Saint-Michel-de-Double

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Michel.

Saint-Michel-de-Double
Saint-Michel-de-Double
L'église Saint-Michel de Saint-Michel-de-Double.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Vallée de l'Isle
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Serge Durant
2014-2020
Code postal 24400
Code commune 24465
Démographie
Population
municipale
244 hab. (2015 en diminution de 8,27 % par rapport à 2010)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 50″ nord, 0° 17′ 24″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 126 m
Superficie 29,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Double

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Double

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Double

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Double

Saint-Michel-de-Double est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Un étang à proximité du bourg
de Saint-Michel-de-Double.

À l'ouest du département de la Dordogne, la commune de Saint-Michel-de-Double, comme son nom le laisse deviner, se trouve dans la forêt de la Double. Son territoire, essentiellement forestier et parsemé d'étangs, est arrosé par deux petits affluents de l'Isle : le Farganaud (ou Fayoulet), qui prend sa source au nord de la commune et le Grolet qui lui sert de limite à l'est avec Saint-Étienne-de-Puycorbier, et au sud-est avec Saint-Martin-l'Astier.

L'altitude minimale, 47 mètres, se trouve au lieu-dit le Moulin du Bost, là où le Grolet quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Laurent-des-Hommes et Saint-Martin-l'Astier. L'altitude maximale avec 126 mètres est localisée au nord, en bordure de la commune d'Échourgnac, près du lieu-dit le Meylier.

Implanté sur une hauteur et traversé par les routes départementales 13 et 40, le bourg, se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres au nord-ouest de Mussidan et treize kilomètres au nord-est de Montpon-Ménestérol.

La commune est également desservie par la route départementale 38 qui passe au nord du bourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-de-Double est limitrophe de sept autres communes, dont La Jemaye-Ponteyraud au nord, par un simple quadripoint.

Communes limitrophes de Saint-Michel-de-Double
Échourgnac La Jemaye-Ponteyraud Saint-André-de-Double
Saint-Barthélemy-de-Bellegarde Saint-Michel-de-Double Saint-Étienne-de-Puycorbier
Saint-Laurent-des-Hommes Saint-Martin-l'Astier

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune se nomme Sent Micheu de Dobla[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cette commune de 2 948 hectares, présente des traces d’occupation gallo-romaine.

On trouve mention du village sous les noms Sanctus Michael in Honorio Montis-Pavonis au XIIIe siècle et de Saint-Michael de Dupla au XVe siècle.

Comme dans les communes voisines, on trouvait à Saint-Michel-de-Double de nombreuses verreries au XVIe siècle, à la Font du Chose, au Perrier ou aux Verrières.

Le « château » de Saint-Michel, des XVIIe et XVIIIe siècles, brûlé en 1945, était un ancien repaire noble, constitué d’un corps de logis flanqué de deux pavillons entourés de douves et couvert de tuiles grises. On y trouvait des cheminées de la fin du XVIe siècle.

XIXe et première moitié du XXe siècle : les métamorphoses architecturales du village[modifier | modifier le code]

  • Nouveau cimetière :
En 1855, Georges Flouret, maire de Saint-Michel-de-Double, fait don d’un terrain à la commune pour servir à l’établissement d’un nouveau cimetière en périphérie du village et répondre ainsi aux nouvelles règles d’hygiène en la matière, tout en contribuant à l’amélioration du paysage villageois. En effet, le puits communal, installé dans une zone basse près du cimetière, puise l’eau dans la nappe qui en traverse le sous-sol.
Dès 1856, le cimetière alors situé autour de l’église, est déplacé à l’extérieur du village. Le mur qui l’entoure est construit en 1913. Le cimetière est agrandi en 1931.
L’ancien cimetière est devenu une place publique où se tiennent les foires au début du XXe siècle.
  • Écoles-mairie :
3 septembre 1883 : Construction du groupe scolaire École-mairie, l’école se tenant jusqu’alors dans une maison louée par la municipalité. Le conseil municipal se tenait généralement chez le maire.
1927 : Construction d’un mur autour des écoles « pour éviter les accidents qui pourraient arriver aux élèves » (délibération du conseil municipal, 31 juillet 1927).
1933 : Les instituteurs demandent la création d’une cantine scolaire « afin que les enfants des villages éloignés qui ne peuvent prendre le repas du midi chez eux trouvent une soupe chaude pendant les mauvais mois de l’hiver » (Délibération du conseil municipal du 12 novembre 1933 : le CM vote 500 francs).
  • Église :
Certaines parties de l’église, dans le chœur, datent du XIIe siècle.
1839 : Commande d’une nouvelle cloche pour l’église.
1896 : Construction du nouveau clocher néo-gothique de l’église, de 28 mètres de haut.
  • Les foires :
Vers 1892 sont créées deux foires annuelles à Saint-Michel-de-Double, le 3e vendredi de mars et le lundi de la fête patronale. On y échange bœufs, moutons, porcs, vaches et veaux. Elles disparaissent dans l’entre-deux-guerres.
  • PTT :
1912 : Installation d’un bureau de poste et télégraphe dans une maison acquise à cet effet par l’administration des Postes, télégraphes et téléphones. La commune est reliée au téléphone depuis 1911.
Le conseil municipal de Saint-Michel-de-Double décide en 1934 la construction d’un bâtiment de poste fort imposant pour la commune, situé face à l’église. Une annexe de ce bâtiment sert à la permanence hebdomadaire de la caisse locale de Crédit agricole de la commune. Il servira par la suite et sert encore de foyer municipal.
  • Monument aux morts :
115 habitants de la commune se sont cotisés pour payer ce monument, érigé devant l’école-mairie en 1922.
  • Cinéma :
À Saint-Michel, comme dans de nombreux villages, des propriétaires de cinémas itinérants projettent des films dans les auberges ou les cafés. Ainsi, dans les années 1930, grâce à une importante publicité par voie d’affiche, chaque séance mensuelle attire une bonne trentaine de personnes dans l’auberge Rey de Saint-Michel-de-Double.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Michel-de-Double intègre dès sa création la communauté de communes du Mussidanais en Périgord. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1830 1836 Chevalier    
1836 1843 Élie Dumouly-Beler    
1843 1847 Fougeront Defayot    
1847 1848 Deffarges    
1848 1855 Faurie    
1855 1865 Georges Flouret    
1865 1870 Jean-Pierre Deffarge    
1870 1878 Louis Deffarge    
1878 1892 Jean Montillaud Bonapartiste  
1892 1896 Léon Desplat Républicain  
1896 1912 François Rousseau Républicain de gauche  
1912 1919 Adrien Mallard Radical socialiste  
1919 1925 Paul Durand Républicain de gauche  
1925 1929 Clément Malecot    
1929 ? Henri Lespinasse    
    Roger Tamarel    
  1994 René Martrenchard    
1994[2] (réélu en mars 2014) en cours Serge Durant SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 244 habitants[Note 1], en diminution de 8,27 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 025594729517864832793794742
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
736759781669731706755711686
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
662659648591582540510488447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
419338263260285272278265247
2015 - - - - - - - -
244--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[7], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 120 personnes, soit 46,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-neuf) a augmenté par rapport à 2007 (dix) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte vingt-six établissements[8], dont onze au niveau des commerces, transports ou services, dix dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et deux dans la construction[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 1er avril 2014.
  2. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 29 août 2014.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 2 décembre 2015.
  8. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 2 décembre 2015).
  9. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 2 décembre 2015.