Lysius Salomon

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Lysius Salomon
Illustration.
Portrait de Lysius Salomon, le 18 septembre 1888.
Titre
Président à vie d'Haïti

(8 ans, 9 mois et 18 jours)
Prédécesseur Joseph Lamothe (président de la république)
Successeur Pierre Théoma Boisrond-Canal (président de la république)
Membre du Gouvernement provisoire de la République d'Haïti

(20 jours)
Ministre des Finances, du Commerce, de la Justice, de l'Instruction publique et des Cultes

(17 ans, 11 mois et 1 jour)
Monarque Faustin Ier
Prédécesseur Lui-même (Finances et Commerce)
Jean-Baptiste Francisque (Justice, Instruction publique et Cultes)
Successeur Victorin Plésance (Finances et Commerce)
André Jean Simon (Instruction publique)
Jean-François Acloque (Justice et Cultes)
Secrétaire d’État des Finances et du Commerce

(8 mois et 20 jours)
Président Faustin Soulouque
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Secrétaire d’État des Finances, du Commerce et des Relations extérieures

(8 mois et 17 jours)
Président Faustin Soulouque
Prédécesseur Alexis Dupuy
Successeur Lui-même (Finances et Commerce)
Louis Dufrene (Relations extérieures)
Biographie
Titre complet Duc de Saint-Louis-du-Sud
Maréchal d'Haïti
Nom de naissance Louis Étienne Félicité Lysius Salomon
Date de naissance
Lieu de naissance Les Cayes (Haïti)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Haïtien
Conjoints Thulcide Nicolas
Florentine Félicité Potiez
Enfants Ida Salomon
Profession Militaire (général de division)

Lysius Salomon
Présidents d'Haïti

Louis Étienne Félicité Lysius Salomon, dit Lysius Salomon Jeune, duc de Saint-Louis du Sud, né le aux Cayes et mort le dans le 16e arrondissement de Paris au 3, avenue Victor-Hugo, est un homme d'État et militaire haïtien qui fut président à vie du au [1].

D'origines aristocratiques, il est sénateur sous la présidence de Jean-Baptiste Riché avant de devenir ministre des finances sous le Second Empire. Partisan de l'empereur Faustin Soulouque, il est titré duc de Saint-Louis du Sud par ce dernier. Cependant, son ascension politique est brutalement interrompue par la révolution de 1859 qui renverse le régime impérial. Exilé pendant plusieurs années, il revient à Haïti en 1879. À son retour, il se dresse en principal opposant à la politique mise en oeuvre par les nationaux puis par les libéraux, et profite de la démission du président Boisrond-Canal et des troubles politiques que cela entraine, pour entreprendre une conquête du pouvoir. Populaire auprès d'une partie de la population, Salomon prend les pleins pouvoirs le 26 octobre 1879 et se fait attribué le titre de président à vie et de maréchal, tout en adoptant une nouvelle constitution.

Au pouvoir, Salomon a fortifié toutes ces qualités dans le travail, la réflexion et la répression. Il est surtout connu pour avoir institué le premier système postal dans le pays et pour son enthousiasme vif pour la modernisation d'Haïti[2]. Malgré cela, certains lui reproche son autoritarisme et ses méthodes répressives. Le règne de Salomon connait également plusieurs crises notamment au niveau international lorsqu'en 1883 le pays offre aux États-Unis l'île de la Tortue en échange d'une protection militaire, le gouvernement américain prend possession de l'île mais refuse de soutenir militairement Haïti. Salomon réclame alors le contrôle de l'île par la force. Les Américains présents sur l'île sont alors repoussés par les forces armées haïtiennes. Après cela, le gouvernement américain fait revenir ses diplomates d'Haïti en signe de contestation avec la politique de Salomon.

Son plan en tant que président à vie était de remettre en place l'éducation publique, de réparer les problèmes financiers du pays, de restaurer la productivité agricole, de moderniser l'armée et de réformer l'administration publique. En quatre mois, il crée la Banque nationale et, en 1880, il reprend le paiement de sa dette à la France. L'administration Salomon a déployé d'énormes efforts dans les années 1880 pour moderniser Haïti. Le pays adhéra à l'Union postale universelle et a également émis son premier timbre-poste. En octobre, il a accordé à une entreprise de câblodistribution britannique le droit de relier Port-au-Prince à Kingston, en Jamaïque, et en 1887, il a négocié la liaison du Môle-Saint-Nicolas avec Cuba. Il a restructuré la faculté de médecine, importé des professeurs de France pour les lycées, etc. Les Forces armées d'Haïti ont été réorganisées à 16 000 et affectées à 34 régiments d'infanterie et 4 régiments d'artillerie. Salomon a également réorganisé la distribution des classements dans l'armée, qui ne comprenait que des soldats et des généraux.

Dans les quatre mois suivant l'accession au pouvoir de Salomon, des réfugiés haïtiens de Kingston étaient en contact avec la communauté d'élite de Port-au-Prince afin d'organiser un coup d'État. Lorsque Salomon est parti en visite dans le Sud du pays, le général Nicolas s'est rendu à Saint-Marc pour planifier un autre coup d'État, mais il a été arrêter sur ordre du gouvernement. En 1883, des rebelles haïtiens exilés de Jamaïque et de Cuba, dont le chef du parti libéral, Jean-Pierre Boyer-Bazelais, ont atteint les côtes haïtiennes pour lancer un autre coup d'État contre Salomon.

Salomon conserve le pouvoir jusqu'à la révolution de 1888, qui le contraint à démissionner puis à s'exiler à Paris où il meurt deux mois plus-tard. Salomon est également le père de la romancière Ida Faubert, femme de lettres et poète.

Jeunesse et carrière politique[modifier | modifier le code]

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

La famille Salomon.

Salomon est né en 1815 aux Cayes. Sa famille est alors l'une des plus influentes dans cette région. L'importance de sa famille lui permet de recevoir une haute éducation. Plusieurs membres de sa famille sont d'anciens proches de l'empereur Jean-Jacques Dessalines.

Alors ministre des Finances, Salomon épouse, vers 1848, Thulcide Nicolas, avec laquelle il n'a pas d'enfant et qui décède lors du bannissement du couple, décrété par Fabre Geffrard, à Saint-Thomas, aux Îles Vierges vers 1870.

Le , Salomon, toujours en exil, épouse à Kingston (Jamaïque), Florentine Félicité Potiez, avec laquelle il a une fille, Ida Salomon, qui deviendra une femme de lettres, ainsi qu'une romancière et poète, et l'une des femmes écrivains les plus importantes d'Haïti sous le nom d'Ida Faubert (Faubert étant son nom d'épouse).

Ascension politique et anoblissement[modifier | modifier le code]

Portrait de Salomon, duc de Saint-Louis du Sud, alors ministre impérial des Finances.

Pendant la présidence de Charles Rivière Hérard, les Salomons étaient recherchés pour avoir conspiré contre le nouveau régime. En 1845, Salomon entre en politique et devient sénateur. Lors de son investiture, il fait dans son discours un éloge de l'empereur Dessalines.

En 1848, Salomon devient secrétaire d'État des Finances sous la présidence de Faustin Soulouque. Ambitieux, Salomon devient l'un des proches de Soulouque. Lorsque ce dernier devient Empereur d'Haïti en 1849, Salomon devient ministre des Finances et est titré duc de Saint-Louis du Sud, faisant désormais partie de la noblesse d'Empire. Le , l'empereur est renversé, puis condamné à l'exil[3]. La plupart de ses ministres quittent également le pays craignant des représailles de la part des partisans de Fabre Geffrard, le nouveau maître absolu du pays[4].

La traversée du désert[modifier | modifier le code]

Premier exil[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire, Salomon prend le risque de rester à Haïti. Il se réfugie près de la frontière avec la République dominicaine, mais il tombe rapidement sous le coup du décret de Geffrard, daté du , ordonnant le bannissement perpétuel du territoire national pour lui et son épouse née Thulcide Jean Louis Nicolas. Salomon s'exile d'abord à Paris puis à Londres, où il lit et voyage beaucoup. Par la suite, il s'installe à Saint-Thomas, aux Îles Vierges, éloigné de son pays et où il reste pendant plus de 18 ans. C'est durant cet exil que son épouse, Thulcide Nicolas, meurt, le laissant pour veuf.

Salomon reste dix-huit ans sans jouer aucun rôle politique. En 1863, son frère, le sénateur Étienne Salomon, est fusillé sur les ordres de Geffrard. Durant toutes ces années d'exil, Salomon commence à rédiger ses mémoires.

Retour en Haïti[modifier | modifier le code]

À Haïti, l’instabilité politique redevint la norme, entraînant des successions de révoltes. Le nouveau président à vie, Salnave, excita dès la population contre la Chambre des députés et ferma celle-ci. Le Nord, puis le Sud du pays firent sécession en 1868. Des groupes de paysans armés, appelés « cacos », s’organisèrent dans le nord. Toujours prêts à la révolte, ils constitueront pendant un demi-siècle l'épée de Damoclès de tous les dirigeants, y compris de ceux qui s’appuieront d’abord sur eux pour accéder au pouvoir. Plusieurs coups d’État se succédèrent. L'État se stabilise dans les années 1870 avec une politique plus libérale incarné par le président Boisrond-Canal. Au même moment, Salomon revient d'exil et retourne aussitôt dans l'arène politique. Opposant au président, Salomon obtient le soutien d'une partie de l'armée pour faire pression sur les partis politiques.

Président à vie[modifier | modifier le code]

La conquête du pouvoir[modifier | modifier le code]

Portrait de Lysius Salomon, président à vie d'Haïti.

Boisrond-Canal, mis en minorité par le Parti national, n'a plus la confiance de son propre camp. Les libéraux se rassemblent de nouveau autour de Bazelais qui devient le nouvel homme fort du mouvement libéral. Résigné, Boisrond-Canal démissionna de ses fonctions un an avant le terme de son mandat, le 17 juillet 1879. Le nouveau chef du Parti national et ancien ministre, Joseph Lamothe, accède alors à la présidence. Il forma un gouvernement provisoire le suivant avec un autre militaire de haut rang, le général Hériston Hérissé.

En , le gouvernement de Lamothe est renversé par un coup d'État militaire du général Richelieu Duperval[5]. Ce dernier fait arrêter les deux généraux. Sorti de l'ombre, Lysius Salomon, secondé par les autorités militaires de Port-au-Prince, ordonna la dispersion de ce gouvernement provisoire. À la suite de cette action, il prend la tête du gouvernement provisoire, préparant ainsi l'écriture d'une nouvelle constitution[6], sur le modèle de celle de 1846[7]. Le , Salomon est officiellement intronisé comme président à vie.

Salomon était un homme d'État d'une intelligence remarquable, instruit, probe, connaissant beaucoup de choses sur les hommes de son pays, puissant sur les foules qu'il maniait à sa guise ; et malgré son grand âge, d'une volonté, d'une énergie peu commune, qu'avaient entretenues le travail, la réflexion et les souffrances même de son bannissement.

Salomon et l'opposition républicaine[modifier | modifier le code]

Dès le début de son règne, Salomon était odieux envers les partis républicains, en particulier les libéraux. Après une épidémie de variole qui, à cause d'une hygiène publique déplorable, décima le peuple haïtien entre 1881 et 1882, Salomon avait entrepris un voyage de longue durée dans le Sud du pays, quand la ville de Saint-Marc prit les armes. Le président à vie, rentré en hâte dans la capitale, mis en état de siège les arrondissements de Saint-Marc, Port-au-Prince et Jacmel, et emprisonna nombre de citoyens suspects de relations avec Bazelais (libéral) et Edmond Paul (national). Malgré l'article 24 de la nouvelle constitution de 1879, qui abolissait la peine de mort en matière politique, un tribunal militaire, siégeant à Saint-Marc, prononça quarante-huit condamnations à mort : quatorze exécutions capitales eurent lieu à Saint-Marc le 6 mai, autant aux Gonaïves le lendemain : cette sévérité dans la répression produisit un véritable malaise dans tout le pays.

Le 27 mars 1883, un bateau à vapeur américain, le Tropic, débarqua un grand nombre de bazelaisistes, exilés à Kingston, à la Source Salée, près de Miragoâne. Successivement, les villes de Miragoâne, Jérémie, Corail, Côtes-de-Fer, Jacmel, Bainet et Aquin se déclarèrent contre le régime de Salomon et proclamèrent le rétablissement de la Constitution républicaine de 1867[8]. La révolution républicaine avait des sympathisants dans presque tout le pays. À Port-au-Prince, le 22 septembre, des coups de feu, tirés à dix heures du matin, provoquèrent une panique effroyable dans la capitale. L'hôtel de l'arrondissement fut envahi et le général Pénor Benjamin fut tué à son poste. Le commandant de la place, Aurélien Jeanty, n'échappa que par miracle au même sort. Le châtiment fut terrible. En réaction, les partisans de Salomon, désirant se venger, formèrent une foule déchaînée. Cette populace pilla et incendia les quartiers des libéraux. Elle porta si loin ses excès que Salomon lui-même, le 23 septembre, à la suite de protestations de la part du Corps diplomatique, fit une tournée en ville pour tenter de calmer l'ardeur de ses partisans. Quelques semaines plus-tard, Bazelais, désabusé par l'écroulement de ses espérances politiques, affaibli par les privations d'un long siège, mourut de dysenterie le 27 octobre de la même année. Beaucoup de ses compagnons d'armes et de ses amis politiques trouvèrent la mort dans les combats ou furent sommairement exécutés après la soumission des villes révoltées.

Mesures économiques[modifier | modifier le code]

Salomon et ses ministres.

En 1880, une banque s'installa à Port-au-Prince ; elle eut des succursales dans les principales villes d'Haïti. On lui confia le service de la Trésorerie Générale, sans doute pour prévenir le retour d'un pillage analogue à celui qui avait accompagné la démission du président Michel Domingue en 1876. Trois ans seulement après sa fondation, la Banque fut compromise dans l'Affaire des mandats : on retrouva en circulation des mandats déjà payés. Plusieurs employés, étrangers ou haïtiens, plusieurs courtiers furent traduits en justice et condamnés.

Le gouvernement de Salomon acheva le paiement de la dette de l'Indépendance Nationale. En 1880, il reconnut l'emprunt effectué sous la présidence de Domingue comme dette nationale ; la même année, après une décision des Chambres, on commença la frappe d'une monnaie nationale, aux armes d'Haïti. Malgré la réforme monétaire, Salomon recourut au papier-monnaie. Pendant la longue insurrection libérale, il avait fallu entretenir l'armée sur le pied de guerre contre les républicains ; dans toutes les villes bombardées et incendiées, des intérêts considérables ayant souffert, le gouvernement se trouva en face de nombreuses réclamations étrangères : pour Port-au-Prince seulement, il versa plus d'un demi-million de gourdes. Incapable de payer les appointements, Salomon, malgré les appréhensions de ses ministres, fit plusieurs émissions de papier-monnaie ; en même temps, par d'habiles mesures, il parvint à enrayer si bien la hausse du change qu'en 1887 la gourde haïtienne était au pair avec le dollar américain.

Réformes[modifier | modifier le code]

Timbre de 1887 à l'effigie de Salomon.

Par la loi du 26 février 1883, tout citoyen put devenir propriétaire. Sur l'engagement écrit de cultiver certaines denrées tropicales : café, canne à sucre, coton, cacao, tabac, le gouvernement accordait, à titre provisoire, une portion de trois à cinq carreaux de terre prélevés sur les domaines publics. La concession était définitive si, dans un délai variant de deux à cinq ans, les trois quarts du terrain étaient effectivement plantés. En 1884, il y eut cinq cents demandes de concession ; l'année suivante, plus de douze cents. En 1882, le gouvernement diminua les droits à l'exportation sur le coton et le café. En 1887, sous la direction du général Légitime, ministre de l'agriculture, s'organisa la première exposition en Haïti. On construit pour cette manifestation nationale, un bâtiment spacieux : c'est le local actuel de l'École de médecine d'Haïti. L'exposition fut un grand succès.

Carte postale illustrant Haïti et son dirigeant (1887).

Sous son règne, Salomon, aidé de son ministre François Manigat, réorganisa les lycées et leur distribua avec largesse, les fournitures et le matériel d'enseignement nécessaires. Grâce à l'appui de l'Alliance Française, le lycée de Port-au-Prince reçut une mission de professeurs français ; quelques-uns d'entre eux ont exercé une influence profonde sur les deux dernières générations scolaires de l'ère Salomon. L'enseignement primaire ne fut pas négligé. Salomon ouvrit un grand nombre d'écoles rurales qui ont donné d'appréciables résultats. On lui doit enfin une réorganisation de l'École Nationale de Droit.

L'activité de Salomon s'étendit à toutes les branches de l'administration. Une mission militaire française de trois officiers, le commandant Durant et les capitaines Lebrun et Chastel, travailla à la réforme de l'armée haïtienne. La construction du palais des ministères fut commencé ; on construisit également un nouveau palais national (détruit le 8 août 1912 après un attentat). Salomon fit aussi admettre Haïti dans l'Union postale universelle. En 1887, un câble sous-marin relia Haïti au continent nord-américain.

Fin de règne et mort[modifier | modifier le code]

Photographie de Salomon, vers la fin de sa vie.

En 1888, le pays était las du gouvernement de Salomon. Les conspirations se succédèrent. Parmi les nationaux, plusieurs candidatures surgirent et brisèrent l'unité, la discipline qui, pendant huit ans, avaient assuré le triomphe de la dictature. Salomon, inquiet, exila deux de ses amis politiques, eux-mêmes anciens membres du Parti national, les généraux Légitime et Manigat. Ces derniers, en signe de contestation, rejoignirent leur ancien mouvement et réclamèrent le retour à la Constitution républicaine et la fin de la présidence à vie. Cette précaution de Salomon fut donc vaine, car le 5 août 1888, le général Séide Thélémaque se révolta au Cap-Haïtien contre le régime autoritaire de Salomon. Dès le 10 août, une prise d'armes de Port-au-Prince, favorisée par le général Hérard-Laforest, commandant d'arrondissement, contraint le vieux dictateur à l'abandon du pouvoir suprême.

Accablé par les défis politiques auxquels il est confronté, Salomon quitte le pays. L'ancien président à vie s'installe à Paris sous la protection du président français Sadi Carnot. Il s'éteint deux mois après sa chute le , et est inhumé au cimetière de Passy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « HaitianTV | Lysius Salomon », sur www.haitiantv.com (consulté le )
  2. Haiti, Her History and Her Detractors By Jacques Nicolas Léger, U. Mich, 2006, , 235–236
  3. Rogozinski, Jan (1999). A Brief History of the Caribbean (Revised ed.). New York: Facts on File, Inc. p. 220. (ISBN 0-8160-3811-2)
  4. « HaitianTV | Fabre Geffrard », sur www.haitiantv.com (consulté le )
  5. Le Nouvelliste
  6. « Haiti, Constitution de 1879, Digithèque MJP », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le )
  7. Successions politiques
  8. « Constitution haitienne de 1867, Digithèque MJP », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le )