Mustapha Ourrad

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Mustapha Ourrad
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Relecteur-correcteur, journalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Mustapha Ourrad est un lecteur-correcteur[1] algéro-français, né le à Aït Larbâa[a] (Algérie) et mort le à Paris, lors de l'attentat au siège de Charlie Hebdo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin de mère à deux ans et de père à sept ans, Mustapha Ourrad est recueilli et élevé par deux de ses oncles. À l'issue de ses études secondaires, il entame des études de médecine à Alger avant de les abandonner[2], étant beaucoup plus intéressé par la culture, qu'il s'agisse d'art, de littérature ou de philosophie (Nietzsche était un de ses philosophes favoris). L'un de ses livres préférés était l'ouvrage d'Albert Cossery, Mendiants et Orgueilleux[3]. Son ami d'enfance, Ousmer, indique que Mustapha Ourrad aimait André Gide, Malraux et Baudelaire[2], « d’où d’ailleurs son surnom de “Mustapha Baudelaire” »[4].

Il quitte l'Algérie à l'âge de vingt ans et arrive en France en 1974, au terme d'un voyage payé par ses amis[3],[4],[b].

Il intègre le groupe d'édition Hachette où il travaille notamment, en qualité de correcteur, à la rédaction de l'encyclopédie Axis publiée par Le Livre de Paris, puis pour divers journaux dont Viva et Charlie Hebdo. C'est au siège du journal qu'il meurt assassiné le [3]. Il a été incinéré et ses cendres se trouvent au columbarium du Père-Lachaise (case no 2882) à Paris[5].

Il avait obtenu la nationalité française en décembre 2014[6].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Le , l'ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié, lui rend hommage ainsi qu'à Ahmed Merabet[7].
  • Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur, distinction décernée le à titre posthume[8].
  • Le (le premier jour de la nouvelle année amazighe 2965), les Kabyles de la diaspora lui rendent hommage au centre médico-légal de Paris[9].
  • Son nom ainsi que celui des sept autres journalistes de Charlie Hebdo ont été ajoutés au Newseum à Washington à la mémoire des reporters tués dans l'exercice de leurs fonctions[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aït Larbâa (en Kabylie), actuellement commune d'Aït Yenni est une localité intégrée depuis 1984 dans la commune de Aït Yenni.
  2. L'article de Tout sur l’Algérie évoque l'année 1978.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles de presse

Articles connexes[modifier | modifier le code]