Er rufet seinen Schafen mit Namen

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Cantate BWV 175
Er rufet seinen Schafen mit Namen
Titre français Il appelle par leur nom les brebis...
Liturgie 3. Pentecôte
Date de composition 1725
Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : A T B
chœur SATB
flûte à bec I/II, trompette I-III, violoncelle piccolo, violon I/II, alto, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Er rufet seinen Schafen mit Namen (« Il appelle ses brebis par leur nom »), (BWV 175), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1725.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach écrivit la cantate pendant sa deuxième année à Leipzig pour le mardi de Pentecôte et la dirigea le [1]. Lors de sa deuxième année à Leipzig Bach avait composé des cantates pour le premier dimanche après la Trinité et le Dimanche des Rameaux mais pour Pâques il revint à des cantates sur des textes plus variés, peut-être parce qu'il avait perdu son librettiste. Neuf de ses cantates pour la période entre Pâques et la Pentecôte reprennent des textes de Christiana Mariana von Ziegler[2]. Ultérieurement, Bach intégra la plupart d'entre elles, y compris cette-ci, dans son troisième cycle annuel.

Les lectures prescrites pour la fête étaient Actes des Apôtres 8:14-17 et Jean 10:1-10, la rencontre de Jésus et de Nicomède. La cantate traite deux sujets, le Bon-Pasteur et la brebis qui entend sa voix dans les mouvements 1 à 4 et ceux qui ne l'entendent pas dans les mouvements 5 à 7. Le livret use de l'expression « verblendete Vernunft » et s'adresse ainsi au courant naissant de l'Aufklärung[3]. La cantate se clôt avec le 9e verset du O Gottes Geist, mein Trost und Ruh de Johann Rist (de)[4].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est composée avec une instrumentation inhabituelle. Trois solistes, alto, ténor et basse et un chœur à quatre voix dans le choral final avec trois flûtes à bec, deux trompettes, un violoncelle piccolo, deux violons, un alto et basse continue. Les flûtes à bec soulignent l'aspect pastoral de la cantate.

  1. récitatif (ténor) : Er rufet seinen Schafen mit Namen
  2. aria (alto) : Komm, leite mich
  3. récitatif (ténor) : Gott will, o ihr Menschenkinder
  4. aria (ténor) : Es dünket mich, ich seh dich kommen
  5. récitatif (alto, basse) : Sie vernahmen aber nicht
  6. aria (basse) : Öffnet euch, ihr beiden Ohren
  7. choral : Nun, werter Geist, ich folg dir

Musique[modifier | modifier le code]

La première citation de la Bible est chantée par le ténor qui représente la voix de l'Évangéliste. Trois flûtes à bec, instruments des bergers, accompagnent le récitatif « Er rufet seinen Schafen mit Namen und führet sie hinaus » (Il appelle ses brebis par leur nom et il les conduit dehors)[3],[5],[6]. Les flûtes à bec donnent aussi à l'aria une coloration pastorale avec une mesure en 12/8. Le court récitatif qui suit demande avec une excitation dramatique pleine de dissonances comme une brebis perdue appelle son berger, « Wo find ich dich? Ach, wo bist du verborgen? » (Où puis-je te trouver? Ah, où es-tu caché?). Pour décrire le soulagement de son arrivée annoncée, Bach a transposé le 7e mouvement de sa cantate profane Durchlauchtster Leopold BWV 172a, une vaste bourrée da capo avec violoncelle obligé et basson à l'unisson, en une tierce mineure pour violoncelle piccolo à cinq cordes. La mesure du poème ne correspond cependant pas au texte, comme si Bach avait voulu se démarquer d'une parodie de Christiana Mariana von Ziegler.

Le récitatif central du 5e mouvement est le titre de la cantate accompagné par les cordes. Il commence par une citation biblique chantée par l'alto en tant qu'Évangéliste, « Sie vernahmen aber nicht, was es war, das er zu ihnen gesaget hatte » (mais ils ne comprirent pas ce qu'Il lui avait dit)[3], et conduit à une Arioso (basse) sur la dernière ligne, une admonition à ne pas méconnaître les paroles de Jésus. L'avertissement est renforcé par un accompagnement à deux trompettes dans l'aria suivante qui parle de l'enfer et la mort: « Jesus hat euch zugeschworen, daß der Teufel, Tod erleg » (Jésus vous a promis qu'il a tué le diable). Les trompettes sont silencieuses dans la partie centrale qui mentionne les dons de Jésus : Grâce, abondance et plénitude de la vie. Il est possible que cette aria soit une parodie mais on n'en connaît pas le modèle[1].

Le choral est repris de la cantate de Pentecôte Wer mich liebet, der wird mein Wort halten, BWV 59. La mélodie du choral pour Pentecôte Heiliger Geist, Herre Gott (Esprit Saint, Seigneur Dieu)[7] est prévue pour chœur à quatre voix et trois parties indépendantes de flûte à bec reprennent l'instrumentation du début[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) Alfred Dürr, Die Kantaten von Johann Sebastian Bach, vol. 1, Bärenreiter-Verlag,‎ 1971 (OCLC 523584)
  2. Christoph Wolff, « The transition between the second and the third yearly cycle of Bach’s Leipzig cantatas (1725) », pregardien.com (), p. 2
  3. a, b, c et d (en) John Eliot Gardiner, « Cantatas for Whit Tuesday / Holy Trinity, Blythburgh », monteverdiproductions.co.uk,‎ 2008
  4. « O Gottes Geist, mein Trost und Ruh », bach-cantatas.com,‎ 2005
  5. Brian Robins, « Cantata No. 175, "Er rufet seinen Schafen mit Namen," BWV 175 », Allmusic,‎ 2011
  6. Julius Mincham, « Chapter 47 BWV 183 &175, each commencing with a recitative », jsbachcantatas.com,‎ 2010
  7. « Chorale Melodies used in Bach's Vocal Works / Komm, Heiliger Geist, Herre Gott », bach-cantatas.com,‎ 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]