Georges André

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Georges André

Naissance
Paris
Décès
près de Tunis
Nationalité Drapeau de la France France
Profession journaliste sportif
Activité principale champion sportif
Formation
ingénieur de Supélec
ingénieur de SUPAERO

Georges Yvan André appelé aussi Géo André (dit Le Bison au Racing, et L'Homme complet en athlétisme), né le à Paris VIIIe et mort le près de Tunis, est un athlète et joueur de rugby à XV français (ailier gauche), de 1,86 m. Il était un ancien élève de l'École supérieure d'électricité et de l'École supérieure de l'aéronautique, marié, et père de trois enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il participa au décathlon, au pentathlon, au saut en hauteur, au saut en hauteur sans élan, au saut en longueur sans élan et au 110 m haies aux Jeux olympiques de 1912, et prononça le serment olympique aux Jeux olympiques de 1924 à Paris.

Il devint ensuite journaliste sportif, au Miroir des sports, à L'Excelsior, à L'Intransigeant et à La Vie au grand air, publiant régulièrement son almanach sportif L'As à la fin des années 1920, ainsi qu'un ouvrage La course à pied. Vitesse aux éd. Bornemann en 1936.

De nombreux stades en France portent de nos jours son nom, dont un à Paris. Mobilisé en août 1914[1] puis gravement blessé, il fut fait prisonnier et parvint à s'échapper à sa sixième tentative, pour reprendre aussitôt le combat en tant que pilote de chasse cette fois, dans l'escadrille des Cigognes, obtenant ainsi la médaille militaire. Une balle ayant traversé sa cheville, il lui faudra une longue rééducation après 1918 avant de retrouver tous ses moyens physiques.

Durant le second conflit mondial, replié en terre algérienne en 1940, il s'engagea dans l'infanterie des Corps francs d'Afrique, et fut tué trois ans plus tard durant la reconquête de Tunis alors qu'il reprenait les combats aériens. Une plaque commémorative honore sa mémoire, 9 rue Marguerin à Paris[2], lieu où il résidait.

Son fils, Jacques, a été champion de France du 110 m haies en 1938, puis officier membre de l'escadrille Normandie-Niémen (16 victoires à son actif) - Héros de l'Union Soviétique (URSS).

Dans la lignée de « Géo » André, citons aussi Raoul Paoli, Pierre Failliot et Robert Paul.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Rugby à XV :
    • 7 sélections en équipe de France de rugby à XV (1913 à 1914; international no 93)
    • médaille d'argent Vice-champion de France : 1912 et 1920, avec le Racing club de France
  • Athlétisme :
    • Il participe à 4 olympiades, de 1908 à 1924
    • 14 sélections en équipe de France (1908 à 1926), dans 13 disciplines différentes - 100 m, 200 m, 400 m, 4 × 400 m, 110 m haies, 400 m haies, saut en hauteur, saut en hauteur sans élan, saut en longueur sans élan, poids, disque, pentathlon et décathlon !
    • Recordman d'Europe du 400 m haies en 1920, en 54 s 8 (le record du monde cette année-là était de 54 s 2, puis 54")
    • Recordman de France à 8 reprises : saut en hauteur (2 fois, dont 1 m 88½ en 1908 - durée 14 ans), saut en hauteur sans élan (en 1906, son 1er record), 200 m, 110 m haies (15" 2/5 en 1922) et 400 m haies (4 fois, dont 55" 3/5 en 1920 - durée 10 ans)
    • 12 fois champion de France (dont 6 fois en hauteur et 5 fois du 400 m haies)
    • médaille d'argent Vice-champion olympique de saut en hauteur en 1908 (1 m 88½, à 18 ans. Son short trop grand fait tomber la barre de la victoire !)
    • médaille de bronze Médaille de bronze au relais 4 × 400 m aux JO de 1920
    • 4e du 400 m haies aux JO de 1920 et 1924
    • 5e du saut en hauteur sans élan aux JO de 1908 (1,47 m)
  • Tennis :
    • médaille d'or Champion d'académie dans sa jeunesse.

Hommages[modifier | modifier le code]

Géo André est nommé gloire du sport français

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • (fr) Sa biographie complète dans "Le Dictionnaire des médaillés olympiques français", de Stéphane Gachet, aux éditions La Maison d'Éditions, juin 2011.
  1. En 1915, sur le front de Champagne, il disputera même une partie de "rugby" en compagnie du déjà quadragénaire Henri Amand ex-capitaine du Stade français, sous les obus et dans la boue.
  2. voir en ligne