Paul Gillon

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Paul Gillon
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Naissance
Décès
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AmiensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Paul Gillon (né le , à Paris, et mort le , à Amiens[1]) est un auteur français de bande dessinée[2]. Il est considéré comme l'un des maîtres de la bande dessinée de style réaliste. Son trait s'inspire de celui des créateurs américains des années 1930. Il travailla pour une foule de journaux et de magazines, de France-Soir à Pif Gadget en passant par Le Journal de Mickey.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Paul Gillon vécut une enfance difficile dans un milieu très modeste ; handicapé par la maladie, il ne découvre l'école qu'à douze ans.

Illustrateur et caricaturiste, il s'intéresse à la mode, au théâtre et au cinéma ; il tente de faire des affiches dans le milieu du show business, notamment pour illustrer les partitions des chansons célèbres. Dans les années 40, il fréquente les théâtres et les music halls de Paris et rencontre des vedettes afin de leur croquer le portrait. C'est un peu par hasard qu'il entame une carrière d'auteur de bande dessinée en profitant du boom de la Libération qui voit la naissance d'une foule d'illustrés. Dans l'hebdomadaire Vaillant, il reprend la série Lynx Blanc puis crée Fils de Chine et Cormoran. Il entre par la suite à France-Soir (où il publie 13 rue de l'Espoir entre 1959 et 1972) et au Journal de Mickey (Teva, La Déesse d’or, Le Temps des copains, Notre-Dame de Paris…).

À partir du milieu des années 1950, il devient un auteur reconnu et assez recherché pour sa maîtrise du style « réaliste » qui se prête aux récits d'aventure destinés à la jeunesse.

À partir des années 1970, sa carrière prend un nouveau tour. Amateur de science-fiction, il dessine Les Naufragés du temps sur un scénario de Jean-Claude Forest avant de continuer la série comme auteur complet. Il tâte aussi de la veine érotique avec La Survivante et Jehanne, dans L'Écho des savanes. Il est décédé en 2011 alors qu'il vivait depuis trente ans dans un petit village de la Somme dans une certaine discrétion. On l'a parfois comparé à Jean Giraud, alias Moebius. Paul Gillon était reconnu des vrais amateurs de bandes dessinées, mais il lui a manqué une grande série populaire pour vraiment laisser une trace auprès du grand public.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Autres récits complets (ébauche)[modifier | modifier le code]

  • Pillards de sable, Vaillant, 1951
  • Les Aventures de Rex, Radar, 1956 à 1958
  • La Déesse d’or, Le Journal de Mickey, 1961
  • Le Temps des copains, Le Journal de Mickey Sur le feuilleton télévisé de 1962.
    • Les Copains en vacances, 1962
    • Lucien et la Main verte, 1963
    • Le Gonfaron-Palace, 1963
    • Les Cent Sous de Gonfaron, 1964
  • Le Fantôme de Barbe Noire, Le Journal de Mickey, 1968

[…]

  • Black-Panache, le hors-la-loi, Je bouquine no 5, 1984 ; illustrations du récit de Pierre Pelot)
  • Comment les Grecs vivaient et rêvaient, GEO no 87, 1986 (Grêce antique)

[…]

À propos de Paul Gillon[modifier | modifier le code]

Études critiques[modifier | modifier le code]

Autour de ses séries[modifier | modifier le code]

  • Jérémie et la peau de chagrin dans le mensuel Schtroumpfanzine no 19, mai 1978, éd. Glénat
  • Le Temps des naufragés, parodie des Naufragés du temps par Roger Brunel in Pastiches t.4, 1986, éd. Glénat

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Paul Gillon, réalisateur Jean-Loup Martin, Cendrane Films / 8 Mont Blanc productions, 1997 (25 min.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’ultime naufrage de Paul Gillon », Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 27 mai 2011).
  2. Daniel Muraz, « Derniers souvenirs de Paul Gillon », Le Courrier picard,‎ (consulté le 10 décembre 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]