Cérémonie du Bois-Caïman

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Cérémonie du Bois-Caïman
Informations générales
Date
Lieu Bois-Caïman Île de Saint-Domingue
Issue Victoire des insurgés
Belligérants
Flag of France.svg Colonie française de Saint-Domingue Esclaves noirs insurgés
Commandants
Dutty Boukman
Pertes
1 000
Révolution haïtienne
Batailles
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La cérémonie du Bois-Caïman est une réunion d'esclaves marrons la nuit du , considérée en Haïti comme l'acte fondateur de la révolution et de la guerre d'indépendance. C'est le premier grand soulèvement collectif de Haïti contre l'esclavage.

L'UNESCO a choisi le 23 août en référence au soulèvement qui a suivi cet évènement comme « Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition »[1].

Bois-Caïman[modifier | modifier le code]

Bois-Caïman est un lieu reculé de l'habitation Lenormand de Mézy sur l'île Saint-Domingue, l'actuel Haïti.

La nuit du 14 août 1791, Dutty Boukman y organise une cérémonie vaudoue pour un grand nombre d'esclaves. La prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plonge un couteau dans un cochon noir créole sacrifié, et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le soulèvement général. En rassemblant les différentes tribus africaines dans leur quête de liberté, le vaudou est ainsi un catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint-Domingue.

Ce soulèvement a lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlent celles-ci et massacrent les Blancs, femmes et enfants compris. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord est en flammes. On décompte près de 1 000 Blancs assassinés, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman s'avance jusqu'au Cap-Français. Les autorités ripostent et Boukman périt au combat, à la tête de ses troupes. On expose sa tête au Cap car il passe pour invulnérable auprès des esclaves.

Malgré la riposte, la révolte n'est pas vaincue. D'autres chefs succèdent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne s'appele pas encore Louverture.

Littérature[modifier | modifier le code]

Cette cérémonie est illustrée dans la bande dessinée La Petite Fille Bois-Caïman de François Bourgeon (tome 6 des Passagers du vent, éd. 12 bis, 2009, p. 71-72).

L'écrivain et poète Hérard Dumesle a écrit « Macanda », recueil de poésie en prose sur la cérémonie de Bois-Caïman et à la gloire à l'esclave rebelle François Mackandal.

Elle est également évoquée dans le roman Le Royaume de ce monde d'Alejo Carpentier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 23 août, sur le portail de l'UNESCO.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]