Beauregard (Ain)

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Beauregard
Beauregard (Ain)
Mairie de Beauregard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Dombes Saône Vallée
Maire
Mandat
Daniel Dompoint
2020-2026
Code postal 01480
Code commune 01030
Démographie
Gentilé Beauregardiens
Population
municipale
848 hab. (2018 en diminution de 3,2 % par rapport à 2013)
Densité 902 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 10″ nord, 4° 45′ 07″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 240 m
Superficie 0,94 km2
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trévoux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Beauregard
Liens
Site web mairie-beauregard.fr

Beauregard est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Beauregard est située sur la rive gauche de la Saône, à 35 km au nord et en amont de Lyon, sur la rive opposée de Villefranche-sur-Saône qui se situe à 1 km à l'ouest et à 46 km au sud-ouest de Bourg-en-Bresse.

La rivière la Saône marque la frontière naturelle à l'ouest avec Villefranche-sur-Saône. La commune de Fareins est située en amont, au nord, celle de Jassans-Riottier en aval, au sud, et celle de Frans à l'est, sur les collines est de la Saône.

Rose des vents Fareins Rose des vents
Villefranche-sur-Saône
(Rhône)
N Frans
O    Beauregard    E
S
Jassans-Riottier

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Beauregard est située au flanc d'une petite colline le long du val de Saône.

L'altitude de la mairie de Beauregard est de 180 m environ et le point le plus haut de la commune se situe à 234 m au lieu-dit La Grand Croix. La superficie de Beauregard est de 0,94 km2.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 113 du Réseau interurbain de l'Ain. La ligne relie entre autres Belleville-en-Beaujolais, Montmerle-sur-Saône, Fareins, Jassans-Riottier, Trévoux et Saint-Germain-au-Mont-d'Or avec une fréquence d'environ h 30 entre chaque bus.

Ne faisant pas partie de la Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône, la commune n'est pas desservie par le réseau de transport en commun de l’agglomération nommé Réseau Libellule.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Beauregard est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[4] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (47 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (46,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,3 %), zones urbanisées (28,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (18,1 %), eaux continentales[Note 3] (8,9 %), terres arables (4,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de la phrase « de bello regardo, parrochie Montagniaci » en 1436. Sa traduction depuis le latin nous donne « à propos de ce qui concerne la guerre, paroisse de Montagnac. »

L'origine de ce toponyme est donc probablement une francisation de « Bellum Regardum », c'est à dire « qui concerne la guerre », ayant entraîné un glissement sémantique vers « beau à regarder » ou encore « disposant d'une belle vue ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Borne de l'ancienne limite entre Fareins et Beauregard.

Vers 1050[11], la seigneurie est donné à Guichard II de Beaujeu par Artaud-le-Blanc, vicomte de Mâcon.

Vers 1260, pour protéger Villefranche-sur-Saône de la maison de Savoie, Guichard de Beaujeu, seigneur de la Dombes, demande à son vassal Gui de Chabeu, seigneur de Saint-Trivier-en-Dombes, de construire un château fort sur la rive opposée, au-dessus de la Saône. Beauregard tire son nom au milieu du XIXe siècle du château alors bâti en 1290 sur les hauteurs mais le nom de la commune était à l'origine Fareins-lès-Beauregard. l'église de Lyon revendique le fief. Sa possession entraîne des luttes répétées au cours du XIVe siècle, le château est saccagé à plusieurs reprises et en 1337, la toiture est refaite en pierre et en tuiles. Le château de Beauregard devient alors le siège de la justice en Dombes jusqu'en 1400.

Le 23 juin 1400[12], Édouard II, sire de Beaujeu, donne la seigneurie à Louis II, duc de Bourbon. Marie de Berry, duchesse de Bourbon, le fait aménager en 1420 pour y habiter. La fortification est réparée et renforcée en 1465. La justice de Dombes y revient de 1484 à 1502 sous Pierre II de Bourbon qui, avec sa femme Anne de Beaujeu, rénove l'édifice.

Confisqué par François Ier, le château est racheté par le prince des Dombes en 1572. En 1699, le duc du Maine et le prince des Dombes y installent une fabrique de glaces (Saint Gobain), qui ferme en 1735. Vendu en 1725 à Pierre de Sève, baron de Flèchères, il est désaffecté et tombe en ruine. En 1860, Henry Bouchet, fils de Pierre-Albert Bouchet, ancien député de l'Ain et propriétaire d'un château à Fareins, le rachète.

Un violent incendie ravage une très grande partie du village, très peu d'anciennes maisons sont épargnées mais il est rapidement reconstruit. La restauration des boiseries, orfèvreries et peintures commence au XIXe siècle et continue au début du XXIe siècle.

Beauregard tire son nom au milieu du XIXe siècle du château alors bâti en 1290 sur les hauteurs mais le nom de la commune était à l'origine Fareins-lès-Beauregard. Par décret du , le hameau du Marronnier appartenant à la commune de Fareins, a été transféré à Beauregard[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Beauregard est membre de la communauté de communes Dombes Saône Vallée, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Trévoux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[14].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[15]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Trévoux pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[15], et de la deuxième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[16].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 André Deville    
2001 2014 Maryse Decote    
2014 En cours Daniel Dompoint SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 848 habitants[Note 4], en diminution de 3,2 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278283307329346325353350371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
354362337334354310302251223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
251285262220220240257276392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
514584531666868817892869886
2018 - - - - - - - -
848--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Son porche fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1996.
Il est inscrit[22] à l’inventaire national des monuments historiques. Il date du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021)
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (notice BnF no FRBNF30556006, lire en ligne), p. XXXVIII.
  12. Thèse de doctorat d'Olivier Mattéoni en 1994 "Servir le prince les officiers des ducs de Bourbon à la fin du Moyen Age (1356-1523)"
  13. Région Auvergne-Rhône-Alpes, « Présentation de la commune de Beauregard - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur patrimoine.auvergnerhonealpes.fr (consulté le 30 juillet 2020)
  14. « communauté de communes Dombes Saône Vallée - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  15. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Beauregard », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  16. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  17. « Les maires de Beauregard » (consulté le 23 juin 2010)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Notice no IA01000081, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]