Maurice Boyau

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Maurice Boyau alias Joannès[Note 1], né le à Mustapha (aujourd’hui Sidi M'Hamed), en Algérie, et mort pour la France le (à 30 ans) à Mars-la-Tour (Meurthe-et-Moselle)[Note 2], est un as de l'aviation de la Première Guerre mondiale crédité de 35 victoires aériennes homologuées, la plupart sur des ballons d'observation allemands drachens.

Il est également international de rugby à XV avec six sélections, quatre en 1912 et deux en 1913 comme capitaine lors des deux derniers matches du dernier tournoi des Cinq Nations avant la déclaration de la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Paul Maurice Boyau naît le à Mustapha (aujourd’hui Sidi M'Hamed), à l'époque en Algérie française ; il est le fils de Jean Boyau, entrepreneur de travaux publics landais originaire de Castets, et de Blanche Nouguier.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Maurice Boyau
Description de cette image, également commentée ci-après

Maurice Boyau, lors d'un match à Tarbes, le
Bibliothèque nationale de France, Paris.

Fiche d'identité
Taille 1,81 m (5 11)
Position troisième ligne aile
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1907-1909
1909-1914
1914-1915
1916-1918
US Dax
Stade bordelais
RC Versailles
Racing Club de France
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1912-1913
1917
Drapeau : France France
International de guerre
6 (4)[7]
-

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Avant les hostilités[modifier | modifier le code]

Passionné et doué pour tous les sports (1,81 m[2] pour 75 kg), il pratique surtout le rugby à un haut niveau. Il évolue au poste de troisième ligne aile ou troisième ligne centre d'abord à l'US Dax de 1907 à 1909[8] – dont le stade porte actuellement son nom depuis 2001[9] et où une statue fut érigée en son honneur en 1924[10] – puis au Stade bordelais pendant cinq ans jusqu'en 1914[8], avant de rejoindre pendant la guerre de 1914-1918 la région parisienne, avec un passage d'un an à Versailles[8] suivi de deux saisons au sein du Racing Club de France de 1916 à 1918[8]. Il est aussi l'un des plus grands internationaux de l'époque (essentiellement alors aux côtés de Marcel Communeau et Fernand Forgues)[11].

À la veille de la Première Guerre mondiale, son palmarès comprend :

Détails des matchs de Maurice Boyau en équipe de France
Date Lieu Compétition Match Score Points
Paris (Parc des Princes) Cinq Nations France - Irlande[20],[21] 6-11 -
Édimbourg Cinq Nations Écosse - France[22],[23] 31-3 -
Newport Cinq Nations Pays de Galles - France[24],[25] 14-8 2 (1 transformation)
Paris (Parc des Princes) Cinq Nations France - Angleterre[26],[27] 8-18 2 (1 transformation)
Paris (Parc des Princes) Cinq Nations France - Pays de Galles[28],[29] 8-11 -
Cork Cinq Nations Irlande - France[30],[31] 24-0 -

Durant les hostilités[modifier | modifier le code]

Pendant les hostilités, à chaque fois qu'il en a le loisir, Boyau continue à pratiquer son sport favori d'abord au Rugby Club de Versailles lorsqu'il est pilote-instructeur à l'école d'aviation de Buc, puis, à partir de 1916, au Racing Club de France avec lequel il remporte notamment le au Stade du Matin à Colombes la Coupe de l'Espérance[32],[Note 4].

L'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), dont la commission du « football-rugby » est présidée par Charles Brennus, organise le à la piste municipale de Vincennes un match de rugby entre une équipe de soldats français composée d'internationaux d'avant-guerre, engagés sur le front, et une équipe néo-zélandaise composée pareillement d'internationaux néo-zélandais qui combattent sur les champs de bataille de la Somme[Note 5]

Avec la présence dans ses rangs des internationaux Dutour[36], Lacoste[37], Jauréguy[38], Hedembaigt[39], Forgues[40], Domercq[33], l'équipe française sélectionnée par l'USFSA et rassemblée la veille seulement est censée opposer aux rudes joueurs néo-zélandais pour le moins une solide défense et ne peut certainement pas prétendre à une victoire, car, dans son ensemble, elle ne présente pas la cohésion que l'on trouvera dans le camp des NZEF (en)[41],[42].

Ces craintes sont avérées puisque les néo-zélandais l'emportent aisément sur le score sans appel 40-0[43],[44], Maurice Boyau qui commande l'équipe française occupant pour l'occasion le poste de demi d'ouverture[Note 6].

À l'issue du match, le trophée "Coupe de la Somme (en)" offert par Le Journal est remis à l’équipe néo-zélandaise : trophée de circonstance, puisqu'il s'agit d'un bronze représentant un combattant français lançant une grenade, modelé par Georges Chauvel quelque temps plus tôt, lors d’un congé de convalescence obtenu à la suite d’une blessure reçue sur le front.

L'année suivante, le jour du mardi gras, Maurice Boyau est capitaine de l'équipe de l'armée française qui affronte au Parc des Princes l'équipe de l'Artillerie d'assaut anglaise des Tanks, formée de soldats mobilisés au front venant de diverses nations du Royaume-Uni et qui compte dans ses rangs cinq internationaux dont un colonel qui joue trois-quarts centre.

La rencontre est encore organisée par l'USFSA[Note 7] et l'équipe française l'emporte dans les dernières minutes 15-14 grâce à un essai comme seul Géo André sait les marquer, après une partie des plus intéressantes et remarquablement bien jouée[48],[Note 8]. Ce match constitue un excellent prologue à celui programmé le au Parc des Princes contre les néo-zélandais ; à l'issue de la rencontre est communiquée la composition de l'équipe qui affrontera les NZEF et dont le capitanat est toujours confié à Maurice Boyau[49].

Maurice Boyau ne peut honorer sa sélection moins de huit jours plus tard. La France perd encore la rencontre, mais avec les honneurs – de deux points seulement ! – et grâce à une défense héroïque[50],[Note 9].

Match de Maurice Boyau comme « international de guerre »[Note 10]
Date Lieu Match Score Points
piste municipale de Vincennes France - NZEF 0-40 -

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Maurice Boyau
Maurice BoyauBibliothèque nationale de France, Paris.
Maurice Boyau
Bibliothèque nationale de France, Paris.

Nom de naissance Maurice Jean Paul Boyau
Naissance
Mustapha (Algérie française)
Décès (à 30 ans)
Mars-la-Tour
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie, aviation
Grade Lieutenant
Années de service 1914-1918
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes 35 victoires aériennes homologuées
Distinctions Légion d'honneur (Officier),
Croix de guerre,
Médaille militaire,
onze citations
Autres fonctions joueur de rugby à XV en sélection nationale

Maurice Boyau est mobilisé lorsque la guerre éclate (décret du [59]) et rejoint son affectation de réserve le 18e escadron de train des équipages du 144e régiment d'infanterie de Bordeaux où il se présente le . Il passe ensuite le au 8e escadron de train des équipages à Dijon, où il officie comme conducteur d'automobiles, pendant environ un an, avant d'être détaché le au 1er groupe d'aviation de Longvic[60],[Note 11] pour suivre une formation de pilote[2].

Il reçoit son brevet de pilote militaire le [61] et est nommé brigadier le [2]. Ses connaissances techniques et ses talents de meneur d'hommes incitent les autorités militaires à l'affecter comme pilote-instructeur d'abord à l'école d'aviation de Pau[62] puis à celle de Buc[63] où il est détaché le [2].

Mais Maurice Boyau insiste pour rejoindre une unité de combat. Sa demande sera entendue et, le , il rejoint l'Escadrille N 77[64], connue sous le nom « Escadrille des Sportifs » en raison du grand nombre d'athlètes dans ses rangs[65],[66] où il est détaché le [2]. Il y passe le reste de la guerre.

Au départ, Boyau vole sur un Nieuport sur lequel il a fait peindre un dragon flamboyant sur toute la longueur de son fuselage blanc[67].

Le , il est promu au grade de maréchal des logis[2]. Le , il remporte sa première victoire sur un Aviatik, qui vient d'abattre son camarade Raymond Havet sous ses yeux[68]. Le , l'Escadrille N77 est ré-équipée avec des SPAD plus performants, elle change de nom et devient l'Escadrille Spa77[64].

Le , il partage sa première victoire sur un ballon avec son compagnon d'armes, un autre grand as Gilbert Sardier, au-dessus de Géline sur la commune d'Hoéville[69]. Il remporte ses dix premières victoires aériennes entre mars et , dont six sur des ballons d'observation. Le , il abat un biplace allemand au nord de Champenoux, pour sa onzième victoire et est nommé sous-lieutenant à titre temporaire le [2].

Au printemps de 1918, Boyau figure parmi les premiers à utiliser des roquettes air-air pour abattre des ballons. Il fait installer des tubes de roquettes sur la structure de son SPAD XIII, ce qui lui permet de remporter un certain nombre de victoires à l'été 1918 : quatre en juin, neuf en juillet, et trois en août.

Entre le 14 et le , il abat ses quatre derniers ballons[69] et porte à 35 le nombre de ses victoires homologuées, ce qui fait de lui le 5e As français de la Grande Guerre.

Il disparaît le au-dessus de Mars-la-Tour[5],[6] au cours d'un combat aérien dont la victoire est attribuée par les allemands à l'as Georg von Hantelmann (en) du Jasta 15. Les causes exactes de sa mort demeurent incertaines et Boyau pourrait également avoir été victime de tirs d'artillerie allemands. Ni son avion ni son corps ne sont retrouvés.

Un match de rugby avait été prévu auparavant dans lequel Boyau aurait occupé une fois de plus la place de capitaine de l'équipe du Racing. La partie est jouée malgré tout, mais ses camarades, refusant de remplacer leur capitaine, la disputent à quatorze[70]

Le , il est fait officier de la Légion d'honneur pour prendre rang du [Note 12], avec la citation suivante[72],[73],[74];

« Pilote d'une incomparable bravoure dont les merveilleuses qualités physiques sont mises en action par l'âme la plus belle et la volonté la plus haute. Officier magnifique, animé d'un admirable esprit de sacrifice, fournit, chaque jour avec la même simplicité souriante un nouvel exploit, qui dépasse le précédent. A excellé dans toutes les branches de l'aviation, reconnaissances, photographies en monoplaces, bombardement à faible altitude, attaques des troupes à terre, et s'est classé rapidement parmi les premiers pilotes de chasse. A remporté vingt-sept victoires, les douze dernières en moins d'un mois, en abattant seize drachens et onze avions ennemis. Médaillés militaire et chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Onze citations. »

Le match des 14
Le match des 14

Chronologie des victoires[modifier | modifier le code]

Muarice Boyau est crédité de 35 victoires homologuées dont 22 sur les ballons d'observation allemands drachens plus une victoire non homologuée.

Victoire n° Date Escadrille Aéronef abattu Lieu du combat Participation
1 N 77 Aviatik sud Thiaucourt (54) SGT Maurice Boyau
2 N 77 Drachen Géline, Hoéville (54) SGT Maurice Boyau
MDL Gilbert Sardier
3 N 77 Drachen Moussey (57) SGT Maurice Boyau
4 N 77 Drachen Goin (57) SGT Maurice Boyau
SLT Charles Boudoux d'Hautefeuille
SGT André Boillot
5 N 77 Scout Goin-Chérisey (57) SGT Maurice Boyau
6 N 77 LVG C Coin-sur-Seille (57) ADJ Maurice Boyau
SLT Charles Boudoux d'Hautefeuille
7 N 77 Drachen Juvelize-Bourdonnay (57) ADJ Maurice Boyau
8 N 77 Drachen la Haie Vauthier, Gogney (54) ADJ Maurice Boyau
SLT Henri Reboug
9 N 77 Drachen Cirey-Bertrambois (54) ADJ Maurice Boyau
SLT Henri Reboug
10 N 77 Biplace Coincourt (54) ADJ Maurice Boyau
11 SPA 77 Biplace nord de Champenoux (54) ADJ Maurice Boyau
SLT Charles Boudoux d'Hautefeuille
CNE Guy Tourangin (N 89)
12 SPA 77 Drachen Beney (55) SLT Maurice Boyau
13 SPA 77 Drachen Vaxy (57) SLT Maurice Boyau
SLT Gilbert Sardier
14 SPA 77 Drachen Bois de Bole SLT Maurice Boyau
15 SPA 77 Albatros D.V Ville-en-Tardenois (51) SLT Maurice Boyau
SLT Gilbert Sardier
NH SPA 77 Albatros - SLT Maurice Boyau
16 SPA 77 Pfalz Épieds (02) SLT Maurice Boyau
17 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
SLT Gilbert Sardier
18 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
SLT Gilbert Sardier
19 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
20 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
SLT Marcel Haegelen (SPA 100)
21 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
22 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
23 SPA 77 Fokker D.VII sud-est Dormans (51) SLT Maurice Boyau
24 SPA 77 Avion nord-est Nesle-le-Repons (51) SLT Maurice Boyau
25 SPA 77 Avion sud Soissons (02) SLT Maurice Boyau
26 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
ADJ Francis Guerrier
27 SPA 77 Drachen - SLT Maurice Boyau
ADJ Francis Guerrier
28 SPA 77 Avion Fresnes (02) SLT Maurice Boyau
29 SPA 77 Rumpler C Ressons-sur-Matz (60) SLT Maurice Boyau
MDL Antoine Lentz-Mitchell
30 SPA 77 Avion Piennes-Onvillers (80) SLT Maurice Boyau
31 SPA 77 Drachen Cury SLT Maurice Boyau
32 SPA 77 Drachen Étraye (55) SLT Maurice Boyau
CPL Edward Corsi
SLT Marcel Haegelen (SPA 100)
33 SPA 77 Drachen Foulcrey (57) SLT Maurice Boyau
LTN Henri Decoin
SLT Yves Barbaza (en)
ADC Émile Strohl
34 SPA 77 Drachen la Haie des Allemands, Lucy (57) SLT Maurice Boyau
LTN Henri Decoin
SLT Yves Barbaza (en)
ADC Émile Strohl
35 SPA 77 Drachen Méréville (54) SLT Maurice Boyau
ASP Cessieux

Distinction et hommages[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Le stade omnisports de Dax, stade résident de l'Union sportive dacquoise où Maurice Boyau a joué de 1907 à 1909, porte son nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

  • Henry Decoin, Un entr'acte de la guerre : impressions de l'aviateur Maurice Boyau, capitaine de l'équipe de France, lors du match de rugby contre les néo-zélandais, Paris, P. Lafitte, coll. « La Vie au grand air » (no 833), , 20e année éd., 37 p. (lire en ligne), p. 10-12. 
  • Jacques Mortane, Une escadrille sportive, Paris, P. Lafitte, coll. « La Vie au grand air » (no 838), , 20e année éd., 39 p. (lire en ligne), p. 17-21. 
  • Henry Decoin, La fin d'un grand As : Boyau, chasseur de boches, Paris, P. Lafitte, coll. « La Vie au grand air » (no 839), , 20e année éd., 52 p. (lire en ligne), p. 8-10. 
  • Géo André, La fin d'un grand As : Boyau, sportman, Paris, P. Lafitte, coll. « La Vie au grand air » (no 839), , 20e année éd., 52 p. (lire en ligne), p. 10-12. 
  • Jean-Pierre Bodis, Histoire mondiale du rugby : dimensions économiques et sociales, Toulouse, Bibliothèque historique Privat, , 432 p. (ISBN 2-7089-5329-X). 
  • Pierre Lafond et Jean-Pierre Bodis, Encyclopédie du rugby français, Dehedin, , 779 p. (ISBN 2-907356-03-8). 
  • Olivier de Baillenx, Finale 63 U.S.Dax - Stade Montois, Biarritz, Éditions Atlantica, , 2e éd. (1re éd. 2003), 132 p. (ISBN 978-2-7588-0471-0), p. 36. 
  • Paul Dietschy et Patrick Clastres, Sport, société et culture en France du XIXe à nos jours, Hachette supérieur, , 254 p. (ISBN 2-0114-5762-9), p. 64. 
  • Henri Garcia, La fabuleuse histoire du rugby, La Martinière, (ISBN 978-2-7324-4528-1, lire en ligne), « Emeute au parc des Princes », p. 228-229. 
  • Gérard Laborde, Maurice Boyau, le Dacquois, une légende, Gérard Laborde autoéditeur, , 148 p. (ISBN 2-9510061-3-6, lire en ligne). 
  • Francis Meignan, Dans la mêlée des tranchées : le rugby à l’épreuve de la Grande Guerre, Toulouse, Le Pas d'oiseau, , 168 p. (ISBN 978-2-917971-41-3). 

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Tableau d'honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, Paris, La Fare, , 1079 p. (lire en ligne), p. 151-152. 
  • (en) Terry Godwin, The complete who's who of international rugby, Poole New York New York, NY, Blandford Press Distributed in the U.S. by Sterling Pub. Co, (ISBN 0-713-71838-2). 
  • (en) Norman L. R. Franks et Frank W. Bailey, Over the front : a complete record of the fighter aces and units of the United States and French Air Services, 1914-1918, London, Grub Street, , 228 p. (ISBN 978-0-948-81754-0 et 0-948-81754-2, lire en ligne). 
  • (en) Norman Franks (ill. Harry Dempsey), Nieuport aces of World War 1, Oxford England, Osprey, coll. « Aircraft of the Aces » (no 33), (ISBN 1855329611 et 978-1-855-32961-4), p. 60. 
  • (en) Jon Guttman (ill. Harry Dempsey), SPAD XII/XIII aces of World War I, Oxford, Osprey, coll. « aircraft of the aces » (no 47), (ISBN 978-1-841-76316-3). 
  • Pierre David, Les escadrilles de l'aéronautique militaire française : symbolique et histoire, 1912 - 1920, Vincennes, Service Historique de l'Armée de l'Air, , 607 p. (ISBN 2-11-094692-X). 
  • (en) Blaine Lee Pardoe, Terror of the autumn skies : the true story of Frank Luke, America's rogue ace of World War I, New York, Skyhorse Pub, (ISBN 1602392528 et 978-1-602-39252-6), p. 135. 

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'acte de naissance de Jean Paul Maurice Boyau, enregistré sous le no 300 le à la mairie de Mustapha (Algérie française), porte en mention marginale :
    « Par décret du trente novembre mil neuf cent douze Mr Boyau Jean Paul Maurice inscrit ci-contre demeurant à Bordeaux 23 rue d'Audenge a été autorisé à substituer à son nom patronymique celui de Joannès et à s'appeler légalement à l'avenir "Joannès" au lieu de "Boyau". Alger, le vingt un décembre mil neuf cent douze[1]. »
    Sur sa fiche matricule du recrutement militaire, le nom Boyau est rayé et remplacé par Joannès[2]. Enfin sur la base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale du site Mémoire des Hommes, la recherche doit s'effectuer sur le patronyme Joannès pour trouver la fiche de Jean Paul Maurice Joannès (alias Boyau)[3].
  2. Sur la fiche matricule de Jean Paul Maurice Boyau du recrutement militaire[2] comme sur celle de Jean Paul Maurice Joannès (alias Boyau) du site Mémoire des Hommes[3], la disparition est située dans la région d'Harville (Meuse). En revanche, sa biographie sur le site Cieldegloire.com[4] et d'autres ouvrages[5],[6] mentionnent une disparition dans les environs de Mars-la-Tour quelques semaines avant la fin des hostilités.
  3. Le 1er janvier 1913, au Parc des Princes à Paris, lors du match France-Écosse d'ouverture du Tournoi des Cinq Nations, après la défaite française 3-21, les spectateurs envahissent le terrain et tentent de s'en prendre à l'arbitre anglais V.W. Baxter[15],[16], sauvé par l'intervention des gardes mobiles. Le lendemain, Henri Desgrange dans L'Auto écrit : « C'est devant de semblables spectacles que l'on se sent fier d'être français » et regrette qu'on n'ait pas laissé les supporteurs demander des explications à l'arbitre[17]. De son côté, le secrétaire de la Scottish Rugby Union déclare : « Si la partie ne peut être jouée que sous la protection de la police ou des militaires, elle ne vaut pas la peine d’être jouée[18] ».
    Cet événement entraîne pour près de dix ans la rupture des relations rugbystiques entre la France et l'Écosse[19] qui refuse d’affronter la France lors du Tournoi de 1914.
  4. « Le meilleur a gagné grâce à ses deux brillants joueurs Boyau et Domercq[33], qui ont dominé de loin le lot des trente joueurs. Avec plus d'allant dans les lignes arrières, le R.C.F. devait gagner par 30 à 0[34]. »
  5. L'équipe de Nouvelle-Zélande est, à quelques noms près, celle de la tournée de 1906 en Angleterre, où les néo-zélandais disputent 25 matches, ne sont battus qu'une fois par le Pays de Galles et sont déclarés champions de l'Empire britannique ; elle affronte également lors de cette tournée la France et la domine 38-8 pour ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le dans l'ancien Parc des Princes, devant 3 000 spectateurs[35].
  6. « Bref, ce brave quinze de quinze braves poilus français fit l’impossible pour bien faire […] Ils nous dominèrent à la mêlée et surtout à la touche […] Pour ma part j’ai été très fier de commander cette équipe où j’avais sous mes ordres des joueurs de football [rugby] mais des soldats de la valeur du capitaine Eluère – « l’as de l’infanterie » – des lieutenants de Beyssac[45], Fellonneau, Béchade, Bascou[46], etc. », rapporte quelques semaines plus tard dans une interview le capitaine du XV tricolore, le sergent-pilote Maurice Boyau[47].
  7. L'équipe n'est pas une équipe de "l'armée française" comme l'équipe néo-zélandaise mais bel et bien une équipe montée par l'USFSA, d'où la présence de Brennus sur les photos. Ce dernier œuvre justement pour démontrer sa primauté sur le sport quand certains ministères souhaiteraient reprendre la main sur la chose sportive en France. Cela débouchera en 1920 par la création de la Fédération française de rugby (FFR) et autres fédérations...
  8. Le match contre les Tanks ne compte pas comme match international de guerre ; c'est en effet un match de préparation en vue de la rencontre avec les néo-zélandais quelques jours plus tard.
  9. « Quel dommage que Boyau n'ait pu aider ses camarades et que par suite de la pénurie de demi d'ouverture, on ait privé le pack français des précieux services de Domercq. Mon camarade et ex-compère Struxiano établit la liaison avec son habileté et sa précision coutumières[51]. »
  10. La liste des neuf matchs internationaux pour lesquels l'USFSA a décerné le titre d'« international de guerre » comprend 56 joueurs et est la suivante :
    1. France - NZEF (en) (0-40) à Vincennes[44] ()
    2. France - NZEF (3-5) à Paris (Parc des Princes)[50] ()
    3. France - NZEF (0-14) à Paris (Parc des Princes)[52] ()
    4. France - Australie (ANZAC) (0-3) à Paris (Parc des Princes)[53] ()
    5. France - NZEF (3-20) à Twickenham[54] ()
    6. France - NZEF (10-16) à Colombes[55] ()
    7. France - NZEF (13-14) à Toulouse[56] ()
    8. France - Roumanie (50-5) à Colombes[57] ()
    9. France - USA (8-3) à Colombes[58] ()
  11. L'histoire de l'Armée de l'air française débute avec l'aéronautique militaire en 1909, qui dépendait alors de l'Armée de terre française. C'est la plus ancienne force aérienne au monde. L'Armée de l'air est devenue une arme à part entière le .
  12. « Officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire, 20 fois cité à l'ordre, Boyau était le seul de la grande armée française ayant obtenu comme sous-lieutenant la fameuse et glorieuse rosette[71]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance de Jean Paul Maurice Boyau [lire en ligne]
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Fiche matricule de Jean Paul Maurice Boyau [lire en ligne]
  3. a et b Fiche de Jean Paul Maurice Joannès alias Boyau [lire en ligne]
  4. Maurice Boyau sur le site Cieldegloire.com
  5. a et b Nieuport aces of World War 1, p. 60
  6. a et b Terror of the autumn skies : the true story of Frank Luke, America's rogue ace of World War I, p. 135
  7. Maurice Boyau sur le site ESPNscrum
  8. a, b, c et d Maurice Boyau sur le site finalesrugby.com
  9. Finale 63 U.S.Dax - Stade Montois, p. 36
  10. Monument à l'aviateur Boyau (Dax) sur le site e-monumen.net.
  11. « BOYAU Maurice, international no 83 », sur l'ancien site de la F.F.R. (consulté le 13 août 2017).
  12. Compte rendu de la finale de 1911, sur lnr.fr
  13. Stade bordelais - S.C.U.F. (14-0), (suite de l'article), L'Auto,  :
  14. Stade bordelais - S.C.U.F. (14-0), Le Figaro,
  15. « France - Écosse (1913) », sur l'ancien site de la F.F.R. (consulté le 13 août 2017).
  16. France - Écosse (1913), Le Figaro, [lire en ligne]
  17. France - Écosse (1913), L'Auto, [lire en ligne]
  18. La fabuleuse histoire du rugby, p. 228-229
  19. Sport, société et culture en France du XIXe à nos jours
  20. « France - Irlande (1912) », sur l'ancien site de la F.F.R. (consulté le 13 août 2017).
  21. France - Irlande (1912), L'Auto, [lire en ligne]
  22. « Écosse - France (1912) », sur l'ancien site de la F.F.R. (consulté le 13 août 2017).
  23. Écosse - France (1912), L'Auto, [lire en ligne]
  24. « Pays de Galles - France (1912) », sur l'ancien site de la F.F.R. (consulté le 13 août 2017).
  25. Pays de Galles - France (1912), L'Auto, [lire en ligne]
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