Oreste Zamor
| Oreste Zamor | |
Portrait officiel du président Zamor. | |
| Fonctions | |
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| Président de la république d'Haïti | |
| – (8 mois et 21 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | Michel Oreste |
| Successeur | Joseph Davilmar Théodore (président à vie) |
| Secrétaire d'Etat de la Guerre et de la Marine | |
| – (12 jours) |
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| Président | Cincinnatus Leconte |
| Prédécesseur | Horelle Monplaisir |
| Successeur | Horacius Limage Philippe |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Emmanuel Oreste Zamor |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Hinche (Haïti) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Port-au-Prince (Haïti) |
| Parti politique | Parti républicain-démocrate « Zamoriste » |
| Conjoint | Marie Elisabeth Protège Paul Victoire Péralte |
| Profession | Militaire |
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| Présidents de la république d'Haïti | |
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Oreste Zamor (1861 à Hinche ; † à Port-au-Prince) est un général et homme politique haïtien qui est président de la République du au . C'est sous sa présidence que commence la Première Guerre mondiale. Opposé à la guerre, et allié par intérêt aux États-Unis et à l'Allemagne, il met en place une politique pacifiste.
Réformiste, il fait voter plusieurs lois contre la corruption et dissout certains groupes paramilitaires. Cela provoque la rébellion de la milice des « Cacos », qui renverse le gouvernement et oblige Zamor à la démission.
Après le coup d'État, il reste dans l'opposition au dictateur cacos Vilbrun Guillaume Sam, ce qui entraîne son arrestation puis son assassinat. Ses partisans, les « zamoristes » poussent le peuple à se soulever ce qui déclenche la révolution de 1915, qui finit par mettre fin à la dictature des « Cacos ».
Biographie
[modifier | modifier le code]Présidence (1914)
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Oreste Zamor rejoint l'armée en 1888. Après ses affectations dans les garnisons de Saint-Michel-de-l'Attalaye, Limbé, Les Gonaïves et Dessalines, il devient chef d'une armée de paysans révoltés (Cacos) avec son frère Charles Zamor. Douze jours après la démission de Michel Oreste, , il est élu le pour un mandat de sept ans comme président de la république, à la tête de son parti, les républicains-démocrates. Son frère Charles Zamor devint ministre de l'Intérieur. Les banques n'accordèrent que peu de crédit aux frères Zamor et ils ne disposèrent donc pas des fonds nécessaires pour payer les soldats. Oreste Zamor dut faire face à la contestation de la part de son ancien allié et désormais rival, le général Joseph Davilmar Théodore, chef de la milice des « Cacos », et du révolutionnaire Rosalvo Bobo contre son gouvernement. Il accepta une protection des États-Unis, de retour en , en acceptant un soutien militaire. Mais face à la prise de pouvoir des « Cacos », Zamor et son frère quittent le pays. Charles Zamor se réfugia successivement aux ambassades de République dominicaine et de France, alors que l'ex-président se mit sous la protection d'un navire marchand. Puis, fermement opposé à la dictature, il revient à Haïti avec une nouvelle doctrine, le « Zamorisme », idéologie qui s'oppose fermement à celle des miliciens au pouvoir. Encombrant, il est emprisonné au pénitencier national de Port-au-Prince. Il fut fusillé neuf mois plus tard sous les ordres du général Vilbrun Guillaume Sam. Sa mort engendre dès le lendemain la révolution de 1915 qui provoque la mort de Guillaume Sam et la chute des « Cacos ». Le chaos révolutionnaire incite les Américains à intervenir, c'est le début de l'occupation américaine.
Où sont les Zamor aujourd'hui?
La présence des Zamor en Haïti remonte à l'époque d'avant l'indépendance. Les sources historiques mentionnent la présence de Charles Zamore (sic) dans les troupes du général Moyse (sic), fidèle à Toussaint Louverture. Il est alors capitaine de grenadiers. Charles Zamore fut tué au Cap en 1798 par un Manigat, lui-même, fidèle à Hédouville[1].
Les Zamor se trouvent aujourd'hui un peu partout: au Canada, aux États-Unis, en France... La branche qui vivait dans l'Artibonite a pratiquement déménagé. C'est le cas par exemple de la plupart des descendants de Phanor Zamor, propriétaire de guildives à Gros-Morne, qui a financé en partie la construction de la première église catholique du bourg. Il existait une plaque dans l'église qui le rappelait, et qui semble n'avoir pas été remise dans la nouvelle construction. Dans le contexte même des bouleversements politiques de la fin du XIXe siècle, Améticia Zamor, fille de Phanor Zamor, s'est mariée à Métinor Prophète, dit Babe, fils d'Aristide Prophète, grand propriétaire terrien de Brossier, sur les hauteurs de Port-de-Paix. Elle eut plusieurs enfants avec son mari Métinor Prophète dont Ophanise, Odilon, Olitha, Paul, Lafontant et Léonce. Elle a vécu moins longtemps que son mari. D'autres membres de la famille Zamor se sont installés au bas de la ville de Port-de-Paix, d'autres, à Polveau, toujours sur les hauteurs de Port-de-Paix.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jacques Adélaïde-Merlande, « Madiou, historien d’Haïti », Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe, no 106, , p. 12 (ISSN 0583-8266, DOI 10.7202/1043280ar, lire en ligne, consulté le )
