Laroque-des-Albères

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Laroque-des-Albères
Image illustrative de l'article Laroque-des-Albères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Vallespir-Albères
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Christian Nauté
2014-2020
Code postal 66740
Code commune 66093
Démographie
Gentilé Rocatins, Rocatines
Population
municipale
2 132 hab. (2014)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 26″ nord, 2° 55′ 58″ est
Altitude Min. 31 m – Max. 1 245 m
Superficie 20,51 km2
Localisation

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Laroque-des-Albères
Liens
Site web http://www.laroque-des-alberes.fr

Laroque-des-Albères est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Rocatins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Laroque-des-Albères est située dans le canton de Vallespir-Albères et dans l'arrondissement de Céret, au sein du massif des Albères.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Laroque-des-Albères[1],[2]
Saint-Génis-des-Fontaines Palau-del-Vidre
Villelongue-dels-Monts Laroque-des-Albères[1],[2] Sorède
L'Albère La Jonquera
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune connait deux zones distinctes : au nord, la plaine, zone de cultures fruitières et viticole, et, au sud, la zone montagneuse, qui s'élève jusqu'à 1 252 m (Puig Neulos), essentiellement forestière (chênes-liège, châtaigniers notamment). Le village s'étend sur la zone intermédiaire entre la plaine et la montagne.

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est arrosé par plusieurs rivières prenant leur source dans le massif des Albères[4] :

  • Ribera de la Roca, affluent du Tech et ses affluents de l'amont vers l'aval :
    • Còrrec del Roc dels Tres Termes (rg) ;
    • Còrrec del Pou (rd) ;
    • Còrrec del Coll de l'Ullat (rg) ;
      • Còrrec del Puig d'Orella (rg) ;
    • Còrrec de Jaca (rg) ;
    • Còrrec de les Teixoneres (rd) ;
    • Còrrec de Mata Porcs (rd) ;
    • Còrrec de la Font del Pomer (rd) ;

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes menant à Laroque-des-Albères[5] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux à l'entrée de Laroque-des-Albères

En catalan, le nom de la commune est La Roca d'Albera[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupation humaine sur le territoire de la commune de Laroque remontent au moins jusqu'à la période protohistorique. En témoignent de nombreuses haches polies ainsi que la Balma del Moro[7], « l'un des trois plus beaux et plus grands dolmens du département » selon Jean Abélanet.

Laroque est mentionnée pour la première fois au IXe siècle sous le nom Roca Frusindi du nom de son possesseur : Frusindus. Il s'agit d'un ancien fundus d'origine wisigothique.

Au haut Moyen Âge l'actuel territoire de Laroque comptait cinq paroisses rurales : Roca-Vella, Tanya, Alamanys, Galicie et Laroque. Quatre de ces paroisses furent réunies au château de Laroque entre le XIIe et le XIVe siècle. L'ancien village de Laroque fut, dès le Moyen Âge, articulé autour du château seigneurial à l'intérieur des remparts. C'est dans le château de Laroque que le roi de France Philippe III le Hardi rencontra le roi de Majorque lors de la Croisade d'Aragon. Dès le XVIIe siècle, le village commença sa croissance en dehors des remparts, vers le nord, formant un "faubourg". Aujourd'hui le village est bien plus étendu et englobe, au nord, l'ancien hameau de Tanya.

Roca-Vella

Au Xe siècle est mentionnée la Villa Rochas dite aujourd'hui Villa Vella.

Tanya

Ce lieu est cité dès le IXe siècle. On y cite la Cella Saint-Félix et la Celle Saint-Julien, établissements quasi monastiques rattachés à l'évêque d'Elne. Dans son Testament daté de 1187, dame Alisende déclare: «Je laisse mon corps au monastère de saint-Génis...En outre, je laisse audit monastère, comme alleud, toute ma partie d'une borde aux environs de SaintFélix de Tanya, que tenait Raimond Saurina, avec les hommes et les femmes, de sorte qu'après le décès de mon mari Pierre de Saint-Martin, ledit monastère possède librement cette borde. Je laisse aux clercs de Saint-Félix de Tanya un muid inter panem et vinum. Je laisse à Saint-Julien de Tanya, cent sols barcelonais qui seront versés l'an accompli après mon décès. Si toutefois cette somme ne leur était pas versée, les recteurs du lieu de Saint-Julien tiendront mon champ de Condamine et ma vigne de Gavarra jusqu'à ce que cette somme leur soit acquittée... »

Alamanys
Galicie

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

D'abord incluse dans le canton de Collioure en 1790, la commune de Laroque en est détachée en 1793 pour devenir le chef-lieu du nouveau canton de Laroque. Ce dernier est supprimé en 1801 et Laroque est alors rattachée au canton d'Argelès dont elle a fait partie depuis[8]. À compter de mars 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de Vallespir-Albères.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1989
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 1995 Pierre Romengas    
mars 1995 mars 2008 Maryse Armada    
mars 2008 septembre 2008 Jean-Pierre Bagate[9]   démissionnaire
octobre 2008 en cours Christian Nauté[10],[11]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1730
120 f 92 f 91 f 73 f 57 f 34 f 136 f 151 f 153 f
1765 1767 1774 1789 - - - - -
600 H 715 H 859 H 170 f - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 132 habitants, en augmentation de 5,13 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
786 937 1 018 1 154 1 173 1 182 1 003 1 303 1 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 325 1 209 1 300 1 241 1 168 1 231 1 296 1 245 1 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 254 1 167 1 108 968 991 884 905 795 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
853 831 984 1 126 1 508 1 909 1 941 2 128 2 132
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 60 55 56 53 50 52 52 52
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 3 février et 1er août[20].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 360 €[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Longtemps tourné vers l'agriculture le village connait un nouveau développement grâce au tourisme vert. Sa proximité des côtes rousillonnaises en fait un lieu de villégiature et un point de départ des randonnées.

La population s'accroit grâce à l'arrivée de retraités et de citadins qui fuient les villes du bord de mer. Une zone d'activité artisanale a été créée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments let lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe III le Hardi (1245-1285) : roi de France, qui rencontra à Laroque le roi de Majorque Jacques II ;
  • Jean Chaubet (1815-1871) : homme politique né à Laroque-des-Albères ;
  • Marcel Darné (1901-1970) : joueur de rugby à XV né à Laroque-des-Albères, champion de France avec l'U.S.A.P en 1925 et finaliste en 1924 ;
  • Lucien Jeunesse (1918-2008) : animateur de radio, demeura plusieurs années à Laroque sur la route des Mas catalans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laroque-des-Albères Blason Coupé de gueules et d'argent aux trois rocs d'échiquier de l'un en l'autre mal ordonnés, à la bordure denticulée du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Photographies[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. « Plan séisme » (consulté le 29 mars 2017)
  4. Carte IGN 2549 OT
  5. Carte IGN 2649 OT
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  8. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. Mairie de Laroque-des-Albères, Compte-rendu de la séance du 6 octobre 2008, consulté le 30 juillet 2010
  11. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  21. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).