Georges André

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Georges André
Description de l'image Géo André cropped.jpg.
Naissance
Paris
Décès
près de Tunis
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
champion sportif
Formation
ingénieur de Supélec
ingénieur de SUPAERO
Géo André en 1920.
Caricature de Géo André, alors porte-drapeau français aux Jeux Interalliés de 1919.
Géo André prête le serment olympique en 1924.

Georges Yvan André appelé aussi Géo André (dit Le Bison au Racing, et L'Homme complet en athlétisme), né le à Paris VIIIe et mort le près de Tunis, est un athlète et joueur de rugby à XV français (ailier gauche), de 1,86 m. Affilié au Racing Club de France, il était un ancien élève de l'École supérieure d'électricité et de l'École supérieure de l'aéronautique, marié, et père de deux enfants[1]. Enseignant un temps l'éducation physique, il toucha aussi à la boxe, à la lutte, à la natation, au tennis, prit des brevets de vol à voile... Il passa son brevet de pilote aviateur avant le premier conflit mondial.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il remporta son premier championnat de France senior en 1907, et gagna 16 titres nationaux de 1907 à 1922.

En 1914, à Reims, il gagna le 'Concours de l'Athlète Complet', d'où son surnom. Au 103e régiment d'infanterie, il faisait partie de l'équipe de football, tantôt comme avant centre, tantôt comme ailier droit. Mobilisé en août 1914[2] puis gravement blessé, il fut fait prisonnier par les Allemands et il parvint à s'échapper à sa sixième tentative[3], pour reprendre aussitôt le combat en tant que pilote de chasse cette fois, dans l'escadrille dite des Cigognes, obtenant ainsi la médaille militaire. Une balle ayant traversé sa cheville, il lui faudra entreprendre une longue rééducation après 1918, avant de retrouver tous ses moyens physiques.

Il participa au décathlon, au pentathlon, au saut en hauteur, au saut en hauteur sans élan, au saut en longueur sans élan et au 110 m haies aux Jeux olympiques de 1912, et prononça le serment olympique aux Jeux olympiques de 1924 à Paris, après avoir été déjà le porte-drapeau de la délégation française lors des Jeux interalliés de 1919[4].

Il devint ensuite journaliste sportif, à La Vie au grand air (jusqu'en 1920), au Miroir des sports (chef de la rubrique athlétisme de 1920 à septembre 1939), à L'Excelsior et à L'Intransigeant, publiant aussi régulièrement son almanach sportif L'As à la fin des années 1920, ainsi qu'un ouvrage, La Course à pied. Vitesse aux éd. Bornemann, en 1936.

Il détint les records de France du 200 mètres haies et du saut sans élan jusqu'après la Libération.

Durant le second conflit mondial, replié en terre algérienne en 1940, il s'engagea dans l'infanterie des Corps francs d'Afrique, et fut tué trois ans plus tard durant la reconquête de Tunis alors qu'il reprenait les combats aériens. Une plaque commémorative honore sa mémoire, 9 rue Marguerin à Paris[5], lieu où il résidait. De nombreux stades en France portent de nos jours son nom, dont un à Paris, et l'actuel stade Chedly-Zouiten du quartier du Belvédère à Tunis portait auparavant aussi son nom.

Son fils Jacques a été champion de France du 110 m haies en 1938, puis officier membre de l'escadrille Normandie-Niémen (16 victoires à son actif) – Héros de l'Union Soviétique (URSS).

Dans la lignée de « Géo » André, citons également comme 'athlètes complets' Raoul Paoli, Pierre Failliot et Robert Paul.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Licencié au Stade français de 1906 à 1908, puis au Racing Club de France de 1909 à 1927 dans les sections d'athlétisme et de rugby à XV.
  • Rugby à XV :
    • 8 sélections en équipe de France de rugby à XV au poste de trois-quarts aile (de 1913 à 1914 ; international no 93).
  • Coupe de l'Espérance : vainqueur en 1918 avec le RCF[6].
    • Médaille d'argent Vice-champion de France : 1912 et 1920, avec le RCF.
  • Athlétisme :
    • Il participe à 4 olympiades, de 1908 à 1924.
    • 14 sélections en équipe de France (1908 à 1926), dans 13 disciplines différentes – 100 m, 200 m, 400 m, 4 × 400 m, 110 m haies, 400 m haies, saut en hauteur, saut en hauteur sans élan, saut en longueur sans élan, poids, disque, pentathlon et décathlon !
    • Recordman d'Europe du 400 m haies en 1920, en 54 s 8 (le record du monde cette année-là était de 54 s 2, puis 54 s).
    • Recordman de France à 8 reprises : saut en hauteur (2 fois, dont 1,885 m en 1908 – durée 14 ans), saut en hauteur sans élan (en 1906, son 1er record), 200 m, 110 m haies (15 s 2/5 en 1922) et 400 m haies (4 fois, dont 55 s 3/5 en 1920 – durée 10 ans).
    • 12 fois champion de France (dont 6 fois en hauteur et 5 fois du 400 m haies).
    • Médaille d'argent, Jeux olympiques Vice-champion olympique de saut en hauteur en 1908 (1,885 m, à 18 ans. Son short trop grand fait tomber la barre de la victoire !).
    • Médaille de bronze, Jeux olympiques Médaille de bronze au relais 4 × 400 m aux JO de 1920.
    • 4e du 400 m haies aux JO de 1920 et 1924 (à 35 ans).
    • 5e du saut en hauteur sans élan aux JO de 1908 (1,47 m).
  • Tennis :
    • Médaille d'or Champion d'académie dans sa jeunesse;
    • Finaliste d'un tournoi de double au RCF avec André Gobert.

Ses meilleures performances:

  • 100 mètres : 10" 4/5;
  • 400 mètres : 49" 3/5;
  • 110 mètres haies : 15" 2/5;
  • 200 mètres haies : 25" 2/5;
  • 400 mètres haies : 55" 3/5;
  • saut en hauteur sans élan : 1m 53;
  • saut en hauteur avec élan : 1m 885;
  • saut en longueur sans élan : 3m 18;
  • saut en longueur avec élan : 6m 85;
  • lancer du poids : 12m 40;
  • lancer du disque : 38m 55;
  • lancer du javelot : 44 m.

Hommages[modifier | modifier le code]

La tombe de Géo André, près de Matteur (1946).

Géo André est nommé gloire du sport français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'homme sportif du jour : Géo André, Le Miroir des Sports, 29 mai 1924, p.348-349.
  • Le Miroir des sports, du 13 septembre au 11 octobre 1938, reportages sur la famille André.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article Géo André est mort, Le Miroir des sports, 17 mai 1943.
  2. En 1915, sur le front de Champagne, il disputera même une partie de "rugby" en compagnie du déjà quadragénaire Henri Amand ex-capitaine du Stade français, sous les obus et dans la boue.
  3. Devenant alors l'ami du futur pilote automobile Michel Doré.
  4. La Vie au Grand Air, 15 juillet 1919, p.44.
  5. voir en ligne
  6. La Vie au grand air, 1er juin 1918, p.15.

Liens externes[modifier | modifier le code]