ce scrutin voit en effet une forte progression des petits partis, notamment le Parti républicain italien (PRI), qui profite d'un « effet Spadolini » pour doubler sa représentation parlementaire, et le PSI, qui repasse les 10 % à la Chambre des députés.

Six semaines plus tard, le PSI accède au pouvoir par la nomination de son secrétaire Bettino Craxi à la présidence du Conseil. Premier socialiste à diriger le gouvernement italien, il gouverne avec le soutien du Pentapartito, une alliance de cinq partis dominée par la DC. Avec Sandro Pertini à la présidence de la République, c'est la première fois qu'un parti autre que la Démocratie chrétienne contrôle deux charges suprêmes de la République italienne.

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