Jean-Jacques Dessalines

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19° 34′ 40.15″ N 72° 10′ 09.64″ O / 19.5778194, -72.1693444 ()

Jacques Ier
Image illustrative de l'article Jean-Jacques Dessalines
Titre
1er empereur d'Haïti

(&&&&&&&&&&&&07752 ans, 1 mois et 15 jours)
Couronnement
Prédécesseur Lui-même
(Gouverneur général)
Successeur Henri Christophe (État du nord)
Alexandre Pétion (État du sud)
1er gouverneur général d'Haïti

(&&&&&&&&&&&&02458 mois et 1 jour)
Successeur Lui-même (empereur)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Grande-Rivière-du-Nord (Saint-Domingue)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Pont-Rouge (Haïti)
Conjoint Marie-Claire Heureuse Félicité

Jean-Jacques Dessalines
Présidents de la République d'Haïti

Jean-Jacques Dessalines (né le à Grande-Rivière-du-Nord – assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge) est un dirigeant de la Révolution haïtienne et le premier Empereur d'Haïti (18041806) sous le nom de Jacques Ier. Son épouse fut Marie-Claire Heureuse Félicité, avec qui il se maria en 1801.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Dessalines

D'origine africaine, il est d'abord esclave à Saint-Domingue. Puis, durant les troubles qui mènent à l'indépendance de l'île, il devient lieutenant de Toussaint Louverture et organise en octobre 1802 la mutinerie de l'armée saint-dominguoise contre l'expédition napoléonienne. Il combat le général mulâtre André Rigaud et le général français Charles Leclerc.

Après la déportation de Toussaint, il se soumet à la France. S'étant insurgé peu après, il se retire au nord de l'île ; il réussit à repousser Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau dans le sanglant combat de la Crête-à-Pierrot, de Petite-Rivière de l'Artibonite. Il réussit le 18 novembre 1803 à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier 1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord gouverneur général à vie, puis empereur (pour ne pas être devancé par son rival, Bonaparte) sous le nom de Jacques Ier (1804).

Le il est couronné par l'archevêque Jean-Baptiste-Joseph Brelle.

Il fait massacrer les Français « qui espéraient le retour de l'ordre ancien en Haïti »[réf. nécessaire] et poursuit une politique de « caporalisme agraire » (comme le désigne Michel-Rolph Trouillot) destinée à maintenir les profits de l'industrie sucrière par la force, sans esclavage proprement dit.

Son gouvernement ayant décidé d'entreprendre une réforme agraire au profit des anciens esclaves sans terre, il est assassiné le à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince, par ses collaborateurs, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer, André Rigaud et Bruno Blanchet qui servait d'intermédiaire entre tous sans oublier Henri Christophe qui se trouvait dans le nord[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Inauguration de la statue de Dessalines au Champ-de-Mars de Port-au-Prince en 1910.
Inauguration du Mausolée de Dessalines et de Pétion en 1926.

En 1910 est inauguré la statue de Jean-Jacques Dessalines sur le Champ-de-Mars de Port-au-Prince.

En 1926 est inauguré le mausolée à la gloire de Jean-Jacques Dessalines et d'Alexandre Pétion.

L'hymne national d'Haïti, La Dessalinienne, est nommé en son honneur, ainsi que le sont la ville et l'arrondissement de Dessalines.

Son effigie figure sur le billet de 250 gourdes, monnaie de la République d'Haïti.

De nombreux auteurs haïtiens ont rendu hommage à Dessalines, comme Ignace Nau qui rendit hommage, dans la première moitié du XIXesiècle, à ce personnage historique dans son poème Dessalines. En 1979, Félix Morisseau-Leroy dans son poème Mèsi Papa Desalin ou Jean Métellus dans L'Année Dessalines (Éditions Gallimard, Paris, 1986).

Le poème d'Ignace Nau titré Dessalines, rend hommage au fondateur de la patrie Jean-Jacques Dessalines et condamne le complot dans lequel ce dernier a trouvé la mort[2] :

« 

Dessalines, à ce nom, ami, découvrons-nous !
Je me sens le cœur battre à fléchir les genoux
Et jaillir à ce nom un sang chaud dans mes veines.

Suspendez vos plaisirs, recueillez votre cœur,
Songez à nos héros, songez à l'Empereur !

Et Jean-Jacques, semblable à quelque esprit de Dieu,
Dicta l'indépendance à la lueur du feu !...

 »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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