Irkoutsk

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Irkoutsk
(ru) Иркутск
Blason de Irkoutsk
Héraldique
Drapeau de Irkoutsk
Drapeau
Dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du haut, Cathédrale de l'épiphanie, Arc de triomphe, Vostibugl, gare d'Irkoutsk, vue d'Irkoutsk sur les rives de l'Angara, Église Prince Vladimir et la Maison Vtorova.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Sibérie orientale
District fédéral Sibérien
Sujet fédéral Drapeau de l'oblast d'Irkoutsk Oblast d'Irkoutsk
Agglomération Agglomération d'Irkoutsk
Maire Rouslan Bolotov (ru) (ER)
Code OKATO 25 401
Indicatif (+7) 3952
Démographie
Gentilé Irkoutien, Irkoutienne
Population 623 562 hab. (2020)
Densité 2 044 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 19′ nord, 104° 14′ est
Altitude 440 m
Superficie 30 500 ha = 305 km2
Fuseau horaire UTC+08:00 (IRKT)
Heure d'Irkoutsk
Cours d'eau Angara, Irkout
Divers
Fondation 1652
Statut Ville depuis 1686
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Russie
Voir sur la carte topographique de Russie
Irkoutsk
Géolocalisation sur la carte : Oblast d'Irkoutsk
Voir sur la carte topographique de l'Oblast d'Irkoutsk
Irkoutsk
Liens
Site web www.irkutsk.ru

Irkoutsk ([ɪərˈkutsk], en russe : Ирку́тск, en bouriate : Эрхуу хото, Erkhüü khoto) est une ville russe située dans la partie méridionale de la Sibérie centrale, sur les rives de l'Angara, en aval du lac Baïkal. Capitale de l'oblast d'Irkoutsk, elle est aussi centre administratif du raïon d'Irkoutsk, sans toutefois en faire partie, la ville étant une ville-arrondissement, avec les compétences d'une ville et d'un raïon. Elle est divisée en quatre arrondissements ; Pravoberejny, d'Octobre, de Sverdlovsk et de Lénine. Ses habitants son appelés les Irkoutois.

La ville a une situation de carrefour géographique depuis la fin XIXe siècle, la ville se situant presque au milieu de la la ligne transsibérienne, qui relie Moscou à Vladivostok. Son climat est fortement continental, avec un minimum absolu de −49,7 °C, bien que l'été puisse se révéler chaud, avec un maximum absolu de 37,2 °C. Située à une soixantaine de kilomètres du lac Baïkal, elle est établie sur un plaine propice à l'agriculture. Fondée en 1652 par les Cosaques comme comptoir avec les Bouriates, elle possède le statut de ville depuis 1652. À partir de 1764, elle s'impose comme capitale du gouvernement d'Irkoutsk, gouvernement qui au moment de sa formation s'étendait jusqu'à la mer du Japon et au détroit de Béring. Après l'Insurrection décabriste, la ville accueille de nombreux exilés, qui révolutionne la ville en lui apportant richesse, savoir et divertissements. Son caractère de ville d'opposition naît alors.

En 1879, la ville subit un grand incendie, qui détruit la plus grande partie de la ville qui comptait alors 33 000 habitants. Le gouverneur force alors les habitants à reconstruire en pierre, faisant naître l'architecture d'Irkoutsk (ru), fortement inspiré du baroque sibérien et des édifices survivants tels que l'église de l'Élévation-de-la-Croix et la cathédrale de l'Épiphanie. Des monuments importants apparaissent alors, avec l'église Prince Vladimir ou le théâtre dramatique d'Irkoutsk. Grâce à son architecture, elle devient surnommé le « petit Paris de la Sibérie »[1], et son centre historique est inscrit à la liste indicative du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998.

En 2023, Irkoutsk constitue, par sa population, la cinquième ville la plus peuplée de Sibérie centrale avec 611 215 habitants, tandis que son agglomération est forte de 1 012 077 habitants, peu à l'échelle russe mais important à l'échelle sibérienne. Son économie repose essentiellement sur les services, qui emploient plus des trois quarts de la population. Près de la moitié de l'économie est dédiée au commerce, et la ville est le siège des Chemins de fer de Sibérie orientale (en), d'Irkutskenergo, et de nombreuses succursales.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité, comme de nombreuses villes sibériennes, vient du nom d'un cours d'eau, en l'occurrence de la rivière Irkout, près de laquelle l'ostrog d'Irkoutsk fut fondé en 1661. L'ostrog, nom désignant une petite fortification russe en bois, s'appelait à l'origne Iandachski (en russe : Яндашским), d'après le nom du chef de tribu Touvain Iandacha Dorogi (ou Darougi, en russe : Яндаша Дороги ou Даруги).

Ce premier nom tire son origine de la fondation de la ville. En 1652, une cabane d'hiver fut fondée par Ivan Pokhabov à l'emplacement d'Irkoutsk, mais dès le printemps, il reparti au-delà du Baïkal afin d'imposer le Iassak, un tribut. C'est alors qu'en 1661, le prince/chef Iandacha Dorogi, qui vivait avec sa tribu de manière nomade dans le cours supérieur de l'Irkout et dans les environs du lac Khövsgöl, fut attaqué par des cosaques venant de Krasnoïarsk, et durent se réfugier dans le cours supérieur de l'Irkout. Il tomba alors sur les Cosaques de Iakhov Pokhabov (ru), qui voulaient eux aussi lui imposer le Iassak quitte à les battre.

Il lui demanda alors protection, Iakhov Pokhabov (ru), accepta de payer le Iassak, afin d'être protéger des cosaques de Krasnoïarsk. Iakhov Pokhabov envoya une lettre à Ienisseïsk pour demander la création d'un ostrog, puis fonda directement l'ostrog sur la rive droite de l'Angara, à l'emplacement de l'ancienne cabane d'hiver, sans attendre la réponse[2].

Carte de 1701 de Semion Remezov.

Mais ce nom n'a pas tenu, et l'on ne sait pour quelle raison, l'endroit a commencé à s'appeler Irkoutsk, soit littéralement la « ville sur l'Irkout ». Sur la carte de Semion Remezov de 1701, la ville est désignée sous le nom de grad Irkoutskoï (en russe : град Иркуцкой), soit littéralement « la ville d'Irkoutsk ».

L'hydronyme de la rivière Irkout tire son nom de Irkout (Иркут), terme ayant de nombreuses interprétations. Les mots mongols эркэу (ou эрку , Erkheï ou Erkhu), ou эршэ (erche) signifient « force », « énergie ». Le verbe эрьехэ (eryekhe) signifie « tourner », associé à la rivière Irkout près du mont Yrkuzun (en russe : горы Ыркузун) dans son cours supérieur où elle possède plusieurs virages.

Il y a aussi les mots mongols эрэ хун (ere khun), signifiant « homme », ou эрэ худ (ou эрэхуд, ere khoud ou erekhoud), signifiant « hommes, les hommes ». Selon une légende, des hommes auraient survécu à la mort en traversant l'Irkout, et se sont installées dans la vallée (vallée étant la plaine de la Tounka où passe une partie du cour supérieur de l'Irkout), et ont alors appelé la rivière la « rivière des hommes ». En mongol, cela donne Эрэхуды-гол (ou Эрхуд-Иркут, Erekhudy-gol ou Erekhud-Irkoutsk) ; avec Эрху (Erkhu) signifiant « capricieux », « gâté », à comprendre un fleuve au régime capricieux.

Mais l'étymologie du nom de cette rivière n'est pas ces mots, mais un ethnonyme ; Ырху (Yrkhu), qui comme il est écrit dans les inscriptions de l'Orkhon du VIIe au Xe siècle, la tribu Baiyrkhu (байырху ), aussi nommé Ырху (Yrkhu) vivait dans les Saïan et la région du Baïkal. Ce nom de tribu à donner les mots иркит, иргит, иркыт (irkit, irguit, irkyt) chez les Bouriates, Touvains, Altaïens et d'autres peuples de la région.

En mongol, la rivière Irkout et la ville est appelée Эрхүү (Erkhүү - Erkhuu), tandis qu'en bouriate la ville est appelée Эрхγγ мγрэн et Эрхγγ хото (Erkhγγ mγren et Erkhγγ hoto), où « мγрэн » (mγren) signifie « grand fleuve » et « хото » (hoto/khoto) signifie « ville »[3].

Dans l'orthographe pré-révolutionnaire, l'orthographe de la ville est « Иркуцкъ ». Avant la révolution, les habitants appelaient souvent la ville « Paris de l'Est » (en russe : Восточным Парижем, Vostochnym Parijem) , « Pétersbourg sibérienne » (en russe : Сибирским Петербургом, Sibirskim Peterbourgom) et « Athènes sibérienne » (en russe : Сибирскими Афинами, Sibirskim Afinami) . Aujourd'hui, le surnom de « Paris Sibérien » (en russe : сибирский Париж, sibirski Parij)[4] reste d'usage.

En 1931, à l'occasion de la visite du commissaire du peuple à la Défense Kliment Vorochilov, la ville aurait dû être rebaptisée Vorochilovsk (en russe : Ворошиловск), mais ce ne fut jamais fait[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Irkoutsk et sa région proche.

Excentrée par rapport à la Russie européenne, Irkoutsk se trouve dans la partie méridionale de la Sibérie orientale, à 4 205 km à l'est-nord-est de Moscou[6]. La ville se situe à la même latitude (à dix minutes d'arc près) que des villes comme Amsterdam et Varsovie en Europe, ou que du village d'Eastmain au Québec (Canada).

En revanche, elle occupe une position centrale dans sa région, à la confluence de l'Irkout dans l'Angara ainsi qu'à la pointe sud de la plaine de Bouriatie-Oust-Orda. Sa situation lui permet de devenir un important centre commercial de Sibérie. L'Angara, qui a une largeur de 580 mètres à cet endroit, est traversée par le barrage hydroélectrique d'Irkoutsk et trois autres ponts en aval. La rivière Irkout, dont la ville tire son nom, est un petit cours d'eau, qui se jette dans l'Angara juste en face du centre historique.

Au niveau régional, Irkoutsk se trouve à 55 km au nord de l'extrémité méridionale du lac Baïkal, à 182 km au nord-est de la frontière russo-mongole, et à 231 km au nord-ouest d'Oulan-Oudé, la grande ville la plus proche. Les monts Saïan, au travers de la chaîne du Saïan oriental, se trouvent à 115 km au sud-est de la ville[6].

Irkoutsk se situe à l'extrémité sud de la plaine d'Irkoutsk-Tcheremkhovo; région agricole et partiellement urbanisée de l'oblast. Les contreforts des monts du Littoral (ru) et de d'autres massifs la jouxtent sur ses flancs méridional et oriental, avec des collines l'entourant couvertes de taïga, paysage typique de la Sibérie orientale, qui s'oppose à la steppe ouverte et plate qui caractérise la Sibérie occidentale.

Territoires limitrophe[modifier | modifier le code]

Irkoutsk, du point de vue administratif, est à la fois une division de type raïon, en étant un okroug urbain ; mais est aussi une municipalité, ainsi qu'une localité, bien que les arrondissements qui la compose sont eux aussi des municipalités et localités.

Au niveau des raïons, la ville est presque entourée par le raïon d'Irkoutsk, sauf au nord-ouest où elle est limitrophe de l'okroug urbain d'Angarsk. Quant-aux municipalités, elle est limitrophe du nord au sud de la municipalité d'Ourik (ru), de celle de Khomoutovo (ru), de celle de l'Ouchakovka (ru) et de le celle de Molodiojny (ru) pour la rive droite. Pour la rive gauche, elle est du sud au nord limitrophe de la municipalité de Markova (ru), de la municipalité de Smolenchtchina (ru), de celle de Mamony (ru) et de l'okroug urbain d'Angarsk.

Pour les localités, elle est limitrophe de Batereïnaïa, Malaïa Topka, Glazounova, Angara, Plichkino, Iskra, Dzerjinsk, Novaïa Razdolnaïa, Zeliony Bereg, Nikolo Possad, Smolenctchina, Markova, Gorkogo, Mamony, Ioujni, Zapadny et Vdovina.

Localités limitrophes d’Irkoutsk
Batereïnaïa Malaïa Topka, Glazounova, Angara Plichkino, Iskra
Vdovina, Zapadny, Ioujni Irkoutsk Dzerjinsk
Mamony, Gorkogo Markova, Nikolo Possad, Zeliony Bereg Novaïa Razdolnaïa
Image panoramique
Panorama d'Irkoutsk.
Voir le fichier

Climat[modifier | modifier le code]

Diagramme climatique.

Irkoutsk est à la limite entre le climat subarctique et le climat tempéré continental. Le mois le plus chaud de l'année est juillet avec une température moyenne de 19 °C tandis que le mois le plus froid est janvier avec une température moyenne de −17 °C. Les précipitations varient beaucoup en fonction de la période de l'année : les pluies les plus intenses ont lieu en juillet (107 mm) ; à l'opposé, il ne tombe que 9 mm en février. Le manteau neigeux tient au sol en moyenne 159 jours par an, de la mi-octobre à début avril.

  • Température record la plus froide : −49,7 °C ()
  • Température record la plus chaude : 37,2 °C ()
  • Nombre moyen de jours avec de la neige dans l'année : 152
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année : 105
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'année : 15
  • Nombre moyen de jours avec du blizzard dans l'année : 11.
Normales et records pour la période 1991-2020 à Irkoutsk
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −21,4 −19,1 −11,1 −1,9 3,7 10,1 13,5 11,4 4,6 −2,4 −11,5 −19,1 −3,6
Température moyenne (°C) −17,6 −14,1 −5,5 3,6 10,4 16,4 19 16,4 9,5 2 −7,6 −15,4 1,4
Température maximale moyenne (°C) −12,7 −7,5 1,2 10,5 18,1 23,8 25,7 22,9 16,1 7,9 −2,7 −10,8 7,7
Record de froid (°C)
date du record
−49,7
1915
−44,7
1929
−37,3
1933
−31,8
1909
−14,3
1908
−6
1909
0,4
1898
−2,7
1902
−11,9
1922
−30,5
1901
−40,4
1910
−46,3
1916
−49,7
1915
Record de chaleur (°C)
date du record
2,3
1927
10,2
1987
21,1
2023
29,2
1899
34,5
1990
35,6
2010
37,2
1915
34,7
2015
29,7
2015
25,6
1946
14,4
2013
5,3
2013
37,2
1915
Nombre de jours avec gel 6 2 0,2 0 0 0 0 0 0 0,3 3 9 21
Ensoleillement (h) 93 139 207 223 266 264 243 218 182 152 93 62 2 142
Précipitations (mm) 14 9 12 21 36 69 107 96 53 21 20 19 477
dont neige (cm) 24 28 18 1 0 0 0 0 0 1 8 18 98
Précipitations les plus basses (mm)
année du record
0
1880
0,7
1891
0,1
1884
0,1
1880
7
1924
10
1969
16
1900
22
1928
6
1884
0,5
1883
0,1
1884
3
1932
209
1884
Précipitations les plus hautes (mm)
année du record
48
1882
24
1900
35
1962
77
2023
111
1894
308
1938
344
1971
221
2016
144
1945
91
1974
41
1903
72
1902
833
1938
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
11
1996
9
1999
13
1959
39
2011
44
1894
114
1994
93
2001
87
1993
61
1945
58
1974
20
2015
32
1902
114
1994
Nombre de jours avec précipitations 0 0,04 1 9 15 18 18 17 16 9 2 0 105
Humidité relative (%) 82 76 65 56 55 67 74 78 76 73 79 85 72
Nombre de jours avec neige 29 26 27 5 1 0 0 0 0,3 8 26 30 152
Nombre de jours d'orage 0 0 0 0,1 1 3 6 4 1 0 0 0 15
Nombre de jours avec brouillard 4 2 0,3 0,1 1 2 5 7 6 3 5 7 42
Source : Погода и Климат[7]NOAA (Ensoleillement)[8]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
−12,7
−21,4
14
 
 
 
−7,5
−19,1
9
 
 
 
1,2
−11,1
12
 
 
 
10,5
−1,9
21
 
 
 
18,1
3,7
36
 
 
 
23,8
10,1
69
 
 
 
25,7
13,5
107
 
 
 
22,9
11,4
96
 
 
 
16,1
4,6
53
 
 
 
7,9
−2,4
21
 
 
 
−2,7
−11,5
20
 
 
 
−10,8
−19,1
19
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Vue de l'ISS d'Irkoutsk (centre-droit) et son agglomération.

Le centre historique d'Irkoutsk, qui occupe la partie entre l'Angara et son affluent l'Ouchakovka, se caractérise par des rues en damier, avec souvent des virages, notamment autour de la place du Comte Speranski. Ce plan en damier tire son existence de l'époque post-incendie de 1879, lorsque la ville fut reconstruite bien plus simplement qu'avant, où les rues avaient des formes avant moins droites. La rue Karl Marx coupe depuis l'Ouchakovka jusqu'à l'Angara la ville, formant une sorte de ceinture droite. Peu après la rue, les artères commencent à s'élargir, et le plan en damier change d'orientation une fois rentré dans l'arrondissement d'Octobre, construit principalement pendant la période soviétique. Au nord de l'Ouchakovka, les quartiers de Marat, Znamenskoïe et Rabotchéïé (ru) sont construits en longeant les cours d'eau et les pentes, avec cependant une zone en damier dans le centre de Rabotchéïé. L'arrondissement d'Octobre, au sud, est marquée par de grandes avenues, telle que la route du Baïkal. Dans l'arrondissement le long de l'Angara, de grands immeubles ont vu le jour, tandis que l'arrondissement est parsemé de Khrouchtchevka. L'arrondissement accueille l'aéroport, qui délimite la ville sur son flanc oriental.

Tours à Glazkovo au loin depuis le centre historique.

Les quartiers de l'autre côté de l'Angara sont marqués eux aussi par leur caractère récent, avec des zones en damier avec de longues rues dans le quartier de l'Université et dans l'arrondissement de Lénine. Mais la densité faiblit déjà, bien que les Khrouchtchevka marquent toujours le paysage, comme à côté du campus et dans le nord-ouest de l'arrondissement de Lénine.

Dans le sud et l'ouest de l'arrondissement de Sverdlovsk, les bâtiments font face à un terrain escarpé, avec des pentes parfois importantes comme à Pervomaïski et à Sinoiuchina Gora, où les rues doivent parfois faire de grands virages, même si les plans en damier sont souvent préservées le mieux possible, comme au niveau de l'hôpital régional dans le sud de l'arrondissement.

Plusieurs zones industrielles sont présentes dans l'arrondissement de Sverdlovsk ; à Glazkovo au niveau de la confluence de l'Irkout dans l'Angara, à Gorkogo possiolok le long de l'Irkout, et le long du chemin de fer transsibérien à Sinoiuchina Gora.

Les densités moins élevées se trouvent le long de l'Irkout, dans les quartiers de Gorkogo, de Kirova et de Jilkino, les trois dans l'arrondissement de Lénine. La zone de la rue Traktovaïa, dans l'extrême-nord de l'arrondissement; est-elle aussi une zone de maisons de banlieue.

Plus récemment, des parties des villages d'Iskra, de Parfionovka et l'entièreté de Lesnoï et de Zelioni ont été intégré dans la partie la plus au nord de l'arrondissement Pravoberejni. Alors que les trois premiers sont des zones de faible densité, le dernier est un grand ensemble d'immeubles presque isolé, entouré d'une forêt dense[9],[10],[11].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le développement de la ville, qui avait ralenti depuis la dislocation de l'URSS à cause des manques de financement, a repris depuis les années 2010, et s'appuie actuellement sur plusieurs grands projets urbains visés à étendre et densifier la ville, notamment :

Banlieue de Znamenskoïe[modifier | modifier le code]

Monastère de la Mère de Dieu du Signe.
Image externe
Carte de la zone projetée.

Znamenskoïe est actuellement une zone d'Irkoutsk de l'arrondissement Pravoberejni dans le quartier de Marat, composé surtout de maisons de banlieue. Il se situe sur la rive nord de l'Ouchakovka, au niveau de sa confluence avec l'Angara. Il possède néanmoins le monastère de la Mère de Dieu du Signe (ru), le Monument à l'Amiral Koltchak d'Irkoutsk ainsi que l'Institut de génie mécanique d'Irkoutsk. Mais ces dernières années, la ville vise à requalifier cet espace et ses alentours, étant donné qu'il est adjacent sur son flanc sud au centre historique d'Irkoutsk. Le quartier est cependant l'une des plus vieilles zones habitées d'Irkoutsk, mais les bâtiments ont à chaque fois changé[12].

Vue actuelle de l'Ouchakovka.

Fin avril 2023, un concept de requalification d'une zone de 626 hectares, englobant Znamenskoïe ainsi que l'ensemble des deux rives de la rivière Ouchakovka, zone englobant une partie du quartier de Rabotchéïé (ru), fut présentée au conseil d'administration de la ville, sous la supervision du gouverneur de l'oblast Igor Kobzev (en). La zone ira du rond-point de Marat au niveau de la confluence jusqu'à l'hippodrome et son quartier. L'architecte en chef de la ville, Anton Joukov, explique que le nom de Znamenskoïe relève du marketing territorial, en prenant le nom de la zone du monastère historique. Rabotchéïé ne devrait pas disparaître[13].

Le projet est simple pour l'ensemble de cette zone, la transformer et la faire devenir une partie emblématique du centre historique de la ville d'Irkoutsk. Selon le gouverneur, « Il s'agit d'un projet important pour la capitale de l'oblast. Pour le mettre en œuvre avec succès, il est important d'unir les efforts du gouvernement et de l'Assemblée législative de l'oblast, de l'administration et de la Douma d'Irkoutsk, des architectes, du public, habitants de la ville. Il est nécessaire d'établir une interaction entre toutes les structures et départements intéressés et de résoudre systématiquement les problèmes de développement de ce territoire »[a],[13]

Le projet, qui implique des zones adjacentes à la rivière Ouchakovka, sera accompagné de la création d'un espace de type parc sur les rives de la rivière[14]. Une nouvelle zone de type centre d'affaires sera construite, tandis que plus de traversées vont être réalisées sur la rivière, grâce à des ponts cyclables et piétons, ainsi qu'avec la construction de logements sociaux. Un réseau de chaleur sera construit pour alimenter la zone, dans le but d'améliorer l'écologie du quartier et de fermer les centrales à charbon, selon l'architecte en chef de la ville. Une nouvelle rue verra le jour, avec deux carrefours giratoires, entre la rue Karpinskaïa et le pont Engels[12].

La conception du réseau de chaleur a commencé dès l'année 2021, et selon Anton Joukov, la construction du réseau de chaleur, première étape, devrait commencer d'ici la fin de l'été. L'oblast d'Irkoutsk, qui finance une partie des travaux, a reçu un prêt du gouvernement russe d'un montant de 3 milliards de roubles, et sera mis en service d'ici 2025. Parallèlement au réseau de chaleur, un système de tout à l'égout sera posé.

De plus, des égouts pluviaux sont en cours de conception, tandis que la réinstallation des habitants des logements délabrés va commencer. Le quartier est assez pauvre, avec de nombreuses petites maisons en bois. En tout, il est prévu de réinstaller 370 000 m2 de logements vétustes, tandis que le projet prévoit la mise sur le marché d'environ 1,1 million de m2 de logements à l'horizon 2036[15]. En parallèle, 11 édifices ont été classé objets patrimoniaux culturels d'importance locale pour les préserver[12].

En ce qui concerne les nouveaux logements, il y aura des immeubles de faible hauteur surplombant la rivière, avec des quais, des immeubles de grande hauteur dans la zone de la rue Barricade, puis des zones avec des bâtiments moins hauts près du mont Chtchapovskaïa[b],[13].

Le projet sera présenté le 19 et au neuvième Sommet de l'immobilier du Baïkal qui se tiendra à Irkoutsk. Le thème principal de l'événement est « La transformation du développement. Scénarios et pratiques. »[16].

Autres projets[modifier | modifier le code]

En décembre 2021, l'administration d'Irkoutsk a annoncé l'élaboration d'une stratégie de développement de la ville, pour un coût de 21 millions de roubles [l'étude]. Cette étude a été commandé auprès d'une finale de la Sberbank. les principaux problèmes identifiés de la ville sont le monocentrisme d'Irkoutsk, avec la grande majorité des emplois au centre ; le développement inégal des quartiers périphériques ; la faible connectivité des différentes quartiers périphériques entre eux ; et l'influence des facteurs de l'agglomération (embouteillages principalement).

La ville cherche ainsi à développer un polycentrisme, avec de nouveau bassin d'emplois dans chaque arrondissement de la ville. Dans l'arrondissement d'Octobre, il est prévu de créer un bassin centré sur la technologie, l'information, et les loisirs sur la péninsule Tchertougueïevski[17].

Siège de Vostsibugol.

Dans l'arrondissement de Lénine, la mairie souhaite améliorer les voies ferrées afin d'utiliser ces voies au trafic de passager, qui est pour l'instant très faible. Dans l'arrondissement de Sverdlovsk, près du quartier d'Akademgorodok devrait être un construit une extension du campus avec de nouveaux logements étudiants et de nouveaux bâtiments éducatifs[18].

En août 2022, la ville a obtenu le concours de Rostourism[19] pour l'aménagement du centre touristique de la ville, permettant l'allocation d'une subvention fédérale de 206,4 millions de roubles[20].

Le siège de l'entreprise minière Vostsibugol (ru), situé place Tivkhine en plein centre-ville, devrait être totalement rénovée. La construction doit se dérouler sur trois ans, avec le début en 2023, et un étage sera rajouté, donnant au bâtiment d'architecture néoclassique un meilleur aspect. Le projet est fait en coordination avec la mairie à cause de son emplacement. Un hôtel y sera installé dans les nouvelles parties du bâtiment[21].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carte routière d'Irkoutsk

Irkoutsk est située à l'extrémité de deux axes routiers majeurs au niveau fédéral : la route fédérale R255 vers Krasnoïarsk et Novossibirsk et la route fédérale R258 vers le Baïkal, Oulan-Oudé et Tchita. Ces deux axes font partie de la route transsibérienne, axe de transport longeant le Transsibérien reliant la Capitale à Vladivostok sur la côte pacifique.

Jusqu'en 2010, la rive gauche d'Irkoutsk était traversée par la route fédérale R255, en empruntant les rues et avenues dont le pont de l'Irkout routier, permettant de relier la R255 et la R258. Ainsi, un trafic fédéral passait dans la ville. La construction du contournement oriental de la ville fut achevé en 2010 après trois ans de travaux, avec un budget de 2,5 milliards de roubles. Il a permis d'enlever le trafic passant de la ville, en reliant la R255 au niveau du village de Malaïa Ielanka à la R258 au niveau du sud de Chelekhov[22].

Côté régional, Irkoutsk est un carrefour très important sur le plan routier. Les seules traversées de l'Angara sont situées à Irkoutsk, mis à part une autre à Bratsk avec son barrage près de quatre cents kilomètres au nord. Toute la partie de l'oblast située sur la rive droite de l'Angara dépend ainsi d'Irkoutsk. Au nord d'Irkoutsk arrive les routes 25N-095 et 25N-055. La première mène à Oust-Baleï, Bokhan et Ossa, la seconde à Oust-Ordynski, la Bouriatie-Oust-Orda, Olkhon (via la 25N-055) et Jigalovo. À l'est d'Irkoustk termine la 25K-010 qui commence à Bolchoïe Goloutsnoïe, et la route du Baïkal (25N-209[23]) en direction de Listvianka et du lac Baïkal.

Route du Baïkal dans la banlieue sud.
Rue Sournova.

Le réseau routier principal d'Irkoutsk se compose de trois grands types de voies. Tout d'abord, les boulevard et rues du centre historiques . tel que le quai inférieur de l'Angara (ru), la rue Tchkalov (ru), la rue Lénine (ru) et la rue Karl Marx (ru) ; ensuite les rues radiales la rue du Baïkal (ru), la rue Sournova/de l'Angara[c] et la rue soviétique (Irkoutsk) (ru) et enfin les avenues de contournement, comme la route Pervomaïski-Ounvestiteski[d] et la rue Chiriamova[e].

Concernant le parc automobile, il y avait environ 208 000 voitures immatriculées dans la ville en 2012, soit une voiture pour trois habitants[24]. Sur toutes ces voitures, près de la moitié aurait le volant à droite, et non à gauche comme le voudrait la loi. Les voitures nippones, avec le volant à droite, sont très communes en Sibérie, engrangeant cette incohérence alors que le pays roule à droite[25]. En considérant tout le parc automobile, 66% des voitures étaient étrangères en 2008[26]. Pour la sécurité routière, il y a eu 25 484 accidents sur les routes en 2011, ayant entraîné la mort de 77 personnes[27].

Un projet routier est en étude à Irkoutsk ; le contournement sud d'Irkoutsk. Les résultats de l'étude de faisabilité sont sorties en février en 2023, et ont été accepté par Direction de la construction et de l'exploitation des routes de l'oblast d'Irkoutsk. Quatre options de tracé sont actuellement proposées pour contourner le sud d'Irkoutsk, entre le nord de Chelekhov et le barrage d'Irkoutsk ou le pont Académique. La route devrait être de classe II, avec deux voies dans chaque sens séparées, une vitesse maximale de 70 km/h et un terre-plein central. Le tracé sera déterminée entre 2024 et 2024, après une enquête public et la déclaration d'utilité publique. Il doit permettre de décharger les rues de la rive droite d'Irkoutsk. Son coût est estimé selon les options de 3,6 à 6 milliards de roubles[28].

Ponts et traversées[modifier | modifier le code]

La physionomie du réseau routier a été conditionnée par la topographie. Ainsi, la largeur de l'Angara, et de son affluent l'Irkout ont limité les franchissements malgré son rétrécissement du premier grâce à la création du barrage d'Irkoutsk dans les années 1950:

  • le pont d'Innocent, nommé d'après Innocent d'Irkoutsk, et anciennement nommé pont de Jilkino d'après un quartier nord d'Irkoutsk, traverse l'Angara dans le nord d'Irkoutsk. Des quatre traversées de l'Angara, il est le plus important, car il relie la R255 à la rive droite de l'Angara, et ainsi à une très grande partie de l'oblast d'Irkoutsk. Il possède six voies, et fut construit entre 1969 et 1978[29].
  • le pont de Glazkovo (ru), nommé le vieux-pont de l'Angara jusqu'en 2011, construit entre 1931 et 1936, qui traverse l'Angara près du centre historique. Le tramway et le trolleybus d'Irkoutsk emprunte le pont, et il fut nommé d'après le quartier de Glazkovo sur la rive gauche de l'Angara.
  • le pont Académique (ru), communément appelé le Nouveau pont, qui fut construit entre 1999 et 2013. Il est le plus jeune de toutes les traversées de l'Angara, et traverse l'Angara dans la partie méridionale d'Irkoutsk, avec sur la rive gauche le quartier d'Akademgorodok, auquel il doit son nom. Il possède six voies, avec trois de chaque côté, et il est long de 1 615 mètres[30].
  • le barrage d'Irkoutsk, traversée la plus au sud d'Irkoutsk et sur l'Angara, qui fut construit entre 1950 et 1956. Il possède deux voies dans chaque sens, et était surchargé avant la construction du pont Académique.
  • le pont de l'Irkout routier, pont routier traversant l'Irkout juste avant sa confluence dans l'Angara, reliant les quartiers nord et sud de la rive gauche de l'Angara. Avant la construction du contournement d'Irkoutsk, il était emprunté par la route fédérale R255.
  • le pont de l'Irkout ferroviaire, situé à côté de celui routier, il fut construit une première fois en 1898, puis reconstruit en 1917. Il fait partie du chemin de fer transsibérien[31].

À l’échelle de l’agglomération, il n'existe aucune autre traversée de l'Angara, quelle que soit sa nature. Sur l'Irkout cependant, il existe un autre pont (ru), construit entre 2009 et 2010 sur le contournement oriental de la ville. La seule autre traversée de l'Angara est le barrage de Bratsk à Bratsk, quatre cent kilomètres au nord.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Trolleybus à Siniouchna Gora.

Irkoutsk souhaite développer son réseau de transport dès la seconde moitié du XIXe siècle, afin de s'aligner sur le modèle européen. La première proposition fut un tramway hippomobile, mais il fut abandonné, jugé trop cher à construire. La seconde, qui fut approuvé, fut un tramway électrique, doté de deux lignes, qui devait être achevé en trois ans, mais la révolution russe de 1917 empêcha sa mise en œuvre.

Ce ne fut que le que la construction du réseau de tramway commença, avec trois itinéraires prévus. Dès le , un premier itinéraire reliant la Gare au marché central fut ouvert. En faisant appel aux prisonniers, en particulier de guerre, le réseau pu se développer vite. En 1949, la ligne 1 est entièrement inaugurée, et entre 1947 et 1949 inclus, le réseau a déjà transporté 11 millions de personnes. Il se développa jusqu'en 1992, puis une pose se fit sur les extensions, à cause de la crise économique suivant la dislocation de l'URSS.

Le réseau, qui compte déjà alors toutes ces lignes, est rénovée dès 2006, avec d'une part des extensions de lignes mais aussi le renouvellement du parc automobile, composé alors de vieux modèles soviétiques des années 1940 et 1950. Le réseau a acquis depuis des KTM-19, des 71-608KM , 71-617 et 71-619A, pour la plupart des occasions venant de Moscou. La longueur total du réseau est de 98,02 kilomètres, composé de 7 lignes, et de 100 arrêts.

Quant au trolleybus, il a fait son apparition le , et il est étendu régulièrement, avec la dernière extension remontant à 2020. Il possède onze ligne, 159 arrêts, sa longueur totale est de 97,5 km, et le parc est composé de modèles soviétiques. Il y a des VMZ-170, VMZ-375, des ZIU-682, des LiAZ-5280, des VMZ-5298.01-50 Avangard et d'autres véhicules. Pour le réseau d'autobus, 98 lignes de bus urbain existent dans la ville et ses alentours, avec en 2010 182 autobus, dont 101 autobus de grande capacité et 81 autobus de moyenne capacité[32].

Tramway près de l'arrêt Campus.

Quel que soit le réseau, la vétusté des tramways, des trolleybus et des bus est très importante et inquiétante. La situation est si inquiétante que le journal local irkutskmedia écrit que « Tout va si mal que les députés de la Douma d'Irkoutsk » ont soulevé la question de la destruction du réseau de tramway en le remplaçant par un réseau de trolleybus. Le parc est la principale préoccupation ; au , 50 trolleybus sur les 70 sont usés, soit 68%, et pour les autobus, 140, soit 86%, sont vétustes. Mais le plus haut taux est le tramway, sur les 70 wagons, 64 ont besoin de réparations majeures, soit plus de 90 % du parc.

Le budget de la ville ne peut pas se permettre de renouveler tout le parc, dont le coût serait de 2,09 milliards de roubles pour la période 2024-2026. En conséquence, l'administration d'Irkoutsk ne prévoit plus une augmentation du nombre de véhicules, ni même d'acheter des véhicules d'occasion de Moscou, trop chers. Les voies de tramway nécessitent aussi des réparations, avec un coût de réparation estimé en 2021 à 100 millions de roubles le kilomètre, pour un réseau de près de 100 kilomètres. En tout cas, l'administration ne souhaite pas la destruction du réseau de tramway, et espère l'allocation de fonds de Moscou[33].

En 2022, le réseau de tramway et trolleybus combiné a transporté 5 639 400 personnes[34]. En juillet 2022, le tarif du billet est passé de 15 à 25 roubles dans le réseau de transport, mais restant inférieur à la moyenne national de 30-35 roubles le voyage[35]. En 2023, la mairie a commandé des KTM-5, avec le premier arrivant début juillet 2023, dans l'optique de rénover le parc[36].

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Train des RŽD à la halte de Melnikovo.

La gare d'Irkoutsk-Passajirski, soit littéralement gare d'Irkoutsk-Passager, est la gare principale d'Irkoutsk. Elle se situe sur la rive droite, dans l'arrondissement de Sverdlovsk, sur la ligne du Transsibérien. Plus de 750 000 voyageurs longue distance utilisent la gare chaque année, et le flux suburbain est de 600 000 voyageurs par an. En moyenne chaque jour, 3 700 passagers utilisent la gare, toutes catégories confondues[37].

À cause de sa géographie, le trafic ferroviaire est cantonné à la rive gauche de l'Angara. Irkoutsk se situe sur le chemin de fer de transsibérien, et ses différentes gares se trouvent sur cette ligne. Aucune branche ferroviaire existe à Irkoutsk. Les gares d'Irkoutsk, sont, dans l'ordre du kilométrage ; la gare de Gorka, la gare de Kompressornaïa, la gare de l'Usine, la gare d'Irkoutsk-Tri (ru), la gare de Voïenny gorodok (ru), la gare du pont sur l'Irkout, la gare d'Irkoutsk-Passajirski, la halte Académique (ru), la halte de Melnikovo (ru) et la gare de Kaïa (ru).

Dans l'agglomération d'Irkoutsk, des gares importantes se trouvent à Chelkhovo, à Angarsk et à Oussolie-Sibirskoïe. La Compagnie de transports de passagers de banlieue du Baïkal (ru) opère dans l'oblast d'Irkoutsk (et en Bouriatie), assurant le transport ferroviaire de banlieue d'Irkoutsk (ru). Des trains régionaux vont dans la direction Moscou à Angarsk, Oussolie-Sibirskoïe, Tcheremkhovo et jusqu'à Zima. Dans la direction Vladivostok, les trains régionaux desservent la gare de Kaïa, Chelkhovo, Koultouk, Slioudianka, Baïkalsk et Vydrino[38],[39].

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

Vue de l'aéroport.

L'aéroport international d'Irkoutsk est situé dans l'arrondissement d'Octobre, dans la partie sud-est de la ville, délimitant entre les parties urbanisées et non-urbanisées de la zone. D'abord localisé à Bokovo en 1925, il s'établit aussi sur l'Angara dès 1928 avec les hydravions. Il gagne son emplacement actuel en 1933, et fut reconstruite entre 1988 et 1989. En 1994, il reçoit le certificat de l'Interstate Aviation Committee lui permettant de devenir un aéroport international[40]. Il dispose de deux terminaux, et appartient au gouvernement de l'oblast d'Irkoutsk.

En 2021, 17 compagnies aériennes opéraient des vols sur plus de 50 routes. Moscou est la principale destination depuis l'aéroport. L'aéroport bénéficie d'être le hub de deux compagnies aériennes ; Angara Airlines, qui opère en Sibérie et IrAero opérant dans la même zone. De plus, elle est un hub régional de S7 Airlines, principale compagnie aérienne de Sibérie[41].

L'aéroport bénéficie d'être une des portes d'entrées vers le lac Baïkal. En 2019, l'aéroport a vu passé 1,741 millions de passagers intérieurs, soit une hausse de 10,4 % par rapport à l'an passé ; ainsi que 722,3 mille voyageurs internationaux, soit une augmentation de 13,5 % par rapport à 2018.

Les vols vers Moscou représentent 45,3 % du trafic de passager, avec 789,4 mille personnes. La deuxième position revient à Novossibirsk, avec 147,2 mille personnes, suivi de Khabarovsk avec 80,4 mille voyageurs, puis Saint-Pétersbourg avec 77,7 mille passagers et enfin Vladivostok avec 73,09 mille voyageurs. Les autres destinations représentaient 32,9 % du total

Pour les destinations internationales, la principale destination était Pékin, avec 140,1 mille passagers, soit 19,4 % du total ; suivi de Cam Ranh avec 84,1 mille voyageurs, puis Bangkok avec 82,4 mille personnes, Phuket avec 74,5 mille voyageurs et Séoul avec 51,2 mille personnes. Les autres destinations représentaient 40,1 % du total[42].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Irkoutsk se situe près de la plate-forme sibérienne, un craton très ancien qui se situe au cœur de l'actuelle Sibérie, mais qui produit que très peu de tremblements de terre. En revanche, la ville se situe près d'une faille tectonique très active, le rift du Baïkal. Le rift, qui est un ensemble de failles continentales sur plus de 2000 kilomètres de long, se situe à la jonction de la plaque eurasiatique et de la plaque de l'Amour, cette dernière une plaque secondaire. Outre le rift Baïkal, les monts Saïan peuvent aussi générer des tremblements de terre[43].

La ville est classée dans une zone où les tremblements de terre peuvent monter jusqu'à une intensité de VII selon l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik. Les séismes supérieurs à huit sont peu probables, car les épicentres, dans le rift ou les monts, se situent à une distance assez relative de la ville. Il y a cependant une faille, la faille tectonique de l'Angara, qui passe sous la ville en direction nord-ouest (suivant le lit de l'Angara), mais elle n'est pas une source de séismes majeurs[44].

Même si les tremblements de terre sont pas de grande intensité, la ville en est régulièrement touchée. En moyenne chaque année, 304 tremblements de terre jusqu'à 4 sur l'échelle de Richter, et un séisme de 6 sur cette même échelle touche la ville en moyenne tous les quinze ans. Le plus fort tsunami fut en 1862[f], lors du tremblement de terre du Baïkal (ru), où l'épicentre avait une magnitude 7,5 Mw. Lors de ce séisme de terre, la chronique d'Irkoutsk écrivit : « À 02 heures Dans l'après-midi du 18, il y a eu un fort tremblement de terre qui a duré deux minutes. Tous les bâtiments de la ville tremblaient et s'entrechoquaient, les cloches sonnaient d'elles-mêmes dans toutes les églises, les gens ne pouvaient pas rester debout. Sur les rivières Angara et Ouchakivka, il y avait un bruit fort et un crépitement de la glace qui se brisait. ». Dans le Baïkal, il y eut un raz-de-marée de 2 mètres, mais il fut bien plus petit à Irkoutsk, grâce à la distance et à la glace, causant que des dégâts mineurs. Ce fut surtout des croix qui tombèrent, et la glace qui s'est fissurée, alors que c'était début janvier[45].

Aucune victime n'est connue de tremblements de terre à Irkoutsk[46]. Sur l'échelle de Medvedev, des séismes d'intensité de 5 à 7 ont été enregistrés à Irkoutsk en 1903, 1905, 1950, 1957, 1959, 1967, 1995 et 1999[47]. Le 27 août 2008, un séisme (ru) de 6,3 M w se produisit dans le lac Baïkal, mais il ne fit pratiquement aucun dégât[48]. En 2020, un séisme (ru) eut lieu, de 5,5 M w, mais à part des fissures, aucun dégât fut relevé dans la ville[49],[50]. La ville est équipée d'infrastructures antisismiques, en particulier son barrage, conçu pour résister jusqu'à un séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter.

Risque d'inondations[modifier | modifier le code]

Les risques d'inondations sont peu présents, mais s'ils doivent arriver, ils seront potentiellement catastrophiques. La ville possède depuis les années 1950 un barrage, le barrage d'Irkoutsk, qui, en plus de fournir de l'électricité, permet de réguler les crues de l'Angara.

Inondations par le passé[modifier | modifier le code]
L'Angara à Irkoutsk.

En effet, avant la construction de la centrale hydroélectrique, le débit de l'Angara n'était pas dépendant de la fonte des neiges, mais plutôt dans la température des gorges de l'Angara[g]. Dans cette section, d'importantes masses d'eau viennent des profondeurs du Baïkal, faisant que le gel est très tardif, vers début janvier. Mais lorsque les températures de janvier chutaient brutalement, on assistait à une formation très rapide de Shuga et de glace en crêpe, gonflant d'un coup le niveau de la rivière, et la faisant ainsi déborder[51]. Les exemples les plus importants furent les inondations de janvier 1870, 1900, 1939 et 1952, qui se produisirent lorsque les températures chutèrent d'un coup à −30 – −40 °C, conduisant à d'importantes inondations d'Irkoutsk.

La plus importante inondation d'Irkoutsk fut l'inondation d'Irkoutsk de janvier 1870. Dans la nuit du 5 janvier, après une semaine de fortes gelées au début de l'Angara, l'onde d'eau avait atteint Irkoutsk. Lorsque l'aube arriva, l'eau déborda le long des rues côtières, en transportant de la glace. En quelques heures, la ville historique fut entièrement inondée, montant dans les endroits les moins hauts jusqu'au premier étage. Les gens durent fuir tandis que les animaux furent condamnés à geler.

En 1900, la même situation se produisit. Pour éviter la répétition de la catastrophe une nouvelle fois, une fortification faite de neige fut érigée chaque année de la Maison-Blanche au pont flottant sur l'Angara (aujourd'hui remplacé par le pont de Glazkovo). Cette fortification, ressemblant à un remblai de chemin de fer en blanc, fut érigée chaque année, avec des tonnes de neige apportées de toute la ville. Mais en 1939, l'Angara a dépassé de six mètres son niveau de la normale, menaçant d'inonder la ville. Sur 16 kilomètres, un remblai haut de 5 mètres (sa base située plus haute que la rivière) a été construit afin d'éviter une nouvelle inondation meurtrière.

La dernière grande inondation eut lieu en janvier 1952, alors que le barrage était déjà en construction depuis deux ans. Après des gelées soudaines de plus de −40 °C, le niveau de l'eau monta rapidement, surpassant le niveau du remblai de neige et inondant ainsi une grande partie du centre-ville[52].

Menaces actuelles[modifier | modifier le code]
Barrage d'Irkoutsk.

Aujourd'hui, le risque d'inondation est bien moins important, étant donné que le barrage permet d'éviter la hausse importante et rapide de l'eau sur l'Angara lors des gelées. Pourtant le risque est toujours présent, à cause du barrage d'Irkoutsk, s'il venait à rompre, quel qu'en soit la raison. La rivière Irkout, certes non régulée, ne met pas en danger car n'ayant pas les mêmes caractéristiques que l'Angara d'avant le barrage et par son débit relativement faible.

Avec la création du barrage a été formé un réservoir, le réservoir d'Irkoutsk (ru), qui a fait augmenter le niveau du lac Baïkal d'1,46 m. Le volume du réservoir est de 23 615,39 km3, et son altitude de 456–457 m, alors que l'altitude d'Irkoutsk est de 437 m, soit une différence de 20 mètres entre la ville et la surface du réservoir.

Image externe
Carte des zones inondées si rupture

En cas de rupture du barrage, la zone d'inondation s'étalerait jusqu'à 25 kilomètres en aval, englobant de nombreuses localités. La superficie de la zone inondée sera de 129,12 km2. Tout le centre historique d'Irkoutsk sera inondé, le quartier de Rabotcheïé[h], les quartiers de Silvanikha, de Melnikovo, de Gorki, de Jilkino, etc. Toutes ces zones citées seront d'ailleurs celles les plus inondées, avec plus de 3 mètres d'eau. En revanche, Pervomaïski, Akademgorodok, situés proche du barrage mais sur une colline seront épargnés tout comme les zones autour de l'aéroport et celles d'Iskra[53]. Un projet de zones inondables a été approuvé en juin 2022[54].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tsarat puis Empire russe[modifier | modifier le code]

Incendie d'Irkoutsk en 1879, par Dmitri Romanov, 1913.

En 1652, Iakov Pokhabov (ru) établit un comptoir pour la traite des fourrures avec les Bouriates. Les Cosaques s'y installent et Irkoutsk acquiert le statut de ville en 1686. La cité s'épanouit grâce à l'exportation de l'or, de l'ivoire de mammouth et de la zibeline vers la Chine. Au XIXe siècle, les fortunes se bâtissent rapidement grâce aux mines d'or qui attirent les pionniers. Dans ce Far East, qui n'est pas encore relié au reste du pays par le Transsibérien[55], criminalité et violence sont le lot quotidien des habitants[i]. Tavernes et cabarets attirent les mineurs et les marchands.

Le pouvoir tsariste envoie des prisonniers et les opposants politiques dans la région afin d'exploiter les gisements de fer : les artistes, officiers et aristocrates décabristes se retrouvent exilés à Irkoutsk[j] et voulurent en faire un foyer culturel majeur[55]. Un incendie du 4 au réduit en cendres la plus grande partie de la ville qui comptait alors près de 33 000 personnes. Le gouverneur oblige alors les habitants à rebâtir leurs maisons en pierre.

Période soviétique[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre civile qui suivit la Révolution russe de 1917, la région d'Irkoutsk fut le théâtre de sanglants combats entre les Blancs et les Rouges. En 1920, Alexandre Koltchak, le commandant du plus grand contingent de forces anti-bolcheviques, y fut emprisonné puis exécuté[56], ce qui anéantit la résistance[57].

Depuis 1991[modifier | modifier le code]

Le centre historique de la ville est inscrit sur la liste indicative au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998[58].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Paysage politique[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

De sa fondation à 1787, la ville était sous le direct contrôle du raziad de Tobolsk (ru) puis du gouvernement de Sibérie, avec comme capitale la ville de Tobolsk. Mais en 1787, par décret du Sénat dirigeant, la ville se dote d'une douma municipale (ru) pour les commerçants et mechtchanstvo (ru), les habitants nobles de la ville. Avec la réforme de la ville d'Alexandre II (ru), la douma de classe est dissoute, et à la place c'est la qualification de propriété qui s'impose pour y être élu, tandis que le suffrage s'ouvre un peu, sans toutefois devenir universel. Un conseil municipal est instauré en parallèle, devenant l'organe exécutif de la douma.

Après la révolution de février, les réunions de révolutionnaires du POSDR se tinrent dans le bâtiment de la douma municipale, et le , ils proclamèrent le transfert de pouvoir aux parti ouvrier social-démocrate de Russie. Après la révolution d'Octobre, la ville est prise lors des batailles de décembre 1917 (ru),seconde ville avec le plus de morts lors de la prise de pouvoir des Bolcheviks, seulement devancée par Moscou (en) . Le , la douma municipale est dissoute, puis réinstallée lorsque la ville repasse aux mains des Armées blanches en été de la même année avec le gouvernement provisoire de la Sibérie autonome. Après la déroute des Armées blanches et la reprise des villes aux mains des Bolcheviks, elle est dissoute le [59].

Douma municipale depuis 2019.

Peu après, un conseil municipal (selsoviet) des députés ouvriers et de l'Armée rouge d'Irkoutsk est installé par les nouveaux arrivants, avec un comité exécutif et son président. À partir de 1932, le parti communiste de l'Union soviétique se dote d'un organe partisan pour Irkoutsk, le comité municipal du PCUS[60].

Après la dislocation de l'URSS, le , Boris Elstine nomma les chefs des principales villes de Russie, en plaçant soit ses alliés ou en prenant les dirigeants des villes qui étaient alors en place. Pour Irkoutsk, ce fut le chef actuel qui fut gardé, Boris Govorine[61]. À partir de 1994, le titre de maire remplace le titre chef, tandis que la douma municipale élue est réinstaurée comme l'organe législatif. Jusqu'au , le maire est élu au suffrage universel, mais après réforme, c'est désormais la douma municipale qui est le mandant[62].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Irkoutsk depuis 1994.
Période Identité Étiquette Qualité
[k] Boris Govorine (ru) SE Mécanicien automobile, soldat, puis Conseiller municipal[63]
Vladimir Viktorovitch Iakoubovski (ru) Russie unie Ingénieur puis député de l'oblast[64]
Andreï Nikolaïevitch Labyguine (ru) Russie unie Juriste puis président de la douma d'Irkoutsk[65]
Viktor Krondrachov (ru) Russie unie[l],[m] Cheminot puis député de l'oblast[66]
Dmitri Berdnikov (ru) Russie unie Footballeur, hockeyeur[67]
[n] En cours
(au 14 juillet 2023)
Rouslan Bolotov (ru) Russie unie Militaire, chef de Chelekhov[68]

Subdivisions[modifier | modifier le code]

D'un point de vue régionale, la ville est divisée en cinq raïons, mais qui n'ont aujourd'hui presque plus aucune valeur[69]. De fait, il y a quatre arrondissements administratifs (en russe : Административные округа, administrativinié okrouga) d'Irkoutsk, qui n'ont ni chef ni douma à part, mais seulement un tribunal différent, servant surtout pour les divisions des services municipaux (police, santé, éducation) sont les suivant[70] :

Carte des arrondissements
  1. arrondissement Pravoberejni (ru) (110 759 habitants en 2021), qui fut formé en 1996 par la fusion des arrondissements de Kirov et de Kouïbychev. Il tient son nom de sa situation géographe, Pravoberejni signifiant « de la rive droite ». Il contient le centre historique de la ville, avec les bâtiments administratifs de la ville et l'oblast, ainsi que de grandes zones commerciales. Outre le centre historique, on trouve les quartiers de Marat, de Rabotcheïé, de Radichtchevo et la zone industrielle de Marat.
  2. arrondissement d'Octobre (ru) (149 469 habitants en 2021) , créé en 1941; est une grande zone résidentielle, aussi située sur la partie orientale d'Irkoutsk avec l'arrondissement Pravoberejni. Il possède aussi l'aéroport international d'Irkoutsk et le pôle industriel de l'Est. Il tient son nom de la révolution d'Octobre.
  3. arrondissement de Sverdlovsk (ru) (202 231 habitants en 2021) , situé dans le sud-ouest d'Irkoutsk, est l'arrondissement le plus peuplé. Il possède les quartiers de Glazkovo et de Stougorodok (litt. « village des étudiants ») dans sa partie nord. Il possède aussi les quartiers d'Akademgorodok, Primorski, Ioubileïni, Ioujni dans sa partie centrale. Dans sa partie méridionale se trouve l'ancien village d'Energuetikov, le quartier de la centrale hydroélectrique. Dans sa partie ouest se trouve Pervomaïski, de l'Université, de Siniouchina Gora et la zone industriel de Melnikov. C'est l'arrondissement qui possède la gare, la principale centrale thermique de la ville ainsi que son barrage.
  4. arrondissement de Lénine (ru) (154 805 habitants en 2021) , constitué en 1920, est le plus grand, faisant le tiers de la ville. Il est cependant le moins dense, et possède la gare d'Irkoutsk-tri, et les zones industriels du Nord et de Jilkino.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[71],[72],[73]:

Évolution démographique
1673 1681 1698 1722* 1775 1791 1823 1824
25 †71 †260 †3 447 †4 1759 52215 12315 646
1836 * 1858* 1863 1864 1872 1875* 1879* 1880
19 56918 80828 00926 59732 24632 32133 80033 870
1884* 1888 1892 1897* 1904 1908 1912 1915
36 11747 40750 56751 47374 74891 117131 920134 304
1916 1923 1926* 1939* 1959* 1970* 1979* 1989*
106 34687 60098 400250 181365 893450 941549 787626 135
2002* 2006 2010* 2012 2013 2014 2015 2016
593 604578 073587 891597 846606 137612 973620 099623 424
2017 2018 2019 2020 2021* 2023 - -
623 736623 869623 479623 562617 264611 215--
† Les femmes n'étaient pas comprises jusqu'en 1761

Sports[modifier | modifier le code]

La ville abritait de 1957 à 2008 le club de football du Zvezda Irkoutsk. Une deuxième équipe apparaît à partir de 2001, le Zénith Irkoutsk, suivie d'une troisième qui se forme peu après la disparition du Zvezda en 2009, le Baïkal Irkoutsk. Tous ont évolué au niveau professionnel au sein des championnats russes.

Économie[modifier | modifier le code]

Succursale d'Irkoutsk de la banque de Russie.

Grâce à son emplacement géographique, Irkoutsk a toujours été depuis sa fondation un lieu de passage pour les biens et les personnes entre la Russie européenne et l'Extrême-Orient. Proche du centre de la ligne transsibérienne, la ville se situe au carrefour entre le fleuve Angara, émissaire du Baïkal, la plaine d'Irkoutsk-Tcheremekhovo, et la plaine de Bouriatie-Oust-Orda en direction du bassin de la Léna. Son emplacement a favorisé les échanges par voie fluviale et par voie terrestre. Comme dans toute grande ville, le secteur tertiaire est le secteur d'activité prédominant, même si l'industrie représente une part très importante de son économie grâce aux ressources naturelles de l'oblast. La ville accueille les sièges sociaux de plusieurs grandes compagnies, dont Irkutskenergo, Vostsibugol (ru), Irkutsk Oil Company, le bureau principal de la Banque Baïkal de la Sberbank et les Chemins de fer de Sibérie orientale (ru). Le centre de recherche Irkguiremet (ru), spécialisé dans l'extraction et le traitement des minéraux a élu domicile, et l'entreprise aéronautique Irkout y est localisé, qui produit notamment l’avion de ligne moyen-courrier MC-21.

D'après la mairie de la ville d'Irkoutsk, le salaire mensuel moyen était de 42 988,9 roubles/personne en 2017. Le taux de chômage était lui de seulement 0,4 %. Le nombre moyen d'employés dans les entreprises était cette année-là de 224,5 personnes[74].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Irkoutsk comptait au 560 objets patrimoniaux culturels, qu'ils soient d'importance, régionale, ou fédérale, ainsi que 47 sites archéologiques classés selon le gouvernement de l'oblast d'Irkoutsk[75]. Le centre historique comptait l'essentiel de tous les sites[76]. Parmi tous les sites, 88 avait le statut d'objets patrimoniaux culturels en 2023 selon le ministère de la Culture de la fédération de Russie[77].

Architecture[modifier | modifier le code]

Maison néerlandaise dans le centre historique.
Façade d'immeuble
La Maison Fainberg, construite en 1918 rue Khaltourina.
La rue Lénine et ses styles post-incendie.

L'architecture est une spécificité intéressante de la ville, car malgré sa position en plein cœur de la Sibérie, elle se distingue profondément des grandes villes de la région, lui valant le titre de « petit Paris de Sibérie ». Le centre historique regroupe de nombreux bâtiments religieux et administratifs, souvent de style baroque Sibérien, ressemblant à sa sœur de Tobolsk. Le style empire et le style éclectique s'y côtoient aussi, formant un petit environnement digne de Saint-Pétersbourg. Ces trois styles architecturaux sont arrivés surtout dans la ville après le grand incendie de 1879, où le gouverneur obligea ensuite les habitants à reconstruire les bâtiments en pierre, même si des bâtiments, principalement religieux, étaient déjà en pierre avant l'incendie comme la cathédrale de l'épiphanie et l'église de l'Élévation-de-la-Croix. L'architecture en bois russe (ru) est présente dans les quartiers non dévastés, avec les belles demeures des décabristes (famille Troubetskoï, famille Volkonski), mais aussi l'hôtel Metropol et la maison néerlandaise.

Après l'incendie, la ville s'étend de plus en plus. La banque Russo-asiatique, à l'intersection de la rue Karl Marx et la rue Lénine s'illustre avec son Art nouveau. Ces deux rues sont d'ailleurs parmi les plus consistantes de la ville, avec des bâtiments se suivant de manière homogène au niveau architectural.

Après la révolution russe, le style constructivisme s'insère brièvement dans l'architecture locale, au travers de la maison de la culture de l'usine Kouïbychev et du bâtiment de gestion d'usine au n°1 rue d'Octobre[o],[78]. L'architecture stalinienne est insérée dans le paysage urbains entre les années 1930 et 1960, avec la maison des Soviets, l'hôtel Intertouriste, et d'autres. Cette architecture staliennienne s'exprime souvent au travers du néoclassicisme. Les architectes soviétiques font naître très grands bâtiments, comme le palais de la Culture de l'Usine Aéronautique, l'hôtel Sibérie, le bâtiment administratif des chemins de fer de Sibérie orientale, le siège de Vostsibugol, etc[78]. Le pont de Glazkovo dans les années 1930 est une autre facette de l'architecture soviétique, ainsi que la maison-navire, symbole excellent du brutalisme à Irkoutsk[79]. Dans les autres quartiers que le centre historique, les Krouchtchevka font leur apparition massive. À partir de la fin de la période soviétique, le modernisme devient le principal style architectural, d'abord au travers du modernisme socialiste puis du néomodernisme. Les principaux exemples sont le centre d'affaire du Baïkal (1997), le complexe résidentiel à Bograda (2001), l'Université d'État des communications d'Irkoutsk et le Lycée professionnel des chemins de fer n°36[80]. En parallèle, un regain d'intérêt se fait envers les styles pré-révolutionnaire et en bois, avec la construction en 2013 du 130e quartier d'Irkoutsk en bois[81].

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La ville d'Irkoutsk est surnommée « le Paris de la Sibérie » en raison de son patrimoine architectural :

Musées et lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

L'Angara en 1901.

Depuis les années 1970 et 1980, l'offre culturelle s'est développée et diversifiée, sous l'impulsion importante de la ville et la région. L'un des plus atypiques est le navire musée Angara, installé sur le brise-glace, qui fut ouvert en 1991 après une décision d'ouverture en 1977 et les travaux préalables de restauration en 1911. Il est un brise-glace à vapeur russe lancé en 1900, et l'un des plus anciens brise-glaces au monde, avec le suédois S/S Bore  de 1894 et le finlandais Tarmo  de 1907. Avant la mise en service du Chemin de fer Circum-Baïkal, il effectuait 2 rotations par jour entre les deux rives du lac, transportant biens et personnes. Il présente aujourd'hui des expositions sur l'histoire de la navigation sur le lac Baïkal avec de nombreuses photographies historiques ainsi que plus généralement sur la région de l'Angara.

Le plus ancien musée d'art ainsi que le plus riche de toute la Sibérie est le musée régional d'art d'Irkoutsk, qui comprend plus de vingt-trois mille pièces de musée, tableaux, pièces d'art graphique, sculptures, objets d'art décoratif, , etc.[84]. Aussi appelé musée Soukatchiov, il conserve 250 peintures d'artistes russes, dont de Vladimir Soukatchiov. La collection a été rejointe par des peintures et sculptures chinoises et japonaises rassemblés par le département de Sibérie orientale de la Société géographique russe. Il conserve aujourd'hui plus de 14 000 œuvres d'art.

En 1996 fut fondé le musée d'histoire de la ville d'Irkoutsk (ru), rue Frank-Kamenetski. Le musée comptait en 2022 plus de 106 000 objets retraçant l'histoire de la ville et de ses habitants, et des traditions locales. Il compte cinq antennes, dont celle spécialement dédiée à l'histoire, plus celles du centre d'exposition, de la Grande Guerre patriotique, de la vie urbaine, ainsi que de l'artisanat et du folklore[85].

Le plus vieux musée, qui est aussi l'un des plus vieux de Russie, est le musée régional des traditions locales d'Irkoutsk (ru), fondé par le gouverneur d'Irkoutsk d'alors F. Klichtcha. Appelant à donner des fonds, plusieurs familles de marchandes firent don au musée, dont le gouverneur lui-même. Erich Laxmann, naturaliste, rassembla de grandes collections qu'il fit don au musée. Après l'insurrection polonaise, il pu compter sur des exilés et scientifiques polonais tel que Jan Czerski, Aleksander Czekanowski ; ainsi que d'autres scientifiques comme Grigori Potanine ; et des expéditions de Ričard Karlovič Maak, Nicolas Iadrintsev, Innokenti Lopatine, etc. Lors de l'incendie de 1879, le musée est détruit, perdant plus de 22 000 objets, dont 10 000 livres. Les scientifiques ayant déjà contribué le refirent à nouveau, tandis que des institutions scientifiques de l'Empire aidèrent aussi, en plus des dons des habitants. Le musée fut nationaliser en 1920, et entre les années 1950 et 1970, il développa des branches dans les villes de l'oblast. Aujourd'hui, il compte 7 départements (nature, histoire, Raspoutine, Fenêtre sur l'Asie, etc.), et est visité par 300 000 personnes chaque année[86]. Sa bibliothèque compte à elle seule 86 000 ouvrages.

Maison des Volkonski.

Liée à son accueil des exilés décabristes, Irkoutsk possède le musée dédié à eux (ru) qui ont participé à l'émergence de la ville sur la scène nationale. Il fut fondé en 1970 lorsque le musée régional des traditions locales d'Irkoutsk se rendit compte de la quantité et la qualité de fonds sur les décabristes, inégalé nul part dans le pays. Le musée, fonctionnant comme une branche du musée régional des traditions locales, possède plusieurs maisons de décabristes, dont celles de la famille Volkonski et de la famille Troubetskoï. Le musée raconte l'insurrection décabriste, leur exil en Sibérie condamnés au travaux forcés puis après avoir fini leur peine leur vie à Irkoutsk ou dans d'autres villes de Sibérie, et ainsi leur apport conséquent à la ville d'Irkoutsk. Leurs objets et effets personnels sont exposés dans les différentes maisons. Le musée accueille des salons littéraires, musicaux, bals et festivals chaque année, perpétuant la tradition de ces familles nobles[87].

Depuis 1930, la ville possède le musée minéralogique Sidorova (ru), plus grand musée minéralogique au-delà de l'Oural qui possède de grandes collections sur ces richesses de Sibérie. Alexandre Lvov, géologue, le musée de l'École polytechnique d'Irkoutsk, Vladimir Tikhomirov, et d'autres personnes firent dons de nombreux échantillons. Il possède plus de 860 espèces minérales, au travers des plus de 28 000 échantillons. Il a de plus les peintures de Boris Lebedinski (ru), artiste émérite de la RSFSR, qui fut disciple de Nicolas Roerich[88].

L'université d'État d'Irkoutsk possède plusieurs musées pour les différentes branches qu'elle possède, dont un musée ouvert en 1994 dédiée à l'histoire de l'université ; un musée d'économie ouvert en 1996 ; un musée de zoologie ouvert en 1980 ; de géologie ouvert en 1993, etc. D'autres institutions à Irkoutsk possèdent leurs propres musée, dont l'aéroport international, mais aussi la gare d'Irkoutsk, et l'usine d'aviation d'Irkoutsk. Il y a des galeries d'art, et un musée de la gloire militaire de l'École supérieure d'ingénierie de l'aviation militaire d'Irkoutsk[89].

Opéras, théâtres, cinémas et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux et mémoriel[modifier | modifier le code]

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Ces dernières années, le domaine de l'art s'est de plus en plus tourné vers la culture des ethnies locales, en partie des Bouriates, qui peuplaient autrefois majoritairement les lieux. Depuis 2022, la ville accueille un nouveau festival, la « Semaine des arts et métiers du Baïkal », principalement un défilé de mode centré sur les vêtements, bijoux et autres accessoires des peuples locaux[90].

Chaque année se tient le festival international du livre d'Irkoutsk, accueillant 120 maisons d'éditions et 80 conférenciers venus présenter leurs livres, principalement des auteurs russes ou russophones[91].

Hommage en astronomie[modifier | modifier le code]

L'astéroïde (3224) Irkutsk a été nommé en honneur de la ville.

Personnalités liées à Irkoutsk[modifier | modifier le code]

Sont nés à Irkoutsk

Jules Gordon (1908-1945) peintre de l'Ecole de Paris. Déporté comme résistant et juif.

Décédés à Irkoutsk

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries d'Irkoutsk

Les armoiries d'Irkoutsk se blasonnent ainsi : « dans un champ d'argent sur le sol vert, un babr courant en alerte, portant une zibeline écarlate (rouge) entre les dents : les deux animaux sont tournés vers la gauche . ».

Le blason de la ville est le résultat partielle d'une mauvaise interprétation. Le babr (ru) (en russe : Бабр) est l'ancienne désignation russe de panthère, tigre, léopard , empruntée à travers les langues turques au farsi. En Iakoute, le mot . En langue yakoute, le mot baabyr (баабыр) signifie le tigre de Sibérie[92]. Le babr est mentionné depuis la fin du XVIIe siècle sur les sceaux de l'ostrog d'Irkoutsk. Mais les fabricants d'armoiries, en Russie européenne, avaient une idée très vague du tigre et le représentaient de différentes manières, certains voyant un castor au lieu d'un babr. À cause de celà, au lieu d'un babr, un tigre, une bête mythique avec la tête d'un chat, des pattes palmées et une queue a commencé à être représentée sur les armoiries de la ville.

La version actuelle fut approuvée par une décision de la douma municipale du , en restaurant les armoiries de 1790 de manière simplifiée, qui était lui avec bien plus de détails. Ces armoiries se reflètent sur le drapeau de la ville[93].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En russe : « Это значимый для столицы региона проект. Чтобы успешно его реализовать, важно объединить усилия правительства и Законодательного Собрания региона, администрации и Думы Иркутска, архитекторов, общественности, жителей города. Необходимо наладить взаимодействие всех заинтересованных структур и ведомств и планомерно решать вопросы по развитию данной территории »
  2. Щаповской горе, colline au nord-est d'Irkoutsk (52° 18′ 42″ N, 104° 21′ 07″ E )
  3. La rue est nommée Sournova côté ouest et rue de l'Anagra côté est.
  4. Approche occidentale du pont académique.
  5. À côté de l'aéroport d'Irkoutsk.
  6. Il s'est déroulé le 31 décembre 1861 selon le calendrier julien qui était alors en vigueur en Russie.
  7. Secteur compris entre Irkoutsk et le Baïkal (Listvianka), aujourd'hui sous l'eau.
  8. Quartier des ouvriers, situé au nord du centre-ville.
  9. Dans son livre «En Sibérie» C. Thubron note : «Avant de se coucher, les maîtres de maison avaient coutume de tirer des coups de feu d'avertissement de la fenêtre de leur chambre.»
  10. Selon l'écrivain Colin Thubron, à cette période : «Il était apparemment de bon ton de faire laver sa garde-robe à Londres, même si on ne la revoyait plus pendant un an.»
  11. Il était déjà chef de l'administration depuis le [61]et président du comité exécutif de la ville d'Irkoutsk de 1990 à 1992, poste qui fut remplacé par le poste de maire en 1994
  12. Soutenu par le KPRF lors de l'élection municipale
  13. Membre de Russie unie de février 2011 à juin 2018[66]
  14. Par intérim du 17 mars 2020 au 30 avril 2020
  15. Aujourd'hui transformé en centre commercial


Références[modifier | modifier le code]

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  4. Daniel Zorina écrit et Daniel Zorin juan, « Иркутск - "сибирский Париж" », sur juan.livejournal.com (consulté le )
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    « Mais d'autres voyageurs ne mentionnaient pas grand-chose en dehors de l'indolence et de la prétention. »

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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