Lobe den Herrn, meine Seele (BWV 143)

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Cantate BWV 143
Lobe den Herrn, meine Seele
Titre français Loue le Seigneur, ô mon âme
Liturgie Fête de la circoncision du Christ (nouvel an)
Date de composition 1708 - 1714
Auteur(s) du texte
2 : Jakob Ebert
Texte original
Traduction de J-P. Grivois, note à note

Traduction française interlinéaire

Traduction française de M. Seiler
Effectif instrumental
Soli : S T B
chœur SATB
Cornet à bouquin I-III, timbales, basson, violon I/II, alto; basse continue
Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]
Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Lobe den Herrn, meine Seele (Loue le Seigneur, ô mon âme) (BWV 143), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach compose cette cantate probablement à Mühlhausen ou Weimar dans la période 1708-1714 pour le Jour de l'an[1](circoncision du Christ) mais Alberto Basso soutient qu'elle date de 1734-1735, tout comme Philipp Sitta. Elle porte le même titre que la cantate BWV 69a, pour le douzième dimanche après la Trinité, composée en 1723 et la cantate BWV 69, une de ses ultimes compositions, datant de 1748 et destinée à célébrer l'élection d'un conseil municipal.

Pour cette destination liturgique, cinq autres cantates ont franchi le seuil de la postérité : les BWV 16, 41, 171, 190 et 248/4 (quatrième cantate de l'Oratorio de Noël). 

Le texte provient du psaume 146: 1 pour le premier mouvement, psaume 146: 5 pour le troisième mouvement, psaume 146: 10 pour le cinquième mouvement, de Jakob Ebert pour les 2e et 5e mouvements et d'auteurs inconnus pour les trois autres mouvements.

Le thème du choral est basé sur le psaume « Du Friedefürst, Herr Jesu Christ » d'un compositeur inconnu. On a longtemps cru que Ludwig Helmbold avait composé la mélodie qui se trouve dans une collection de Bartholomäus Gesius (Gese) (1601) et vaguement basée sur « Innsbruck, ich muß dich lassen » des Geistliche deutsche Lieder à Francfort-sur-l'Oder en 1601. Cette dernière mélodie a été composée par Heinrich Isaac.

La provenance de cette cantate est contestée : certains suggèrent qu'elle peut ne pas être une œuvre de Bach en raison de sa nature « sans prétention » et l'absence de musique originale qui fasse autorité, ou qu'il s'agit peut-être d'une transposition d'une œuvre antérieure[2]. Alternativement, une partie de la cantate peut avoir été écrite par Bach, tandis que d'autres (probablement les chœurs et l'aria de basse) ont été ajoutées ou modifiées par d'autres compositeurs[3].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour trois cornets à bouquin da caccia, timbales, basson, deux violons, alto et basse continue[4] avec trois solistes (soprano, ténor, basse) et chœur à quatre voix. C'est la seule cantate de Bach à combiner trois cornets da caccia avec timbales[5].

Il y a sept mouvements :

  1. chœur : Lobe den Herrn, meine Seele
  2. chœur : Du Friedefurst, Herr Jesu Christ
  3. récitatif (ténor) : Wohl dem, des Hulfe der Gott Jakobs ist
  4. aria (ténor) : Tausendfaches Ungluck, Schrecken, Trubsal, Angst und schneller Tod
  5. aria : Der Herr ist Konig ewiglich
  6. aria et choral : Jesu, Retter deiner Herde, bleibe ferner unser Hort
  7. choral : Halleluja - Gedenk, Herr Jesu, an dein Amt

Musique[modifier | modifier le code]

Le chœur d'ouverture est assez court et emploie des figures d'imitation de fanfare sans beaucoup de développement harmonique[5]. Il utilise un thème en ritournelle sur les accords de tonique et de dominante, comprenant une séquence de tierce descendante[3]. Son texte reprend le psaume 146.

Le choral de soprano est accompagné par un violon obbligato[5]. Bien que la ligne vocale est principalement non décorée, elle est accompagné par un contrepoint rythmique de violon actif selon le cycle des quintes. La ligne obbligato atteint une double cadence avant l'entrée de la soprano[3].

Le récitatif du ténor est assez court et considéré comme banal[3].

Le quatrième mouvement est une aria de ténor en vers libre[2]. La ligne vocale est « alambiquée et angulaire », reflétant les thèmes du malheur, de la peur et de la mort[5]. Le musicologue Julian Mincham suggère que ces thèmes suggèrent que Salomon Franck en est peut être le poète, car que ceux-ci sont des images récurrentes dans ses textes, mais note aussi un manque d'intégration atypique de l'œuvre de Franck[3].

L'aria de basse utilise un motif triadique similaire à celui de Gott ist mein König, BWV 71[2]. Il est court et dispose d'une gamme limitée de développement tonal ou de variation chromatique[5].

Le sixième mouvement est une autre aria de ténor caractérisées par la figuration d'échelle en strates dans l'accompagnement instrumental[2]. Le basson et continuo jouent comme un duo contre la mélodie du choral dans les cordes[5].

Le chœur de clôture emploie la troisième strophe du choral comme cantus firmus dans la partie soprano[2]. Les voix graves chantent alléluia et sont plus variées dans leur écriture[3].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Johann Sebastian Bach, Cantata no 143 - Lobe Den Herren, Meine Seele: Kalmus Edition, Alfred Music Publishing, (ISBN 978-0-7692-8376-0, lire en ligne)
  2. a, b, c, d et e Pommer, Max. Liner notes sur Kantaten Mit Corno da caccia, Thomanerchor Leipzig / Neues Bachisches Collegium Musicum, Eterna, 1984
  3. a, b, c, d, e et f Mincham, Julian, « Chapter 65 BWV 143 », jsbachcantatas (consulté le 27 mai 2013)
  4. « BWV 143 », University of Alberta (consulté le 27 mai 2013)
  5. a, b, c, d, e et f « BWV 143 », Emmanuel Music (consulté le 27 mai 2013)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources de la traduction[modifier | modifier le code]