Gilbert Sardier

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Gilbert Sardier
Gilbert Sardier

Naissance
Riom
Décès (à 79 ans)
Clermont-Ferrand
Origine Drapeau de la France France
Arme Aviation
Grade Lieutenant
Années de service 1914-1918
Commandement SPA 48
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes 15 victoires
Distinctions Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Distinguished Service Cross
Military Cross

Jean Marie Luc Gilbert Sardier, dit Gilbert Sardier, né le à Riom (Puy-de-Dôme), mort le à Clermont-Ferrand, est un aviateur français, as de la Première Guerre mondiale.

Il est enterré à Villars-les-Dombes[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerre de 1914-1918[modifier | modifier le code]

Gilbert Sardier s'engage dans l'armée en 1914. L'année suivante, il est affecté dans l'aviation, et il est breveté pilote et observateur en été 1916.

En , avec le grade de lieutenant, il prend le commandement de la SPA 48. À 21 ans, il est le plus jeune chef d'escadrille français. Il est titulaire de 15 victoires, dont cinq contre des ballons.

Entre-deux-guerres : aviation civile[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il continue ses activités dans l'aviation, à l'aérodrome d'Aulnat, près de Clermont-Ferrand. Grâce aux usines Bréguet et Michelin, qui y font leurs essais d'avions, l'aérodrome d'Aulnat créé à cet usage en 1916 possède la première piste cimentée au monde. Gilbert Sardier, avec un autre pilote, Louis Chartoire, obtiennent le reclassement de l'aérodrome pour le service civil et fondent en 1920 l'Aéroclub d'Auvergne. Ils y forment de nombreux pilotes, dont Léna Bernstein et Michel Marias. L'aéroclub d'Auvergne porte aujourd'hui le nom de Gilbert Sardier.

Directeur d'assurances, Gilbert Sardier pratique le planeur en aéro-club et expérimente un modèle de planeur triplan.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, il est président de la section du Puy-de-Dôme de la Légion française des combattants, née de la fusion par le gouvernement de Vichy des unions de vétérans afin de soutenir son action et la collaboration avec l'occupant. Malgré cela, les Allemands l'expulsent de la maison qu'il habite avec sa femme pour y loger un officier allemand. Il est inquiété à la Libération mais est promptement remis en liberté.

Il est titulaire de la Francisque gallique no 1932. Il est également titulaire de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1914-1918, de la Distinguished Service Cross et de la Military Cross.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 978-2-749-12169-7, lire en ligne), p. 13.

Lien externe[modifier | modifier le code]