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Ielabouga

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Ielabouga
(ru) Елабуга
Blason de Ielabouga
Héraldique
Ielabouga
Vue de Ielabouga.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Volga
District fédéral Volga
Sujet fédéral Tatarstan
Code OKATO 92 415
Indicatif (+7) 85557
Démographie
Population 73 817 hab. (2017)
Densité 4 012 hab./km2
Géographie
Coordonnées 55° 46′ nord, 52° 02′ est
Altitude 70 m
Superficie 1 840 ha = 18,4 km2
Fuseau horaire UTC+04:00
Cours d'eau Kama
Divers
Fondation XIe siècle
Statut Ville depuis 1780
Localisation
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Ielabouga
Géolocalisation sur la carte : Tatarstan
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Ielabouga
Géolocalisation sur la carte : Russie
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Ielabouga
Liens
Site web www.elabugae.ru

Ielabouga ou Elabouga (en russe : Елабуга ; en tatar : Алабуга, Alabuğa) est une ville de la république du Tatarstan, en Russie, et le centre administratif du raïon de Ielabouga. Sa population s'élevait à 73 817 habitants en 2017.

L'histoire de Ielabouga remonte au XIe siècle, lorsqu'un château fut édifié à la frontière avec le territoire des Proto-Bulgares de la Volga. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, un village russe a été fondé au même endroit. Il est maintenant connu pour son industrie pétrolière. C'est aussi le lieu de naissance du peintre Ivan Chichkine dont la maison peut être visitée.

Géographie

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Ielabouga est située dans la république du Tatarstan, un sujet de la Russie européenne, dans le district fédéral de la Volga. Elle est le chef-lieu et l'une des 50 localités du raïon de Ielabouga, un raïon de l'est de la république. Elle forme avec le village voisin de Tarlovka la commune urbaine de Ielabouga, dont elle est le chef-lieu[1]. Elle se trouve dans l'heure de Moscou (MSK), et le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +03.00[2]. Sur le plan démographique, la ville fait partie de l'agglomération de Naberejnye Tchelny.

Ielabouga est arrosée par la Kama. Elle se trouve à 20 km à l'est de Naberejnye Tchelny, à 22 km au nord-est de Nijnekamsk, à 138 km au sud-ouest d'Ijevsk, à 186 km à l'est de Kazan et à 904 km à l'est de Moscou[3].


Localités limitrophes

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Les localités limitrophes sont les suivantes[4] :

Localités limitrophes de Ielabouga
Kolossovla Khlystovo, Bolchaïa Tarlovka Bekhterevo, Morkvachi
Tanaïka Ielabouga Pospelovo, Maltsevo
Belkina, Lyssva Prosti Betki, Lougovoï
Ielabouga (lat: 55.77, lon: 52.0694, altitude de la station: 152 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −14,1 −14 −7,5 1 7,8 12,7 14,9 12,9 7,7 2 −5,3 −11,8 0,5
Température moyenne (°C) −10,8 −10,5 −3,7 5,6 13,7 18,2 20,3 17,8 11,9 5 −3 −8,9 4,6
Température maximale moyenne (°C) −7,6 −6,7 0,4 11 20 24 26,1 23,6 17,1 8,6 −0,5 −6,1 9,2
Record de froid (°C)
date du record
−46
1979
−40,6
1976
−32,8
1963
−27,8
1963
−8,9
1952
−0,6
1985
5
1958
0,8
1976
−3,5
1973
−22
1976
−30
1951
−45,7
1978
−46
1979
Record de chaleur (°C)
date du record
5,4
2007
5,6
1990
15,8
2020
31,1
1950
33,3
2021
36,8
1998
38,1
2010
39,2
2021
32,2
1957
24,2
1991
14,4
2013
5,2
2008
39,2
2021
Précipitations (mm) 38 30 31 30 46 57 57 64 49 52 43 44 539
Précipitations les plus basses (mm)
année du record
7
1969
0
1984
0
1987
0,4
2001
2
1987
4
2010
2
1982
2
1985
5
2003
1
1987
3
1993
5
2008
281
1996
Précipitations les plus hautes (mm)
année du record
88
2024
79
1966
67
2013
78
1985
113
2001
142
2005
167
1971
184
1999
127
1990
119
2014
104
1972
120
2010
743
1990
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
36
1982
21
1979
21
2024
26
2020
50
1989
71
2005
59
1989
41
1995
51
1990
32
1966
35
1967
25
2010
71
2005
Source : pogoda i klimat « données climatiques », sur pogoda i klimat (consulté le )


Voies de communication et transports

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Ancienne M7 près de Ielabouga.

L'autoroute fédérale M12, de Moscou à Iekaterinbourg, passe au sud de Nijnekamsk[5], près de la ville. L'ancien tracé de la route fédérale M7, aujourd'hui devenue auxiliaire de la M12, passe juste au nord de la ville, et la relie à la M12 vers Kazan à l'ouest et à la M12 vers Iekaterinbourg et Oufa à l'est[4].

Étymologie

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Selon une version, le rocher dans la Kama en forme de taureau qui entrainaît des naufrages était appelé par les Bulgares « Alabuga » » (« taureau maléfique et nuisible »), d'où le nom de la ville. Une autre version dit qu'un lac au-delà de la Toïma s'appelait « Alabuga », ce qui signifierait « poisson-perche » en tatar, d'où le nom[6].

Préhistoire

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Le cimetière d'Ananino, près d'Ielabouga, datant des VIIIe – IIIe siècles av. J.-C., a été le premier site découverte de la culture archéologique d'Ananino. Il possède deux tumulus funéraires et a été fouillé à partir de 1858[7]. Ses habitants étaient des Finno-ougriens, qui vivaient dans les bassins de la Kama, de la Volga, de la Viatka et de la Belaïa[8].

Ère bulgare

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La Tour du Diable (Şaytan qalası).

Au VIIIe siècle, la région de la Volga et de la Kama fut colonisée par les Bulgares venus de l'Ancienne Grande Bulgarie et contraints d'émigrer par les pressions khazares. Un État centralisé et fort, le Khanat bulgare de la Volga, émergea alors, avec comme capitale Bolgar[9]. Les Bulgares de la Volga se sédentarisèrent aux Xe et XIe siècles, et diverses villes furent construites.

Vue aérienne du site de l'ancienne forteresse.

C'est dans ce contexte que les Bulgares de la Volga édifièrent au plus tard au tournant des Xe et XIIe siècles la forteresse, en pierre blanche, sur le promontoire rocheux au confluent de la Toïma dans la Kama[10]. Elle servait d'avant-poste frontalier à la périphérie nord-est du khanat[11]. Les fondations des tours subsistent toujours, et la tour sud tient elle toujours debout. Une mosquée en bois et en pierre fut construite à ce moment-là, qui n'existe plus[12]. De nombreuses légendes entoure sa fondation et ses débuts. Selon une légende, les érudits bulgares de l'islam Akbali Khoja et Amlen Khoja y résidaient à cette époque. Leurs tombes furent visitées par Tamerlan à la fin du XIVe siècle. Selon le folkore tatare, Ielabouga aurait été fondée par Dhû-l-Qarnayn[13].

Le château des Bulgares fut abandonné par la suite, mais ses vestiges sont maintenant connus sous le nom de Şaytan qalası (château de Chaïtan). Ielabouga, de manière certaine, se trouvait sur des routes commerciales très fréquentées, notamment celle de la Kama. Elle servait ainsi de halte pour les marchands dans la paisible rivière Toïma. D'ailleurs, près d'Ielabouga se trouvait un rocher, en forme de taureau sous l'eau de la Kama, avec des tourbillons fréquents, qui rendait l'endroit dangereux pour les bateaux, provoquant des naufrages[6].

Période tatare

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Les Bulgares de la Volga sont défaits en 1236 par la Horde d'Or, et alors que la population fuit, les Bulgares de la Volga deviennent les vassaux de la Horde[14]. D'après les fouilles archéologiques, la ville de Ielabouga existait bien à l'époque, avec des habitants pratiquant aux XIVe – XVIe siècles l'agriculture, la chasse, l'élevage, la pêche mais aussi l'artisanat (potiers, forgerons, charpentiers et meuniers entre autres)[15].

D'après l'histoire de Kazan, écrite au milieu du XVIe siècle, après l'effondrement des Bulgares de la Volga, des prêtres païens, vénérant un oracle d'un serpent de feu, s'installèrent à Ielabouga. Ils percevaient un tribut auprès des habitants de la région[16]. Au cours de la guerre kazano-moscovite contre Ivan le Terrible, la reine de Kazan Söyembikä envoya des ambassadeurs auprès de cet oracle, afin de savoir l'issue de la guerre. Selon la légende, cet oracle aurait transmis à ses ambassadeurs la chute imminente du khanat[17].

Tsarat de Russie

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L'installation d'une colonie russe à Ielabouga daterait du milieu du XVIe siècle, sans que la date exacte soit connue. Là aussi de cette époque, Ielabouga est entourée de nombreuses légendes, comme celle où selon laquelle, immédiatement après la prise de Kazan, en 1552, le tsar Ivan IV aurait remonté la Kama et visité Ielabouga. Sur son ordre, l'église de l'Intercession aurait été fondée ici, à laquelle il aurait offert l'icône des Trois Hiérarques (« Trekhsviatskoïe »)[17]. Mais cette histoire est réfutée depuis le XIXe siècle. La colonie russe s'est établie sur un promontoire au-dessus de la Toïma, près de sa confluence avec la Kama[18]. Elle servit dès lors, et jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle, de forteresse frontalière, à côté des terres Bachkries qui résistèrent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle à la colonisation russe[19]. Le kremlin de la ville, perchée près de l'église Saint-Nicolas, permettait aux habitants et à ceux des villages voisins de se réfugier lors des raids Bachkirs, courants en raison des guerres russo-bachkires[20].

Si la légende d'Ivan IV est fausse, elle fut si populaire que Ielabouga acquit le nom de Trekhsviatskoïe (ou village-palais de Trekhsviatskoïe, ou encore palais de Trekhsviatskoïe)[21]. Entre 1614 et 1616, alors que de nombreux monastères étaient fondés dans la région[21], le hiéromoine Jonas Zeleny, trésorier du monastère de l'Épiphanie de Kostroma, qui possédait des prairies, des droits de pêche et terres le long de la Kama, fonda le monastère de la Trinité à Ielabouga. Juste après, une église en bois fut construite (qui a disparu après les années 1650), et la tour sud encore de la forteresse qui avait subsisté devint elle aussi une église[19].

Empire russe

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Au XVIIIe siècle

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Lors de l'hiver 1708, lors d'un soulèvement bachkir, 40 000 cavaliers bachkirs et leurs alliés assiégèrent la ville, mais ne réussirent pas à la prendre. En mars 1709, Ielabouga servit pour le gouverneur de Kazan, le prince P.I. Khovanski, de quartier général pour combattre les Bachkirs[22]. Après la bataille de Poltava, des groupes de prisonniers suédois arrivèrent à Trekhviatskoïe et dans les villages environnants. Avec l'autorisation des autorités, ces derniers construisirent des fours de fusion du cuivre, commençant la production de métal à Ielabouga. S'ils partirent après la fin de la Grande guerre du Nord, les usines restèrent et changèrent de mains. D'abord presque abandonnées, l'entrepreneur Semion Tikhonovitch Krassilnikov les remit en état[23]. Lors de la guerre russo-bachkire de 1734-1740 Ielabouga redevint le quartier général du gouverneur de Kazan nommé pour réprimer les Bachkirs[22]. Entre 1740 et 1764, le monastère fonda une école pour enseigner le russe et les base du christianismes aux Tatars, Oudmourtes, Bachkirs, Maris et Tchouvaches de la région[19]. Finalement, avec la confiscation des terres monastiques en 1764 par Catherine II, le monastère fut dissout[19]. Le kremlin (forteresse) de Ielabouga était, selon la description de 1762, située près de l'église Saint-Nicolas sur un promontoire, entouré de douves et d'un rempart de 600 mètres de long, avec cinq tours[24].

La ville prospéra avec ses industries dans la deuxième moitié du siècle. Le domaine de Krasilnikov et ses grands jardins traduisent cette richesse. D'autres demeures de marchands furent construites à la même époque[19]. En 1770, une fonderie de cloche est créée dans la ville. Pendant la révolte de Pougatchev, le minerai de cuivre des mines commença à s'épuiser. La production baissa, et avec la mort en 1809 de Semion Tikhonovitch Krassilnikov, la fonderie ferma définitivement en 1817[25]. Pendant la révolte de Pougatchev, en novembre 1773, un petit détachement de rebelles, avec des émissaires de Karanaï Mouratov (un chef rebelle), tentèrent de persuader les habitants de se ranger du côté de Pougatchev. Ils restèrent du côté de Catherine I, et anticipant un assaut, s'armèrent, tandis qu'un détachement originaire de Kazan vint les prêter main forte. En janvier 1774, Ielabouga fut attaquée par les rebelles à douze reprises, mais ils échouèrent à chaque fois[26]. Fin juin, alors que les soldats avaient quitté la ville, les habitants apprirent que Pougatchev s'approchait. Certains s'enfuirent, tandis que d'autres décidèrent de se cacher dans la campagne[27]. Emelian Pougatchev chercha à faire capituler les habitants restés dans la ville, mais ces derniers refusèrent, jurant à nouveau fidélité à l'impératrice. Cependant Pougatchev, possiblement pressé de rejoindre Kazan, donna l'ordre à ses troupes depuis son cheval de ne pas entrer dans l'agglomération[28].

En 1780, Ielabouga devient un chef-lieu d'ouïezd de la vice-royauté de Viatka, et en 1798, la vice-royauté devint le gouvernement de Viatka[29]. La ville est dotée d'armoiries en 1781[29], tandis qu'un plan de la ville est approuvé par Catherine II en 1784, selon un tracé hippodamien.

Aux XIXe et début du XXe siècle

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École royale d'Ielabouga en 1903, financée par les Stakheïev.

L'incendie de 1850 fut le plus important incendie de son histoire, détruisant la moitié de la ville pendant deux jours. La ville se reconstruisit rapidement, avec des nouveaux bâtiments, majoritairement en pierre. En 1867, elle comptait 11000 habitants, neuf églises en pierre, une en bois, ainsi qu'une mosquée en pierre. Son industrie était développée avec 3 usines et 16 établissements industriels. Elle fut marquée par plusieurs familles de marchands, dont les Stakheïev, qui possédaient une flotte fluviale transportant des marchandises dans la province et les Outchkov qui possédaient deux distilleries. Ces derniers contribuèrent à la fondation de l'école royale d'Ielabouga, ouverte en 1878. Aux côtés des marchands russes, plusieurs familles tatares possédaient des activités dans la ville, et étaient aussi représentés dans les institutions municipales d'alors. Ils permirent la construction de nouvelles mosquées par leurs dons. C'est grâce à la philanthropie des marchands qu'Ielabouga fut parmi les dix premières villes de Russie à installer l'éclairage électrique en mai 1902[30] et l'eau courante dès 1883[31].

En septembre 1905, pendant la révolution russe de 1905, des troubles éclatèrent lorsque les employés de commerce décidèrent de ne plus travailler les weekends et jours fériés, avec des manifestations. En octobre, les élèves de son école publique se mirent en grève, et en novembre, ouvrière et employées soutirent la grève du télégraphe. Des sociétés secrètes se mirent en place à Ielaboga, mais les soulèvement furent réprimés ou s'essoufflèrent progressivement[32].

Guerre civile russe

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Début 1917, lors de la révolution de Février, un comité menchevik fut formé à Ielabouga, et au printemps, le Conseil des députés des soldats d'Ielabouga se forma. En mars, un représentant du Gouvernement provisoire fut désigné dans la ville, tandis que l'ancienne douma municipale fut dissoute. L.N. Waterkampf, chef des mencheviks, fut nommé chef de l'ouïezd. Le 1er mai 1917 ( dans le calendrier grégorien), des colonnes de manifestants révolutionnaires descendirent dans la ville, avec ouvriers et militaires. En novembre, un nouveau Conseil des députés ouvriers fut élu. Peu après, la confiscation des biens commença[33]. En janvier 1918, S.N. Gassar fut élu président du conseil de l'ouïezd, et commença les nationalisations, alors que des affrontements armés éclatèrent, qui conduisirent à la fuite des bolcheviks[34].

Fin janvier 1918, un détachement punitif arriva à Ielabouga pour aider et soutenir les bolcheviks, et la terreur rouge commença[34]. Dans la nuit du 13 au 14 février 1918, plus de 500 personnes, dont des prêtres et les familles marchandes, furent abattues et noyées dans la Toïma, tandis que les gardes rouges pillèrent la ville, enclenchant la guerre civile à Ielabouga[35]. En 1918-1919, la ville changea sans cesse entre armées rouges et armées blanches. Mais finalement, en avril 1919, sous le commandement de Vladimir Azine, une offensive fut lancée sur la ville, qui aboutit en mai à l'établissement définitif du pouvoir soviétique dans la ville[36].

Plaques commémoratives portant les noms des victimes de la Grande Guerre patriotique.

En 1921, dans le cadre de la formation des autonomies nationales, l'ouïezd d'Ielabouga a été divisé en deux parties : la partie sud, le canton d'Ielabouga, a été transférée à la République socialiste soviétique autonome tatare, et la partie nord, le canton de Mojga a été transférée à l'Okroug autonome de Viatka. De 1921 à 1928, Ielabouga était le centre du canton d'Ielabouga, puis, à partir du 10 août 1930, celui du raïon d'Ielabouga de la RSSA tatare.

En 1930, la seule mosquée cathédrale en activité à Ielabouga à cette époque a été fermée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville accueillit en 1942 les antennes des universités de Voronej et de Léningrad, qui avaient été évacuées vers la ville, avec de nombreux académiciens[37]. En même temps, un camps de prisonniers de la Wehrmacht fut établi par le NKVD en octobre 1941[38]. En tout, plus de 10 000 officiers et soldats allemands et de ses alliés passèrent par le camp no 97 d'Ielabouga, et un cimetière allemand fut construit en 1943. En décembre 1945, il fut reconverti en camp de prisonniers d'officiers de l'armée japonaise du Guandong[39], où plus de 10 000 officiers y transitèrent[40]. Ielabouga est tristement célèbre comme le lieu du suicide de la poétesse russe Marina Tsvetaïeva en 1941. Elle est enterrée dans le cimetière municipal. L'emplacement exact de sa tombe reste inconnu mais la dernière maison où elle vécut peut être visitée dans la ville.

L'exploration pétrolière de la région a commencé juste avant la Seconde Guerre mondiale, avec la découverye de gisements autour de la ville dès 1938. Mais le champ pétrolier de Ielabouga n'a été découvert que dans les années 1950, et peu après, l'exploitation pétrolière a commencé. Prikamneft, entreprise pétrolière, a été établie en 1961, et l'exploitation pétrolière a entraîné un boom, avec la création de vastes quartiers résidentiels et de nombreux bâtiments publics[41].

En 1984, sur décision du Comité central du PCUS, l'usine de tracteurs Kama a été fondée à côté de Ielabouga, faisant continuer la croissance démographique, avec une population qui a plus que doublé[42].

L'ère post-soviétique

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Usine de drone d'Ielabouga.

Dans les années 1990, le constructeur automobile américain General Motors a conclu un accord avec EIAZ (successeuse de l'usine de tracteurs) pour la création d'une coentreprise. L'usine a produit à partir de 1998 des véhicules Chevrolet Blazer, dans le but d'en produire 50 000 par an[43]. Le 10 novembre 1998, une zone franche a été établie à Ielabouga, devenue une zone économique spéciale en décembre 2005, sous l'impulsion du gouvernement de la République[43]. Du 24 au 26 août 2007, le millénaire d'Elabouga, la deuxième colonie du Tatarstan après sa capitale, a été largement célébré à l'échelle russe. Plusieurs bâtiments importants ont été construits et reconstruits dans la ville pour cet anniversaire.

En 2022, la ZES Alabuga a lancé un programme appelé Alabuga Start, présenté comme un programme de formation et de travail à destination de jeunes étrangers, principalement africains et asiatiques. Ce programme a suscité d’importantes controverses et accusations d’exploitation, soulevant des préoccupations sur les conditions de travail et les pratiques de recrutement dans la zone[44]. La Russie exploiterait des femmes pour construire ses drones dans son usine de drone de Ielabouga[45]. Le 2 avril 2024, pendant la guerre russo-ukrainienne, une attaque de drone a été menée contre des entreprises à Ielabouga, et environ 12 personnes ont été blessées. Pour les autorités russes, rien n'a été endommagé tandis que selon Kiev, d'importantes destructions ont été faites[46]. L'usine de drones a de nouveau été attaquée le 9 août 2025[47].

Population et société

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Démographie

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Au , la ville était classée 218e sur 1124 en termes de population.

Recensements (*) ou estimations de la population[48],[49]:

Évolution démographique
1897* 1926* 1939* 1959* 1970* 1979* 1989*
9 76411 16214 96321 99231 72835 57453 537
2002* 2010* 2013 2014 2015 2016 2017
68 66370 72872 04971 99172 92973 33373 817
2021* 2024 - - - - -
73 63073 759-----
Carte
Jumelages et partenariats d’Ielabouga.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats d’Ielabouga.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePays
AleksineRussie
BeriozovskiRussie
SafranboluTurquie
Weilheim in OberbayernAllemagne
Zone économique spéciale en 2017.

Depuis le début des années 2000, Ielabouga connaît une transformation économique majeure grâce à la création de la Zone économique spéciale (ZES) Alabuga[50], l’une des plus grandes de Russie. Située à proximité immédiate de la ville, cette zone accueille de nombreuses entreprises nationales et internationales opérant dans les secteurs de l’industrie automobile, chimique, électronique et militaire. Début 2020, 36 usines et 57 entreprises étrangères se trouvaient dans la zone économique spéciale de la ville[51].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Ielabouga compte 255 objets patrimoniaux culturels au , dont 5 objets d'importance fédérale et 250 objets d'importance régionale[52]. Le centre historique de Ielabouga, d'une superficie de 584,7, est classée depuis 2010 sur la liste des villes historiques d'importance fédérale de Russie[53].

Architecture

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Place de la Mémoire et Cathédrale du Saint-Mandylion en second plan.

L'apogée architecturale de la ville se situe dans la seconde moitié du XIXe siècle. En août 1850, un important incendie réduit en cendres plus de 500 bâtiments en bois, et la construction des bâtiments en pierre qui ornent encore la ville aujourd'hui commença[57]. Les rues Naberejnaïa, Pokrovskaïa, Spasskaïa et Kazanskaïa furent bordées de demeures néoclassiques, de bâtiments scolaires et de boutiques. D'éminents marchands y résidaient. Les écoles de district et de ville, le lycée pour femmes, l'école pour aveugles, l'école diocésaine pour femmes, l'orphelinat Alexandrinski , l'église Saint-Nicolas, et d'autres encore, furent construits grâce aux fonds des marchands[58].

La ville est principalement constituée d'îlots rectangulaires, délimités (selon le plan régulier de 1784) par des rues perpendiculaires (7 longitudinales et 7 transversales[59]) et bordés de bâtiments civils de deux et trois étages[60]. Le cœur de ce dispositif était la place de la cathédrale du Sauveur[59]. La cathédrale Saint-Mandylion est la plus grande église de la ville, et un symbole architectural local. Elle a été construite entre 1808 et 1816 dans un style classique sur la place principale de la ville, et a été rénovée entre 1855 et 1864 avec des éléments d'éclectisme précoce. Son clocher domine la ville avec ses 57 mètres[61].

Maison-musée Ivan Chichkine.

Le musée-réserve d'État d'Ielabouga, qui gère une grande partie des monuments de la ville, possèdent plus de 70 000 objets dans ses collections. Il a été créé en 1989, et couvre 491,5 hectares. Il reçoit chaque années 150 bateaux de croisière, présente une centaine d'expositions, et accueille plus de 500 000 visiteurs[53]. Cette institution est en charge des seize musées de la ville, parmi lesquels le musée d'histoire local, ouvert en 1919[62], le complexe commémoratif d'Ivan Chichkine, ouvert en 1975 qui comprend sa maison d'enfance, le complexe commémoratif Nadejda Dourova[63], le complexe commémoratif de Marina Tsvetaeva[64] et le musée d'art ethnique contemporain, ouvert en 2018[65].

Pour le millénaire de la ville en 2007, une statue d'Ibrahim Ier bin Muhammad, khan des Bulgares, fut érigée près de l'ancienne forteresse, là où a été fondée Ielabouga[12]. Trois cimetières commémoratifs pour les prisonniers de guerre se situent à Ielabouga : un pour les Allemands, un pour les Japonais, et un austro-hongrois, le dernier commémore la Première Guerre mondiale. Ils appartiennent au musée réserve de Ielabouga[40].

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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Bibliographie

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  • (ru) Conseil scientifique et méthodologique du Musée-réserve d'État de Ielabouga, История Елабуги: Интерактивное учебное пособие для учащихся 7 классов общеобразовательных учреждений. – Издание второе, исправлен-ное и дополненное., Ielabourga, ЕГМЗ,‎ , 264 p. (ISBN 978-5-6041242-4-6, lire en ligne)

Liens externes

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