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Introduction
Hémicycle de la Chambre des députés.

L’Italie est une République (en italien : Repubblica Italiana) à régime parlementaire.

Le président de la République est le chef de l'État. Élu au suffrage indirect, il exerce une magistrature morale, au-dessus du jeu politique. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement, dont le président du Conseil des ministres est le chef. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, constitué de la Chambre des députés et du Sénat de la République, élus au suffrage universel pour cinq ans. La Cour suprême de cassation est la plus haute juridiction du pays tandis que la Cour constitutionnelle veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'actuelle Constitution a été approuvée par le Parlement le puis promulguée le . Elle est entrée en vigueur le et remplace le statut fondamental de qui définissait l'Italie comme une monarchie.

L'Italie est une démocratie multipartite sujette à une forte instabilité politique. De à , les deux principaux partis politiques sont la Démocratie chrétienne (DC) et le Parti communiste italien (PCI). La DC se maintient au pouvoir tout au long de cette période grâce à des alliances à géométrie variable, tandis que le PCI reste dans l'opposition. À la suite du tournant de Bologne et de l'opération Mains propres, ces deux grandes formations disparaissent au profit de coalitions de centre gauche — emmenée par le Parti démocrate de la gauche (PDS), puis les Démocrates de gauche (DS), L'Olivier et enfin le Parti démocrate (PD) — et de centre droit — dominée par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia puis par la Ligue du Nord. En , l'apparition du mouvement populiste antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S) bouleverse le jeu politique.

Scrutins récents
Dernière procédure électorale Prochaine procédure électorale
Flag of Europe.svg Flag of Umbria.svg
4 mois et 17 jours depuis les élections européennes
et les élections municipales.
Au moins 14 jours avant les élections régionales en Ombrie.
Élections et partis politiques
Flag of Italy.svg 1 an, 7 mois et 9 jours depuis les élections générales.

Les élections ont pour résultat deux chambres sans majorité, aucune des trois principales forces politiques n'étant parvenue à obtenir la majorité absolue. Le Mouvement 5 étoiles arrive en tête et devient le premier parti au Parlement avec près d'un tiers des sièges. Il est toutefois devancé par la somme des partis de la « coalition de centre droit », au sein de laquelle la Ligue s'impose face à Forza Italia, tandis que le Parti démocrate du président du Conseil sortant Paolo Gentiloni observe un net recul. Son chef Matteo Renzi annonçe le lendemain sa démission du secrétariat du parti.

Sièges à la Chambre des députés à l'issue des élections de 2018.
Drapeau de l'Italie Partis politiques nationaux 
Drapeau de l’Union européenne Élections européennes (dernières élections en 2014)
Institutions


Citation
Left pointing double angle quotation mark sh3.svg
Les idées sont comme les puces : elles marchent toutes seules et quand tu t’y attends le moins, les voilà qui te mordent et te font sursauter
Right pointing double angle quotation mark sh3.svg Alberto Moravia, en 1954.
Lumière sur une personnalité historique
Antonio Segni Official.jpg

Antonio Segni, né le à Sassari et mort le à Rome, est un juriste, universitaire et homme d'État italien du XXe siècle, président de la République de 1962 à 1964.

Membre de la Démocratie chrétienne, il a été ministre au sein de nombreux gouvernements et, par deux fois, président du Conseil des ministres de 1955 à 1957 et de 1959 à 1960.

Élu président de la République italienne à l'issue d'un scrutin laborieux en 1962, il est néanmoins contraint de démissionner après un accident vasculaire cérébral en 1964 ; il est, à ce jour, le président italien ayant eu le mandat le plus court depuis l'instauration de la République en 1946. Après sa démission, il devient sénateur à vie de 1964 à sa mort, en 1972.

Sa présidence, bien que courte, est un épisode controversé de l'histoire italienne : réputé pour sa grande méfiance à l'égard des communistes, dont il craignait qu'ils accèdent un jour au pouvoir, Antonio Segni, alors président de la République, aurait favorisé l'élaboration du « plan Solo », dont la mise en œuvre aurait été soutenue par le chef de l'État si celui-ci devait se trouver contraint de nommer un gouvernement communiste.

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Des élections marquantes
Parti en tête par circonscription.

Les élections européennes de 1979 en Italie (en italien : Elezioni europee del 1979 in Italia) se tiennent le , afin d'élire les 81 députés européens italiens de la 1re législature du Parlement européen.

Organisé une semaine après les élections générales anticipées, le scrutin confirme la domination de la Démocratie chrétienne (DC) sur la scène politique italienne puisqu'elle capte plus d'un tiers des voix. Le Parti communiste italien (PCI) est ainsi devancé de sept points. Tous pays confondus, la DC remporte le plus grand nombre de voix. Du fait du vote obligatoire, le taux de participation dépasse les 85 %, soit 23 points de plus que la moyenne européenne.

Trois Italiens postulent sans succès au poste de président du Parlement européen, dont Giorgio Amendola qui devient président du groupe communiste et apparentés.
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