Hama

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hama (homonymie) et Épiphanie (homonymie).
Hama
(ar) حماة
Image illustrative de l'article Hama
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Gouvernorat (Mouhafadha) Hama
Démographie
Gentilé Hamiotes
Population 530 994 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 35° 08′ 00″ nord, 36° 45′ 00″ est
Altitude 289 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Hama

Hama (en arabe : ḥamāh, حماة), Hamah et parfois Hamath, est une ville se trouvant en Syrie, chef-lieu du gouvernorat de Hama. Elle était connue dans l'Antiquité sous le nom d’Epiphania. De la forteresse au centre de la ville il ne reste guère que la colline sur laquelle elle était construite en bordure de l'Oronte. Elle fut le théâtre de violents affrontements entre les Frères musulmans, les nationalistes arabes du Baath irakien, la gauche syrienne et l'armée syrienne de Hafez el-Assad en .

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 4 octobre 1925, Fawzi al-Qawukji, un gendarme syrien ayant combattu dans l'armée arabe en 1920 face aux forces françaises (bataille de Mayssaloun), lança une mutinerie dans la gendarmerie de Hama[1]. L'artillerie et les bombardements français mirent fin à la mutinerie et tuèrent 400 civils. Al-Qawukji ne fit pas partie des victimes[2].

Révolte de 1982[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Hama.

En 1980, un Frère musulman tente d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad. Plusieurs imams sont alors arrêtés par les autorités. Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers des frères musulmans, la ville de Hama se révolte. Assad réagit violemment en donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde. On estime entre 7 000 et 35 000 le nombre de victimes lors de la répression de cette insurrection[3].

La ville aujourd'hui est une ville agréable, étape entre Damas et Alep, dominée par les très grandes norias sur le fleuve Oronte. Malgré la répression de 1982, Hama demeure une ville très religieuse, tant par le nombre de mosquées (sans cesse en expansion) que par les mœurs locales.

Révolution de 2011[modifier | modifier le code]

Lors du printemps arabe en 2011 une rébellion armée éclate contre le pouvoir en place de Bachar el-Assad, qui réprime violemment les manifestations pro-démocratie dont Hama est l'un des foyers d'origine.

De nombreux massacres ont lieu à Hama ; les chars de l'armée syrienne rentrent le 31 juillet, tuant au moins 140 personnes en six jours [4], selon les organisations des droits de l'homme [5] , puis ils repartent le 10 août 2011 sous la pression internationale de l'ambassadeur de Turquie en Syrie [6],[7].

Pourtant l'armée syrienne réinvestit la ville le jeudi 15 décembre 2011[8]. Ce retour violent est dû à une attaque survenue après que des soldats déserteurs ont tendu, la veille, une embuscade à quatre jeeps militaires dans la ville, faisant huit morts dans les rangs de l’armée régulière[8].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) James Barr, A line in the sand : Britain, France and the struggle that shaped the middle east, Simon & Schuster UK Ltd, (ISBN 978-1-84739-457-6)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

  • Georges Pillement, Liban, Syrie et Chypre inconnus, Albin Michel, coll. « Les guides Pillement », , 380 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]