Mario Draghi

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Mario Draghi
Illustration.
Mario Draghi en 2013.
Fonctions
Président de la
Banque centrale européenne

(8 ans)
Vice-président Vítor Constâncio (2011-18)
Luis de Guindos (2018-19)
Prédécesseur Jean-Claude Trichet
Successeur Christine Lagarde
Gouverneur de la Banque d'Italie

(5 ans, 9 mois et 16 jours)
Prédécesseur Antonio Fazio
Successeur Ignazio Visco
Biographie
Nom de naissance Mario Roberto Draghi
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Rome (Italie)
Nationalité Italienne
Diplômé de Université de Rome « La Sapienza »
MIT
Profession Universitaire

Signature de Mario Draghi

Mario Draghi Mario Draghi
Présidents de la Banque centrale européenne
Gouverneur de la Banque d'Italie

Mario Draghi (prononcé : /ˈmaːrjo ˈdraːɡi/), né le à Rome, est un économiste, banquier et haut fonctionnaire italien. Il est vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs de 2002 à 2005, gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, puis président de la Banque centrale européenne de 2011 à 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mario Draghi est fils d'un banquier originaire de Padoue et d'une pharmacienne originaire de Monteverde, commune de la Campanie[1]. Il a fait ses études à Rome[2] chez les jésuites. Licencié en économie et commerce à l'université de Rome « La Sapienza » en 1970, il obtient un Ph.D. en économie au Massachusetts Institute of Technology en 1976 sous la direction de Franco Modigliani et Robert Solow. Professeur d'université à Florence et à Turin, il est, de 1991 à 2001, directeur général du ministère du Trésor public, chargé des privatisations. De 1993 à 2001, il a présidé le Comité pour les privatisations. À ce titre, il est membre du conseil d'administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI).

Fonctions auprès de la banque d'affaires Goldman Sachs[modifier | modifier le code]

Mario Draghi est, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs[3],[4]. Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt[5] : contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de l'inventivité comptable[6]. Le député européen Pascal Canfin considère qu'il est directement impliqué dans l'échange de swaps avec des États aujourd'hui en difficulté[7], ce que nie Mario Draghi qui précise que ce type de contrats étaient engagés avant son entrée en fonction à Goldman Sachs[8] ; il soutiendra lors d'une audition par les députés européens avoir travaillé uniquement avec le secteur privé alors qu'il était chargé aussi, selon les communiqués de Goldman Sachs[4], du travail avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeants de la firme.

Fonctions à la Banque d'Italie[modifier | modifier le code]

Le , Mario Draghi devient gouverneur de la Banque d'Italie, nommé par le président du Conseil Silvio Berlusconi, avec un mandat renouvelable de six ans. Fait notable, provenant du secteur privé, il est le premier gouverneur de la Banque d'Italie depuis 1960 à ne pas avoir fait l'intégralité de sa carrière à la Banque d'Italie. La nomination directe de Mario Draghi au poste de gouverneur de la Banque d'Italie sans aucune carrière préalable de banquier central ne constitue pas un événement unique dans l'histoire de l'institut d'émission italien, puisque Luigi Einaudi, gouverneur entre 1945 et 1948, était issu du milieu académique. Draghi remplace Antonio Fazio, démissionnaire à cause de son implication dans une affaire de conflit d'intérêts. En tant que gouverneur, il se retrouve aussi membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Il est remplacé le 24 octobre 2011 par Ignazio Visco à la tête de la Banque d'Italie. Il est depuis gouverneur honoraire.

Président de la Banque centrale européenne[modifier | modifier le code]

Les billets en euros portent la signature de Mario Draghi depuis qu'il dirige la BCE.

Le 24 juin 2011, les chefs d'État et de gouvernement européens ont formellement nommé, lors d'un Conseil européen, Mario Draghi à la présidence de la BCE. Mario Draghi succède à Jean-Claude Trichet le [9]. Son mandat, non renouvelable, doit s'achever le 1er novembre 2019.

Dès son arrivée à la tête de la BCE, il annonce une baisse d'un quart de point des taux d'intérêt, mesure qui est saluée par les marchés financiers[10].

Le , il annonce un programme illimité de rachat de dette des pays de la zone euro ayant du mal à se financer sur les marchés[11]. Le , il annonce la baisse du principal taux directeur de 0,5 % à 0 %, ce qui signifie que la BCE prête dorénavant gratuitement aux banques[12]. Cette annonce s'accompagne d'un ensemble de nouvelles mesures visant à dynamiser l'économie européenne : baisse du taux de dépôt, augmentation du rachat mensuel de dettes publiques, plus de prêts aux banques assortis de taux négatifs progressifs, et rachat des obligations d'entreprise. Sa stratégie implique que la BCE n'utilise plus le taux de dépôt négatif pour équilibrer l'euro[13].

Christine Lagarde le remplace le .

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mi chiamo Mario Draghi e mia madre era di Monteverde », Il Corriere dell'Irpinia, 16 javier 2006.
  2. Contrairement à ce qu'on peut lire dans l'article paru sur Le Monde daté du 7 septembre 2014, « Les marchés européens créditent Mario Draghi d’un 20/20 », M. Draghi n'est pas Florentin.
  3. Marc Roche, La "franc-maçonnerie" européenne de Goldman Sachs, Le Monde, 15 novembre 2011
  4. a et b (en) Professor Mario Draghi Joins Goldman Sachs - Communiqué de presse Goldman Sachs, 28 janvier 2002
  5. La Grèce, dossier noir de l'ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs
  6. BCE : Mario Draghi doit lever les doutes - Pervenche Berès (PS) et Pascal Canfin (EELV), Le Monde, 14 juin 2011
  7. (fr) Interview : 'Mario Draghi didn't convince me' - Pascal Canfin, MEP - Europarltv, 15 juin 2011 [vidéo]
  8. Un ancien responsable de Goldman Sachs à la tête de la BCE ? - Laurent Deschamps, LCI, 1er mai 2011
  9. L’Italien Mario Draghi prend la tête de la BCE dans un contexte économique difficile - RFI, 31 octobre 2011
  10. « “Super Mario”, sauveur de l'Euro ? » - Atlantico, 4 novembre 2011
  11. Mario Draghi tire la zone euro vers le haut - Libération, 7 septembre 2012
  12. Catherine Guichard, « Le jeu dangereux de Mario Draghi », sur Courrierinternational.com,
  13. Marie Charrel, « La détermination de Mario Draghi », sur Lemonde.fr,
  14. (it) Grande Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana
  15. (it) Cavaliere di Gran Croce Ordine al Merito della Repubblica Italiana
  16. (pt) Presidente da República condecorou Mario Draghi
  17. (en) (it) Laurea honoris causa al prof. Mario Draghi - Banca d'Italia, 18 décembre 2009
  18. (it) (en) I Master cuoa honoris causa - Fondation CUOA

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]