Saint-Priest-la-Feuille

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Saint-Priest-la-Feuille
Saint-Priest-la-Feuille
église de Saint-Priest-la-Feuille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Sostranien
Maire
Mandat
Josiane Vigroux Aufort
2020-2026
Code postal 23300
Code commune 23235
Démographie
Gentilé Baracats[1]
Population
municipale
777 hab. (2019 en diminution de 4,31 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 09″ nord, 1° 32′ 10″ est
Altitude Min. 328 m
Max. 456 m
Superficie 27,44 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction La Souterraine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Souterraine
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Saint-Priest-la-Feuille (Sant Prit la Fuèlha en occitan marchois) est située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine. La commune est située à 35 km à l’ouest de Guéret, 55 km au nord de Limoges et à 251 km de capitale de la région Bordeaux.

La commune fait 2 744 hectares, elle est essentiellement agricole composée de forêts et de prairies. En effet, 80 % du territoire communal est de la surface agricole utile (SAU) ; les deux tiers de la SAU sont des prairies qui accueillent quelque 1 600 bovins.  Son altitude varie de 457 m vers Mazeirat (nord-est) à 332 m vers Chatelus au bord de la rivière la Gartempe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. La commune est à la limite du plateau de la Basse-Marche vers l’Ouest et le Nord, et du plateau collinéen et vallonné du Piémont d’Ambazac au sud-est.

Il y a aussi l’étang de Néravaud qui repose sur un fond sableux l’étang est utilisé pour l’élevage des carpes, brochets ou encore de gardons[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 986 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Souterraine », sur la commune de La Souterraine, mise en service en 1910[9] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 1 029,1 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, mise en service en 1973 et à 45 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[13], à 11,4 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-la-Feuille est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Souterraine, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,8 %), zones agricoles hétérogènes (27,8 %), forêts (14,8 %), terres arables (1,7 %), zones urbanisées (1 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de passage des pèlerins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la Via Lemovicensis.

Une voie romaine passait a Saint Priest quand la Gaule, va connaître des progrès pour trois siècles. Pour se déplacer rapidement dans l’empire il faut des chemins solides praticables par presque tous les temps. Dans le Limousin on dégage la terre végétale, on empierre et on dalle ou on pave-le tout sur une profondeur conséquente en utilisant parfois un mortier. Aux confins aujourd’hui de notre commune et de celle de La Souterraine deux voies importantes se croisaient. La voie Est-Ouest de Lyon à Saintes (ou Poitiers) via Clermont-Ferrand, et la voie Nord-sud de Bourges à Bordeaux via Limoges. Ce fut la voie est-ouest de Lyon à Saintes (ou Poitiers) via Clermont-Ferrand, qui passait par Saint Priest La Feuille[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 Mars 2014 Gilles Neveu PS Cadre
Mars 2014 En cours Josiane Vigroux-Aufort DVD Professeur des Universités de France
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2019, la commune comptait 777 habitants[Note 7], en diminution de 4,31 % par rapport à 2013 (Creuse : −3,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1471 1431 1731 3091 3661 4031 4361 4681 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4311 3801 4491 5001 5381 4591 5161 4841 425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4631 3971 3361 2041 1851 1161 053997971
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
901790689638635619650788770
2019 - - - - - - - -
777--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hameaux et lieux-dits de la commune[modifier | modifier le code]

La Rebeyrolle est un village agricole et une étape sur la Via Lemovicensis, le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle à travers le Limousin.

Néravaud Petit hameau au bord d'un étang de pêche à la ligne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Gagniet, peintre et graveur, y est né en 1820.
  • À partir de 1923, Léon Binet venait passer ses vacances dans la maison de sa belle-famille à Saint-Priest-la-Feuille (Creuse), où il rédigea de nombreux livres d'histoire naturelle (Scène de la vie animal, Au bord de l'étang, Cent pas autour de ma maison, Creuse mon beau pays, Leçons de biologie dans un parc), étudiant et observant la campagne creusoise.
  • Le premier concert de Cocoon a été fait à Saint-Priest-la-Feuille[30]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « plan de situation », sur Site officiel, (consulté le ).
  2. « geographie paysage », sur Site saint priest.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France La Souterraine - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Priest-la-Feuille et La Souterraine », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France La Souterraine - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Priest-la-Feuille et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. « Une voie romaine passait à St Priest ».
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. « Église paroissiale Saint-Laurent », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  28. Notice no PA00100190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Notice no PA00100227, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. https://www.dailymotion.com/video/xib0fo_dites-nous-cocoon-acoustic-tv5monde_music

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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