Saint-Romain-au-Mont-d'Or

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Romain.
Saint-Romain-au-Mont-d'Or
Image illustrative de l'article Saint-Romain-au-Mont-d'Or
Blason de Saint-Romain-au-Mont-d'Or
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Pierre Curtelin
2014-2020
Code postal 69270
Code commune 69233
Démographie
Gentilé Saromagnots[1].
Population
municipale
1 146 hab. (2014)
Densité 437 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 19″ nord, 4° 49′ 25″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 492 m
Superficie 2,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon

Voir sur la carte administrative de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Saint-Romain-au-Mont-d'Or

Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon

Voir sur la carte topographique de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Saint-Romain-au-Mont-d'Or

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Romain-au-Mont-d'Or

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Romain-au-Mont-d'Or
Liens
Site web www.st-romain-mt-dor.mairies69.net/

Saint-Romain-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cette commune est située sur la rive droite de la Saône à environ 10 km au nord de Lyon, en bordure des Monts d'Or. Le site de Saint-Romain est contraint, en cuvette à la confluence des ruisseaux débouchant des deux vallons. Le village historique se situe à 700 m de la rivière, entre 195 et 220 m d'altitude, soit 30 à 50 m au-dessus de son niveau. Il est coupé de la Saône par la ligne SNCF qui comporte sur ce tronçon quatre voies. Une halte et un passage à niveau existaient jusque dans les années 1950.

Lieux-dits et quartiers[modifier | modifier le code]

L'habitat est groupé à part les deux hameaux isolés du Nid et du Mont Thou.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Couzon-au-Mont-d'Or Rochetaillée-sur-Saône Rose des vents
N
O    Saint-Romain-au-Mont-d'Or    E
S
Saint-Cyr-au-Mont-d'Or Collonges-au-Mont-d'Or

Relief[modifier | modifier le code]

L'altitude s'élève sur les pentes du mont Cindre (470 m) et du mont Thou (609 m.). Le point culminant de la commune est à 492 m, au lieu-dit Pelocet. On note la présence de falaises qui dominent le village et qui sont en fait les fronts de tailles des anciennes carrières. Hauts de 20 m en moyenne, ils dominent des glacis d'éboulis constitués des pierres dépourvues de valeur commerciale pour les carriers.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est coupé de la Saône par la voie ferrée et la route, mais deux pans inclinés donnent accès à la rivière. Les eaux de ruissellement dévalent en pente raide en direction de la Saône par les vallons d'Arche et du Pinay, qui abritent des ruisseaux permanents. La source de l'Arche soutenait le débit de l'aqueduc des Monts d'Or et donne naissance au ruisseau d'Arche, celle du Pinay à celui du Pinay, qui alimentent la fontaine de la Coquille. Après leur confluence, ces deux ruisseaux sont souterrains dans la traversée du village, et alimentent le lac du parc de l'institution du Prado ainsi qu'une cascade artificielle qui se déverse rue des eaux vives. D'autres sources pérennes existent : une au chemin de l'Éperon, dont l'écoulement passe sous les voies SNCF (cours visible rue du Vieux Moulin). une dans le bois de Charézieux, qui s'écoule par un passage sous les voies de chemin de fer une qui existait à la ferme de la Bessée et qui a longtemps permis la culture du cresson. Le village a compté jusqu'à récemment un lavoir de plus à la place de l’actuelle caserne des Pompiers. Dans le vieux village, l'eau est à entre trois et dix mètres sous le niveau du sol (profondeur moyenne des puits) : elle est de bonne qualité, avec la présence d'invertébrés caractéristiques d'un faible niveau de pollution (constat fait sur une parcelle près de la rue du Charroi).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La desserte routière est assurée par la départementale 51 qui longe la Saône, et par la départementale 89 (route de Collonges). La départementale 51 est pourvue de bandes cyclables rétrécies par un îlot central, rendant le dépassement des cyclistes impossible sur plusieurs centaines de mètres. Il n'y a pas de doubles sens cyclables sur la commune alors que le plan de circulation et le gabarit de certaines rues le permettrait.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La ligne de bus 43 des transports en commun lyonnais (TCL) dessert le village, avec sept passages par jour au centre bourg (rue du Lavoir), et un toutes les demi-heures en heure creuse sur le quai de Saône à 700 m du vieux bourg, de 5 h à minuit.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares SNCF les plus proches sont Couzon-au-Mont-d'Or1,5 km) et Collonges-Fontaines2,5 km), desservies par les TER Villefranche-Lyon-Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

En 1866, A. Falsan rapporte la découverte du site de la profonde grotte de la Luée, cachée dans les replis de la falaise, au-dessus d'une source. Il estime qu'elle constitue bon abri et point d'observation[réf. nécessaire]. On y découvre des débris de silex et de foyers. Il mentionne aussi trois haches en jadéite et serpentine, trouvées à Tupoly et Chanelette, outils de pionniers du Néolithique, partis à la conquête de terres nouvelles. Ces derniers pratiquent des activités agro-pastorales, de chasse et de pêche, d'ailleurs conservées par les populations de la fin de l'âge du bronze dont on a exhumé des traces en fondant l'extension du bourg.

À l'époque romaine, une villa semble avoir existé sur les pentes du Mont Thou. Par ailleurs, l'aqueduc des monts d'Or contourne la combe et coupe la route du mont Thoux à la cote 300. La source du vallon de l'Arche contribuait à son alimentation.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIe siècle, on parle de « Saint-Romain de Couzon » car le village, tout en étant possession des archevêques de Lyon, dépend du château de Couzon. Refusant de contribuer à l'entretien et à la garde de ce dernier, les habitants obtiennent le droit en 1403, de se réfugier au cœur du bourg, dans la tour des dîmes, dont la base est toujours debout. À cette époque, les chanoines du chapitre de Saint-Paul font déjà cultiver un fructueux vignoble dont le produit de 5 120 ânées, charges d'un âne correspondant chacune à 93 litres) est conduit dans des tonneaux au port de Saône. De là, le vin est embarqué sur les longues « sapines » jusqu'au port Saint-Paul à Lyon, jouxtant les caves de l'église.

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1584, l'archevêque Pierre IV d'Épinac, en échange d'un hôtel à Paris, cède sa seigneurie à la famille Croppet, originaire de Cologne, détenant le privilège de faire sonner la grosse cloche de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, à l'occasion du décès d'un de ses membres. C'est ainsi que le village, libéré de la tutelle de l'Église, sert de refuge en 1630 à un temple protestant transféré d'Oullins et maintenant détruit. Enfin, au terme d'un long procès entre le châtelain de Couzon et le seigneur de Saint-Romain, le Parlement de Paris établit en 1661 une séparation définitive des juridictions et des territoires. De cette époque datent plans et croquis fixant l'image d'une bourgade d'une soixantaine de constructions. Au milieu, serpente le ruisseau de l'Arche, actionnant trois moulins qui se font concurrence. Plus bas, au-dessus de la Saône, on note un four à chaux, proche d'une tuilerie, ouverte en 1649 et dont une rue a conservé le nom.

Le buste du naturaliste Pierre Poivre[2] décédé à Saint-Romain

Le long du grand chemin de Couzon à Lyon, actuellement chemin de l'Éperon, André Merlat obtient en 1651, le permis de clore son domaine de la Fréta. C'est la naissance d'un lieu où, un siècle plus tard le naturaliste Pierre Poivre, à la suite de son long périple jusqu'en Chine, vient finir ses jours. Il fait alors appel à l'architecte en vogue Soufflot, pour dessiner un jardin extraordinaire. À cette même époque, au côté du premier moulin en amont s'élève un grand château occupé par la famille de Murard.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Romain-Libre[3].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'âge d'or des campagnes, les Saromagnots, au nombre de 268 en 1880, vivent toujours au rythme de leurs moulins, de l'exploitation de la pierre, de la production de fourrage, de céréales et de fromages de chèvre. Le vignoble, touché par le phylloxéra à la fin du siècle, cède place aux arbres fruitiers qui font du vallon un verger. On relève enfin l'exploitation éphémère d'une mine de fer au Chavant, dont le minerai était livré à Givors par la Saône, ainsi qu'une fabrique de cordes et une blanchisserie de lin, chanvre et lin étant autrefois cultivés en alternance. L'abondance des lavoirs, quatre dans le centre, maintient les blanchisseuses en activité jusqu'au XXe siècle. Le chansonnier d'origine lyonnaise Pierre Dupont (1821-1870) qui a passé son enfance à Rochetaillée de l'autre côte de la Saône venait souvent à Saint-Romain. Il fut amoureux d'une jeune fille du village, et a laissé deux chansons évoquant la beauté du village et de son site.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux années 1960, Saint-Romain-au-Mont-d’Or est un village des monts d'Or lyonnais, vivant encore au rythme des saisons et replié sur lui-même malgré la proximité de Lyon, à 10 km. Les anciens disaient entendre le bourdon de la basilique de Fourvière, brisé en 1919, les jours de grande fête religieuse et par vent du midi, mais les communications avec la grande ville étaient moins fréquentes, et la commune n’était pas une commune urbaine selon l’INSEE (2/3 des actifs se dirigeant vers la ville centre pour travailler). Saint-Romain fonctionnait davantage avec le val de Saône qu’aujourd’hui, et conservait cinq fermes en activité, tout en restant une villégiature de bourgeois lyonnais attirés par le calme et la fraîcheur l’été si près de Lyon.

L'histoire de ce petit bourg, immobilisé « tel un décor de pastorale » selon Josse[réf. nécessaire], mais revendiquant son indépendance et son identité, se place aujourd'hui sous le signe de la résistance. Une voie nouvelle détourne la circulation et dessert une salle polyvalente intégrée à un quartier d'habitation qui prolonge les cheminements du village. Depuis l'an 2000, la vigne disparue en 1988 regagne les anciennes friches. Le fond de la cuvette mesure à peine 150 m de large, et tout de suite, les versants s’élèvent en pentes fortes en direction des crêtes qui commandent le vallon d’une hauteur pouvant atteindre 200 m. Les parties les moins pentues ont été peu à peu urbanisées, tout d’abord par des pavillons dans les années 1970-80 (les Séguines), puis dans les années 2000 à l’occasion de la ZAC du Nouveau Bourg, opération qui divisa le village en son temps. La ZAC a revitalisé le village en accueillant de nouveaux habitants, en créant une salle polyvalente, et amélioré son fonctionnement en créant une déviation de l'étroite et sinueuse rue de la République où le croisement des véhicules est difficile.

aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Actuellement, il reste une seule ferme en activité à Saint-Romain, située rue du Charroi. Les commerces sont : une épicerie ouverte six jours sur sept, qui fait aussi bureau de tabac, relais postal, dépôt de bouteilles de gaz, une taverne qui vend notamment des produits biologiques, un bar restaurant et un institut de beauté ouverts tous deux à l'été 2010, et sur le quai, en lien avec la route départementale, un restaurant, un carrossier, une entreprise de bâtiment, un vendeur de combustibles de chauffage. La commune abrite également le siège social d'Artprice leader mondial de l'information sur l'art et la Demeure du Chaos.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Romain-au-Mont-d'Or se blasonnent ainsi :

De gueules aux deux broches passées en sautoir, à la masse renversée brochant en pal, accostées à dextre de deux têtes de chèvre l'une sur l'autre et à senestre d'un lion, accompagnées en pointe d'une source avec ruisseau, le tout d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois grappes de raisin, tigées et feuillées aussi d'or[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Pierre Dumont DVD  
2008 2014 Françoise Revel    
2014 en cours Pierre Curtelin    
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2013[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget de la commune était constitué ainsi[6] :

  • total des produits de fonctionnement : 668 000 , soit 612 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 537 000 , soit 491 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 149 000 , soit 136 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 531 000 , soit 486 par habitant.
  • endettement : 1 011 000 , soit 926 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,93 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 34,86 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Elle est également membre du syndicat mixte des Monts d'Or[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 146 habitants, en augmentation de 10,3 % par rapport à 2009 (Métropole de Lyon : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 419 456 459 352 331 330 327 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
305 319 277 254 258 215 216 201 232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245 267 234 264 330 330 317 270 386
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
712 728 742 919 904 948 1 124 1 024 1 146
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Romain-au-Mont-d'Or.
Le château de la Bessée illustré par Joannès Drevet (1854–1940).
  • Église de Saint-Romain-au-Mont-d'Or[11],[12]
  • Réservoirs d'aqueduc du Vallon d'Arche (vestiges)[13]
  • Maison d'enfants à caractère social Les Alizés
  • Manoir de la Bessée[14]
  • Au centre du village se trouve la Demeure du Chaos, une création controversée de Thierry Ehrmann, face à laquelle un voisin a créé la « Maison de l'Eden ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Poivre, administrateur colonial et agronome français, fut propriétaire du Château de la Freta.
  • Thierry Ehrmann, artiste et homme d'affaires français

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]