Gérard-François Dumont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François Dumont et Dumont.
Gérard-François Dumont
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Directeur de thèse
Pierre Moran (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Gérard-François Dumont est un géographe, économiste et démographe français né le à La Souterraine (Creuse).

Professeur à l’université Paris-IV, il enseigne à l’Institut de géographie et d’aménagement. Il donne des conférences sur les aspects de la géographie humaine [1] dont l’une des composantes est la géopolitique des populations.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après le lycée de Guéret, ses études supérieures le conduisent à Poitiers, puis à Paris.

Diplômé de l’Institut d'administration des entreprises de Poitiers (1970) et de l'Institut d'études politiques de Paris (1973)[2], il obtient en 1973 un doctorat ès sciences économiques, puis une habilitation à diriger des recherches[Quand ?] (HDR)[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Suivent une quinzaine d’années pendant lesquelles sa carrière professionnelle le conduit dans des fonctions de dirigeant d’entreprises ses fonctions universitaires le conduisent à diverses responsabilités.

  • À compter de 1988 : professeur à l'université Paris IV, Institut de géographie ;
  • 1991-1996 : professeur à l'université Paris IV ; directeur adjoint, puis directeur de l’Institut d’urbanisme et d’aménagement de la Sorbonne ;
  • 1993-1996 : professeur délégué aux finances de l’université Paris IV ;
  • 1994-1996 : membre de la section de l’aménagement du territoire et des économies régionales du Conseil économique et social ;
  • 1996-1998 : recteur d’académie, académie de Nice, chancelier des universités ;
  • Depuis 1999 : à nouveau professeur à l'université Paris IV, Institut de géographie et d’aménagement.

Engagements[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, il signe dans Contrepoint, revue officieuse du Club de l'horloge[4].

Il a été membre du Rassemblement pour la République[5].

Il est membre du Conseil d'orientation de l'Institut Thomas More[6].

Apports scientifiques[modifier | modifier le code]

Gérard-François Dumont est notamment l’auteur de formules ou de néologismes, largement repris[7],[8], pour définir des réalités sociales ou géographiques nouvelles, comme :

  • « L’Europe ridée » : pour illustrer le vieillissement contemporain de la population de l’Europe ;
  • « L’hiver démographique » : situation d’un territoire ayant « une fécondité nettement et durablement en dessous du seuil de remplacement des générations » ;
  • « La paraurbanisation » : « processus conduisant au peuplement d’espaces de morphologie rurale situés au-delà des agglomérations et dont une proportion importante de la population active occupée vient quotidiennement effectuer ses activités professionnelles dans l’agglomération », à distinguer de la périurbanisation, « urbanisation qui s’étale sans discontinuité à partir de la ville-centre et qui forme une agglomération morphologique » ;
  • « La gérontocroissance » : « l’augmentation du nombre de personnes âgées dans une population », à distinguer du vieillissement, c’est-à-dire de l’« augmentation de la proportion des personnes les plus âgées dans une population considérée » ;
  • « la gérontodécroissance » : « la diminution du nombre de personnes âgées dans une population » ;
  • « La juvénocroissance » : « l’augmentation du nombre de jeunes dans une population » ;
  • « La juvénodécroissance » : « la baisse du nombre de jeunes dans une population ».
  • " La diasporisation" : "processus selon lequel des immigrants ou leurs descendants, quelles que soient les raisons de leurs migrations, même lorsqu'ils ont la nationalité de leur pays de résidence, conservent des liens réels ou mythifiés avec leur pays-souche et développent des relations spécifiques avec des immigrants ou descendants d'immigrants ayant les mêmes origines géographiques, ethniques, linguistiques ou religieuses."
  • la "globalisation", dimension normative de la mondialisation au sens large, c'est-à-dire "l'ensemble des décisions politiques qui ouvrent davantage, directement ou indirectement, la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des hommes entre les états";
  • "l'internationalisation", dimension géographique ou technique de la mondialisation au sens large, c'est-à-dire "l'ensemble des progrès techniques et des infrastructures mises en place qui réduisent l'espace-temps des échanges de marchandises, de services, de capitaux et d'informations ou l'espace-temps des migrations humaines".
  • "la "mondialisation" au sens étroit, c'est-à-dire la nouvelle praxis des agents économiques, et notamment des stratégies des entreprises, prenant en compte le contexte nouveau et évolutif de la "globalisation" et de la "mondialisation".

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Démographie politique, les lois de la géopolitique des populations, Paris, Ellipses, 2007.
  2. https://www.sciences-po.asso.fr/profil/gerardfrancois.dumont73_1.
  3. Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (ABES), « theses.fr, explorer les 18 thèses pour Gérard-François Dumont », sur www.theses.fr (consulté le 9 octobre 2017)
  4. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 447.
  5. http://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_19_434.
  6. « Qui sommes-nous ? – Institut Thomas More », sur institut-thomas-more.org (consulté le 25 juin 2019)
  7. Gabriel Wackermann (dir.), Dictionnaire de géographie, Paris, Ellipses, , 432 p.
  8. Gérard-François Dumont, Environnement et société, Paris, Ellipse, , 766 p.
  9. http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=1093
  10. http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=15
  11. http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=4715
  12. http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=5602
  13. http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=5889
  14. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=27404
  15. http://www.editions-sedes.com/livre/316052/geopolitique-de-l-europe.php
  16. http://www.editions-sedes.com/livre/366673/la-france-en-villes.php
  17. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34583
  18. [1]
  19. [2] Décret du 16 mai 2008 paru au Journal officiel de la République française du 17 mai 2008.
  20. « Prix Renaissance (lettres) », sur cerclerenaissance.info.

Liens externes[modifier | modifier le code]