Léguillac-de-l'Auche

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Léguillac-de-l'Auche
Le bourg de Léguillac-de-l'Auche.
Le bourg de Léguillac-de-l'Auche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Saint-Astier
Intercommunalité Communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord
Maire
Mandat
Didier Banizette
2014-2020
Code postal 24110
Code commune 24236
Démographie
Gentilé Leguillacois
Population
municipale
997 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 08″ nord, 0° 33′ 27″ est
Altitude Min. 70 m – Max. 227 m
Superficie 14,31 km2
Localisation

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Léguillac-de-l'Auche est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Léguillac-de-l'Auche est incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1].

Le bourg de Léguillac-de-l'Auche, implanté 5 kilomètres au nord-ouest de Saint-Astier et 12 kilomètres à l'ouest de Périgueux, reste à l'écart des routes principales. Cependant, la commune est bordée par les routes départementales 3, 43 et 103.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Léguillac-de-l'Auche est limitrophe de quatre autres communes. Au sud, le territoire communal de Montrem n'est distant que d'environ 250 mètres de celui de Léguillac-de-l'Auche.

Communes limitrophes de Léguillac-de-l'Auche
Mensignac
Saint-Aquilin Léguillac-de-l'Auche Annesse-et-Beaulieu
Saint-Astier

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite connue du village date de l'an 1219, sous le nom de parochia (paroisse) de Lagulac[2]. Sont relevés ensuite Lagulhacum en 1289, Lenguilhacum en 1350, « Léguilhac » au XVIe siècle, « L'Aiguillat de Lauche » en 1596 et « Le Guillac, fon de Lauche » au XVIIIe siècle[2]. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Layguillac de Lauche[3]. L'Auche est mentionnée beaucoup plus tardivement, en 1471, sous la forme Lauchas, transformée en « Loches » au XVIIIe siècle[2].

La première partie du nom de la commune, Léguillac, découlerait peut-être d'un personnage gallo-roman non déterminé. Le suffixe -acum[2], indique un domaine appartenant à une personne. Bien que l'auche soit la francisation de l'occitan auca désignant l'oie[Note 1], il est bien plus probable qu'ici, son origine dérive de l'occitan « aucho, oucho », représentant des terres défrichées de longue date, proches du village[2].

En occitan, la commune porte le nom de Lagulhac de l'Aucha[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Léguillac-de-l'Auche furent découverts en 1967 deux sarcophages mérovingiens, et un autre squelette sans sarcophage, à même la terre, soit trois squelettes[Note 2].

Cette exhumation eut lieu entre les lieux-dits Linard et Girondeau, et à un autre endroit, une prairie située sur une colline appelée Béniveau. Cette colline surplombe le site où furent découvertes les sépultures mérovingiennes, un lieu-dit qui ne porte pas de récentes traces d'habitation (il est possible qu'au fil du temps les gens des villages alentour y aient pris les pierres pour reconstruire ailleurs, ou tout simplement, il n'y a jamais eu d'habitation en pierres).

Dans ces sépultures mérovingiennes, on ne découvrit ni arme, ni bouclier, mais il y avait, dans l'un des sarcophages, une boucle de ceinture plaquée or, avec des morceaux de verre brisé incrustés, de différentes couleurs : vert, bleu et rouge. Il y avait aussi trois emplacements vides sur la boucle ; trois morceaux de verre manquaient, le temps n'ayant pas voulu nous faire parvenir cet objet dans son état de perfection d'origine.

Le découvreur, Monsieur Émile (Guy) Moulles, fit cette découverte en labourant pour la première fois le site après l'avoir défriché. Il garda chez lui pendant plus d'une vingtaine d'années cet objet rare avant de le remettre, au début des années 2000, au musée du Périgord, à Périgueux.

À l'époque, en 1967, la télévision était venue sur place pour faire un petit documentaire.

Les os des squelettes furent eux, envoyés dans un laboratoire à Bordeaux, où ils furent datés entre 350 et 450 ans apr. J.-C., époque des premiers chefs mérovingiens, Clodion le Chevelu ou Mérovée, et avant le règne de Clovis.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 1209, au lieu-dit la Faye, trois moines fondent un prieuré augustinien (Sancta Maria de la Faia) dépendant de l'abbaye angoumoisine Notre-Dame de La Couronne[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Léguillac-de-l'Auche a été rattachée au canton de Saint-Astier qui dépendait du district de Perigueux jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est supprimé et la commune est rattachée au canton de Grignols dépendant de l'arrondissement de Périgueux. Il change de nom et devient le canton de Saint-Astier en 1829, à la suite du transfert du chef-lieu de Grignols vers Saint-Astier[6].

Lors de l'importante réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014 et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Léguillac-de-l'Auche intègre dès sa création la communauté de communes Astérienne Isle et Vern. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
 ? mai 1884 Antoine Rapnouil    
mai 1884 avril 1885 Ernest Jauvinaud    
avril 1885 (1890 ou après) [Note 3] Raoul Deshorties    
    [Note 3]?    
(1897 ou avant) [Note 3] 1904 Justin Bardy    
mai 1904 août 1906 Pierre Arthur Linard[Note 4]    
août 1906 novembre 1906 Pierre Bouthier   Adjoint faisant fonctions de maire
novembre 1906 mai 1925 Pierre Bouthier    
mai 1925 mars 1928 Fernand Laronze[Note 5]    
mars 1928 mai 1935 Hilaire Lacombe    
mai 1935  ? Ephrem Laventure    
octobre 1944 mai 1945 Jean Baylet    
mai 1945 (1964 ou 1965) Pierre Morvan    
mars 1965 mars 1977 Jean Dupuy    
mars 1977 mars 1989 Maurice Voiry    
mars 1989 mars 2003 Michel Berger[Note 4]    
avril 2003 mars 2008 Micheline Vergnaud DVD  
mars 2008[8] (réélu en mars 2014[9]) en cours Didier Banizette PS Aide-soignant

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de Léguillac-de-l'Auche.

Drapeau : Écosse Letham (Écosse) depuis 2011[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Léguillac-de-l'Auche comptait 997 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Léguillac-de-l'Auche[11]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
699 589 619 675 650 688 678 684 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
675 701 693 694 676 651 645 629 599
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565 539 540 457 446 443 411 398 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
440 383 377 493 635 636 812 945 997
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[13], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 476 personnes, soit 48,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quarante-sept) a augmenté par rapport à 2007 (trente) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte cinquante-quatre établissements[14], dont trente-trois au niveau des commerces, transports ou services, sept dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six dans la construction, cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans l'industrie[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Ancienne carrière à chaux
le long de la vallée du Jouis.

Deux zones de la commune sont classées comme ZNIEFF :

  • au sud, la vallée du ruisseau le Jouis (ou le Jouy) [19], notamment bordée par des anciennes carrières d'où l'on extrayait le calcaire pour fabriquer de la chaux,
  • au nord-est, la forêt de la Faye[20], massif composé principalement de chênes pédonculés, se trouve en petite partie sur le territoire communal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Bourreau-Raluy, Léguillac-de-l'Auche du Paléolithique à l'ère numérique, Éditions les Livres de l'Îlot, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon la tradition, une oie tombée dans un gouffre à Mensignac serait ressortie vivante au lieu-dit Font-de-l'Auche, au nord-est du territoire communal, en limite de Mensignac.
  2. Précision utile car les Mérovingiens mettaient parfois deux défunts par sarcophage. Là, il y avait un squelette par sarcophage, et un autre squelette sans.
  3. a, b et c Registres de délibérations communales absents entre 1890 et 1897.
  4. a et b Décédé en fonctions.
  5. Démissionnaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Périgueux », Insee (consulté le 13 avril 2012)
  2. a, b, c, d, e et f Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 198-199.
  3. Layguillac de Lauche sur Géoportail (consulté le 25 mai 2015).
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 7 mars 2014.
  5. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 56.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 18 décembre 2014)
  8. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 21 août 2014.
  9. Jean-Louis Chanseau, Didier Banizette repart, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 21.
  10. Jean-Louis Chanseau, Le jumelage est officialisé, Sud Ouest édition Périgueux du 16 avril 2011.
  11. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 7 mars 2014)
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 28 septembre 2015.
  14. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 novembre 2015).
  15. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 4 novembre 2015.
  16. Site du Château le But
  17. [PDF] DIREN Aquitaine - Site du But
  18. Liste des prieurs de Notre-Dame de La Faye, Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, année 1874, tome 1, p. 269-270[1]
  19. [PDF] DIREN Aquitaine - Vallée du Jouis
  20. [PDF] DIREN Aquitaine - Forêt de la Faye