Daniel Fignolé

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Daniel Fignolé
Image illustrative de l'article Daniel Fignolé
Fonctions
Président de la République d'Haïti

(20 jours)
Prédécesseur Léon Cantave
Successeur Antonio Kébreau
Membre du Conseil exécutif de gouvernement

(1 mois et 20 jours)
Secrétaire d'État de l'Éducation nationale et de la Santé publique

(2 mois et 7 jours)
Président Dumarsais Estimé
Prédécesseur Benoît Alexandre
Successeur Jean Price Mars (Education nationale)
Georges Honorat (Santé publique)
Biographie
Nom de naissance Pierre-Eustache Daniel Fignolé
Date de naissance
Lieu de naissance Pestel (Haïti)
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Port-au-Prince (Haïti)
Parti politique Mouvement Ouvrier Paysan
Conjoint Carmen Jean-François
Profession Enseignant

Daniel Fignolé
Présidents de la République d'Haïti

Daniel Fignolé, né à Pestel dans le département de Grand'Anse le et mort à Port-au-Prince le , est un homme poliltique haïtien qui occupa les fonctions de président de la République, à titre provisoire, en 1957.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Professeur de mathématiques au Lycée Alexandre-Pétion de Port-au-Prince, il s'engage dans le mouvement syndical et fonde en 1946 le Mouvement Ouvriers Paysans avec François Duvalier et Clément Jumelle. Ses discours virulents lui valent une réputation de défenseur du peuple dans les quartiers populaires. Nommé ministre dans le gouvernement de Dumarsais Estimé, il se heurte à l'hostilité de Paul Magloire qui, devenu président, le fait emprisonner. Favorable à l'action politique sur le terrain, Fignolé se vante de pouvoir lancer ses partisans noirs dans les rues comme un « rouleau-compresseur »

En , quelques semaines après le renversement du président provisoire Franck Sylvain par une coalition militaire, une guerre civile déchire le pays. Une partie de l'armée attaque les casernes Dessalines de Port-au-Prince. Des militaires et de nombreux civils trouvent la mort dans les affrontements et des manifestants se réclamant de Fignolé s'en prennent alors aux stations de radio, aux sièges des journaux et aux habitations. Le « Conseil exécutif de gouvernement » décide alors de confier la présidence provisoire à Daniel Fignolé, qui prend ses fonctions le 26 mai 1957.

Président du gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

À peine nommé, Fignolé reporte l'élection présidentielle prévue le mois suivant et obtient d'exercer le pouvoir pendant six ans. Il impose une purge dans l'armée pour éliminer les officiers qui lui sont opposés et exige des postes pour ses militants. Ces dispositions déplaisent au chef d'état-major que Fignolé a lui-même choisi, le général Antonio Thrasybule Kébreau. Le 14 juin 1957, celui-ci s'empare du palais présidentiel avec ses soldats et oblige Fignolé à signer une lettre de démission, puis l'expulse à Miami à bord d'un avion de l'armée. Le lendemain, Kébreau annonce à la radio qu'un « Conseil Militaire du Gouvernement », formé par lui-même et deux acolytes, assurera la transition jusqu'à la tenue d'élections libres.

Deux jours plus tard, la rumeur de l'assassinat de Fignolé provoque une violente réaction de ses partisans qui incendient des immeubles et saccagent un bâtiment administratif. Kébreau réprime sévèrement l'émeute, de nombreux manifestants étant abattus ou jetés en prison.

À la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986, Fignolé revient en Haïti, après 29 ans d'exil. Cinq mois plus tard, il meurt d'un cancer de la prostate à l'hôpital Canapé-Vert de Port-au-Prince.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]