Rudolf Noureev

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Rudolf Noureev
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Rudolf Noureev en 1968.

Nom de naissance Rudolf Khametovitch Noureev
Naissance
Drapeau de l'URSS Irkoutsk
Décès (à 54 ans)
Drapeau de la France Levallois-Perret
Activité principale Danseur étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris
Maître de ballet de l'Opéra de Paris
Chorégraphe de l'Opéra de Paris
Style Danseur
Lieux d'activité Paris, Londres, Saint-Pétersbourg
Années d'activité 1958-1992
Collaborations Gilbert Mayer
Patrice Bart
Formation Académie de ballet Vaganova à Saint-Pétersbourg
Maîtres Alexandre Pouchkine, Anna Oudeltsova, Elena Konstantinova Vaïtovitch
Élèves Patrice Bart
Patrick Dupond
Isabelle Guérin
Sylvie Guillem
Laurent Hilaire
Charles Jude
Manuel Legris
Nicolas Le Riche
Élisabeth Maurin
Élisabeth Platel
Site internet [http://www.noureev.org

Scènes principales

Opéra national de Paris

Rudolf Khametovitch Noureev [ru'dolf χa'mɛtovitʃ nɔ'reev] (ou Noureïev [nɔ'riev]; en russe : Рудольф Хаметович Нуреев ; en tatar : Rudolf Xämät ulı Nuri; Рудольф Хәмит улы Нуриев), né le à Irkoutsk (Union soviétique) et mort le à Levallois-Perret (France), est un danseur d'origine tartare[1].

Il est danseur étoile, chorégraphe et directeur de ballet.

Doué d'une technique exemplaire et d'une vigilance extrême, Rudolf Noureev est considéré comme le plus grand danseur classique du XXe siècle[1],[2] et comme l'un des plus grands chorégraphes[3].

Rudolf Noureev est l'un des meilleurs interprètes du répertoire classique, mais il affirme aussi son talent dans la danse contemporaine et est l'un des premiers danseurs à s'intéresser de nouveau au répertoire baroque.

Sa partenaire au Royal Ballet est Margot Fonteyn. Ensemble, ils forment un des couples les plus « mythiques » de l'histoire du ballet[4],[5],[6].

Il a y un autre couple légendaire dans les années 80, c'est le couple Rudolf Noureev et Sylvie Guillem. Selon Pierre Lacotte, sur scène lex deux sont une personne[7]. Rudolf Noureev et Sylvie Guillem dansent encore ensemble même après elle a quitté le ballet de l'Opéra de Paris pour se joindre au Royal Ballet et même lorsque Rudolf Noureev est devenu fragile au stade avancé du sida qu'il avait contracté en 1984[8].

Rudolf Noureev est directeur du Ballet de l'Opéra de Paris de 1983 à 1989. En plus, il y est maître de ballet et chorégraphe en chef jusqu'à 1992. En tant que chorégraphe, il revisite tous les grands ballets classiques en donnant une place très importante aux hommes dans le ballet[9]. C'est ainsi, que Rudolf Noureev développe fortement les rôles des hommes, qui jusqu'alors étaient souvent cantonnés à n'être que des faire-valoirs des ballerines. Rudolf Noureev introduit dans ses chorégraphies des variations pour hommes comme par exemple dans le Lac des Cygnes.

C'est Marius Petipa, qui emporte le flambeau du ballet à Saint-Pétersbourg au milieu du XIXe siècle, et c'est Rudolf Noureev, qui le ramènera en France[10].

Les années de Rudolf Noureev à l'Opéra de Paris sont considérées comme un âge d'or pour le ballet[2].

Origines[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureïev en 1961, année où il demande l'asile politique.

Rudolf Noureev naît le en Union soviétique au cours d'un voyage en train, peu avant Irkoutsk vers Vladivostok, de Farida (née à Kazan) et Hamet Noureev (né dans un village près d'Oufa).

Sa famille est bachkire et tatare et d'origine paysanne. Le grand-père de Rudolf avait pour nom de famille Fasli. À cause d'une erreur d'enregistrement à la mairie, le patronyme « Noureev » devient son nom de famille. « Nour » signifie la lumière en arabe.

Rudolf Noureev est le benjamin d'une fratrie où il naît après trois sœurs : l'aînée, Rosa qui a dix ans de plus que Rudolf, Lilia qui a cinq ans de plus et qui est sourde, et Razida qui a trois ans de plus[11].

Il ne garde aucun souvenir de son père dans son enfance car ce dernier est mobilisé, au moment de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, en 1941, lorsque Noureev n'a que trois ans. Il ne le reverra pas avant 1946, cela explique en partie leur relation père-fils conflictuelle[11].

Les débuts à Oufa[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, Rudolf Noureev est passionné de musique.

Il voit son premier ballet en 1945 et commence la danse la même année, à l'âge de sept ans[9].

Sa famille est évacuée de Moscou et trouve refuge à Oufa, capitale de la Bachkirie. Ils partagent leur petit appartement avec d'autres familles.

Les conditions de vie sont précaires. Le climat y est très rude, froid et sec, la nourriture, rare et composée essentiellement de pommes de terre bouillies.

À l'école, on se moque de lui car il n'a pas de chaussures et porte le manteau de l'une de ses sœurs[11].

Mais la ville possède un théâtre de bon niveau.

Rudolf Noureev a une révélation au soir du Nouvel An 1945 : il assiste à un ballet patriotique intitulé Le Chant des cigognes avec la danseuse étoile Zaïtouna Nazretdinova.

Dès lors, il décide de devenir danseur. Il commence à danser des danses folkloriques à l'école dans des groupes amateurs et avec les Pionniers.

Puis on le recommande à Anna Oudeltsova qui, au bout de dix-huit mois, l'oriente vers Elena Vaïtovitch[11].

Toutes deux lui font comprendre que la danse n'est pas seulement une affaire de technique. Voyant son potentiel, elles lui suggèrent de continuer sa formation à l'Académie de ballet Vaganova à Saint-Pétersbourg, considérée par elles comme la meilleure école au monde[11].

En 1953, à l'âge de 15 ans, Rudolf Noureev commence à faire de la figuration dans les spectacles du théâtre de la ville.

Pour cela, il est un peu payé, ce qui lui permet de faire ses classes avec la compagnie. Progressant assez vite, il intègre la troupe de ballet.

La compagnie est invitée pour une tournée de dix jours à Moscou. Mais il se blesse durant une représentation.

Offre de l'école du Bolchoï de Moscou[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev se remet pour passer une audition à l'école de danse du Bolchoï de Moscou où il est accepté.

Mais il n'y entre pas, il refuse aussi de rejoindre la troupe à Oufa qui lui offre un contrat à plein temps.

De Oufa à Saint-Pétersbourg[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev préfère passer l'audition pour intégrer l'Académie de ballet Vaganova à Saint-Pétersbourg.

Après avoir suivi onze ans de cours de danse, notamment en danse folklorique, à Oufa, sa ville natale, il entre à l'Académie de ballet Vaganova à Saint-Pétersbourg en sixième de huit divisions, en 1955 à l'âge de 17 ans[12].

Rudolf Noureev y est accepté avec le commentaire suivant : « Soit vous serez un danseur extraordinaire, soit le modèle des ratés, et plus probablement le modèle des ratés ».

Il passe trois années à l'Académie qui est relié au ballet du Mariinsky de Saint-Pétersbourg - appelé alors le Kirov de Leningrad.

En deuxième année, il est promu en huitième division, la classe terminale. Alexandre Pouchkine devient son professeur, il aide considérablement Rudolf Noureev en s'occupant de lui et se prend d'affection pour lui.

En troisième année, Rudolf Noureev redouble la classe terminale.

Il garde sa spontanéité et son acharnement au travail.

Diplômé de l'Académie de ballet Vaganova, Rudolf Noureev intègre le ballet du Mariinsky en 1958, il passera 3 ans au Kirov.

Il en devient vite soliste et interprète les premiers rôles dans Le Corsaire, Don Quichotte, Le Lac des cygnes et dans La Belle au bois dormant.

Passage à l'Ouest à l'aéroport de Paris-Le Bourget[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 1961, au cours de sa tournée européenne avec le Kirov, durant laquelle il a fait preuve d'indiscipline en rencontrant des étrangers lors de son séjour en France, Rudolf Noureev apprend, lors de son passage à l'aéroport du Bourget, qu'il ne suivra pas le reste de la troupe à Londres où doit poursuivre la tournée, et qu'il est censé retourner à Moscou en raison de la maladie supposée de sa mère[13].

Avec l'aide de Pierre Lacotte et de leur amie commune Clara Saint, alors amoureuse d'un des deux fils d'André Malraux[14], il parvient à fausser compagnie à ses gardes du KGB, et demande finalement l'asile politique à la France.

Sa rencontre avec Erik Bruhn[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev accompagne Maria Tallchief à Copenhague où il fait la connaissance du danseur danois Erik Bruhn, qu'il admirait beaucoup pour l'avoir vu dans un film d'amateur. Ils entretiendront une relation amoureuse qui ne cessera qu'à la mort de Bruhn en 1986[15].

Danseur du Royal Ballet de Londres[modifier | modifier le code]

À partir de 1962, Rudolf Noureev danse pendant plusieurs années au Royal Ballet, Covent Garden, à Londres.

Étoile du Royal Ballet, Dame Margot Fonteyn alors âgée de 42 ans, a devenir sa plus belle partenaire. Tous les deux vont former le couple le plus célèbre de l'univers de la danse classique. Tous deux entretiendront des relations amicales étroites pendant les trente années qui suivront.

Margot Fonteyn et Rudolf Noureev interprètent pour la première fois ensemble Giselle le 21 février 1962. Lorsque le rideau tombe ce soir-là, le public est tellement stupéfait qu’il y a un silence de quelques instants avant que les applaudissements retentissent, suivis de 23 rappels[16].

Sur la scène de l'Opéra de Vienne[modifier | modifier le code]

En 1964, Rudolf Noureev crée sa première chorégraphie du Lac des cygnes pour l'Opéra d'État de Vienne.

Dans ce ballet il interprète le rôle du prince aux côtés de Margot Fonteyn qui interprète Odette et Odile.

À la fin d'une représentation, on compte 89 levées de rideau, événement unique dans l'histoire du ballet[17].

Ce succès légendaire prépare le terrain pour Manuel Legris[18], qui, sur les traces de Rudolf Noureev, reprend ce ballet dans la version viennoise de Rudolf Noureev au calendrier de l'Opéra de Vienne dans les saisons 2013-2014 et 2014-2015.

Directeur du ballet de l'Opéra de Paris[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Rudolf Noureev danse régulièrement à l'Opéra de Paris.

Il est nommé directeur du ballet de l'Opéra national de Paris à compter du 1er septembre 1983 par Jack Lang, alors ministre de la Culture.

Rudolf Noureev exerce ce poste jusqu'en 1989.

Ses premières années en tant que directeur soulèvent des critiques jusqu'au sein de l'Opéra[19].

Également chorégraphe, admirateur de l'école française et inconditionnel de Bournonville et de Petipa, il remonte en Europe de nombreux ballets d'après Petipa.

Ces grands ballets étaient pour la plupart alors inconnus des Occidentaux.

Il fait découvrir au public parisien l'acte III de La Bayadère en 1961, puis remonte ses propres versions d'après Petipa.

C'est à Vienne que Rudolf Noureev monte son premier Le Lac des cygnes (1964) et son premier Don Quichotte.

Plus tard, il y reviendra pour monter La Belle au bois dormant (1966), Casse-Noisette et Raymonda.

En 1982, Rudolf Noureev devient citoyen autrichien et est nommé membre honoraire de l’Opéra de Vienne[20].

Il apparaît en 1977 sous la direction de Ken Russell dans le rôle principal dans Valentino, qui reçoit un accueil mitigé de la critique et du public malgré quelques scènes remarquables, notamment celle du tango de Valentino et Nijinski joué par Anthony Dowell[21].

Après de nombreuses demandes, il obtient finalement de Gorbatchev, à la fin de 1989, un visa de quarante-huit heures à Léningrad pour voir sa mère. Il revient pour la première fois à Saint Petersbourg, en citant les vers de Ossip Mandelstam : Revenu dans ma ville connue jusqu'aux larmes...[22], pour rendre visite à sa mère mourante. Il rapporte de ce voyage la photocopie de la partition complète de La Bayadère de Minkus avec l'intention de le remonter avec les notes originales de Petipa[23].

Luttant contre la maladie, Rudolf Noureev remonte l'intégralité du ballet La Bayadère (1877) en octobre 1992.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1988 et commandeur des Arts et des Lettres en 1992.

Influences artistiques[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev Noureev fait se rencontrer l'école russe très technique et le style français à l'élégance racée[2].

Il a avant tout respecté l'école française de danse et su y apporter de la théâtralité[24].

Au surplus, Rudolf Noureev a bouleversé la perception de la danse classique masculine, attachant beaucoup d'importance à la chorégraphie des danseurs[9],[25]

Manuel Legris, qui est nommé étoile du ballet de l'Opéra de Paris par Rudolf Noureev le décrit.

« Rudolf Noureev était un TGV. Après s'être fait huer, il a enfoncé son béret et retravaillé. »[26]

« Il attendait toujours beaucoup d'un danseur et de sa vie artistique. Rudolf Noureev travaillait tous les jours. Il était là, à l'Opéra, de dix heures du matin à sept heures du soir. »[9]

Il laisse derrière lui l'image d'un danseur d'exception, exigeant et charismatique[9].

Ses nombreuses chorégraphies de ballets classiques sont aujourd'hui largement reconnues et l'Opéra de Paris organise chaque année plusieurs représentations de ses ballets.

Les successeurs de Rudolf Noureev à la direction du Ballet l'Opéra de Paris, Patrick Dupond et Brigitte Lefèvre, ont souvent témoigné de l'héritage et de l'empreinte indélébile laissée par Rduolf Noureev à l'Opéra de Paris[27],[28].

Alors qu'il est directeur du Ballet de l'Opéra de Paris, Rudolf Noureev nommera cinq danseurs étoiles, parfois appelés des « bébés » Noureev[2] parce que, tout comme leur maître, ils ont une grande carrière:

Rudolf Noureev fait vivre la tradition du ballet français.

Nathalie Aubin, sujet à l'époque, note : « À l’Opéra de Paris, c’est Patrice Bart qui incarne le plus parfaitement la descendance de Noureev »[29].

Le bilan de l'époque Noureev ressort lorsque Benjamin Millepied prend les rênes du Ballet de l'Opéra national de Paris en novembre 2014[30].

« Rudolf Noureev a rendu le Ballet de l'Opéra de Paris sexy.  »[31]

Caractère[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev dit de lui, qu'il est direct et franc[9],[32].

Il a une vigilance extrême[1]. Cela a pour conséquence qu'il est critique envers soi-même jusqu'au bout ce qui resort de son commentaire sur le vidéo «Rudolf Noureev au travail à la barre»[1]:

« On dit que je suis le plus grand danseur du monde. - C'est vrai ... C'est pas vrai. C'est vrai et c'est pas vrai. Je m'entraîne, ça, c'est vrai. Je m'entraîne chaque jour. Je suis un élève comme les autres. Exact, discipliné, obéissant, ni blanc ni noir.»

Manuel Legris décrit Rudolf Noureev comme « très généreux avec des yeux qui brillaient»[9].

Côté mythique[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev devient une figure mythique. Brigitte Lefèvre, directrice du Ballet de l'Opéra de Paris de 1995 à 2014, décrit ce côté de Rudolf Noureev de la façon suivante[2]:

« Lorsque le ballet s'est produit dans les années 1980 aux États-Unis, cela s'est fait sur la notoriété de Rudolf. Les gens ne connaissaient pas ou mal notre troupe. Je trouve formidable que Rudolf Noureev ait pu avoir ce côté mythique. Les gens sont persuadés de l'avoir vu danser... même si ce n'est pas le cas. »

Rudolf Noureev demeure synonyme de grands ballets aux difficultés techniques redoutables pour les étoiles[2].

Ére de Noureev[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev est considéré comme monstre sacré, qui a laissé au Ballet de l’Opéra de Paris un répertoire classique exceptionnel[33].

Intransigeant et passionné, il redonne au Ballet de l'Opéra de Paris sa première place internationale, organisant après plus de trente ans d'absence, trois tournées consécutives aux Etats-Unis. Il ramène la Compagnie à son plus haut niveau artistique et donne sa chance aux danseurs les plus jeunes sans toujours respecter la tradition des échelons. Il marque profondément toute une génération de danseurs demandant un total engagement de leur part et repoussant sans cesse les limites du possible.

« Rudolf Noureev a fait exploser en moi l’amour de la danse, il m’a donné le ballet pour passion. »[29]

« C’était la découverte absolument magique d’un nouveau monde. Mais en même temps, si nous faisions mal notre travail de danseur, les oreilles nous sifflaient ! Noureev avait sacrifié sa vie à la danse, et il réclamait de nous la même chose. Mais nous étions prêts à nous donner à fond pour ne pas le décevoir. C’était un très grand Monsieur. » [29]

Sa culture de ballet[modifier | modifier le code]

Pour Rudolf Noureev, la star de la compagnie, c'est le corps de ballet. C'est comme ça que fonctionne Rudolf Noureev[34].

Patrice Bart devient le bras droit de Rudolf Noureev[29].

Dans les années de Rudolf Noureev en tant que directeur du ballet, Rudolf Noureev est le cœur et Patrice Bart l'âme du Ballet de l'Opéra national de Paris[29],[27].

Sa présence lors des répétitions[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev repousse sans cesse les limites du possible. Il est toujours très exigeant, mais exigeant de lui-même déjà[9],[25].

Ce fait, Manuel Legris l'éprouve avec sa partenaire Élisabeth Maurin. Le couple interprète Romeo et Juliette à l'Opéra de Paris à l'âge de 17 ans. L'impression de Rudolf Noureev est très forte.

Les deux jeunes danseurs interprètent les rôles Roméo et Juliette pour la première fois.

Manuel Legris se souvient de Rudolf Noureev, décrivant les circonstances de ces répétitions.

« Pour la scène du balcon, il était pratiquement avec nous, avec moi et Élisabeth sur scène. J'avais été très impressionné qu'il voulut être là, participer, car il était souvent présent en coulisse, mais du fait de ce théâtre, de son ouverture sur la scène et la conception du décor, j'ai eu la sensation qu'il était là avec nous sur scène. C'était très impressionnant »[5].

Son héritage[modifier | modifier le code]

Après sa mission en tant que maître de ballet à l'époque de Rudolf Noureev, Patrice Bart reste gardien du temple[35]. En 1990, il devient maître de ballet associé à la direction du ballet de l'Opéra de Paris et exerce sa fonction jusqu'à sa retraite, le 30 mars 2011.

Manuel Legris poursuit le style de Noureev jusqu'à aujourd'hui.

Inspiré par Rudolf Noureev, Manuel Legris fait une grande carrière de danseur étoile. Directeur du ballet de l'Opéra de Vienne depuis le 1er septembre 2010, Manuel Legris suit les pas de son ancien Maître et suit les répétitions du ballet de l'Opéra de Vienne.

Rudolf Noureev déclenche la carrière de Sylvie Guillem en la nommant l'étoile lorsqu'elle a seulement 19 ans, ce qui était un évènement sans précédent. Il préférerait lui éviter cette phase, dans laquelle une grande danseuse est considérée comme étoile sans être nommé étoile si bien que la danseuse doit attendre et souffrir parce qu'elle veut danser maintenant au moment où ses ailes sont grandes[7],[36].

Sylvie Guillem dit en rétrospective sur lui que (non seulement) ce côté de Rudolf Noureev était fantastique.

Hommage à Rudolf Noureev[modifier | modifier le code]

À l'Opéra national de Paris, une soirée de danse «Hommage à Rudolf Noureev» a lieu tous les dix ans.

Les «Hommages à Rudolf Noureev» se sont déroulés le 20 janvier 2003[37] et le 6 mars 2013[38].

L'hommage en 2003 a débuté par le Défilé du Ballet de l'Opéra de Paris, puis par un film présenté par La Cinémathèque de la Danse en collaboration avec l'Institut National de l'Audiovisuel[37].

Noureev et le sida[modifier | modifier le code]

En 1984, alors que Rudolf Noureev perd beaucoup de poids et qu'il est victime d'une fièvre persistante, il effectue des examens médicaux et découvre qu'il est atteint du VIH (SIDA).

En 1988, lors de la représentation de La Sylphide de Bournonville Flemming Flindt à La Scala, les premières voix critiques, les doutes et les ragots autour de la forme de plus en plus décevante du danseur se font entendre[39].

Pendant de nombreuses années, il nie le fait ; lorsque, vers 1990, il devient malade de façon évidente, il combat courageusement sa maladie sans cesser de danser. Il essaie plusieurs traitements expérimentaux qui ne ralentissent pas la dégénérescence inéluctable de son corps. Il apparaît amaigri et a de plus en plus de mal à se déplacer.

Il doit cependant affronter la réalité. À cette époque, son courage suscite l'admiration de beaucoup de ses détracteurs. Sa déchéance physique le fait souffrir, mais il continue à se battre en se montrant en public. Au cours de sa dernière apparition publique, le 8 octobre 1992, pour la première de sa production de La Bayadère au Palais Garnier d'après Marius Petipa, le public lui fait une ovation debout. Le ministre de la Culture de l'époque, Jack Lang, lui remet la plus haute récompense culturelle, le faisant commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres[40].

Il s'éteint dans une clinique de Levallois-Perret trois mois plus tard, à l'âge de 54 ans. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l'Essonne.

Les biens et la collection d'art de l'appartement de Noureïev, quai Voltaire à Paris, sont dispersés lors d'une vente aux enchères historique. Sa villa de Capri est léguée à sa sœur après un long procès.

Le Tombeau de Noureev créé par Ezio Frigerio

Chronologie[modifier | modifier le code]

Rudolf Noureev en 1973


Rudolf Noureev en 1973
  • Jeudi 17 mars 1938 : Son père l'enregistre le 4 avril à la mairie de Razdolnaïa, la ville la plus proche de son camp militaire. Aucun témoin ne peut donner précisément son heure de naissance, la nuit tombe très tôt en Sibérie à cette période de l'année. Pendant seize mois, il vivra sur la base d'artillerie de Razdolnaïa.
  • juillet 1939 : ses sœurs, sa mère et lui prennent le Transsibérien (quatorze jours de voyage) pour gagner Moscou, où Hamet est muté.
  • Jusqu'en 1945 : Hamet sert sur le second front en Ukraine avec le grade de lieutenant de l'Armée rouge.
  • octobre 1941 : ses sœurs, sa mère et lui quittent Moscou, suite aux premiers bombardements. Ils arrivent à Tchichouana et vivent dans une pièce de 9 m2 avec un vieux couple de près de quatre-vingts ans.
  • Printemps 1942 : ils emménagent à Oufa, chez un oncle de son père qui a gardé le nom de Fasli. Ils habitent à l'angle des rues Sverdlova et Zentsova avec une autre famille, dans un appartement de 14 m2. Hamet est promu capitaine, mais envoie de rares missives aux siens.
  • 1945 : à 7 ans, Rudolf entre à la « grande école », située d'abord rue Sverdlova puis Aktsatva[réf. nécessaire]. La danse entre pour la première fois dans sa vie : les cours de chant et danse sur les chants folkloriques bachkirs sont obligatoires.
  • 31 décembre 1945 : la compagnie de danse d'Oufa, accompagnée de danseurs réfugiés du Bolchoï et du Kirov, donnent une représentation à l'Opéra d'Oufa. Rudolf est sous le choc en voyant le premier ballet, Le Chant des cigognes, avec la danseuse étoile bachkire formée à Léningrad, Zaïtouna Nazretdinova, dans une chorégraphie de Nina Anissimova. Il décide de devenir danseur.
  • août 1946 : Hamet rentre pour la première fois à la maison. Il revoit sa famille qu'il n'avait plus vue depuis plus de six ans. Il va perturber entièrement la routine installée depuis lors. Il va vouloir « viriliser » les activités de son fils unique, le privant de danse et l'initiant vainement à la pêche.
  • 1946 : la famille déménage au no 37 de la rue Zentov. Rudolf participe au spectacle de danse des Jeunes Guides. Il veut apprendre le piano, son père le lui interdit.
  • 1949 : Oudeltsova, ancienne danseuse des Ballets russes de Diaghilev, devient son professeur de danse privé. Il prend des cours deux fois par semaine gratuitement. Il y reste dix-huit mois, le temps d'apprendre les bases de la danse classique. On lui conseille de prendre des cours avec Elena Konstantinovna Vaïtovitch, maîtresse de ballet à l'Opéra d'Oufa, mais son père refuse. Rudolf finit par suivre des cours avec elle, en cachette.
  • À 16 ans on lui offre un premier rôle de figurant pour l'Opéra d'Oufa (10 roubles par soirée). Il quitte l'école traditionnelle pour l'école de la Jeunesse Ouvrière.
  • Vers 1954 : Rudolf finit par économiser suffisamment pour se rendre à Moscou, mais il dort dans la rue. Après une courte escapade, il retourne à Oufa. Victor Kranstovitch Parinas, professeur à l'Opéra de la ville, propose de l'engager définitivement dans son corps de ballet.
  • 2 juillet 1955 : il reçoit une convocation pour passer l'examen d'entrée à l'école de ballet de Léningrad. À la même époque, il participe à une tournée organisée par l'Opéra d'Oufa allant jusqu'à Moscou. Il s'agit d'une décade d'art bachkir. À la suite d'une audition avec Asaf Masserer, l'un des plus grands danseurs soviétiques et figure légendaire du Bolchoï, il est admis à ce théâtre. Malheureusement, l'école n'a pas d'internat, il doit donc y renoncer : sans bourse et sans l'aide de sa famille, c'est impossible.
  • 1955-1958 : études à l’école Vaganova de Léningrad, avec le maître Alexandre Pouchkine.
  • 1959-1961 : admis dans le corps de ballet du Kirov, il en devient vite soliste (Le Corsaire, Don Quichotte, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant).
  • 16 juin 1961 : en tournée en France avec le Kirov (La Bayadère), insoumis, il demande l’asile politique à l’aérodrome du Bourget. Il est engagé dans les Ballets du Marquis de Cuevas.
  • 1962 : débuts au Covent Garden de Londres (Giselle avec Margot Fonteyn). Interprète exceptionnel des créations de Frederick Ashton, Rudi van Dantzig, Roland Petit, Maurice Béjart, George Balanchine, Glen Tetley, Martha Graham et Murray Louis. Il remonte et adapte les ballets de Marius Petipa. Il publie son autobiographie à Londres, puis à New York.
  • 1963 : il danse dans Marguerite et Armand avec Margot Fonteyn au Royal Opera House de Londres.
  • 1982 : Rudolf Noureev devient citoyen autrichien et est nommé membre honoraire de l'Opéra de Vienne[20].
  • septembre 1983 : nommé directeur de la Danse à l’Opéra de Paris par Jack Lang. Il donne une énergie nouvelle au corps de ballet et porte le prestige de l'Opéra de Paris à l'international en maintenant la compagnie à son plus haut niveau. Il invite les chorégraphes étrangers et agrandit le répertoire.
  • novembre 1989 : il revient sur la scène du Kirov de Léningrad après 28 ans d’exil. Il quitte son poste de directeur de la danse, mais en reste le chorégraphe principal.
  • 6 janvier 1993 : il décède à l'âge de 54 ans à l'hôpital Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Levallois-Perret, rue de Villiers, et suivant sa volonté est enterré à la nécropole russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l'Essonne.

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

L'école nationale chorégraphique d'Oufa porte son nom depuis 1997. Son nom est également donné au festival annuel de ballet classique de l'opéra d'Oufa (en Bachkirie), ainsi que celui de Kazan. Une salle de répétition de l'académie Vaganova est baptisée de son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage de Rudolf Noureev

  • (en) Nureyev : An Autobiography, Londres, Hodder & Stoughton, 1962, New York, Dutton, 1963. Avec une introduction d'Alexander Bland.

Ouvrages sur Rudolf Noureev

  • (en) Olga Maynard, Nureyev : the Man and the Myth, Dana Publishing, 1973
  • (en) John Percival, Nureyev : Aspects ot the Dancer, Putnam's sons, 1975
  • (en) Jurgen Vollmer et John Devere, Nureyev in Paris, Modernismo Publications, 1975
  • Alexander Bland, Noureïev, Julliard, 1976, et Portrait d'un film : Noureïev-Valentino, Ed du Chêne, 1977
  • Mario Bois, Noureïev, Ed. Plume, 1993
  • Howard Brown, Noureïev, Phaidon (diff. Flammarion), 1993
  • (en) Peter Watson, Nureyev : a biography, Hodder & Stoughton, 1994
  • (en) Otis Stuart, Perpetual Motion : the Public and Private Lifes of Rudolph Nureyev, Simon & Schuster, 1995
  • Peter Watson, Noureïev, Éditions no 1, 1995
  • Roland Petit, Temps liés avec Noureïev, Grasset, 1998
  • (en) Diane Solway, Nureyev, his Life, Quill, 1998
  • Vladimir Fedorovski, L'Histoire secrète des Ballets russes : de Diaghilev à Picasso, de Cocteau à Stravinsky et Noureïev, éd. du Rocher, 2002
  • Bertrand Meyer-Stabley, Noureev, Payot, 2002 (1re éd.)
  • Josseline Le Bourhis et Laurent Croizier, Rudolf Noureïev, Opéra national de Bordeaux/William Blake & co, 2003
  • Carolyn Soutar, Noureïev intime, Carnot, 2004
  • Ariane Dollfus, Noureïev l'insoumis, Flammarion, 2007
  • (en) Julie Kavanagh, Rudolph Nureyev, Pantheon Books, Reed Elsevier, 2007
  • (en) Rudi van Dantzig, Remembering Nureyev, University Press of Florida, 2008

Autres

  • Le roman de Colum McCann (trad. Jean-Luc Piningre), Danseur [« Dancer »], Paris, Belfond,‎ (réimpr. 2005 en 10/18, 2008 en Pocket), broché 14,2 cm × 22,6 cm × 2,5 cm, 370 p. (ISBN 978-2-7144-3729-7).
  • Le roman de Marie Bertherat, Rendez-vous à la datcha, évoque le début de la carrière du danseur.
  • Le roman de Philippe Grimbert , Rudik, l'autre Noureev, Paris, Plon, 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Rudolf Noureev au travail à la barre vidéo d'une durée de 4 m 13 s du 21 décembre 1970 sur le site d'INA (Institut national de l'audiovisuel).
  2. a, b, c, d, e et f Que reste-t-il de Noureev ?, article de Philippe Noisette du 1er mars 2013 dans les Echos.
  3. Benjamin Millepied, le directeur du ballet de l'Opéra national de Paris, et Manuel Legris, le directeur du ballet de l'Opéra d'État de Vienne, deux anciens étoiles, ont des préférences pour les chorégraphies de Rudolf Noureev intégrant au minimum un de ses ballets au programme de la saison. De façon générale, les œuvres de Rudolf Noureev sont les ballets les plus représentés.
  4. Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, un accord parfait, article sur le site de la Fondation Rudolf Noureev.
  5. a et b POB 1999 Romeo and Juliet Doc. Manuel Legris and Elisabeth Maurin BITS.
  6. http://www.faisceau.com/danse-rudolf-noureev.htm Biographie de Rudolf Noureev.
  7. a et b Sylvie Guillem - Force Of Nature, documentaire diffusé le 9 octobre 2013 dans l'émission magazine w:en:The Culture Show sur BBC Two.
  8. You had to respect his passion, article du 3 avril 2003 à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Rudolf Noureev par Judith Mackrell dans le Guardian.
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Rencontre avec le danseur étoile : Manuel Legris, émission du 12 juillet 2013 sur France Inter.
  10. []
  11. a, b, c, d et e http://www.noureev.org/rudolf-noureev-biographie-jeunesse-russie/
  12. Noureev au Kirov, page de sa biographie sur le site officiel.
  13. Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, « 16 juin 1961. Rudolf Noureev échappe au KGB au Bourget, refusant d'embarquer pour Moscou. », Lepoint.fr,‎ (lire en ligne).
  14. BBC Home. 1961: Russian dancer in freedom dash. http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/june/17/newsid_4461000/4461353.stm
  15. http://www.noureev.org/rudolf-noureev-biographie-passage-a-l-ouest-1961/
  16. Rudolf Noureev et le Royal Ballet sur le site de Fondation Rudolf Noureev.
  17. "Schwanensee" in neuer Ausstattung ab Sonntag an der Staatsoper, annonce du Lac des cygnes à l'Opéra de Vienne du 15 mars 2014 (de).
  18. Manuel Legris, danseur étoile sous la direction de Rudolf Noureev à l'Opéra de Paris dans les années 1980, nommé directeur du ballet à l'Opéra de Vienne en janvier 2010.
  19. En 1986, il entre d'ailleurs violemment en conflit avec Maurice Béjart, alors chorégraphe invité : le 24 mars, à l'issue de la création de son ballet Arépo, Maurice Béjart nomme Manuel Legris et Éric Vu-An danseurs étoiles. Rudolf Noureev contraint Maurice Béjart à faire marche arrière (voir « La Guerre des étoiles », dans Le Nouvel Observateur, mars 1986.)
  20. a et b http://www.resmusica.com/2013/07/08/retour-triomphal-du-ballet-de-vienne-a-paris/
  21. New York Times. Valentino (1977) Film: Vital Nureyev Upstages 'Valentino' By JANET MASLIN, Published: October 6, 1977. http://www.nytimes.com/movie/review?res=9905E1D8153DE034BC4E53DFB667838C669EDE
  22. http://www.actu-presse.com/doc/festival-st-maur-en-toutes-libertes-2011-actes-de-colloque.pdf page50
  23. http://www.culturekiosque.com/dance/Features/rhfbaya2.htm
  24. Ariane Dollfus dans sa biographie « Noureev l'insoumis ».
  25. a et b Rudolf Noureev, danseur et chorégraphe, article du 6 novembre 2013.
  26. La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris, documentaire de Frederick Wiseman, 2009, 159 min
  27. a et b Patrice Bart : « Je pars avec la sensation du travail bien fait », rencontre du 29 mars 2011 avec Patrice Bart aux côtés de Brigitte Lefèvre à l'occasion de son retraite de la scène de l'Opéra de Paris.
  28. (fr) Rudolf Noureev, portrait, Fondation Rudolf Noureev, 19 décembre 2008
  29. a, b, c, d et e Nathalie Aubin : Mes années Nouréev, entretien réalisé le 26 février 2004.
  30. Il faut ajouter que dans sa carrière, Brigitte Lefèvre n'a pas eu la chance de faire la connaissance de Rudolf Noureev en personne, malheureusement. Nathalie Aubin note: « A l’Opéra de Paris, c’est Patrice Bart qui incarne le plus parfaitement la descendance de Noureev. ]...] Les autres ne l’ont peut-être pas assez connu. »
  31. Benjamin Millepied, le pari de Stéphane Lissner, article dans Paris Match du 26 janvier 2013.
  32. Dans l'émission «Rencontre avec le danseur étoile : Manuel Legris» du 12 juillet 2013 sur France Inter, un bref enregistrement d'archives de Rudolf Noureev parlant de sa formation à Saint-Pétersbourg en français est diffusé.
  33. À l'Opéra la fin de l'ére Noureev, article du 9 mars 2013 à l'occasion du hommage à Rudolf Noureev au Palais Garnier.
  34. Brigitte Lefèvre lors du Rencontre du 29 mars 2011, Patrice Bart et Brigitte Lefèvre à l'Opéra de Paris
  35. Nathalie Aubin note : « À l’Opéra de Paris, c’est Patrice Bart qui incarne le plus parfaitement la descendance de Noureev. Il est en quelque sorte le Gardien du Temple ».
  36. Sylvie Guillem a employé ces termes dans l'interview du BBC de l'octobre 2013.
  37. a et b Hommage à Rudolf Noureev 2003, note sur le site memopera.fr de l'Opéra national de Paris.
  38. Hommage à Rudolf Noureev 2013, présenté par Brigitte Lefèvre sur le site de l'Opéra national de Paris.]
  39. http://www.teatroallascala.org/en/season/souvenir-rudolf-nureyev.html
  40. http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAC93004279/coup-de-coeur-noureev.fr.html
  41. RUDOLF NUREYEV - BIOGRAPHY, fiche sur le site de la fondation Rudolf Noureev, nureyev.org.
  42. Nureyev: A Documentary
  43. PATRICIA FOY: Keeping Step With Nureyev, article de Susan King du 2 mai 1993 dans le Los Angeles Times.