Hémorragie cérébrale

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Une hémorragie cérébrale est une hémorragie se produisant dans le cerveau, à la suite d'un traumatisme crânien ou sous forme d'accident vasculaire cérébral (AVC). Elle est souvent associée à un brutal déficit hémicorporel (paralysie du côté droit ou gauche). C'est une affection fréquente, qui est un enjeu de santé publique notamment en raison de sa fréquence et des risques de handicaps et séquelles neurocognitives[1].

La physiopathologie des hémorragies est mieux comprise qu'autrefois mais la mortalité et les séquelles (handicap fonctionnel souvent reste très sévère) restent élevées en raison de la difficulté de prise en charge en urgence au sein d’une unité neurovasculaire[2]. Une rééducation est presque toujours nécessaire pour limiter le handicap[3]. La prévention est donc un enjeu important.

Symtômes[modifier | modifier le code]

Des maux de tête violents accompagnés de vomissements sont les principaux symptômes de l'hémorragie intra-cérébrale.
Certains patients sombrent dans le coma avant qu'une hémorragie ne soit découverte.

Incidence, occurrence[modifier | modifier le code]

L’incidence augmente avec l’âge. Elle s'est stabilisée en France depuis les années 1980 environ, mais le profil des hémorragies change : les médecins voient moins d’hémorragies profondes chez les jeunes mais plus d'hémorragies lobaires chez les personnes âgées[2].

Au début du XXIème siècle, les hémorragies intra-cérébrales représentent 10 à 15% environ du total des accidents vasculaires cérébraux survenant dans les pays industrialisés[2].

En France chaque année environ 150 000 nouveaux cas d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont rapportés dont 20 % liés à une hémorragie cérébrale intraparenchymateuse (HIC)[3].

Classification[modifier | modifier le code]

Il existe deux types principaux d'AVC hémorragique :

Causes[modifier | modifier le code]

Ce type d'hémorragie peut survenir spontanément, ou à la suite d'un traumatisme.

On admet qu'une mauvaise hygiène de vie est un facteur aggravant (sédentarité, obésité, consommation de tabac et/ou de cannabis[4]...), mais une malformation artério-veineuse est parfois en cause[5].

Les vasculopathies en cause dans l'hémorragie cérébrale concernent le plus souvent des artères perforantes profondes et l'angiopathie amyloïde cérébrale Aβ sporadique[2].

Soins[modifier | modifier le code]

Les premières mesures visent à éviter l’hypoxémie et l’hypotension[6].

Comme en cas d'infarctus cérébral, un bilan étiologique (recherche des causes) doit rapidement identifier la cause de l'hémorragie, d'abord pour traiter au mieux certaines éventuelles causes rares (malformation)[2] et pour adapter la prévention du risque de récidive hémorragique[2].

Si l'AVC survient avant une opération chirurgicale, celle ci doit être déprogrammée et différée (de 6 à 9 mois si possible)[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Moulin, S., & Cordonnier, C. (2017). Les troubles cognitifs associés aux hémorragies cérébrales et à l’angiopathie amyloïde. Troubles neurocognitifs vasculaires et post-AVC: De l'évaluation à la prise en charge, 17 |résumé.
  2. a, b, c, d, e et f Cordonnier C (2017) Quelle est la cause de cette hémorragie cérébrale?. Pratique Neurologique-FMC, 8(2), 56-60 |résumé.
  3. a et b Wolff V (2017) AVC hémorragique: quelle stratégie thérapeutique en 2017 ?. Transfusion Clinique et Biologique, 24(3), 312-313 | http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1246782017302045 Résumé].
  4. El Mesbahy, J., Chraa, M., Nisserine, L., & Najib, K. (2016). Hémorragie cérébrale après consommation de cannabis chez un homme jeune. Revue Neurologique, 172, A70|résumé.
  5. Bouktif, I., Saddoud, N., Gmiha, B., Remili, H., Jebali, I., & Daghfous, M. H. (2017). Hémorragie cérébrale due à une malformation artério-veineuse. Journal of Neuroradiology, 44(2), 89-90|résumé.
  6. a et b Velly, L., Boussen, S., & Bruder, N. (2017). Prise en charge pré-et peropératoire chez un opéré atteint d’accident vasculaire cérébral. Le Praticien en Anesthésie Réanimation. |résumé

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boulanger, M., Rustam, A. S. S., & Wild, S. (2016). Association entre diabète, incidence et mortalité des hémorragies cérébrales spontanées: étude de cohorte populationnelle. Revue Neurologique, 172, A61.
  • Ducros, A. (2017). Le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible en 2017. Pratique Neurologique-FMC, 8(2), 80-85. résumé
  • Velly, L., Boussen, S., & Bruder, N. (2017). Prise en charge pré-et peropératoire chez un opéré atteint d’accident vasculaire cérébral. Le Praticien en Anesthésie Réanimation. |résumé