Seidnaya

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image illustrant la Syrie
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Seidnaya
(ar) صيدنايا
Ville de Seidnaya
Ville de Seidnaya
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Muhafazah (محافظة) Rif Dimashq
Géographie
Coordonnées 33° 42′ 00″ Nord 36° 22′ 00″ Est / 33.7, 36.3666667
Altitude 1 339 m
Divers
Site(s) touristique(s) Monastère Notre-Dame de Saidnaya
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Seidnaya
Liens
Site web http://www.saydnaya.com/

Seidnaya, Saydnaya ou Saidnaya est une ville de la montagne syrienne où la langue araméenne (la langue parlée par le Christ) est encore parlée par certains habitants.

Sa population est presque exclusivement chrétienne toutes confessions confondues, et est le refuge des chrétiens de Damas les chauds mois de l'été. Le Monastère Notre-Dame de Saidnaya est particulièrement renommé.

Dans les environs, sur le Mont Cherubim (montagnes des Chérubins ), a été érigée en 2013, par les Églises orthodoxes d'Ukraine et de Russie, une statue monumentale du Christ[1]. Placée à une altitude de 2 100 mètres, la sculpture peut être vue depuis le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël, a indiqué l'Académie théologique de Moscou, à l'origine du projet[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maître Thietmar, auteur médiéval allemand de chroniques décrit son pèlerinage à Seidnaya et consacre quatre pages à l'icône de la Mère de Dieu se trouvant au monastère. Il relate les origines de la dévotion à cette icône, ainsi que le miracle de l'huile émanant de cette icône[4]. En septembre 1240, après que Thibaut III de Champagne eut conclu un traité avec le sultan d'Égypte, le bénédictin Benoît d'Alignan fait un pèlerinage à Notre-Dame de Seidnaya avec la permission du sultan. Cela prouve l'importance de ce pèlerinage pour les chrétiens de l'époque, autant pour les chrétiens d'Orient que pour ceux de l'Église latine[5].

Les chroniques du XIIIe siècle rapportent aussi que les Templiers se rendaient régulièrement au monastère de Seidnaya, afin de prendre de l'huile sainte pour leurs églises en Europe occidentale[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Syrie: Une statue du Christ érigée pour symboliser la paix
  2. Une statue du Christ érigée pour symboliser la paix
  3. Syrie : une statue du Christ érigée au sommet du village chrétien de Seidnaya
  4. Folda, 2005, p. 122.
  5. Folda, 2005, p. 176.
  6. Nicolle, 2005, p. 8.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jaroslav Folda, Crusader Art in the Holy Land: From the Third Crusade to the Fall of Acre, 1187-1291, Cambridge, 2006, éd. Cambridge University Press, ISBN 978-0-521-83583-1
  • (en) David Nicolle, Christa Hook & Graham Turner, Acre 1291: Bloody Sunset of the Crusader States, 2005, Osprey Publishing, ISBN 978-1-84176-862-5