Crozant

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Crozant
Lac de Chambon - Rive droite - 16.jpg
Crozant - Pont Charraud -1.JPG Vallée de la Creuse à Crozant - 19.jpg
Domaine des Places - Crozant.jpg Château Crozant porterie.jpg
Crozant (Creuse). (17102319114).jpg Crozant (Creuse). (17545710778).jpg
De gauche à droite et de haut en bas: le lac de Chambon ; le pont Charraud ; la vallée de la Creuse ; le château des Places ; le château de Crozant ; l'église St-Etienne de Crozant ; la Creuse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Dunois
Maire
Mandat
Didier Lavaud
2020-2026
Code postal 23160
Code commune 23070
Démographie
Gentilé Crozantais, Crozantaises
Population
municipale
442 hab. (2018 en diminution de 4,74 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 33″ nord, 1° 37′ 20″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 367 m
Superficie 30,52 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dun-le-Palestel
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Crozant
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Crozant
La Creuse à Crozant.

Crozant (Crozenc en occitan marchois) est une commune française située dans le département de la Creuse et la région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Crozantais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Crozant est situé à la limite nord du département de la Creuse. La rivière, la Grande Creuse (qui s'est grossie de la Petite Creuse à quelques kilomètres en amont) y forme une limite avec le département de l'Indre.

Cette « frontière » administrative est très ancienne. Elle correspond approximativement à la limite entre la langue d'oïl et la langue d'oc. La limite se trouve au village Les Bordes à environ quatre kilomètres de Crozant. Elle a aussi une signification géologique : au sud, ce sont les contreforts granitiques du Massif central, tandis qu'au nord commencent les plaines calcaires du Bassin parisien.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays du Val de Creuse.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 875 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Eguzon », sur la commune d'Éguzon-Chantôme, mise en service en 1991[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,8 °C et la hauteur de précipitations de 937,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Châteauroux Déols », sur la commune de Déols, dans le département de l'Indre, mise en service en 1893 et à 49 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[11], à 11,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crozant est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (37,5 %), prairies (33 %), forêts (20,8 %), terres arables (4,4 %), eaux continentales[Note 5] (3,4 %), zones urbanisées (0,8 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Crozenc en 1208, Crozent en 1277[20], Crousant en 1512, la forme Crozant étant d'un usage moderne.

Le premier élément est vraisemblablement le gaulois *crosus, à l'origine du gallo-roman *CROSU qui a donné creux en français, même mot que la Creuse (Crosa VIIIe siècle) au sens de « vallée profonde », qui constitue vraisemblablement la racine du toponyme Crozant, suivie d'un suffixe, selon un processus fréquent en toponymie.

L'absence de formes plus anciennes rend difficile l'identification du suffixe. Dans cette perspective d'explication par le celtique, il pourrait s'agir d’-entum identifié dans Douvrend (Seine-Maritime, Douvrenc vers 1060, Dovrent 1111 de *Dubrentum sur gaulois dubron, eau) ou encore Drevant (Cher, Derventum 1217 sur gaulois dervo, chêne) et les nombreux Nogent (de Novientum sur gaulois noviios, nouveau, neuf), dont les premiers éléments sont clairement identifiés comme celtiques[21].

Ernest Nègre[22] y voit plutôt le suffixe adjectival occitan -enc, d'où sa signification de « (village) de la Creuse »[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'éperon rocheux inscrit entre la Creuse et un affluent, la Sédelle, a été occupé depuis l'époque préhistorique. Une forteresse semble y avoir été édifiée entre 997 et 1018. Mais c'est au XIIIe siècle que le château-fort prendra la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Une des tours subsistantes porte d'ailleurs le nom d'Isabelle d'Angoulême, veuve de Jean sans Terre, épouse de Hugues X de Lusignan, qui, suivant une tradition, l'aurait fait construire. Au XIIe siècle, les capitaines du lieu sont des Foucauld, seigneurs de Saint-Germain-Beaupré.

Le village est saccagé le 22 août 1356 lors de la seconde chevauchée du Prince noir, conduite depuis Bordeaux par Édouard de Woodstock.

Dans son ouvrage sur l'histoire du comté de la Marche[24], Joullietton rapporte que le château de Crozant aurait été pris par les catholiques en 1588, ce qui aurait occasionné la ruine d'une tour. À partir de 1606, le château paraît déjà servir de carrière aux habitants des alentours. Un procès-verbal de 1640, établi par l'intendant du roi à Moulins, Le Voyer d'Argenson, constate que l'ensemble féodal est en triste état. Les vestiges de la place forte, qui appartiennent à la Couronne depuis la confiscation des biens du connétable de Bourbon en 1527, sont alors acquises par Gabriel Foucauld de Saint-Germain Beaupré, gouverneur de la Marche.

Les ruines de la citadelle couvrent une bonne partie de l'éperon rocheux : plusieurs enceintes successives, un donjon carré du XVe siècle et deux tours XIIIe siècle, auxquels s'ajoutent une chapelle et la « tour de l'eau » qui permettait d'aller chercher l'eau à la rivière tout en restant à couvert.

George Sand visita le site de Crozant en compagnie de Chopin, à l'issue d'un périple difficile dans des routes qui n'en étaient pas.

À l'issue de longues négociations conduites par le maire de Crozant, Jean Parlebas, ces ruines ont été acquises il y a quelques années par la commune. Un important programme de réhabilitation a été entrepris, grâce à des financements de l'État, du conseil régional, du conseil général et de la commune en vue de la réouverture du site au public au terme des travaux.

Une bande dessinée, Les Aigles décapitées, raconte l'histoire imaginaire de Hugues, seigneur de Crozenc. Le premier tome figure un dessin du château qui est une belle et plausible reconstitution, si ce n'est qu'il a été dessiné inversé (gauche/droite) par rapport à la réalité !

Les pierres des murs font écho à celles des parois rocheuses de la vallée et disent les légendes des lieux : celle du Rocher des fileuses où chaque année se déroulait un concours entre les jeunes villageoises, la plus habile devant filer son brin de laine de telle sorte qu'il touchât l'eau le premier, 80 mètres plus bas ; celle encore du diable qui a construit en une nuit le Pont Charraud à la suite du pacte établi avec un homme qui n'a pas voulu être le premier fagot qu'il aurait lié le matin : il est venu au rendez-vous tout nu.

À partir du XIXe siècle, le site de Crozant inspire de nombreux peintres.

Armand Guillaumin (1841-1927), qui a eu la chance de gagner le gros lot de la Loterie nationale (1891), est désormais débarrassé de tout souci matériel et peut se consacrer entièrement à la peinture. En 1893, il choisit Crozant comme résidence de prédilection. D'autres peintres l'ont précédé, tel Paul Castans (1823-1892), d'autres vont suivre leur exemple. Ils donneront naissance à l'École de Crozant, école sans maître, qui n'est rien d'autre qu'une commode appellation, imaginée ultérieurement, pour désigner tous ceux qui ont trouvé l'inspiration sur les rives de la Creuse. Parmi eux : Ernest Josephson (1851-1906), Pierre Ballue (1855-1928), Fernand Maillaud (1862-1948), Paul Madeline, Clémentine Ballot (1880-1924), la dynastie des Leloir et plus particulièrement Maurice Leloir (1853-1940), le Suédois Walter Oetten (1897-1972), Solange Christauflour (1899-1952), etc. L'abbé Laurent Guétal y fait la connaissance en 1855 d'un autre peintre, Ernest Victor Hareux. Non loin de l'église de Crozant, se trouve un buste en bronze de Guillaumin.

En 1926, une autre histoire commence pour les bords de Creuse qui vont être noyés, pour cause de production d'électricité, par les eaux de la plus grande retenue d'Europe à l'époque, le barrage d'Éguzon. Le nouveau pôle d'attraction touristique est désormais le « lac de Chambon » du nom du hameau d'une commune riveraine (Éguzon) du nouveau lac. Si les gorges profondes perdent alors une partie de leur caractère sauvage qui plaisait tant aux peintres, on y gagne une baignade et des pédalos à la « plage de Fougères ». Crozant est parée pour 1936 et les congés payés !

Durant la guerre, le pont séparant la Creuse du département de l'Indre à Crozant est dynamité. Un bac sera installé en attendant la construction du nouveau pont. Aujourd'hui, lorsque le barrage est vidé (cela n'arrive qu'exceptionnellement !), on peut encore voir une pile du vieux pont tristement couchée sur le flanc.

Depuis 2013, le Centre d'Interprétation du Patrimoine: Guillaumin et les Peintres de la Vallée de la Creuse a ouvert ses portes dans l'ancien hôtel Lépinat, auberge qui a marqué dans la vie des nombreux peintres venus s'inspirer des paysages de Crozant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason créé par Jean-Yves Pons pour la commune de Crozant et adopté par la municipalité en août 2016, lors de la Fête médiévale annuelle. Le champ rappelle les armes de la famille de Lusignan, comtes de la Marche, à l'origine du château médiéval et longtemps possessionnée à Crozant. Le chevron ondé évoque le confluent de la Creuse et de la Sédelle qui délimitent le territoire de la commune et de son château (figuré par la tour posée en chef). Enfin, les têtes d'aigle arrachées sont un clin d'oeil à la célèbre bande dessinée "Les aigles décapitées" dont le personnage principal est Hugues de Crozenc (qui porte d'azur à trois têtes d'aigle arrachées d'or).

Blason de Crozant Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie et paysage[modifier | modifier le code]

Paysage de neige à Crozant, par Armand Guillaumin (1895).

Là où le barrage a, sans doute en quelques heures, changé le paysage des peintres noyé sous les eaux, les modifications de la société et de l'économie locale l'ont noyé sous les arbres en quelques années.

Pour s'en rendre compte, il n'est que de voir les peintures de Guillaumin, qui peignit, dit-on, 140 fois le site de Crozant, et les cartes postales des années 1900. C'est que les landes soi-disant « climaciques » étaient entretenues par le pâturage extensif des moutons et des chèvres, lequel a décliné lentement entre les deux guerres et s'est éteint après 1950. La tendance est aujourd'hui à la recolonisation des abords des ruines, puis au boisement naturel des anciens espaces ouverts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean Parlebas
2014 En cours Didier Lavaud SE-DVD Conducteur de ligne automatisée à La Souterraine
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2018, la commune comptait 442 habitants[Note 6], en diminution de 4,74 % par rapport à 2013 (Creuse : −2,79 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7551 2201 0831 1961 2141 4231 3011 2301 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4011 3621 4391 4201 4521 4331 5461 5681 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7131 8031 8231 6061 4051 2311 2061 0931 000
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
949929862732636581527519511
2013 2018 - - - - - - -
464442-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château médiéval[modifier | modifier le code]

Comme précisé plus haut, les ruines de la forteresse médiévale[29] sont actuellement en cours de restauration. À l'issue des travaux, il est probable que ce site et son exceptionnel environnement naturel constitueront un des pôles essentiels du tourisme dans la Creuse.

Château des Places[modifier | modifier le code]

Le château des Places est inscrit au titre des monuments historiques en 1992[30].

Les jardins de Crozant[modifier | modifier le code]

Un autre paysagiste, Camille Muller, s'est installé à Crozant à la fin des années 1970 mais en est reparti. Autour de ces paysagistes réputés, enseignants dans des écoles de paysage, de nombreux élèves ont découvert Crozant et certains sont restés et y ont créé des jardins. C'est ainsi le cas de l'Arboretum de la Sédelle dus à Philippe Wanty, et des Jardins Clos de la Forge dus à Jacques Sautot et Christian Allaert. Deux fois par an, l'association "Les Jardins de la Sédelle" organise des journées de découverte sur le site de l'arboretum (celui-ci possède la collection de référence des érables pour la France : plus de 200 espèces et cultivars).

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Les parties les anciennes de l'église Saint-Étienne[31] semblent remonter au XIIe siècle. Elle a été remaniée au XVe siècle à la suite d'une destruction. L'église a été classée Monument historique par arrêté du 8 avril 1933.

Le pont Charraud[modifier | modifier le code]

Le pont dit "pont Charraud" date du XVIIe siècle[32],[33]. Une légende locale en fait un pont du Diable car le maçon qui avait pris l'affaire à un prix trop bas, fit un marché avec le Malin qui lui proposa de construire le pont en un seul jour contre le premier fagot qu'il aura lié.

Le début de la construction a été commencée en 1603, mais le pont n'a été terminé qu'en 1695.
Il permet à la RD913 de franchir la Sédelle. Il comprend trois arches en plein cintre et ogivale au milieu, avec des ouvertures comprises entre 6,40 m et 6,72 m, et avec des avant-becs triangulaires à l'amont et trapézoïdaux à l'aval. Largeur du pont : 3,80 m.
Le pont a été inscrit Monument historique par arrêté du 23 juillet 1934.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Borne du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à Crozant

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans L'Aiguille creuse, une aventure d'Arsène Lupin par Maurice Leblanc, Isidore Beautrelet pense avoir trouvé la fameuse Aiguille creuse en découvrant le château de l'Aiguille, près de Crozant. Ce château semble être un élément inventé, et différent du château de Crozant[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Eguzon - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Crozant et Éguzon-Chantôme », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Eguzon - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Crozant et Déols », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Châteauroux Déols - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Châteauroux Déols - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Châteauroux Déols - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz 1990. p. 49.
  21. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2003).
  22. Op. cité.
  23. Ernest Nègre, op. cit.
  24. Histoire de la marche et du pays de Combraille, Tome II, Joseph Joullietton, 1815.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. Notice no PA00100050, base Mérimée, ministère français de la Culture : Château de Crozant
  30. Notice no PA00100229, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Notice no PA00100051, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Etienne
  32. Notice no PA00100052, base Mérimée, ministère français de la Culture : Pont dit Pont Charraud
  33. Marcel Prade, Les ponts monuments historiques, p. 151, Librairie Brissaud, Poitiers (ISBN 2-902170-54-8).
  34. Chapitre V de L’Aiguille_creuse sur Wikisource, voir tout à la fin du chapitre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien(s) externe(s)[modifier | modifier le code]