Douma (Syrie)

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Douma
(ar) دوما
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Mouhafadha Rif Dimashq
Démographie
Population 123 494 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 33° 35′ 00″ nord, 36° 24′ 00″ est
Altitude 657 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Douma

Douma (دوما en arabe) est une ville de Syrie faisant partie du gouvernorat de Rif Dimachq et du district de Douma. La population de la ville était de 117 679 habitants en 2007.

Pendant la Guerre civile syrienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Douma.

La ville est un bastion conservateur sunnite, deux courants politiques semi-clandestins y subsistent : l'islamisme et le nassérisme[1].

Les premières manifestations anti-régime ont lieu à Douma dès le vendredi 25 mars 2011 et rassemblent des centaines de protestataires[1]. Le vendredi suivant 1er avril, des milliers de personnes manifestent cette fois à Douma, mais les forces de sécurité tirent à balles réelles et tuent dix personnes[1].

En septembre 2011, les premiers groupes rebelles apparaissent à Douma : le Liwa Chouhada Douma (« brigade des martyrs de Douma »), fondée par Abou Soubhi Taha, un entrepreneur en bâtiment, et le Liwa al-Baraa (« brigade de l’innocence »), créée par le capitaine Abdel Nasser Shmeir, un déserteur de l’armée syrienne[1]. Tous deux se revendiquent de l'Armée syrienne libre[1]. L'Union islamique Ajnad al-Cham et le Liwa al-Islam, dirigé par Zahran Allouche, apparaissent ensuite[1].

En 2012, l'armée syrienne envahit Douma à plusieurs reprises[1]. À l'automne 2012, des soldats massacrent à l'arme blanche une trentaine d'habitants[1].

Durant la guerre civile syrienne, elle fut le théâtre de combats entre l'armée syrienne libre (ASL) et les forces gouvernementales en janvier 2012. En octobre 2012, les rebelles s'emparent d'une grande partie de la banlieue. Le 16 août 2015, les forces loyalistes bombardent le marché de la ville, faisant plus de 100 morts selon Amnesty International[2].

Un conseil municipal est formé par l'opposition[1]. Au terme d'élections démocratiques, une liste nassériste arrive en tête, devant la liste salafiste soutenue par Jaych al-Islam[1].

Douma fut également victime d'une attaque chimique le 7 avril 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Benjamin Barthe, « La Ghouta orientale, tombeau de la révolution syrienne », Le Monde, 13 avril 2018.
  2. (fr) Amnesty International – Rapport 2015/16, p. 429.