Hakim El Karoui

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Karoui.

Hakim El Karoui, né le à Paris[1],[2], est un essayiste et consultant français. Il a notamment dirigé le rapport de l’Institut Montaigne sur la politique arabe de la France en août 2017[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

D'origine tunisienne par son père et française par sa mère, Hakim El Karoui est issu d'une famille qui compte de nombreuses personnalités.

Son père, venu en France en 1958, est professeur d'anthropologie juridique sur l'islam à la Sorbonne. Sa mère, Nicole El Karoui (née Schvartz), fut professeur de mathématiques financières à l'École polytechnique[4].

Son oncle, Hamed Karoui, a été Premier ministre de la République tunisienne de 1989 à 1999. Un autre de ses oncles, Ahmed Ben Salah, était ministre sous la présidence d'Habib Bourguiba (premier président de la République tunisienne).

Il est l'époux de Delphine Pagès-El Karoui, chercheuse à l'INALCO à qui il a dédicacé l'ouvrage Réinventer l'Occident.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, qu'il a intégrée au terme de quatre années de classes préparatoires[5], Hakim El Karoui est titulaire d'un DEA de géopolitique sur la Palestine et il est agrégé de géographie.

En 1993, il se rend en Tunisie, où il enseigne la géopolitique à l'université de Tunis, puis il part en Égypte pour y apprendre l'arabe et enseigner le français au collège jésuite du Caire dans le cadre de la coopération française. Après son service national, il conçoit et anime au Caire un projet de société de conseil, Médiation, pour former les expatriés occidentaux aux réalités culturelles et économiques égyptiennes. De retour en France, il devient allocataire-moniteur à l'université de Lyon II de 2000 à 2002 pour préparer une thèse (qu'il n'a pas achevée) sur la « politique des frontières de l'Union européenne », sous la direction de Michel Foucher.

Depuis 2003[modifier | modifier le code]

Il devient conseiller technique du Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin et est chargé de ses discours avant d'être chargé des médias. Il est ensuite conseiller technique chargé des « études et prospectives » du ministre des finances Thierry Breton. Ancien directeur chez Rothschild & Cie Banque, il était chargé de fusions/acquisitions en Afrique et sur le pourtour méditerranéen. Il est aujourd'hui partner du cabinet de conseil en stratégie Roland Berger Strategy Consultants, chargé notamment du développement du cabinet en Afrique.

Il a créé et présidé jusqu'en 2010 le Club XXIe siècle, qui reçoit de grandes personnalités françaises pour les sensibiliser à la problématique de la diversité et qui met en œuvre un certain nombre d'actions concrètes en direction des jeunes, des entreprises et des dirigeants politiques.

Il a été maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, et il est membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration qu'il a contribué à créer lors de son passage à Matignon auprès de Jean-Pierre Raffarin.

Il a fondé les Young Mediterranean Leaders[6], qui visent à rassembler la nouvelle génération de dirigeants de la Méditerranée, et intervient régulièrement dans le débat public sur les thèmes de la diversité, de la Méditerranée, du protectionnisme européen, de la géopolitique du Proche-Orient et du débat politique français.

En 2006, il est l'auteur de L'Avenir d'une exception, pourquoi le monde a encore besoin des Français où il soutient que, dans un monde en recomposition où les pays émergents sont de plus en plus puissants, la France a un rôle majeur à jouer, car elle seule parmi les pays occidentaux porte en elle l'exigence d'égalité.

C'est le seul responsable politique marqué à droite qui ait soutenu Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007 via une tribune publiée par Le Monde : « Chiraquien mais pas sarkozyste ! »[7].

En mars 2011, lors de la Révolution tunisienne, il est critiqué à la suite de la révélation par Médiapart de deux notes adressées à l'ex-dictateur tunisien Ben Ali où il suggérait une transition politique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Avenir d'une exception, 2006, éditions Flammarion Essai politique dans lequel Karoui défend un « protectionnisme européen ».
  • Réinventer l'Occident. Essai sur une crise économique et culturelle, octobre 2010, éditions FlammarionEssai politique dans lequel Karoui analyse la « désoccidentalisation » du monde[8].
  • La Lutte des âges, 2013, éditions Flammarion[9] Interprétation de la crise financière de 2008 à l'aune du conflit de générations.
  • L'Islam, une religion française, Gallimard, 2018, 304 p.

Presse[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dounia Hadni, « Hakim El Karoui, l’islam à la carte », sur liberation.fr, (consulté le 7 mai 2018).
  2. « Biographie et actualités de Hakim El Karoui France Inter », sur France Inter (consulté le 1er février 2018)
  3. Hakim El Karoui : « Il faut assumer les lignes de démarcation avec l’islamisme », Jeune Afrique, 19 février 2018.
  4. « Hakim El Karoui ou l'archétype d'une nouvelle génération d'immigrés », Leaders,‎ (lire en ligne)
  5. Voir sur lejdd.fr.
  6. Voir sur ymlforum.org.
  7. Chiraquien mais pas sarkozyste !, Le Monde.
  8. Interviews de l'auteur dans les émissions de radio :
  9. « Hakim El Karoui : On vit toujours avec l’idée que les retraités sont pauvres », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Hakim Karoui », in Jeune Afrique, no 2536-2537, du 16 au 29 août 2009, p. 53
  • « Réinventer l'Occident : Hakim El Karoui », in Flammarion, (ISBN 978-2-08-121841-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]