Entrevue (magazine)

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Entrevue est un magazine français mensuel de presse, qui analyse les dessous des médias, interviewe les acteurs du show-biz et enquête sur les crimes et délits divers.

Concept éditorial[modifier | modifier le code]

Ce magazine est un « masculin axé sur la vie des stars ».

Chaque couverture met en scène une star féminine ultra-sexy, qui pose ensuite pour quelques photos osées. Le sexe est omniprésent dans les rubriques.

Les rubriques du magazine sont « Zapping », « Interviews », « Médias », « Télé », « Radio », « Sexy », et « Internet ».

Le magazine s'appelait dans ses premiers numéros Interview, en 1992. Un hebdomadaire américain aussi appelé Interview fit un procès pour plagiat, lui rendant l'usage de ce nom interdit. Ainsi, il prit l'équivalent français en 1993 : Entrevue.

Le magazine Entrevue est publié par Hachette Filipacchi Médias, et est édité par la Société de conception de presse et d'édition (SCPE), dont le président-directeur général est Gérard Ponson.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en 1992 par Thierry Ardisson et Gérard Ponson, lancé au prix de 18 francs le numéro, il atteint les 200 000 exemplaires mensuels l'année de son lancement. 455 000 exemplaires sont vendus chaque mois en 2001. Thierry Ardisson a entre-temps vendu ses parts en 1995. Comme il le racontera dans son livre Confessions d'un baby boomer sorti en 2005, Entrevue était vite devenu selon lui un magazine dont les révélations étaient nulles et sans intérêt, cantonnées à des sujets sans intellect particulier. De plus, celui-ci cherchant à l'époque une chaîne de télévision, ce magazine était devenu un « boulet » dont il fallait se débarrasser car celui-ci tirait sur les chaînes de télévision sans ménagement.

En 2001, le magazine connaît la consécration en mettant dans ses pages les coulisses d'émissions de télé-réalité, comme Loft Story ou Star Academy, alors respectivement diffusées sur M6 et TF1. Un bond des ventes est alors observé.

Cependant, Entrevue voit ses ventes baisser depuis septembre 2005. La société éditrice du magazine a été placée en redressement judiciaire, le 15 septembre 2009, puis en liquidation judiciaire, le 22 février 2012, par le Tribunal de Commerce de Paris.

En juin 2012, et pour tout l'été, Entrevue célèbre ses 20 ans d'existence.

L'activité du magazine peut néanmoins se poursuivre pour quelques mois. La société édite aussi les magazines Guts et Choc.

Entrevue est sauvé en avril 2012, un acquéreur ayant été trouvé afin de succéder à la S.C.P.E. Il s'agit de Jean-Claude Cochi, à la tête de Pivoine Développement.

En février 2015, le magazine est racheté par la société Entrechoc, détenue par l'éditeur Michel Birnbaum et l'ancien rédacteur en chef du magazine Michel Alves, avec le soutien des salariés.

En 2015, le prix au numéro est de 3,90 .

Polémique[modifier | modifier le code]

En août 1999, pour illustrer un article intitulé « Banlieues, la chasse aux flics est ouverte », Michel Alvès da Cunha, qui n'est alors que rédacteur en chef adjoint du journal, propose des images chocs qui montrent des jeunes jettent un réfrigérateur sur des policiers depuis la terrasse d'un immeuble, lors d'une « shit-party » dans la cité Audra de Colombes. Deux éléments montrent qu'il s'agit en fait d'une mise en scène d'Alvès da Cunha : le réfrigérateur ressemble manifestement à un morceau de polystyrène et les policiers visibles sur les clichés sont vêtus d'uniformes d'hiver alors que la scène est censée se dérouler au mois de juillet. Alvès da Cunha a lui-même acheté le polystyrène, loué les uniformes et donné un billet de 100 francs à des jeunes de la cité pour les engager comme figurants. La mairie de Colombes porte l'affaire devant la justice en accusant Alvès da Cunha de « publications de fausses nouvelles et de pièces préfabriquées ». Alves da Cunha explique qu'il s'agit d'une « reconstitution de ce qui se passe en banlieue » mais il reconnaît sa faute, estimant qu'il a réalisé ce reportage dans « la précipitation et la bêtise ». Le procureur requiert alors une amende de 100 000 francs. Le , la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre a condamné Michel Alvès da Cunha à 50 000 francs d'amende, sanctionnant ainsi ce reportage truqué[1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]