Das neugeborne Kindelein

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Cantate BWV 122
Das neugeborne Kindelein
Titre français L’enfant nouveau-né
Liturgie Noël
Date de composition 1724
Auteur(s) du texte

1, 4, 6 : Cyriakus Schneegaß

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : S T B
Chœur : S A T B
Flûte traversière I-III, hautbois d'amour, hautbois I/II, basson, violon I/II, alto, orgue, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Das neugeborne Kindelein, (L’enfant nouveau-né) (BWV 122), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1724 pour le premier dimanche après Noël et donnée pour la première fois le 31 décembre 1724[1].

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach compose cette cantate au cours de sa deuxième année en tant que Thomaskantor à Leipzig pour le dimanche après Noël. Les lectures prescrites pour ce jour sont extraites de l'épître aux Galates, « Par le Christ, nous sommes libérés de la loi » (4; 1–7) et de l'évangile selon Luc, Syméon et Anna parlant à Marie (2;33–40).

Le thème du chœur est repris du cantique « Das neugeborne Kindelein » probablement composé par Cyriakus Schneegaß (de) en 1597[1] pour les mouvements 1, 4, 6 et d'un auteur inconnu pour le reste[2].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour trois flûtes traversières, hautbois d'amour, deux hautbois, basson, deux violons, alto, orgue, basse continue, quatre solistes vocaux (soprano, alto, ténor, basse) et chœur à quatre voix.

Il y a six mouvements :

  1. chœur : Das neugebor'ne Kindelein
  2. aria : O Menschen, die ihr taglich sundig, basse
  3. récitatif : Die Engel, welche sich zuvor vor euch als vor Verluchten scheuen, soprano
  4. aria : Ist Gott versohnt und unser Freund, alto
  5. trio : O wohl uns, die wir an ihn glauben, soprano, alto et ténor
  6. récitatif : Dies ist ein Tag, den selbst der Herr gemach, basse
  7. chœur : Es bringt das rechte Jubeljahr

Musique[modifier | modifier le code]

Le chœur d'ouverture est une fantaisie chorale avec une longue ouverture et une ritournelle de clôture sur un thème de choral à quatre entrées entrecoupé de longs épisodes. Les trois voix inférieures imitent la soprano trois fois dans les phrases de chorals et passent ensuite en une rapide figure ascendante[3].

Le deuxième mouvement est une longue et chromatiques aria de basse traitant du sündigt (« péché »)[2]. C'est le plus long mouvement de la cantate. Le continuo accompagnant la ligne vocale est « tortueux et chromatiquement compliqué »[3].

Le récitatif de soprano est accompagné par un simple trio de flûtes à bec, combinaison conçue pour représenter l'« aura des anges »[3]. Comme c'est le seul mouvement comprenant des flûtes à bec, les parties ont probablement été interprétées par les joueurs de hautbois et de taille[3].

Le quatrième mouvement est un trio des voix de soprano, d'alto et de ténor; l'alto chante la ligne de choral avec les cordes tandis que la soprano et le ténor donnent un duo d'aria[2]. Le mouvement est en ré mineur sur un rythme de 6/8[3].

Le récitatif de basse commence en majeur avant de moduler en sol mineur dans le mouvement final. Il est accompagné par des accords de cordes aigus et une ligne de continuo[3].

Le choral de clôture est court et rapide[3],[4].

La musique « plutôt amortie » du premier choral et l'air de basse (dont le vers d'ouverture se traduit par « Ô mortels, vous qui péchez tous les jours ») ont été décrits comme offrant aux auditeurs une « gueule de bois morale » après la surconsommation possible des vacances de Noël[2].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Collegium Vocale Gent. J.S. Bach: Cantates de Nöel. Harmonia Mundi France, 1995.
  • Frankfurter Kantorei / Bach-Collegium Stuttgart. Die Bach Kantate. Hänssler (en), 1972.
  • Wiener Kammerchor / orchestre du Wiener Staatsoper. J.S. Bach: Cantatas BWV 122 and BWV 133. Vanguard Bach Guild, 1952.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Das neugeborne Kindelein Text and Translation of Chorale », Bach Cantatas (consulté le 14 novembre 2012)
  2. a, b, c et d Crouch, Simon, « Cantata 122 », Classical Net,‎ 1996 (consulté le 27 mai 2013)
  3. a, b, c, d, e, f et g Mincham, Julian, « Chapter 31 BWV 122 », jsbachcantatas (consulté le 27 mai 2013)
  4. Smith, Craig, « BWV 122 », Emmanuel Music (consulté le 27 mai 2013)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des cantates de Johann Sebastian Bach