Paul Magloire

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Paul Magloire
Image illustrative de l'article Paul Magloire
Fonctions
Président de la République d'Haïti

(6 ans)
Élection
Prédécesseur Franck Lavaud (président du comité militaire exécutif provisoire)
Successeur François Duvalier (indirectement)
Nemours Pierre-Louis (provisoire)
Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de la Défense nationale

(2 mois et 22 jours)
Président Franck Lavaud
Prédécesseur Castel Démesmin
Successeur Luc E. Fouché
Membre de la Junte de Gouvernement de la République d'Haïti

(6 mois et 26 jours)
Président Franck Lavaud
Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de la Défense nationale

(7 mois et 4 jours)
Président Franck Lavaud
Prédécesseur Vély Thébaud
Successeur Georges Honorat
Membre du Comité exécutif militaire de la République d'Haïti

(3 mois et 5 jours)
Président Franck Lavaud
Biographie
Nom de naissance Paul Eugène Magloire
Date de naissance
Lieu de naissance Quartier-Morin (Haïti)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Port-au-Prince (Haïti)
Conjoint Yolette Leconte (1918-1981)
Résidence Militaire (général de division), Avocat

Paul Magloire
Présidents de la République d'Haïti

Paul Eugène Magloire, né le 19 juillet 1907 à Cap-Haïtien et mort le 12 juillet 2001 à Port-au-Prince, était un homme politique haïtien et fut le premier président d'Haïti élu au suffrage universel. Au pouvoir de 1950 à 1956, il met en place une nouvelle république différente des régimes précédents réputés dictatoriaux. Mais isolé, il finit son mandat mais ne se représente pas. Quittant le pouvoir en pleine crise politique, Magloire laisse s'installer un gouvernement provisoire. Après la prise des pleins pouvoirs par le président François Duvalier, il quitte Haïti et n'y revient qu'à la chute des Duvalier en 1986.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Fils de général et après une brève carrière d'enseignant, il s'enrôle dans l'armée en 1930 et atteint le grade de commandant en 1938.

En 1939, il est diplômé de l'école de droit de Port-au-Prince.

En 1944, il devient le chef de la police de Port-au-Prince, est promu major et nommé commandant des forces militaires du département de l'Ouest.

En janvier 1946, quand la population se souleva contre le président Elie Lescot, il entra en scène, et appuyé par un petit groupe d'officiers, finit par convaincre le président en difficulté d'abandonner le pouvoir aux mains d'une junte de trois membres dont lui-même (les deux autres étant le colonel Frank Lavaud et Antoine Levelt). Au sein de ce gouvernement provisoire, il occupa la fonction de ministre de l'Intérieur et de la Défense nationale du 12 janvier au .

Il occupa la même fonction quand le même triumvirat refit son apparition en 1950, du 10 mai au à la suite du coup d'État contre Dumarsais Estimé.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Magloire et le président dominicain Trujillo en 1951.

Alors que la junte militaire en 1950 n'a que pour but de faire élire Magloire devenu colonel aux élections du 8 octobre 1950, il démissionna de la junte et se déclara candidat à la présidence. Il remporta largement l'élection face à son opposant, l'architecte d'obédience estimiste Fénélon Alphonse, devenant ainsi le premier président haïtien élu au suffrage universel (avant cette date le président était élu par le sénat). Il est ainsi le premier chef d'État haïtien élu démocratiquement.

Élu, il met en place une nouvelle république semi-présidentielle et fixe le mandat présidentiel à 6 ans, renouvelable une fois seulement.

Il gouverna dans une relative stabilité et d'une main de fer. Il emprisonna ainsi l'ex-président Daniel Fignolé.

Isolé, Magloire renonce à se représenter pour sa succession et quitte le pouvoir le 6 décembre 1956, sous la poussée de revendications populaires. Le pays fut plongé dans une crise qui persista au-delà des gouvernements provisoires qui s'ensuivirent et de l'élection de 1957. À son départ d'Haïti, il demeura quelque temps en Jamaïque, avant de se rendre aux États-Unis, où il resta jusqu'à la fin du régime des Duvalier en 1986. Sa petite-fille, Michèle Bennett épousa le dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier. Magloire n'assuma pas la responsabilité de ce mariage se disant plus qu'opposé à la tyrannie des Duvalier. Le projet de Magloire est de rétablir la république. De retour en Haïti, il fut reçu par le général Henri Namphy et devint un de ses conseillers. À sa mort en 2001, il reçoit des funérailles nationales.

Liens externes[modifier | modifier le code]