Élie Lescot

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Elie Lescot
Image illustrative de l'article Élie Lescot
Fonctions
30e président de la République d'Haïti

(4 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Sténio Vincent
Successeur Franck Lavaud
Sénateur de l'Ouest
Secrétaire d'État de l'Intérieur
Président Sténio Vincent
Prédécesseur Lui-même
Successeur Joseph Titus
Secrétaire d'État de l'Intérieur et de la Justice
Président Sténio Vincent
Prédécesseur Emmanuel Rampy
Successeur Lui-même (Intérieur)
Joseph Titus (Justice)
Secrétaire d'État de l'Instruction publique, de l'Agriculture et du Travail
Président Louis Borno
Prédécesseur Hannibal Price IV
Successeur Louis Edouard Rousseau
Biographie
Nom de naissance Antoine Louis Léocardie Élie Lescot
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Louis du Nord (Haïti)
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Laboule (Haïti)
Conjoint Corinne Jean-Pierre
Georgina Saint-Aude († 1984)
Profession Pharmacien

Élie Lescot
Présidents de la République d'Haïti

Antoine Louis Léocardie Élie Lescot ( - ) était un homme politique haïtien. Il fut président de la République du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Présidence de la République[modifier | modifier le code]

Élie Lescot devient président après la démission de Sténio Vincent (président de 1930 à 1941).

Sur la demande des États-Unis, il déclare la guerre à l'Axe (, soit le lendemain de l'attaque de Pearl Harbor).

Affiche de propagande à l'issue de la réélection de Lescot à la tête de la présidence.

Avec son gouvernement au bord de la faillite et une économie chancelante, Lescot a plaidé en vain auprès des États-Unis une prolongation des remboursements de la dette. Les relations entre Lescot et Trujillo, président de la République dominicaine sont rompues. En Haïti, il a favorisé le recrutement d'officiers à la peau claire dans le corps de la garde militaire. Il s'appuie sur un système de chefs de la police rurale, connu sous le nom des chefs de section, en gouvernant par la force et l'intimidation.

En 1944, des soldats de rang inférieur, à la peau noire participant à une rébellion ont été capturés et sept d'entre eux ont été exécutés sans cour martiale. Cette même année, Lescot a prolongé son mandat présidentiel de cinq à sept ans.

En 1946, ses tentatives pour museler la presse d'opposition a suscité des manifestations d'étudiants réprimés très violemment entraînant une révolte à travers la capitale de Port-au-Prince. La foule a manifesté devant le Palais national, les travailleurs se mirent en grève et les résidences des autorités ont été saccagées. Un autre inconvénient important de Lescot était le fait que son gouvernement était dominé par les mulâtres qui lui a valu un grand dédain parmi la majorité des militaires noirs.

(de gauche à droite), Lescot alors secrétaire d'état, Sténio Vincent président de la république d'Haïti, Rafael Trujillo président de la république dominicaine.

Élie Lescot a essayé de commander la Garde militaire pour briser les manifestations, mais celle-ci a refusé d'exécuter ses ordres. Convaincu que sa vie était en danger, Lescot et son cabinet ont fui en prenant l'exil pour se réfugier aux États-Unis.. Une junte militaire de trois personnes a pris le pouvoir à sa place et s'est engagée à organiser des élections. Au lendemain de l'exil d'Élie Lescot, la radio et la presse retrouvent leur indépendance, les groupes dissidents exprimèrent leur espoir et optimisme quant à l'avenir d'Haïti. Léon Dumarsais Estimé finalement succéda à Lescot à la tête de la république, devenant le premier président noir d'Haïti depuis l'occupation américaine.