Nicolas Victor Fonville

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Nicolas Victor Fonville
Nicolas fonville.jpg

Nicolas Victor Fonville vers 1850.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Mouvement
Distinctions
Médaille à L'exposition de Nîmes en 1854.

Nicolas Victor Fonville — dit Fonville Père —, né le à Thoissey (Ain) où il est mort le , est un peintre paysagiste, lithographe et graveur français.

Il est le père du peintre Horace Antoine Fonville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Victor Fonville est le fils de Marguerite Guinet et Claude François Fonville, qui était secrétaire en chef de l'administration municipale du canton de Thoissey.

Il perd son père en 1820 et vient s'installer à Lyon avec sa mère. Il trouve un emploi chez un imprimeur-lithographe, Horace Antoine Sastre, dit Brunet, qui appréciant ses qualités de travailleur mais aussi ses dispositions pour le dessin, le confie à Augustin Thiérriat.

Pendant deux ans, il étudie le dessin et la peinture à l'École des beaux-arts de LyonAntoine Duclaux et Augustin Thiérriat lui prodiguent leurs conseils avisés.

Encouragé par des amis comme Charles Gleyre, Sébastien Cornu et Isidore Flacheron, il part en 1828 à Rome, voyage qu'il fait en grande partie à pied en compagnie d'Antoine Guindrand. Après une année passée à Rome, ayant contracté les fièvres des marais pontins, il rentre en France.

De retour à Lyon, il épouse le 23 janvier 1830 la fille de son patron, Joséphine Sastre, dite Brunet, avec laquelle il a sept enfants. Il perdit deux filles et deux garçons. Ne survécurent qu'un fils, Horace, et deux filles, Louise et Marie.

Précurseur dans le domaine de l'enseignement de la peinture, Nicolas Fonville est le premier qui ouvre en 1831, rue des Bouchers[2], une école de peinture de paysage. Avant lui, on apprenait le paysage par le biais de la copie de gravure ou en sollicitant les professeurs de l'École des beaux-arts qui peignaient des paysages à titre privé. L'atelier de Nicolas Fonville est fréquenté par des talents aussi divers que Alfred Bellet du Poisat, Louis-Hilaire Carrand, Louis Guy, Chevallier, Francisque Gabillot, Girardon, Gustave Karcher, Paul Saint-Olive ou son fils Horace Antoine Fonville. Il leur enseigne la peinture en plein air, sac à dos[3] et palette à la main, dans la campagne lyonnaise environnante et en Bugey.

Nicolas Victor Fonville, dont on faisait grand cas de l'avis artistique, intervient auprès des parents de son ami François-Auguste Ravier pour lui permettre d'abandonner son notariat afin de commencer une carrière de peintre paysagiste.

Au décès d'Antoine Lorin[4], sa veuve Françoise, également native de Thoissey et amie de Nicolas Fonville, sollicite celui-ci pour ses conseils artistiques relativement aux tableaux du couple. Le musée Lorin fut ainsi créé en 1854 dans l'hôtel de ville de Bourg-en-Bresse. Le legs constitua la première dotation d'œuvres de ce qui est devenu le musée de Brou.

En 1852, Nicolas Fonville se retire à Thoissey, il achète un terrain montée Challes où il fait construire une maison et un atelier.

Au collège de Thoissey dont il est professeur de dessin, il développe le goût des arts chez ses jeunes élèves[5].

Il meurt dans sa maison le 12 novembre 1856 à onze heures du matin et repose au cimetière de Thoissey.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Salon de Lyon de 1832 à 1852.
  • Salon de Paris de 1840 à 1849.
  • Musée Royal à Paris le 5 mars 1840 : Vue de Lyon, prise du clos de l'école vétérinaire
  • Exposition de la Société des amis des arts, Lyon 1841 : Vue de Chatillon-d'Azergues n°10
  • Exposition de Nimes en 1854, une médaille lui est décernée

Musées[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • Promenade à Lyon, 1831
  • Vues de Lyon, 24 lithographies de Lyon
  • Uriage et ses environs, 11 lithographies autour d'Uriage-les-Bains

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suivant son acte de naissance : le neuf frimaire de l'an quatorze de la République.
  2. Aujourd'hui rue Hyppolite Flandrin dans le quartier des Terreaux.
  3. Nicolas Fonville est représenté avec son sac à dos à deux reprises : peint par son ami Jean-Marie Reignier et dessiné par son ami Chaine.
  4. Né à Thoissey le 23 décembre 1779.
  5. dont Léon d'Allemagne (alias Dallemagne) qui étudia ensuite avec Antony Viot et François-Louis Français

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Joseph Verzier, La lithographie dans les vues de Lyon, Lyon, impr. de M. Audin, 1938
  • Élisabeth Hardouin-Fugier et Étienne Grafe, Répertoire des peintres lyonnais du XIXe siècle en Bugey, catalogue d'exposition, Centre d'art contemporain, Lacoux, 1980
  • L. Desbat, Visage de l'Ain, 1984
  • Marie-Dominique Nivière (dir.), L'Ain, ses peintres d'hier : dictionnaire des peintres de l'Ain, musée de Brou, Bourg-en-Bresse, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]

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