Rony Brauman

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Rony Brauman
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Rony Brauman en 2007.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Rony Brauman est un médecin (spécialisé en pathologie tropicale) de nationalité française né le à Jérusalem. Il est principalement connu pour son rôle dans l'humanitaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Ses grands-parents sont d'origine juive polonaise et parlent le yiddish. Son père, Jean Brauman, courtier en assurances[1], fut un résistant et un militant sioniste, qui s'installa avec sa famille en Israël dès la création de cet État en 1948. À 5 ans, il part vivre avec sa mère, Génia Sauer, en France[2].

Rony Brauman est le père de deux enfants : Guillaume et Sarah[3].

Il est le cousin du cinéaste Eyal Sivan.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il effectue sa scolarité au lycée Lakanal où il obtient le baccalauréat en 1967, puis, ayant toujours voulu devenir médecin, fait des études de médecine[4]. Dans sa jeunesse, il est maoïste[5]. Ancien président de Médecins sans frontières France (de 1982 à 1994), Rony Brauman est professeur associé à l’Institut d'études politiques de Paris (1994-1997). Il est lauréat du Prix de la Fondation Henri Dunant 1997. Il est directeur de recherches à la Fondation Médecins sans frontières et participe aux travaux du Crash, le Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires. Il est chroniqueur au magazine trimestriel Alternatives Internationales[6].

En 1999, il est coréalisateur avec son cousin, le cinéaste israélien Eyal Sivan, du documentaire Un spécialiste, portrait d'un criminel moderne sur le procès d'Adolf Eichmann (1961) dont le scénario est basé sur l'essai Eichmann à Jérusalem de la philosophe Hannah Arendt.

Il signe, en , un appel contre les frappes israéliennes au Liban, paru dans Libération[7] et L'Humanité[8].

Il déclare, en , dans l'émission Salut les Terriens ![9], à propos d’Israël « Je pense que si j'avais été, à l'époque, en situation de prononcer un jugement, je ne crois pas que j'aurais été favorable à la création de l'État d'Israël [...] ».

En 2010, Rony Brauman proteste contre la mise en avant de la Fondation de France dans la récolte et la gestion primaire des fonds et de l'utilisation massive des médias comme éléments de « propagande » - selon lui - dans la mobilisation des donateurs lors des catastrophes humanitaires (tsunamis, Haïti…) [10].

En , il s'oppose à l'intervention militaire en Libye dans laquelle la France est engagée[11]. « Ce qui me gêne dans cette opération, c’est qu’on prétend installer la démocratie et un État de droit avec des bombardiers. Je ne sais pas où cette idée a été puisée, mais ce que je vois c'est qu'à chaque fois qu’on a essayé de le faire, non seulement on a échoué mais le remède qu’on prétendait apporter était pire que le mal », dénonce notamment l’ancien président de Médecins sans frontières. Il s'est également opposé, le , sur France Inter, à une opération militaire en Syrie. En revanche, le , dans une interview publiée dans le journal Le Monde[12], il s'est dit favorable à ce que les Occidentaux fassent des frappes ciblées en Syrie. Il y explique pourquoi les attaques chimiques sont, selon lui, bien plus répréhensibles que la tuerie de masse par bombardement et pourquoi on doit, dans certains cas, s'affranchir du Conseil de sécurité de l'ONU.

Rony Brauman est le parrain de la promotion 2016-2017 des étudiants de deuxième année (FGSM2) de la faculté de médecine de Nancy (université de Lorraine), portant ainsi le nom de « promotion Brauman ».

Le , il est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[13],[14].

À propos d'un acte antisémite présumé à Marseille, le lundi , au cours duquel un enseignant juif portant une kippa se serait fait agresser à la machette par un adolescent de 16 ans, Rony Brauman (à l'antenne d'Europe 1, le samedi ) assimile le port de la kippa à une « affiliation politique » et à un « signe d'allégeance à l'égard de la politique de l'État d'Israël ». Le Canard enchaîné a estimé qu'en cette occasion il avait franchi le « mur du çon ». Il s'expliquera le sur Mediapart de sa formulation trop rapide[15].

Le , Rony Brauman s'exprime dans le journal Libération pour dénoncer les dérives du « tourisme humanitaire » pratiqué par certaines sociétés commerciales[16].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Préfacier[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte, 1992
  2. « Rony Brauman: «Ma judaïté n'est ni un drapeau ni une honte» », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte, 1992.
  4. Les Années Lycée, livre de poche édité par le Ministère de l'Éducation Nationale et Axa, 1994, p.26
  5. Jérôme Anciberro, « Les maoïstes, fans absolus du Petit livre rouge », hors série Le Monde-La Vie, n°11, « L'histoire de l'Occident. Déclin ou métamorphose ? », 2014, pp. 132-133.
  6. Alternatives Internationales
  7. [1] Nous, Juifs contre les frappes d'Israël in Libération, 9 août 2006
  8. [2] Des juifs contre l’offensive meurtrière d’Israël in L’Humanité, 14 août 2006
  9. « VIDEO - Salut les Terriens »
  10. « VIDEO - Médias : Le coup de gueule de Rony Brauman concernant l'association de France Télévisions avec la fondation de France pour Haïti », sur premiere.fr,
  11. « AUDIO - 5 minutes avec… Rony Brauman (Pascale Clark) », sur radiofrance.fr,
  12. Nicolas Truong, « Rony Brauman : "Les frappes ciblées s'imposent car Al-Assad a franchi un palier symbolique" », sur LeMonde.fr,
  13. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  14. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).
  15. « Rony Brauman et la kippa : ses explications »
  16. Noémie Rousseau, « Tourisme humanitaire: la vraie fausse pitié », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]