Saint-Martin-l'Astier

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Saint-Martin-l'Astier
Saint-Martin-l'Astier
L'église Saint-Martin de Saint-Martin-l'Astier.
Blason de Saint-Martin-l'Astier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Vallée de l'Isle
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Jean-Luc Tomski
2014-2020
Code postal 24400
Code commune 24457
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
139 hab. (2015 en augmentation de 2,96 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 22″ nord, 0° 19′ 45″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 147 m
Superficie 9,40 km2
Localisation

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Saint-Martin-l'Astier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Isle en amont de la Roche.

Localisée à l'ouest du département de la Dordogne et incluse dans l'unité urbaine de Mussidan[1], la commune de Saint-Martin-l'Astier est arrosée au sud par l'Isle qui la sépare de Saint-Médard-de-Mussidan. À l'ouest, la commune est bordée par un petit affluent de l'Isle, le Grolet, qui sert de limite naturelle entre Saint-Martin-l'Astier et successivement, Saint-Michel-de-Double et Saint-Laurent-des-Hommes. Le nord du territoire communal fait partie de la forêt de la Double.

L'altitude minimale, 39 mètres, se situe au sud-ouest, là où l'Isle quitte la commune et sert de limite entre Saint-Laurent-des-Hommes et Saint-Médard-de-Mussidan, juste en amont du barrage de Chandos[2]. Le point culminant avec 147 mètres se trouve à l'extrême nord-est, en forêt de la Double au lieu-dit les Chaumes[3].

Le minuscule village de Saint-Martin-l'Astier, traversé par la route départementale 3, est situé, en distances orthodromiques, quatre kilomètres au nord-ouest de Mussidan et quatorze kilomètres à l'est-nord-est de Montpon-Ménestérol.

La commune est également desservie à l'est et au nord par la route départementale 38. Au nord, le sentier de grande randonnée GR 646 parcourt le territoire communal en forêt de la Double.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Martin-l'Astier
Saint-Michel-de-Double Saint-Étienne-de-Puycorbier
Saint-Laurent-des-Hommes Saint-Martin-l'Astier Saint-Front-de-Pradoux
Saint-Médard-de-Mussidan

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle, et à l'abbaye de Saint-Astier dont dépendait l'église au XIIe siècle[4]. Le terme Astier pourrait également désigner le bras secondaire d'une rivière, une zone inondable ou marécageuse[5].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Martin l'Astier[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu remonte à l'an 1144, sous la forme Sanctus Martinus de Laster. Le nom évolue ensuite en Sanctus Martinus subtus Moissida (« Saint Martin sous Mussidan »), tenant compte de la proximité de Mussidan, avant de se fixer à la graphie actuelle dès le XIVe siècle[4].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Saint Martin Lastier »[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Martin-l'Astier intègre dès sa création la communauté de communes du Mussidanais en Périgord. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1836 (1848 ou 1849) Guillaume Dufourgt    
1849 1865 Louis Montillaud    
1865 1871 Léonard Durant    
1871 1872 Mathieu Bergerie    
1872 1876 Léonard Durand    
1876 (1876 ou 1877) Jean Casset    
(1876 ou 1877) 1878 E. Tavernier    
1878 1892 Jean Malmoustier    
1892 mai 1904 Michel Petit    
mai 1904 1912 Henri Faure    
mai 1912 1944 Henri Picard    
novembre 1944 mars 1959 Jean Clerc (père) SE Agriculteur
mars 1959 juin 1995 Jean Clerc (fils) SE  
juin 1995 (réélu en mars 2014) en cours Jean-Luc Tomski SE Électrotechnicien

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Martin-l'Astier se nomment les Saint-Martinois[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 139 habitants[Note 1], en augmentation de 2,96 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232234322323386401341334311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313309290262263255274234199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
218217188159152149152125145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
119128120140152137138126138
2015 - - - - - - - -
139--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[13], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent soixante-sept personnes, soit 48,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a diminué par rapport à 2007 (sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte dix établissements[14], dont trois au niveau des commerces, transports ou services, deux dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux dans l'industrie, deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et un dans la construction[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Située au sud de la forêt de la Double et bordée par l'Isle, la commune représente un grand intérêt pour la faune et la flore locales. Des zones de protection y sont donc délimitées.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le Grolet en période de sécheresse.

Deux sites Natura 2000 sont présents sur le territoire communal.

La vallée du Grolet fait partie des vallées de la Double, considérées comme site important par le réseau Natura 2000 pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[20],[21]. On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri) [20].

Depuis Périgueux jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, l'Isle et sa vallée, ensemble de prairies et de cultures, représentent un site très important pour le vison d'Europe ainsi que pour une libellule : le gomphe de Graslin (Gomphus gaslinii). Outre la cistude d'Europe et l'écrevisse à pattes blanches, on y trouve également des aires de reproduction de six espèces de poissons dont des lamproies et des aloses[22].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Sur toute sa bordure sud, la commune présente une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2 qui comprend la totalité de la vallée de l'Isle : la « vallée de l'Isle de Saint-Médard-de-Mussidan à Montpon ». Ce site de prairies alluviales humides est favorable à une flore spécifique ainsi qu'à une avifaune diversifiée qui y passe l'hiver (vanneaux, pluviers, hérons cendrés) ou qui y niche (chouettes chevêches, pies-grièches)[23],[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-l'Astier Blason Parti : au 1er d'azur à trois pattes de griffon d'argent, au 2e d'or à trois bandes de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Unité urbaine 2010 de Mussidan (24204) selon le zonage de 2010, Insee, consulté le 23 août 2016.
  2. Bge 39 sur Géoportail (consulté le 19 avril 2011).
  3. altitude 147 sur Géoportail (consulté le 19 avril 2011).
  4. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord,éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 347
  5. Karine Vieilleville et Hubert Guillaumard, Saint-Martin-l'Astier, Périgueux, , 164 p., p. 11
  6. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 novembre 2013.
  7. St Martin Lastier sur Géoportail (consulté le 20 novembre 2013).
  8. Fiche commune Saint-Martin-l'Astier, Union des maires de la Dordogne, consultée le 24 novembre 2016.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2015.
  14. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 10 octobre 2015).
  15. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2015.
  16. Église de Saint-Martin-l'Astier, document rédigé par l'« Association accueil et patrimoine à Saint-Martin-l'Astier », disponible à l'intérieur de l'église, consulté le 17 avril 2011.
  17. Information d'un nouveau panneau de signalisation touristique, à la suite d'une opération archéologique : Gaillard Hervé et Gensbeitel Christian, « Saint-Martin-l'Astier. Église Saint-Martin », Bulletin scientifique régional Aquitaine, 2013, p. 59-60.
  18. « Église », notice no PA00082870, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 avril 2011.
  19. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 240, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  20. a et b Vallées de la Double sur le réseau Natura 2000, consulté le 19 avril 2011.
  21. Carte des vallées de la Double sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 19 avril 2011.
  22. Vallée de l'Isle de Périgueux à sa confluence avec la Dordogne sur le réseau Natura 2000, consulté le 19 avril 2011
  23. [PDF] DIREN Aquitaine - Vallée de l'Isle de Saint-Médard-de-Mussidan à Montpon, consulté le 19 avril 2011.
  24. Carte de la ZNIEFF 2667 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 19 avril 2011.