Musique argentine

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L'Argentine est principalement connue pour le tango, qui a été développé à Buenos Aires et dans ses alentours, ainsi qu'à Montevideo, Uruguay. Folk, musique populaire et musique classique sont également reconnues, les artistes argentins tels que Mercedes Sosa ou Atahualpa Yupanqui ont largement contribué au développement de la nueva canción. Le rock argentin a également apporté une musique révoltée en Argentine, puis le rap. Tous semblent continuer de puiser dans la musique traditionnelle tres vivace encore, c'est pourquoi les interpretes connus sont souvent sur plusieurs genres.

Musique traditionnelle[modifier | modifier le code]

La musique folklorique est une musique typique de l'Argentine issue :

  • des indigènes de l'époque : Indigènes des plaines (guaranis... ) avec le chamamé, des montagnes avec la musique (mapuche...), ainsi qu'avec le yaraví...
  • des esclaves africains qui pour une grande partie ont disparu (esclaves morts au travail pour laisser la place aux immigrés européens dans les plantations mais aussi dans les mines), avec la saya, le candombé...
  • des immigrés de toutes classes : cueca… et des instruments des uns et des autres, modifiés et adaptés.

Cette chanson est toujours aussi importante de nos jours.

La huella (es) n'est plus guère connue en Europe que par la Misa Criolla d'Ariel Ramirez et sa Navida Nuestra. C'est aussi une danse (documentée sur sa page en espagnol).

On peut citer Jorge Cafrun, Eduardo Falu, Jaime Torres...

Une quena

Musique andéenne[modifier | modifier le code]

Cette musique est très présente en Argentine quand on s'approche des montagnes. Elle est multiple et recouvre beaucoup des rythmes ci-dessus. C'est celle qui fait la belle part aux instruments andins : quena, siku, charango. Elle est reliée aux différentes ethnies, dont les Mapuchés, à cheval sur l'Argentine et le Chili, les autres ayant été plus ou moins décimées par les maladies et l'esclavage. Leurs successeurs en esclavage n'ont guère eu plus de chance, la population noire après avoir été importante au début s'est rapidement réduite faute de renouvellement. Elle a aussi laissé une musique particulière (la saya et d'autres plus au nord). Les deux populations ont aussi mêlé leurs musiques.

On retiendra principalement le Yaravi.

La musique précolombienne était à base de percussions et d'instruments à vent en bois, roseau (siku), canne (quena, 2130 av. J.-C. en Argentine), mais aussi en terre cuite (ocarina, 12 000ans av. J.-C.). Les instruments à cordes étaient inconnus mais les Indiens, interdits de musique par le système esclavagiste se sont approprié la guitare (vihuela) des Espagnols dans un format permettant la cache et le transport, le charango. Les percussions déjà importantes se sont étoffées des apports des Africains et des Européens.

Atahualpa Yupanqui a été un des principaux promoteurs de la reconnaissance des musiques d'Argentine, suivi par Mercedes Sosa et par la nouvelle génération actuellement. Ariel Ramirez est connu pour avoir intégré des rythmes locaux dans sa Misa Criola, mais aussi dans le reste de ses œuvres de musique classique.

Musique classique[modifier | modifier le code]

Musique traditionnelle et folklore[modifier | modifier le code]

Musique populaire[modifier | modifier le code]

Rock argentin[modifier | modifier le code]

Electronic[modifier | modifier le code]

Pop[modifier | modifier le code]

Cumbia[modifier | modifier le code]

C'est une musique de type « folklorique » ; sa dérivée, la Cumbia villera, est représentative de la culture urbaine des marginaux[1].

Cuarteto[modifier | modifier le code]

Le cuarteto est un genre de musique populaire de la ville de Córdoba (Argentine). Il se caractérise par un rythme allègre et actif. Le cuarteto est l'héritier direct de la fusion de la musique que les immigrants italiens et espagnols ont apportée en Argentine, en particulier la tarentelle et le pasodoble, bien qu'il ait été créé principalement par des membres de la classe ouvrière créole. En raison de son hybridation, il est complexe de délimiter les apports de cette musique populaire, bien qu'il y ait un accord sur l'influence des genres tropicaux d'Amérique du Sud, comme la Gaita zuliana (es)[Note 1], le jalaíto[Note 2] et le paseo[Note 3], qui a des racines afro. À ses débuts, il était écouté dans les zones semi-rurales et joué par de petits orchestres de quatre musiciens (d'où le nom, qui a été étendu au genre) qui jouaient du piano, de l'accordéon, de la contrebasse et du violon, animant les fêtes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fairley, Jan and Teddy Peiro. "Vertical Expression of Horizontal Desire". 2000. In Broughton, Simon and Ellingham, Mark with McConnachie, James and Duane, Orla (Ed.), World Music, vol. 2 : Latin & North America, Caribbean, India, Asia and Pacific, p. 304-314. Rough Guides Ltd, Penguin Books. (ISBN 1-85828-636-0)
  • Fairley, Jan. "Dancing Cheek to Cheek...". 2000. In Broughton, Simon and Ellingham, Mark with McConnachie, James and Duane, Orla (Ed.), World Music, vol. 2 : Latin & North America, Caribbean, India, Asia and Pacific, p. 315-316. Rough Guides Ltd, Penguin Books. (ISBN 1-85828-636-0)
  • Fairley, Jan. "An Uncompromising Song". 2000. In Broughton, Simon and Ellingham, Mark with McConnachie, James and Duane, Orla (Ed.), World Music, vol. 2 : Latin & North America, Caribbean, India, Asia and Pacific, p. 362-371. Rough Guides Ltd, Penguin Books. (ISBN 1-85828-636-0)
  • Latin American Music Styles [Le site a changé d'adresse ]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Gaita zuliana (es) est un genre provenant de l'État de Zulia, au Venezuela.
  2. Le jalaíto est un ensemble de joueurs de flautas de millo (es), dans un sous-genre de la cumbia colombienne
  3. En Colombie, c'est un genre appartenant à la musique vallenata : une histoire est accompagnée d'une caisse, d'un accordéon et d'une guacharaca[2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es)>María Laura Pardo et María Eugenia Massone La cumbia villera en Argentina, Revista Latinoamericana de Estudios del Discurso, volume 6 n°2, 2006 en ligne
  2. (es) Juan Sebastián Ochoa, « La cumbia en Colombia: invención de una tradición », sur Universidad de Antioquia, Colombia, p. 76.

Liens externes[modifier | modifier le code]