Sentenac-d'Oust

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Sentenac-d'Oust
Sentenac-d'Oust
Église Saint-Jacques du XVIIIe siècle en juin 2020.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Dean Killian
2020-2026
Code postal 09140
Code commune 09291
Démographie
Gentilé Sentenacais
Population
municipale
108 hab. (2017 en augmentation de 9,09 % par rapport à 2012)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 36″ nord, 1° 10′ 43″ est
Altitude Min. 592 m
Max. 2 304 m
Superficie 18,38 km2
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sentenac-d'Oust

Sentenac-d'Oust est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Sentenacais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située dans le Couserans en Haut-Salat, elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sentenac-d'Oust est limitrophe de quatre autres communes françaises.

Carte de la commune de Sentenac-d'Oust et de ses proches communes.


Communes limitrophes de Sentenac-d'Oust[1]
Alos Soueix-Rogalle
Bethmale Sentenac-d'Oust
Seix

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hameaux : Arpos, Aubayech, Brune, Cézirols, Campagna, Laslane, Sarrat, la Serre, la Soumère, les Majoulas...

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau d'Esbints, affluent du Salat, prend sa source sur la commune, parcourue également par le Rieu-Sourd, la Caraou, le ruisseau de Sérieng, le ruisseau de Caillot...

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le hameau de Bléchin à Seix avec Sentenac à l'arrière-plan.

La superficie de la commune de est de 1 838 hectares ; son altitude varie de 592 à 2 304 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Par le col de la Core (1 395 mètres), on accède par la D 17 à la vallée de Bethmale (Castillonnais). cette route touristique est régulièrement au programme du Tour de France cycliste. Le col offre un spot apprécié pour le parapente et un point de départ de randonnées. Depuis le village, par la D37, on rejoint également le col de Catchaudégué (893 m) pour aller randonner vers le cap de Bouirex (1873 m), belvédère naturel du Couserans, ou continuer la route en descendant vers Alos.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution la commune porta le nom de Sentenac-en-Couserans et dépendait de la vicomté de Couserans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon les travaux de Jean-Joseph Peyronne (voir Bibliographie), ce village est sans doute une création relativement tardive et pourrait être la survivance d’une villa gallo-romaine ou tout simplement une dépendance d’un grand domaine du bourg Vicus (aujourd’hui Vic d’Oust).

Dès la fin du Ier siècle, les campagnes connurent un accroissement sensible du nombre d’établissements ruraux en fonction de la qualité des terroirs et à des nécessités de parcours des troupeaux. Vu la fertilité du lieu, une exploitation aurait pu s'installer. L’époque gallo-romaine s’est illustrée par la mise en pratique des techniques de gestion de l’eau. Il existait plusieurs moyens de s’approvisionner en eau. Le plus simple étant le puisage direct des sources et des rivières ; et là, pas d'indices archéologiques. L’ancienne implantation du village semble logique dans la mesure où il s’est édifié à la confluence de deux ruisseaux ; La Caraou, le ruisseau de Sérieng. Moins de problèmes pour se ravitailler en eau. Un ancien moulin est toujours visible sur le site. Vu le savoir-faire des Gallo-Romains et des Romains, on peut supposer que des canalisations avaient été construites. A cette époque, il était courant de maintenir la régularité du dénivelé en élevant la canalisation sur un muret. Dans la tradition orale, les conduites d’eau destinées aux habitations étaient appelées il y a encore une dizaine d’années, aqueducs. Survivance?

La commune possédait trois écoles : l'école des garçons (la mairie), l'école des filles au fond du village et l'école du hameau de la Soumère. Il y avait aussi deux moulins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton du Couserans Est (avant le redécoupage départemental de 2014, Sentenac-d'Oust faisait partie de l'ex-canton d'Oust) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du canton d'Oust.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean Durand    
mars 2014 En cours René Pujol   Retraité Fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2017, la commune comptait 108 habitants[Note 1], en augmentation de 9,09 % par rapport à 2012 (Ariège : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0148701 2069371 2081 2181 2501 5031 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5161 5181 5041 2161 1601 1111 0671 016924
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
885861767602591560519390255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1841481239898968990107
2017 - - - - - - - -
108--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 184 181 187 206 208 238 240 226
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

La vocation de Sentenac était avant tout pastorale. Les vastes estives qui s'étendent sur une partie du massif du Bouirex et de la haute vallée du ruisseau d'Esbints comprenaient plusieurs cabanes : Casabèdé, Lézurs, Tariol, l'Artigues et la Coumière. Le pâturage de la Coumière était très riche en réglisse, ce qui conférait au fromage du lieu un goût particulier. Cette saveur assurait sa réputation jusqu'à Toulouse.

Le vaste territoire montagnard de la commune était tourné vers l'Espagne. En période d'épizootie, les pâtres avaient la possibilité de mener leurs troupeaux sur le versant espagnol du pic du Montareing et de la passade de Montareing. Les vastes estives proches du lac Mariola, étaient parfois le théâtre de rixes avec les bergers autochtones. La tradition orale des habitants, notamment ceux du hameau de la Soumère, fait état de plusieurs épisodes de violences. Les bergers sentenacois gagnaient ces hauts pâturages en empruntant le port de Martérat.

Village de montagne, Sentenac est riche d'une tradition fromagère (tomme réputée grâce à la richesse de certains pâturages en réglisse). Chaque structure de fabrication était organisée sur le mode de la "coopérative", la cabane. Chaque lundi de Pâques, l'ensemble des éleveurs se réunissait dans les auberges afin de désigner le majoural. Le majoural détenait l'autorité et supervisait la vie dans les pâturages en attribuant à chacun une tâche.

Les pâtres de la cabane de la Coumière produisaient une tomme réputée  du fait de la  richesse  des pâturages en réglisse.

Au hameau d'Arpos se trouve une unité de fabrication de fromage fermier au lait cru de montagne. Basée sur le savoir-faire ancestral de toute une lignée familiale exploitant les hautes estives de Casabédé, cette fabrication s'inscrit dans la tradition familiale de la famille Jampaou. L'appellation du produit est la fromagerie L'Arpos.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sentenac-d'Oust fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre, chasse,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Croix au col de Catchaudégué (893 m) en juin 2020. Le col est situé en limite des communes d'Alos et de Sentenac-d'Oust en Ariège.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bassat, curé de la paroisse en 1736, présidait la conférence ecclésiastique du district et réalisait les examens théologiques des futurs prélats.
  • Paul Barrau, Résistant et passeur. À la suite de l'assassinat de son frère Louis par les miliciens et les Allemands à Aubayech, se rendit à cheval, à la barbe des Allemands dans la demeure familiale afin de se recueillir devant la dépouille de son frère. Après s'être caché plusieurs jours sur les hauteurs de l'Artigue d’Esbints, il réussit à passer en Espagne. Incarcéré à Miranda, il rejoignit l'armée de la France libre en Afrique du Nord et participa au débarquement de Provence.
  • Daniel Giraud, né en 1946 à Marseille, écrivain, essayiste libertaire, musicien de blues sous le nom de scène de Dan Giraud.
  • François Sans : écrivain, a publié "Annétous", éditions "Les Amis de Sentenac en Couserans - Sujet Libre", 1991.
  • Jean-Joseph Peyronne, "Clameurs et misères en Couserans", Éditions Lacour, 2000.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chroniques de Sentenac en Couserans, 7 numéros parus.
  • Jean-Joseph Peyronne, Clameurs et misères du Couserans- XVIIIe-XIXe siècles, Éditions Lacour, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. Philippe Chapu, « Sentenac-d'Oust, église Saint-Jacques. », Sauvegarde de l'Art français,‎ (lire en ligne)
  14. « LF0924 - La Plagne Bouirex », sur basulm.ffplum.fr,