François L'Hermite

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François L'Hermite,
sieur du Solier
Description de cette image, également commentée ci-après
Tristan L'Hermite en 1648,
portrait gravé par Pierre Daret pour
l'édition originale des Vers héroïques
Nom de naissance François L'Hermite
Alias
Tristan L'Hermite
Naissance 1601
Janaillat, dans la Marche
Royaume de France Royaume de France
Décès
Paris Royaume de France Royaume de France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement baroque, précieux, mariniste
Genres

Œuvres principales

Signature de François L'Hermite, sieur du Solier

François L'Hermite, sieur du Solier, dit Tristan L'Hermite, né en 1601 au château du Solier, près de Janaillat dans la Marche, et mort à Paris le , est un écrivain et gentilhomme français. D'abord page dans l'entourage de Henri de Bourbon-Verneuil, fils naturel du roi Henri IV, puis homme d'épée au service de Louis XIII et de son frère Gaston duc d'Orléans, il est passé à la postérité comme auteur polygraphe — poète, dramaturge et romancier.

Le surnom qu'il s'est choisi dès 1621 fait référence au grand maître de l'artillerie et prévôt des maréchaux Louis Tristan L'Hermite, qui avait servi les rois de France de Charles VI à Louis XI et que la tradition familiale considérait comme l'un de ses ancêtres, au même titre que le prédicateur Pierre l'Ermite qui prêcha la première croisade populaire au XIe siècle.

Il a occupé le fauteuil 17 de l'Académie française à partir de 1649.

Sommaire

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et naissance[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
d'argent à trois chevrons de gueules[1].

Auteur dramatique fort applaudi en son temps, et dont la première pièce, la fameuse tragédie de La Mariane (printemps 1636), surpassa le succès de Médée (1635) et préfigura celui du Cid (janvier 1637). À sa création sur la scène du Théâtre du Marais, Montdory, considéré comme le meilleur acteur tragique de son temps (il créa aussi le rôle de Rodrigue dans Le Cid), tenait le rôle du roi Hérode ; un an et demi plus tard, frappé de paralysie partielle en hurlant les fureurs d'Hérode au dernier acte, il doit se retirer définitivement du théâtre.

« Poète lyrique à l’inspiration bien personnelle et au souffle large et parfois superbe, polygraphe intéressant dans ses Plaidoyers historiques et ses Lettres mêlées, conteur à la fois aimable et amusant dans sa curieuse autobiographie du Page disgracié (1643), si instructive, en outre, sous le rapport des événements comme des mœurs de la période qu’elle embrasse[2] », Tristan L’Hermite a emprunté son prénom à Louis Tristan L'Hermite, grand prévôt de France sous Louis XI, qu'il prétendait être un de ses ancêtres.

Descendant prétendument de Pierre l'Ermite, le prédicateur de la première croisade, sa famille est quasiment ruinée à l’époque de sa naissance. Il est malgré tout placé comme page chez Henri de Bourbon-Verneuil, fils illégitime d’Henri IV et de la marquise de Verneuil, en 1604. Il passe ensuite chez Scévole de Sainte-Marthe, trésorier de France, avant de devenir secrétaire du marquis de Villars-Montpezat. Descendant « d'une race dont vingt-six étaient passés par les mains des bourreaux[3] », il en avait hérité le sang bouillant et la violence primesautière. Ayant blessé successivement à coups d’épée un cuisinier qui avait eu le tort de lui jouer une mauvaise farce[P 1], puis, à Fontainebleau, un promeneur qui l’avait heurté par mégarde[P 2], il est obligé, en 1619, de s'exiler en Angleterre, après avoir tué un opposant en duel, épisode qu’il a romancé sur le mode burlesque dans Le Page disgracié.

Parmi les pages[modifier | modifier le code]

Premier protecteur : Gaston d'Orléans[modifier | modifier le code]

En 1620, il participe aux campagnes de Louis XIII contre les huguenots dans le Sud-Ouest. En 1621, il entre au service de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII et participe à la création de plusieurs ballets de cour.

Claire d'Ailly, duchesse de Chaulnes[modifier | modifier le code]

Second protecteur : Henri, duc de Guise[modifier | modifier le code]

Le cardinal de Richelieu et le chancelier Séguier[modifier | modifier le code]

Parmi les gens de lettres[modifier | modifier le code]

Il est élu à l’Académie française en 1649[4]. La vie de débauche qu’il mène dans l’entourage de Gaston d'Orléans et son goût immodéré pour le vin et le jeu finissent par avoir raison du peu de santé que lui laissait sa tuberculose.

Rapidement oublié à sa mort, il a bénéficié de la redécouverte de la littérature baroque et des auteurs libertins dont il diffère pourtant.

Œuvre[modifier | modifier le code]

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Œuvre poétique[modifier | modifier le code]

Sa vie errante ne l'a pas empêché de se faire un nom dans la république des lettres avec ses poésies mélancoliques chantant avec une grande sincérité les charmes de la nature et de l’amour : La Mer (1628), Les Plaintes d'Acante (1633), une Églogue maritime (1634) dédié à la reine Henriette, épouse de Charles Ier d'Angleterre, Les Amours de Tristan (1638), La Lyre du sieur Tristan (1641), L'Office de la sainte vierge (1646) et les Vers héroïques (1648). Tristan L'Hermite s'y montre le disciple à la fois de Malherbe et de Théophile.

Œuvre théâtrale[modifier | modifier le code]

Abraham Bosse, frontispice de la première édition de La Mariane de Tristan L'Hermite.

Il écrit également, pour le théâtre, cinq tragédies (La Mariane en 1636, Panthée en 1637, La Mort de Sénèque en 1644, La Mort de Chrispe en 1645, Osman en 1647), une tragi-comédie (La Folie du sage en 1643 ou 1644), une pastorale adaptée de Rotrou (Amaryllis en 1653) et une comédie (Le Parasite en 1654). Le succès (à l'exception de Panthée, où la place tenue par le lyrisme nuit à l’intrigue) remporté par ses tragédies, où la critique des XIXe siècle et XXe siècles a discerné des « moments pré-raciniens », le font considérer comme un rival de Corneille par ses contemporains. Lié à la famille Béjart (son cadet, Jean-Baptiste L'Hermite de Vauzelle, avait épousé Marie Courtin, demi-sœur de Marie Hervé, mère de Madeleine et Joseph Béjart), il confie la création de La Mort de Sénèque et de La Mort de Crispe à la troupe de l'Illustre Théâtre (1643-1645), animée par les Béjart et Molière. Madeleine Béjart remporte un immense succès dans La Mort de Sénèque où, selon Tallemant des Réaux, « son chef-d'œuvre [estoit] le personnage d'Epicharis, à qui Néron venoit de faire donner la question[5] ».

Œuvre en prose[modifier | modifier le code]

Il a également publié des Lettres mêlées en 1642 et des Plaidoyers historiques en 1643. Mais son œuvre en prose la plus connue, qui est aussi son œuvre la plus lue de nos jours, est Le Page disgracié également publié en 1643. Ce récit à la première personne raconte l'histoire d'un page « disgracié » en ce qu'il a perdu la grâce du souverain qu'il servait et les avantages qui y étaient attachés. Les aventures qui suivent reprennent certains aspects du roman picaresque mais tout en conservant toujours au personnage une certaine dimension de noblesse. On rattache de ce fait ce texte aux histoires comiques à la française. Cette œuvre, publiée en 1643, est republiée en 1667 par le frère de Tristan, Jean-Baptiste L'Hermite, qui y ajoute des Clefs censées éclairer le lecteur sur la dimension autobiographique de l'œuvre. Mais Jacques Prévot souligne que ces notes aveuglent surtout le lecteur sur la dimension fictionnelle et moraliste de l'œuvre car Le Page disgracié n'est pas une autobiographie, même s'il emprunte à la vie de son auteur[6].

Traductions et adaptations[modifier | modifier le code]

Tristan L'Hermite a également travaillé à la traduction d'œuvres latines, scientifiques ou poétiques, dont les Principes de cosmographie tirés des manuscrits attribués à François Viète, destinés à l'éducation de Catherine de Parthenay et de ses enfants. Dédicacé en 1636 à Mlle de Lavardin[7], cet ouvrage publié en 1637 (2 exemplaires), 1643 (5 exemplaires) et 1647 (3 exemplaires répertoriés par l'OCLC)[8], donne d'une façon naïve une description du monde, géographique et astronomique, selon le point de vue de Ptolémée et les préceptes astrologiques en cours au XVIe siècle. On y découvre entre autres les correspondances entre le monde d'en haut et le monde d'en bas (sublunaire). Tristan L'Hermite, malade pulmonaire, y trouve des raisons de sa maladie dans les influences de Saturne. Tristan L'Hermite a pu connaître Mlle de Lavardin à Malicorne dans le Maine, dans le château de sa mère, Marguerite de la Baume, mais il l'a surtout fréquentée à Paris à l'Hôtel de Lavardin, dans le salon de sa mère, veuve du marquis de Lavardin et remariée depuis 1630 avec le seigneur (futur comte) de Modène, « chambellan des affaires » de Gaston d'Orléans et meilleur ami de Jean-Baptiste L'Hermite. Séduit par la jeune femme de seize ans[B 1], Tristan lui offre de quoi satisfaire sa curiosité scientifique. On ne sait si le manuscrit attribué à Viète provient de la bibliothèque de Scevolle de Sainte-Marthe[9]. Après le mariage de Mlle de Lavardin en 1638, il lui adressa encore un sixain, Pour Mme la Comtesse de Tessé, qu'il fit paraître dans La Lyre du sieur Tristan en 1641[10].

On retient également une autre traduction, très libre, de l'Ode à Postumus d'Horace[B 2] et des Sospiri d'Ergasto de Giambattista Marino, réécrite sous la forme des Plaintes d'Acante.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Portrait de Tristan L'Hermite, gravé par Pierre Daret en 1648.

Portrait[modifier | modifier le code]

Considérant le narrateur du Page disgracié, Jacques Prévot s'interroge : « Est-il grand ou petit, blond ou brun ? Aucun de ceux qu'il rencontre ne nous apporte de lumière sur sa personne physique. Il les regarde ; ils ne le regardent pas. À vrai dire, ils l'écoutent. Lorsqu'il les séduit — car il les séduit et provoque dans leur entourage bien des jalousies — c'est beaucoup moins par sa mine que par son art de la parole[11] ». De fait, Tristan est « homme de bonne compagnie, parfaitement honnête et capable de secret, beau et avenant, soigné de sa personne et de manières délicates ; il s'était distingué à la guerre et dans toutes les occasions où un gentilhomme avait à faire preuve de courage. Et il joignait à ces qualités la culture la plus complète, une conversation agréable et spirituelle, et l'art d'écrire le plus joliment du monde en prose et en vers[12] ».

Amédée Carriat mentionne la gravure réalisée par Pierre Daret en 1648 pour l'édition originale des Vers héroïques, d'après un dessin du miniaturiste Louis Du Guernier[B 3], comme le seul portrait authentique de Tristan, qui a servi de modèle pour deux autres portraits destinés à illustrer ses ouvrages, au XVIIIe siècle[B 4], où il est toujours représenté « en buste, de trois-quarts[C 1] ». Tristan est « peut-être, de tous les poètes du XVIIe siècle, le plus énigmatique et le plus déguisé », jouant « sur l'équivoque transparente de son nom : le poète, que son statut rend anonyme, ne se dévoile jamais tout en inscrivant chacun de ses vers dans le tissu même de sa propre vie[13] ».

Tristan est avant tout fidèle, « ce qui est à l'honneur de son caractère[14] »« fidèle envers ses maîtres, qui ne l'en récompensent pas toujours, comme envers ses amis, qu'il avait su choisir[C 2] » notamment « parmi les écrivains, Théophile et Hardy qui encouragèrent ses débuts, Faret et Saint-Amant qui furent ses compagnons de fête, Boisrobert qui le recommanda à Richelieu, Voiture qui le servit de ses bons offices, Conrart et Messieurs de l'Académie qui l'accueillirent si gentiment[14] ».

Tristan libertin[modifier | modifier le code]

Tristan catholique[modifier | modifier le code]

Caractéristiques de l'Œuvre[modifier | modifier le code]

Baroque et maniérisme[modifier | modifier le code]

Préciosité[modifier | modifier le code]

Préclassicisme[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Jugements contemporains[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Premières rééditions[modifier | modifier le code]

Redécouvertes[modifier | modifier le code]

Tristan L'Hermite, « héritier et précurseur »[modifier | modifier le code]

Héritages[modifier | modifier le code]

Références classiques : érudition et assimilation[modifier | modifier le code]

Références modernes : de Pétrarque au cavalier Marin[modifier | modifier le code]

Théâtre : vers le classicisme[modifier | modifier le code]

Lyrisme : Malherbe ou Théophile[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Corneille et Racine[modifier | modifier le code]

Molière[modifier | modifier le code]

La Fontaine[modifier | modifier le code]

Quinault[modifier | modifier le code]

Esthétique[modifier | modifier le code]

Marines[modifier | modifier le code]

Amours[modifier | modifier le code]

Nocturnes[modifier | modifier le code]

Rêves[modifier | modifier le code]

Présences de Tristan L'Hermite[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cyrano de Bergerac, qui « admire Tristan L'Hermite[15] », lui rend hommage dans un passage de l'Histoire comique des États et Empires de la Lune répondant au chapitre XIX de la première partie du Page disgracié[16],[17]. Le démon de Socrate[18] évoque pour le narrateur les rares « grands personnages[19] » qu'il a pu rencontrer sur Terre :

« Il est tout esprit, il est tout cœur, et si donner à quelqu'un toutes ces deux qualités dont une jadis suffisait à marquer un héros n'était dire Tristan L'Hermite, je me serais bien gardé de le nommer, car je suis assuré qu'il ne me pardonnera point cette méprise […] Enfin je ne puis rien ajouter à l'éloge de ce grand homme, si ce n'est que c'est le seul poète, le seul philosophe et le seul homme libre que vous ayez[20]. »

Musique[modifier | modifier le code]

Roland-Manuel rend hommage à Tristan L'Hermite et aux poètes de sa génération, « chantres et peintres de la solitude et du mystère » au même titre que « Georges de La Tour qui pénètre sans effraction, une chandelle à la main, dans les châteaux de l'âme et qui éclaire, à la dérobée, l'énigme des choses sans visages[21] » : cette génération « lyrique, romanesque et précieuse, sensible à toutes les voix de la nature, n'imagine point encore de séparer la musique de la poésie », attentive à recueillir

Le bruit des ailes du silence
Qui vole dans l'obscurité.

(Saint-Amant[21])

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Éditions modernes[modifier | modifier le code]

Éditions historiques[modifier | modifier le code]

  • Principes de cosmographie. Épître à Mlle de Lavardin. Traduit du latin d'un manuscrit de François Viète. Avec un Traité de la Sphère - Elèments de Géographie. Elèments d'astronomie, Paris, Augustin Courbé, 1637, BN G 9205[22]

Œuvres complètes[modifier | modifier le code]

  • Tristan L'Hermite et Jean Serroy (dir.), Œuvres complètes, tome I : Prose, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 20), , 448 p. (ISBN 978-2-745-30154-3)
  • Tristan L'Hermite et Jean-Pierre Chauveau (dir.), Œuvres complètes, tome II : Poésie I, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 41), , 576 p. (ISBN 978-2-745-30606-7)
  • Tristan L'Hermite et Jean-Pierre Chauveau (dir.), Œuvres complètes, tome III : Poésie II, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 42), , 736 p. (ISBN 978-2-745-30607-4)
  • Tristan L'Hermite et Roger Guichemerre (dir.), Œuvres complètes, tome IV : Les Tragédies, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 31), , 560 p. (ISBN 978-2-745-30384-4)
  • Tristan L'Hermite et Roger Guichemerre (dir.), Œuvres complètes, tome V : Théâtre (suite) et Plaidoyers historiques, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 19), , 512 p. (ISBN 978-2-745-30152-9)

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • Le Page disgracié, p. 381-583,
  • « Clefs » de Jean-Baptiste L'Hermite [1667], p. 585-595

En ligne[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Études et monographies[modifier | modifier le code]

  • Napoléon-Maurice Bernardin, Un Précurseur de Racine : Tristan L'Hermite, sieur du Solier (1601-1655), sa famille, sa vie, ses œuvres, Paris, Alphonse Picard, , XI-632 p. (lire en ligne)
  • Sandrine Berregard, Tristan L'Hermite, « héritier » et « précurseur » : Imitation et innovation dans la carrière de Tristan L’Hermite, Tübingen, Narr, , 480 p. (ISBN 3-8233-6151-1, lire en ligne)
  • Amédée Carriat, Tristan, ou L'éloge d'un poète, Limoges, Éditions Rougerie, , 146 p.
  • Frédéric Lachèvre, Tristan L'Hermite, sieur du Solier, poète chrétien et catholique : Une réparation posthume due au « précurseur de Racine », Paris, Librairie historique Margraff, , 90 p.
  • Eugène Rigal, Alexandre Hardy et le théâtre français à la fin du XVIe siècle et au commencement du XVIIe siècle, Paris, Librairie Hachette, , 715 p.
  • (en) Claude K Abraham, The Strangers: The Tragic World of Tristan l’Hermite, Gainesville, U of Florida Press, 1966

Articles et analyses[modifier | modifier le code]

  • Claude K. Abraham, « Le Succès inexpliqué de ‘la Folie du sage’ de Tristan », Romance Notes, 1961, no 3 (1), p. 25-29
  • Claude K. Abraham, « Pour une Mariane », Francographies : Bulletin de la Société des Professeurs Français et Francophones d'Amérique, 1997, no 6, p. 1-9
  • Claude K. Abraham, « Tristan burlesque », Mémoire de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, 1973, no 38, p. 153-60
  • Claude K. Abraham, « Images et impressions: Expression iconique et littéraire au XVIIe siècle », Symposium, 1980, no 34, p. 275-92
  • Claude K. Abraham, « Juifs et judéité dans la tragédie classique: Hérode et Mariamne », Litteratures Classiques, Spring 1992, no 16, p. 247-57
  • Claude K. Abraham, « Tristan et la geste de Gaston », Éd. Hausmann Frank-Rutger, Christoph Miething, Margarete Zimmermann, Studien zur französischen Literatur des 17. Jahrhunderts, Paris, PFSCL, 1994, p. 9-15
  • Claude Abraham, « Tristan et Puget de La Serre, ou théâtre et politique », Du Baroque aux Lumières, Éd. Jean Varloot, Limoges, Rougerie, 1986, p. 48-53
  • Claude K. Abraham, « Un Poète de la nature au dix-septième siècle : Tristan l’Hermite », French Review, Oct. 1960, no 34 (1), p. 51-59
  • Hélène Albani, « Tristan l’Hermite, poète mariniste », Revue des Études italiennes, 1967, no 13, p. 331-346
  • Hélène Beauchamp-Rank, « La Structure de ‘La Mariane’ de Tristan l’Hermite », Revue de l’Université d’Ottawa Quarterly, 1971, no 41, p. 123-38
  • Nicole Bonvalet-Mallet, « Les Mises en scène de la mort dans les tragédies de Tristan l’Hermite », Papers on French Seventeenth Century Literature, 1985, no 12 (22), p. 107-129
  • Sandrine Berregard, « Tristan et la pastorale : des ‘Plaintes d’Acante’ à l’‘Amarilis’ », Cahiers Tristan L’Hermite, no 28, 2006
  • Nicole Bonvalet-Mallet, « Tristan et Webster champions de la ‘femme forte’ », Du Baroque aux Lumières, Éd. Jean Varloot, Limoges, Rougerie, 1986, p. 32-9
  • Stéphan Bouttet, « Tristan et l’épître : Une Rencontre tardive », Littératures Classiques, Spring 1993, no 18, p. 115-22
  • Amédée Carriat, « À la Découverte de Tristan : les devanciers creusois de Bernardin », Éd. Francis Assaf, Andrew H. Wallis, Car demeure l’amitié, Paris, Papers on French Seventeenth-Century Literature, 1997, p. 139-44
  • Jean-Pierre Chauveau, « De La Mort de Sénèque à Cinna, ou de la division à la réconciliation », Éd. Jean Varloot, Du Baroque aux Lumières, Limoges, Rougerie, 1986, p. 54-58
  • Jean-Pierre Chauveau, « Maynard et Tristan », Maynard et son temps, Toulouse, Assoc. des Pubs. de l'Univ. de Toulouse-Le Mirail, 1976, p. 245-54
  • Jean-Pierre Chauveau, « Un Sonnet inédit de Tristan l’Hermite », Dix-Septième Siècle, 1964, no 61, p. 31-36
  • Daniela Dalla Valle, « Une Relecture d’‘Osman’ », Éd. Francis Assaf, Andrew H. Wallis, Car demeure l'amitié, Paris, Papers on French Seventeenth-Century Literature, 1997, p. 155-70
  • Claire Éliane Engel, « Tristan et Shakespeare », Revue de Littérature Comparée, 1959, no 33, p. 234-238
  • Georges Forestier, « Mythe, histoire, et tragédie: De Crispus à ‘La Mort de Chrispe’ », Littératures Classiques, 2002, no 351-70
  • Sonia Gadhoum, « La Conversation dans le roman comique : statut et fonctions », Seventeenth-Century French Studies, 2006, no 28, p. 103-15
  • Catherine M. Grise, « Tristan L’Hermite est-il l’auteur du Ballet du triomphe de la beauté ? », Revue d’Histoire Littéraire de la France, 1967, no 67, p. 776-782
  • Roger Guichemerre, « Tristan et Marino: Les Plaintes d'Acante et I sospiri di Ergasto », Du Baroque aux Lumières, Éd. Jean Varloot, Limoges, Rougerie, 1986, p. 40-47
  • Doris Guillumette, « Les ‘Plaidoyers historiques’ de Tristan l’Hermite : Originalité et portée sociale. », Dix-Septième Siècle, 1973, no 100, p. 19-34
  • Noemi Hepp, « Un Anti-héros tiré des Antiquités judaïques : Hérode », Héroïsme et création littéraire sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII, Éd. Noemi Hepp, Georges Livet, Georges Mongredien, Jacques Truchet, Paris, Klincksieck, 1974, p. 297-311
  • Martha M. Houle, « Ingegno baroque et jouissance dans deux textes de Tristan l’Hermite », Éd. et intro. Marlies Kronegger, Esthétique baroque et imagination créatrice, Tübingen, Narr, 1998, p. 147-52
  • Aurore Labenheim, « Lorsque ‘l’agrément du style contrebalance le malaise moral’ : la moralisation de l’écriture mélancolique chez Tristan L’Hermite », Papers on French Seventeenth Century Literature, 2004, no 31 (60), p. 115-38
  • Aurore Labenheim, « Une Esthétique du flou, entre dissimulation et travestissement », Cahiers Tristan L’Hermite, 2004, no 26, p. 9-24
  • Aurore Labenheim, « “Un Mixte composé de lumière et de fange” : une stylisation du contraste chez Tristan L’Hermite », Cahiers Tristan L’Hermite, no 28, 2006
  • Wolfgang Leiner, « ‘Le Promenoir des deux amans’ : Lecture d’un poème de Tristan l’Hermite », Papers on French Seventeenth Century Literature, 1978, no 9, p. 29-48
  • Gisèle Mathieu-Castellani, « La Poésie amoureuse et son commentaire : les annotations de Tristan sur ses ‘Plaintes d'Acante’ », Préf. Paolo Carile, Eros in Francia nel Seicento, Bari ; Paris, Adriatica ; Nizet, 1987, p. 145-159
  • Gisèle Mathieu-Castellani, « Lune, femme : L’Image de Diane chez Théophile et Tristan », Éd. et préf. Wolfgang Leiner, Jean-Michel Place, Onze nouvelles études sur l’image de la femme dans la littérature française du dix-septième siècle, Tübingen ; Paris, Narr, 1984, p. 39-44
  • Paul Pelckmans, « La Prémonition et ses à-peu-près dans le théâtre de Tristan l’Hermite », Francofonia: Studi e Ricerche Sulle Letterature di Lingua Francese, printemps 1984, no 6, p. 119-126.
  • Guillaume Peureux, « Un Douloureux Sillon diversement creusé : notes sur Tristan L’Hermite et les misères humaines », Cahiers Tristan L’Hermite, 2004, no 26, p. 25-31
  • Francois Secret, « Littérature et alchimie à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle : Cyrano de Bergerac et Tristan l’Hermite. », Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, 1973, no 35, p. 103-16
  • Ernest Serret, « Un précurseur de Racine : Tristan L'Hermite », Le Correspondant, no LXXXII,‎ , p. 334-354 (lire en ligne)
  • Antoine Soare, « La Vengeance de la mal-aimée : Oreste et Hermione avant Andromaque », Éd. David Trott, Nicole Boursier, L’Âge du théâtre en France, Edmonton, Academic Printing & Pub., 1988, p. 3-12
  • Loïc Thommeret, « L’Autonomie du lyrisme dans ‘Panthée’ de Tristan », Cahiers Tristan L’Hermite, no 28, 2006, p. 31-50
  • Sophie Tonolo, « L’Épître chez Tristan l’Hermite : une forme poétique vigoureuse et révélatrice », Cahiers Tristan L’Hermite, 2004, no 26, p. 52-66

Cahiers Tristan L'Hermite[modifier | modifier le code]

  • Cahiers Tristan L'Hermite, Questions de poétique, Limoges, Éditions Rougerie (no XIV), , 78 p.
    Jean-Pierre Chauveau, Ouvertures…, p. 12–15
    Françoise Graziani, L'art de dissimuler, p. 18–27
    Catherine Grisé, L'art poétique de Tristan à travers les Lettres mêlées, p. 28–34
    Alain Génetiot, « De petites herbes parmi les fleurs » : Tristan, poète mondain ?, p. 35–44
    Richard Crescenzo, Une poétique de la galerie ? Sur quelques pièces de La Lyre, p. 46–62
    Stéphan Bouttet, Tristan et le lyrisme religieux : Une poétique de la variation, p. 63–71
  • Cahiers Tristan L'Hermite, Les Fortunes de Tristan, Limoges, Éditions Rougerie (no XVII), , 72 p.
    Jean-Pierre Chauveau, 1895-1995, le centenaire de la thèse de Bernardin, p. 5–11
    Daniela Dalla Valle, N. M. Bernardin et le théâtre de Tristan, p. 13–18
    Gisèle Mathieu-Castellani, Tristan ou la négligence avantageuse, p. 19–26
    Frédéric Briot, Phyllis, Chloris, Sylvie et les autres : le promenoir du poète, p. 27–35
    Thérèse Lassalle, De Tristan à Valéry : images de la mer, p. 36–49
    François Lesure, Claude Debussy et Le promenoir des deux amants, p. 50–53
  • Cahiers Tristan L'Hermite, Dédié à Amédée Carriat, Limoges, Éditions Rougerie (no XXV), , 112 p.
    Claude K. Abraham, Tristan outre-Atlantique, p. 18–27
    Doris Guillumette, Tristan et la fable, p. 64–66
    Roger Guichemerre, Un lyrisme burlesque : La Parasite de Tristan, p. 75–79
    Rémy Landy, Sur quelques airs de Tristan, p. 80–86
    Jean-Pierre Chauveau, Quand Tristan inspirait les musiciens, p. 87–94
  • Cahiers Tristan L'Hermite, Sur Le Page disgracié, Limoges, Classiques Garnier (no II à XXXIV, extraits), , 270 p. (ISBN 978-2-8124-1162-5)
    Véronique Adam, Introduction, p. 7–17
    Jacques Prévot, Le Je de cache-cache, p. 23–25

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Tristan L'Hermite, Le Page disgracié, Gallimard, 1998 :
  • Napoléon-Maurice Bernardin, Un Précurseur de Racine, Alphonse Picard, 1895 :
  1. Bernardin 1895, p. 184.
  2. Bernardin 1895, p. 611.
  3. Bernardin 1895, p. 270.
  4. Bernardin 1895, p. 271.
  1. Carriat 1960, p. 264.
  2. Carriat 1960, p. 9.
  • Autres sources :
  1. Rietstap 1884, p. 936.
  2. Dietrich 1898, p. VII.
  3. Pierre de L'Étoile, Journal du règne de Henri IV, (lire en ligne), tome premier, p. 92
  4. « François TRISTAN L’HERMITTE | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  5. Tallemant des Réaux 1961, p. 778.
  6. Prévot 2012, p. 1383.
  7. Madeleine de Beaumanoir de Lavardin, 1618-1682. L'édition des Principes de 1643 ne reprend pas l'épître dédicatoire à Mlle de Lavardin, mais elle contient un « avertissement de l'imprimeur à qui lit » ainsi libellé: « Je t'avertis que ce petit traité de géographie (sic) est traduit du latin de Viette par un des meilleurs esprits de ce siècle, qui a pris plaisir à mettre ici en ordre les leçons qui en ont été faites à une belle demoiselle, avec quantité d'autres choses qu'il a recherchées curieusement pour lui plaire. Profite de la facilité de cette méthode, attendant une plus longue suite de ces éléments. »
  8. Edition de 1647 : Principes de cosmographie. Tirés d’un manuscrit de Viette, & traduits en François. Corrigées & augmentées. | Camille Sourget - Rare Books - Livres Anciens sur le site de Camille Sourget
  9. Il est possible, écrit Edmond Girard dans sa postface à Osman (L'Œuvre dramatique de Tristan L'Hermite, Volumes 7) que François Tristan L'Hermite, « ait trouvé et copié le manuscrit de Viète dans la bibliothèque de Scévole, "un des plus grands hommes du siècle", que l'Europe savante entourait de sa vénération et avec lequel Viète était bien certainement en relation. II se pourrait, ajoute-t-il, que Tristan eût trouvé ce manuscrit chez les Lavardin, dans la bibliothèque du marquis de Lavardin, gouverneur du Maine, ou dans celle de son frère, Charles de Beaumanoir, le spirituel et éloquent évêque du Mans. »
  10. La Lyre du Sieur Tristan, 1641, p. 90.
  11. Prévot 2013, p. 24.
  12. Camo 1925, p. XX-XXI.
  13. Graziani 1992, p. 18.
  14. a et b Camo 1925, p. XX.
  15. Prévot 2012, p. 1542.
  16. Prévot 2012, p. 1584.
  17. Prévot 2012, p. 422-425.
  18. Prévot 2012, p. 927.
  19. Prévot 2012, p. 928.
  20. Prévot 2012, p. 929.
  21. a et b Roland-Manuel 1952, p. 90.
  22. Tristan L'Hermite : Lettres Meslees.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]