Ibrahim Maalouf

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Ibrahim Maalouf
Description de cette image, également commentée ci-après

Ibrahim Maalouf en concert lors du festival du Bout du Monde 2014.

Informations générales
Nom de naissance Ibrahim Maalouf
Naissance (36 ans)
Beyrouth (Liban)
Activité principale Trompettiste, compositeur, arrangeur musical
Genre musical Jazz, jazz fusion, musique classique, musique orientale
Instruments Trompette, bugle, piano
Années actives Depuis 1997
Labels MisTer Productions
Site officiel ibrahimmaalouf.com

Ibrahim Maalouf (en arabe ابراهيم معلوف), né le à Beyrouth[1],[2], est un trompettiste et pianiste franco-libanais, également compositeur — notamment de musiques de films —, arrangeur, producteur et professeur d'improvisation et de trompette. Son succès est fondé sur un métissage des genres, passant du jazz à la musique orientale ou au rock, parmi de multiples sources d'inspirations[3].

En 2017, il a reçut le César de la meilleure musique de film pour Dans les forêts de Sibérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf naît dans une famille d'intellectuels et d'artistes : fils de Nassim Maalouf[4] (trompettiste) et de Nada Maalouf (pianiste), neveu de l'écrivain Amin Maalouf, petit-fils du poète, journaliste et musicologue Rushdi Maalouf. Il a la particularité de jouer sur une trompette à quatre pistons (quarts de ton), inventée par son père dans les années 1960. Il a créé son label « Mi'ster » en 2006 et, chaque année, ses concerts l'amènent dans plus de trente pays.

Il naît le , en pleine guerre civile au Liban. À cause des bombardements, sa famille ne peut l'enregistrer à l'état civil avant le 5 décembre[5].

Sa famille fuit le Liban et Ibrahim Maalouf grandit en banlieue parisienne avec ses deux parents et sa sœur Layla, de deux ans son aînée. Il y fait ses études jusqu'à l'âge de 17 ans et obtient un baccalauréat général scientifique avec une spécialité mathématiques au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes (Essonne).

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf débute l'étude de la trompette à l'âge de sept ans avec son père Nassim Maalouf[6], ancien élève de Maurice André au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son père lui enseigne ainsi la technique classique, le répertoire baroque, classique, moderne, contemporain et également la musique arabe classique[6] et l'art de l'improvisation et des modes arabes. Son père a aussi mis au point une trompette à quatre pistons dite microtonale, dont le quatrième piston offre la possibilité de jouer les quarts de ton, essentiels à la musique arabe. Autre particularité, Ibrahim a commencé à jouer de la trompette piccolo très jeune. Dès l'âge de neuf ans, il accompagne son père en duo à travers l'Europe et le Moyen-Orient sur du répertoire baroque de Vivaldi, Purcell, Albinoni, etc. Trois ans plus tard, après un voyage à Beyrouth faisant suite à sa venue en France, il compose Beirut qui deviendra son « morceau fétiche »[7]. À quinze ans, Ibrahim se fait remarquer par les professionnels, lorsqu'en concert avec orchestre de chambre, il interprète le 2e concerto brandebourgeois de Bach, considéré par de nombreux trompettistes comme étant l'œuvre la plus difficile dans le répertoire pour trompette classique[8]. Quelques années plus tard, Ibrahim rencontre Maurice André et quelques autres musiciens qui l'encouragent à en faire son métier. En mars 2002, Ibrahim hésitant encore entre des études d'architecture et des études musicales décide alors de se consacrer définitivement à la musique.

Ibrahim Maalouf entre alors sur concours au CNR de Paris dans la classe de Gérard Boulanger pour une formation de deux ans, où il obtient le Premier prix de trompette et le 1er prix de musique de chambre. Puis il entre sur concours au CNSM de Paris dans la classe d'Antoine Curé pour une formation musicale de trois ans, et y obtient le Diplôme d'Études Supérieures Musicales.

Pendant ces cinq années d'études, il se présente à de nombreux concours nationaux, européens et internationaux de trompette classique dans le but de découvrir le maximum de répertoire et développer sa technique et sa culture musicale. Ainsi entre 1999 et 2003, il est lauréat de quinze concours à travers le monde parmi lesquels le 1er prix du concours International de trompette de Hongrie à Pilisvörösvár en 2001, le 1er prix du National Trumpet Competition (Washington DC) en 2001 et le 2e prix (ex æquo) au Concours International de la ville de Paris Maurice-André en 2003. La fondation Cziffra et la Fondation Européenne de la Culture Pro-Europa parrainée par le prince du Danemark l'aident également beaucoup à démarrer sa carrière classique internationale.

Entre 2006 et 2013, Ibrahim Maalouf est professeur de trompette au CRR d'Aubervilliers-La Courneuve. Il a succédé au pédagogue André Presles. Il annonce sa démission en juin 2013 en raison, selon un post Facebook, d'un décalage profond entre sa vision de l'enseignement de la musique classique dans un conservatoire et celle pratiquée par la direction. La même année, il crée une toute nouvelle classe d'improvisation uniquement destinée aux étudiants de musique classique, au sein du Pôle Supérieur d'Enseignement de Paris - Boulogne.

Entre 2002 et 2012, il est régulièrement invité pour donner des master classes et récitals en France et dans le monde, notamment aux États-Unis où il crée un jumelage avec l'université d'État du Kansas qui s'interrompt lors de sa démission du CRR d'Aubervilliers-La Courneuve. Ibrahim est également, pendant plusieurs années, invité pour représenter la France lors de la conférence d'ITG (International Trumpet Guild) qui réunit tous les ans les trompettistes du monde entier pour des concerts et master classes.

L'engagement d'Ibrahim dans le domaine de l'improvisation prend de plus en plus de place dans l'ensemble de son travail, au niveau pédagogique, comme au niveau de ses compositions.

Depuis 1999, Ibrahim compose des œuvres pour trompette et orchestre, des musiques de films, des albums de jazz, des albums de musique pop, collabore avec de nombreux artistes de styles très différents (Sting, Salif Keita, Amadou et Mariam, Marcel Khalifé, Lhasa De Sela, Matthieu Chédid, Juliette Gréco, Mark Turner, Larry Grenadier, Angel Parra, Vanessa Paradis, Vincent Delerm, Trilok Gurtu, Nguyen Lê, 20syl, etc.).

En France, le grand public le découvre lors de la cérémonie des Victoires de la musique du 14 février 2014 retransmises sur France 2. Ibrahim reçoit une victoire de la musique pour son 5e album Illusions dans la catégorie « Meilleur Album de Musiques du Monde » et c'est une première dans l'histoire des Victoires de la Musique (depuis leur création en 1985) qu'un projet récompensé soit uniquement instrumental. Ibrahim décloisonne les musiques mais cherche également à faire évoluer l'enseignement musical. Il milite pour l'intégration de l'improvisation au sein des écoles de musique, conservatoires de musique et établissements d'enseignement publics.

Le 13 avril 2011, lors d’une cérémonie organisée au Siège de l’UNESCO, Ibrahim reçoit le titre de « Jeune artiste œuvrant pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental » par la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Le 15 janvier 2015, il joue lors des obsèques du dessinateur Tignous, victime de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo une semaine plus tôt.

Le 8 février 2015, une improvisation géante a été organisée lors du salon « Musicora ». En cherchant à créer un record de la plus grande improvisation musicale au monde, il souhaite attirer les regards vers cette pratique qui n'existe plus guère, depuis plus d'un siècle et demi, dans le système d'éducation musicale d'inspiration européenne. Auparavant, dans les différents domaines de la musique occidentale, aussi bien vocaux qu'instrumentaux, religieux, profanes, savants et populaires, cette pratique était largement répandue. Or selon lui, elle est indispensable car elle développe pour chaque musicien son langage personnel, principale source de renouvellement de la musique.

Le 25 septembre 2015, sortent simultanément Kalthoum, hommage à l'Astre d'Orient, et Red & Black Light, contenant huit compositions originales[9]. S'en suit un concert en hommage à Oum Kalthoum à la Philharmonie de Paris[10] puis deux tournées différentes, véritable marathon de 140 dates qui emmène Ibrahim Maalouf des États-Unis à la Turquie, du Royaume-Uni à l'Égypte.

En novembre 2015, peu après les attentats en France, il révèle avoir été retenu par la police à la Gare de Paris-Nord, son passeport est confisqué car signalé « Interpol positif ». Il peut néanmoins se rendre à Londres pour un concert car il dispose de sa carte d'identité[11].

Un an après les attentats du 13 novembre 2015, il participe, le 12 novembre 2016, avec le chanteur Sting au concert de réouverture du Bataclan[12].

Pour célébrer ses dix ans de scène, il se produit à Paris au Zénith puis à l'AccorHotels Arena fin 2016[10]. Via sa page Facebook, il propose alors à ses fans de sélectionner quelques-uns des morceaux qu'il jouera ce soir-là. Cette année là, c'est une centaine de date qu'il effectue[10].

En mars 2017, Ibrahim Maalouf est visé par une enquête préliminaire, accusé d'avoir embrassé une jeune stagiaire mineure, à la suite d'une plainte pour atteinte sexuelle déposée par les parents. Cette affaire est largement relayée par les médias[13],[14],[15], dont certains[16],[17] qui font état d'une agression sexuelle, accusation préjudiciable à sa carrière selon l'artiste[18],[19].

Compositeur[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf compose depuis 1998 pour différentes formations classiques. Ses œuvres pour trompette et orchestre, pour orchestres seuls ou divers ensembles sont régulièrement créées ou jouées, dans de nombreux festivals français tels que le Printemps de Bourges ou le festival de Saint-Denis, le Festival d'Île-de-France notamment en 2012 la pièce Point 33 créée avec l'Orchestre de chambre de Paris et la Maîtrise de Paris. Plus récemment Parachute créé avec l'Orchestre Symphonique de Bretagne en 2015 et où pour la première fois, un orchestre dans son ensemble doit improviser.

Ibrahim Maalouf compose également dans un style moins classique depuis son plus jeune âge. Son premier groupe, Farah, avait une couleur jazz oriental assez prononcée puisqu'il était accompagné d'un saxophone, un ney, une flûte traversière, un piano, une contrebasse, une guitare, un buzuq, et de percussions arabes. Un enregistrement de concert de ce groupe a été diffusé sur des chaînes musicales entre 2004 et 2005. Le groupe fera des essais studios, mais il n'y aura pas d'album.

Durant ses études au CNSM de Paris, Ibrahim va aussi souvent écouter les cours de jazz que les cours de trompette classique. Sa formation autodidacte en jazz a été principalement construite à partir d'expériences en big band et en groupes divers auxquels il participe. Il joue ainsi assez régulièrement dans les clubs de jazz parisiens, mais change très souvent de formation à la recherche du son qui l'intéresse.

En 2000, il rencontre le producteur Marc-Antoine Moreau qui le présente au violoncelliste Vincent Ségal. C'est le début d'une longue série de rencontres. Ibrahim Maalouf se produit entre 2000 et 2007 avec de nombreux chanteurs et musiciens mondialement connus, et continue ainsi à découvrir le métier, tout en recherchant sa propre sonorité. En 2004, sa rencontre avec Lhasa de Sela est une révélation.

Ses collaborations avec des chanteurs de pop et de rock lui font découvrir d'autres couleurs que le jazz, que le classique ou la musique arabe[10]. C'est peu à peu qu'Ibrahim redirige ses compositions vers un univers plus actuel. En 2006, après de nombreuses tentatives et essais musicaux il rencontre Alejandra Norambuena Skira (du Fonds d'action Sacem) qui le présente au producteur Jean-Louis Perrier. Ce dernier l'aide à monter le groupe avec lequel il jouera en concert le au New Morning de Paris, concert qui l'installera définitivement sur la scène Jazz Française.

Ses concerts sont généralement construits autour de musiques entraînantes, donnant envie de danser. Mais il y a toujours une petite partie de ces concerts plus méditative, plus mystique, aux accents mélancoliques, qu'il aime comparer à des « prières collectives universelles ».

Il compose également pour le cinéma. Le réalisateur Jalil Lespert fait appel à lui en 2013 pour le biopic sur Yves Saint Laurent[6]. La même année, Kim Chapiron lui demande de nourrir certains passage de La Crème de la Crème. La réalisatrice Iranienne Sepideh Farsi lui demande d'habiller Red Rose en 2014. Et de nombreuses collaborations actuelles porteront leurs fruits dans les mois qui viennent.

En 2013, Ibrahim Maalouf compose également la quasi totalité de l'album Funambule de Grand Corps Malade, et réalise l'ensemble de l'album. Il réalise et produit également sur son label Mi'ster l'album de la chanteuse-improvisatrice suédoise Isabel Sörling Something came with the sun.

Il compose un album, Myriad Road sorti en novembre 2015, aux tonalités jazz principalement chanté en anglais pour Natacha Atlas : « nous étions déjà rencontrés, mais nous nous sommes vraiment parlé pour la première fois il y a trois ans lors d’un concert, à Istanbul, du oudiste Smadj, que l’on retrouve sur l’album. Nous sommes tous les deux le produit d’une dualité, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, nous avons des goûts communs pour la musique d’Oum Kalsoum, de Fairuz ou des Libanais de Soap Kills[20]. ».

Compositions écrites[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme compositeur[modifier | modifier le code]

Longs métrages :

Courts métrages :

  • 2010 : L'Homme du Pont Levant de Claudio Todeschini
  • 2011 : Octobre noir ou Malek, Saïd, Karim et les autres... de Florence Corre et Aurel
  • 2012 : Comme une ombre de Baptiste Debraux
  • 2013 : Jardin des deux rives d'Amel El Kamel
  • 2015 : Run the World (Girls) de Jérôme de Gerlache (à la fois court métrage et clip pour sa reprise de Run the World (Girls) de Beyoncé) - également scénariste et acteur

Comme musicien[modifier | modifier le code]

Outre ses propres compositions, Ibrahim Maalouf a participé à plusieurs bandes originales en tant qu'interprète :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions diverses[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Robert Laffont, (lire en ligne)
  2. « IBRAHIM MAALOUF : Sa biographie, ses albums, ses concerts », sur Jazz Radio
  3. Fabre 2016, p. 103-104.
  4. Samuel Chalom, « Les Maalouf, le Liban et la trompette orientale », Le journal international,‎ (lire en ligne).
  5. Dossier de presse d'Ibrahim Maalouf, accent-presse.com : « en fait, je suis né le 5 novembre mais à cause des bombes, mes parents ne purent me déclarer à l'état civil qu'un mois plus tard ».
  6. a, b et c Fabre 2016, p. 104.
  7. Fabre 2016, p. 102.
  8. (en) The trumpet part is still considered one of the most difficult in the entire repertoire […], article (en) Brandenburg Concerto No. 2 in F major, sur Wikipedia en anglais.
  9. Radio Aix Les Bains, « Ibrahim Maalouf présente 'Kalthoum' au Casino Grand Cercle », (consulté le 12 mars 2016)
  10. a, b, c, d et e Fabre 2016, p. 103.
  11. Elena Amalou, « Moi, Ibrahim Maalouf, fiché par Interpol », sur clique.tv, (consulté le 19 novembre 2015)
  12. Laurent Carpentier, « Un an après les attentats, Sting au Bataclan pour une liesse cathartique », sur lemonde.fr, (consulté le 13 novembre 2016)
  13. « Ibrahim Maalouf soupçonné d’atteinte sexuelle sur une mineure », sur lemonde.fr,
  14. Olivier Nuc et Valérie Sasportas, « Qui est Ibrahim Maalouf, trompettiste dans la tourmente ? », sur lefigaro.fr,
  15. Pierre Alonso et Balla Fofana, « Ibrahim Maalouf visé par une enquête pour «atteinte sexuelle» sur une ado », sur liberation.fr,
  16. « Ibrahim Maalouf en garde à vue pour agression sexuelle sur mineure », sur VSD, (consulté le 10 mars 2017)
  17. « Le trompettiste Ibrahim Maalouf soupçonné d’agression sexuelle sur mineur », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 10 mars 2017)
  18. « "Atteinte sexuelle sur mineure" : Ibrahim Maalouf dénonce un "lynchage injuste" », lemonde.fr, 9 mars 2017.
  19. « Visé par une enquête pour atteinte sexuelle sur mineure, Ibrahim Maalouf se dit “en état de choc” », lesinrocks.com, 9 mars 2017.
  20. Léo Pajon, « Musique : Natacha Atlas sort du désert avec un album concocté par Ibrahim Maalouf », sur jeuneafrique.com, (consulté le 19 novembre 2015)
  21. Réécoute, sur le site de France Musique
  22. Aurélie Filippetti, « Arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres », sur le site du ministère de la Culture et de la Communication, (consulté le 7 octobre 2014).
  23. Décret du 20 novembre 2015 portant promotion et nomination
  24. « Ibrahim Maalouf honoré aux Victoires du jazz », sur Le Parisien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Fabre, « Ibrahim Maalouf : la victoire du métissage », Challenges, no 499,‎ 24 au 30 novembre 2016, p. 102-104 (ISSN 0751-4417) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Samuel Chalom, « Les Maalouf, le Liban et la trompette orientale », Le journal international,‎ (lire en ligne).

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Ibrahim Maalouf s'inspire beaucoup de sa culture d'origine, sujet qui a été traité d'ailleurs dans le documentaire Souffle !, réalisé par Christophe Trahand entre 2005 et 2006, et produit par la société Cocottesminute productions. Christophe Trahand l'a suivi pendant quelques mois à la recherche de son inspiration et de son rapport avec son pays d'origine et la distance qui l'en sépare. Ce documentaire très poétique a été diffusé sur TV5 Monde et reste disponible en DVD.

Liens externes[modifier | modifier le code]