Fabre Geffrard

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Fabre Geffrard
Le président à vie Fabre Geffrard.
Le président à vie Fabre Geffrard.
Fonctions
Président à vie d'Haïti

(8 ans 1 mois et 26 jours)
Prédécesseur Faustin Ier (empereur)
Successeur Sylvain Salnave (président de la république)
Biographie
Nom de naissance Guillaume Fabre Nicolas Geffrard
Date de naissance
Lieu de naissance Anse-à-Veau (Haïti)
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Kingston (Jamaïque)
Conjoint Marguerite Lorvana McIntosh
Profession Militaire (général de division)

Fabre Geffrard
Présidents à Vie

Fabre Nicolas Geffrard dit le Grand Geffrard (Anse-à-Veau, - Kingston (Jamaïque), ) fut un homme politique haïtien. Il fut également président à vie de 1859 à son abdication en 1867. Durant son règne de 8 ans, il offre plus de liberté au peuple et devient le père de la patrie. Son règne fut la période geffrardienne. A son abdication, le pays sombre dans la crise et la guerre civille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Général d'Haïti[modifier | modifier le code]

Le général Geffrard.

Son père, le général Nicolas Geffrard, est l'un des pères de l'indépendance d'Haïti et meurt quelques semaines après sa naissance. Fabre Geffrard est alors adopté par son oncle, le colonel Fabre. Geffrard quitte le collège de la ville des Cayes en 1821 et s'enrôle dans l'armée. Quand le général Rivière Hérard engage une rébellion contre le président à vie Jean-Pierre Boyer en 1843, il le nomme lieutenant-colonel, et l'envoie dans la ville de Jérémie où il bat les troupes de Boyer qu'il poursuit jusque dans la péninsule de Tiburon. Après ce triomphe militaire il est élevé au grade de général de brigade en 1844. Le nouveau président, Jean-Baptiste Riché craint la popularité de Geffrard, et le fait arrêter pour essayer de le traduire en justice, mais la cour martiale l'acquitte faute de charge suffisante. Mais Riché souhaite tout de même le faire assassiné. Mais celui-ci meurt d'une crise cardiaque avant l'assassinat de Geffrard. En 1849, sous le règne de Soulouque, Geffrard commande une expédition contre la République dominicaine au cours de laquelle il est blessé à la bataille d'Azua. Il occupe les plus hautes fonctions dans l'armée sous le gouvernement de Faustin Soulouque et sous l'Empire. En 1849 Soulouque devenu l'empereur Faustin Ier le nomme au commandement d'une division de l'armée lors de la première guerre contre Saint-Domingue (aujourd'hui la République dominicaine), dans laquelle il a acquis la renommée par sa victoire à La Tabarra. Lors de la deuxième guerre contre Saint-Domingue (1856) le général Geffrard se distingue à plusieurs reprises, notamment grâce à l'habile direction de l'artillerie à Banico. Se dissociant de ce régime devenu impopulaire, il est menacé par l'empereur Faustin Ier d'arrestation et d'exécution. Il s'échappe et organise une révolution, qui conduit à la chute de l'empire soulouquien. Le 15 janvier 1859, quelques minutes après l'abdication de l'empereur Faustin Ier, il est proclamé président à vie avec droit de succession à Port-au-Prince.

La Période Geffrardienne[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'empire, Geffrard prend le pouvoir suprême instaura une sorte de monarchie-républicaine libérale. Dès sa venu au pouvoir il obtient la sympathie du peuple.[non neutre] Il finit même par obliger l'ex-empereur Faustin Ier à quitter le pays. C'est sous son règne que le premier traité entre l'Angleterre et Haïti et signé. Geffrard rencontre le premier ministre britannique Henry John Temple à Port-au-Prince en 1863. Le seul reproche que l'on peut faire à Geffrard, c'est que son épouse, la dame-consort à vie Marguerite Lorvana Mclntosh est très dépensière. Celle-ci est même autant dépensière que l'épouse de l'empereur Soulouque, l'impératrice Adélina Lévêque.[non neutre]

Abdication et fin de vie[modifier | modifier le code]

Vers 1867, il décide d'abdiquer sans avoir désigné d'héritier, le pays plonge alors dans la guerre civil. Geffrard part alors en exil à Kingston (Jamaïque). Il revient à Haïti lors de la restauration de la république en 1870, mais il finit par choisir de nouveau la route de l'exil et meurt en Jamaïque après avoir écrit ses mémoires qui seront publié dans tout le pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]