Saint-Génis-des-Fontaines

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Saint-Génis-des-Fontaines
Image illustrative de l'article Saint-Génis-des-Fontaines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Vallespir-Albères
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Raymond Lopez
2014-2020
Code postal 66740
Code commune 66175
Démographie
Gentilé Saint-Génisiens,
Saint-Génisiennes
Population
municipale
2 744 hab. (2014)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 33″ nord, 2° 55′ 22″ est
Altitude Min. 24 m – Max. 102 m
Superficie 9,90 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-genis-des-fontaines.fr/

Saint-Génis-des-Fontaines est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saint-Génisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Génis-des-Fontaines est située dans le canton de Vallespir-Albères et dans l'arrondissement de Céret, au pied du massif des Albères.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Génis-des-Fontaines[1]
Brouilla Ortaffa Palau-del-Vidre
Saint-Génis-des-Fontaines[1]
Villelongue-dels-Monts Laroque-des-Albères

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sant Genís de Fontanes[3].

Par décret du , Saint-Génis devient Saint-Génis-des-Fontaines[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Saint-Génis-des-Fontaines est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis revient au canton d'Argelès en 1801, dont elle a fait partie depuis[4]. À compter de mars 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de Vallespir-Albères.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2006 Michel Berdaguer UMP  
mars 2006 en cours Raymond Lopez[5],[6] DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1359 1378 1470 1515 1553 1643 1720 1730
19 f 19 f 14 f 10 f 7 f 9 f 22 f 38 f 49 f
1767 1774 1789 - - - - - -
204 H 49 f 53 f - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1774 : pour Saint-Génis, Villeclare et Cabanes ;
  • 1789 : pour Saint-Génis-des-Fontaines et Cabanes.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 744 habitants, en diminution de -1,72 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
142 194 245 326 380 315 330 330 377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360 380 371 360 419 537 637 724 730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791 809 821 812 706 757 751 744 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
929 1 051 1 107 1 298 1 744 2 419 2 783 2 763 2 744
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 50 54 49 48 40 40 41 44
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 29 septembre[15].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble à Saint-Genis-des-Fontaines, producteur de muscat de Rivesaltes.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 452 €[16].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'église et les clochers de l'ancienne abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines
  • Église Saint Michel de Saint-Génis-des-Fontaines, partie de l'abbaye de Saint-Génis (IXe - Xe siècle), avec son célèbre linteau l'une des plus anciennes traces écrite de l'art roman. Elle est classée au titre des monuments historiques par les arrêtés du 3 novembre 1892 et du 28 septembre 1966[17].
  • Le cloître de Saint-Génis-des-Fontaines daté de 1271-1283 sous l'abbé Michel, dont les restes ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1924[18]. Les deux tiers de ce cloître ont été achetés par l'antiquaire Paul Gouvert en 1924. Ayant deux clients potentiels, il fait sculpter en véritable marbre rose de Villefranche-de-Conflent 23 chapiteaux supplémentaires. Il peut alors vendre un premier cloître au banquier grec Zani Nicolas Chrysoveloni en 1925 qui l'a transporté et remonté dans le parc de son château des Mesnuls, tout en offrant trois colonnes et deux arcades au musée du Louvre. Il vend ensuite un deuxième cloître supposé tout aussi authentique au musée de Philadelphie en 1928. Il s'est alors posé le problème de l'authenticité des éléments du château des Mesnuls. Ces éléments ont été authentifiés au moment de leur démontage, l'essentiel du cloître de Philadelphie étant constitué de copies[19]. L'État a acheté le cloître qui se trouvait au château des Mesnuls en 1982 et le musée du Louvre a restitué en 1984 les éléments en sa possession pour reconstruire le cloître à son emplacement initial de Saint-Génis-des-Fontaines[18],[20]. L'ensemble retrouvé a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 mai 1975[18].
  • La chapelle romane Sainte-Colombe dans le domaine de Cabanes, à deux kilomètres au nord de Saint-Génis, est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1984[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joan-Pere Pujol, écrivain, auteur de plusieurs livres concernant l'occultisme et le catalanisme.
  • Annie Pujol, star du jeu télévisé des années 1980 « La roue de la fortune » (elle tournait les lettres).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 8 mai 2017)
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  5. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  6. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  16. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  17. Notice no PA00104117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. a, b et c Notice no PA00104116, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  20. Géraldine Mallet, Le cloître de Saint-Génis-des-Fontaines (Pyrénées-Orientales). Historiographie, p. 109-118, Archéologie du Midi médiéval, année 1999, no 5 (lire en ligne)
  21. Notice no PA00104115, base Mérimée, ministère français de la Culture