Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT

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Les syndicats généraux de l'Éducation nationale (Sgen-CFDT) sont des syndicats interprofessionnels implantés dans chaque académie et rassemblés au niveau national au sein de la fédération des Sgen-CFDT, elle-même affiliée à la Confédération française et démocratique du travail (CFDT) et membre du Comité syndical européen de l'éducation et de l'Internationale de l'éducation.

Les Sgen-CFDT défendent les intérêts de tous les personnels :

Organisation[modifier | modifier le code]

Les Sgen-CFDT ont la particularité de rassembler tous les personnels des ministères et établissements concernés, quel que soit leur métier ou leur statut, dans un même syndicat :

La secrétaire générale du SGEN-CFDT est depuis le 2 décembre 2016 Catherine Nave-Bekhti, professeure de sciences économiques et sociales. Elle succède à Frédéric Sève (2012-2016) et Thierry Cadart (2007-2012), aujourd'hui membres de l'exécutif confédéral de la CFDT et à leur prédécesseur Jean-Luc Villeneuve, aujourd'hui président de l'Iréa, Institut de recherches, d'études et d'animation et vice-président de l’HIMASE (association pour l’histoire des militants associatifs et syndicaux de l’éducation)[2].

Les syndicats Sgen-CFDT[modifier | modifier le code]

  • en Métropole :
    • 26 Sgen-CFDT académiques (1 par académie), intercatégoriels et interprofessionnels « de la maternelle à l'université », qui se sont substitués à une organisation départementale ou infradépartementale en vigueur depuis la fédéralisation de 1983[3],
    • le Sgen-CFDT de l'administration centrale (ministères de l’Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche),
    • le Sgen-CFDT Recherche EPST : personnels des établissements publics à caractère scientifique et technique (CNRS, INSERM, INRIA, INED, Institut Pasteur, IFSTTAR...),
    • le Syndicat national des médecins de santé publique de l'Éducation nationale (SNAMSPEN), créé en 1965 et membre de l'union confédérale des médecins salariés de France, est affilié au SGEN-CFDT depuis le 17 décembre 2015, renforçant ainsi le pôle santé/sociaux de la fédération[4]
    • le Syndicat des travailleurs de la recherche extra-métropolitaine (STREM) : personnels de l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Représentativité[modifier | modifier le code]

Lors des élections professionnelles de 2018 au comité technique de l’Éducation nationale, lesquelles déterminent la représentativité syndicale, le Sgen-CFDT récolte 8,4 % des voix, et obtient un élu. Il demeure le troisième syndicat chez les enseignants et les personnels d'inspection, et le quatrième en incluant les personnels administratifs.

Dans l'enseignement supérieur et la recherche, il conserve en 2014 sa seconde place au comité technique des personnels enseignants titulaires et stagiaires de statut universitaire CTU (derrière la FSU) et sa troisième place au comité technique ministériel de l'enseignement supérieur et de la recherche CTMESR (derrière l'UNSA et la CGT)[5].

Histoire du SGEN[modifier | modifier le code]

Le Sgen a été fondé en 1937 en tant que syndicat national par trois universitaires : Guy Raynaud de Lage, François Henry et Paul Vignaux. Bien que statutairement laïque dès l'origine, il choisit alors de rejoindre la CFTC plutôt que la CGT mais ses fondateurs militent au sein de la tendance Reconstruction pour la déconfessionnalisation de la centrale chrétienne. Celle-ci devient effective en 1964, lorsque la CFTC vote sa transformation en CFDT.

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT est dirigé par un secrétaire général. Il compte également un président entre 1944 et 1947, l'historien et résistant Émile Coornaert (1886-1980).

Les congrès du SGEN-CFDT[modifier | modifier le code]

Graphisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les personnels de la formation et de l'enseignement privés en France disposent de leur propre fédération de syndicats au sein de la CFDT : il s'agit de la « FEP-CFDT ».
  2. http://irea-sgen-cfdt.fr/Villeneuve
  3. http://www.cfdt.fr/portail/sgen/vous-accompagner-/nous-contacter/annuaire-des-sgen-cfdt-rec_117299
  4. « LE SNAMSPEN REJOINT LA CFDT »,
  5. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid84477/resultats-des-elections-professionnelles-2014-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche.html
  6. Les 80 ans du Sgen-CFDT, 1937-2017, Sgen-CFDT, 2017
  7. http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/12/07122012Article634904613989331691.aspx
  8. Bineta Ndiaye, « Catherine Nave-Bekhti, nouvelle secrétaire générale du Sgen-CFDT », sur SGEN-CFDT,
  9. École et Éducation, février-mars 1947, pp. 3 à 5
  10. École et Éducation, avril 1948 (n° 34), pp. 10 à 16
  11. École et Éducation, mai 1949, pp. 9 à 23
  12. J.-F. Launay, « Sgen-CFDT : 1982 la fédéralisation à Forges-les-eaux »,
  13. « Textes adoptés au congrès du SGEN-CFDT – Brest 11-15 mai 1998 », sur SGEN-CFDT.
  14. « 7e congrès fédéral, Libourne mai 2001 », sur SGEN-CFDT.
  15. « 8e congrès fédéral – Illkirch 10-14 mai 2004 », sur SGEN-CFDT.
  16. « 9e congrès fédéral – Mons-en-Barœul 21-25 mai 2007 », sur SGEN-CFDT.
  17. Congrès "technique" permettant notamment le report d'un an du 10e Congrès ordinaire.
  18. « 10e congrès fédéral – Décines 21-25 mai 2012 », sur SGEN-CFDT.
  19. Muriel Bernard, « Franck Loureiro (SGEN-CFDT) : “Les réformes scolaires sont plutôt bonnes, mais mal expliquées” », sur Le Dauphiné, .

Liens externes[modifier | modifier le code]